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Comment c 'était le 26 mars à Toulouse?

Bonjour, bonjour,

Comment c'était ce débat à Toulouse? Quelles rencontres pour Musique-libre.org? Quels retombées de ce débat?

Si vous y étiez, dites nous comment c'était?

:wink:

Réponses

  • C'était... pressé.
    On arrive à Toulouse, dans ce lieu incroyable qu'est ce squatt dans l'ancienne préfecture de Toulouse. A peine entré, on rencontre Tof de Miss Helium puis un type nous amène au débat.
    A mon avis, le débat était un peu stérile et désorganisé. Je n'ai pas l'impression que quoi que ce soit de pasionnant s'y soit dit. En plus ça s'est terminé avec un intégriste des Free Party qui a clôt le débat avec un truc du genre "Ouais, vous me faites marrer avec le libre. On fait pas de la musique pour en vivre mais pour niquer cette putain de société...". Dana s'est barré, j'ai posé le micro, résigné, alors qu'on aurait eu des dizaines de trucs sur lesquelles on aurait dû rebondir si on nous en avait laissé l'occasion.

    Ensuite par contre, on file à l'enregistrement d'une émission spéciale de radio campus Toulouse. Débat de 2 heures cette fois-ci très bien mené.
    Invité (copier/coller de la partie "Ils en parlent") : Yohann CANITROT (juriste de la plateforme culturelle Arbase.com), Florent LATRIVE (journaliste et auteur de l’ouvrage “Du bon usage de la piraterie”), Dana HILLIOT (membre du label Another Records), Philippe ODETTO (représentant de la SACEM), Guillaume CHAMPEAU (rédacteur en chef de Ratiatum.com), Emmanuel SARGOS et Eric Aouanes (musique-libre.org).

    Ca fait du bien de se retrouver qu'avec des gens qui savent de quoi ils parlent.
    Le plus fou, c'est quelques phrases de P. Odetto de la SACEM, à propos des licences libres. Du genre "Si vous ne déposez pas vos morceaux sous licence libre à la SACEM, ils ne sont pas protégés". Erreur sincère ? Bug ? Propagande ? Toujours est-il qu'il a dû regretter d'avoir sorti cela.

    J'attends l'enregistrement de l'émission.

    Les très bonnes choses, rencontre, même si rapide, avec dana, et avec Miss Helium.
    On commence à mettre un visage sur tous les pseudos avec qui on converse depuis quelques temps... Sauf toi, chère Joh :D Mais c'est pour bientôt ?
  • "Si vous ne déposez pas vos morceaux sous licence libre à la SACEM, ils ne sont pas protégés".
    Argl! Grossière erreur...il doit s'en mordre les doigts....ou alors, ça préfigure ce qui va probablement se passer: accords entre SACEM et Creative Commons....un statut un peu particulier, autorisant la diffusion des oeuvres tout en étant sociétaire...c'est déjà le cas en Italie, mais les conditions sont différentes...et je ne connais pas les spécificités de la société de gestion des droits d'auteurs italienne.

    Quant à mon visage, mr_ersatz...deux yeux, un nez, une bouche, des oreilles, et aussi des cheveux
    :shock:

    ...rien d'extraordinaire :lol:

    Un de ces jours, je décrocherai de mon ordinateur...bientôt! :D
  • Petite réaction concernant l'intégriste des free party. Je ne sais pas si tu parlais du Mr Casquette ou du Mr Barbe (c'est moi), mais en tout cas ce que je peux vous dire c'est que j'aurais bien aimer entendre autre chose qu'un putain de vendeur du nouveau marché des logiciels libres. J'étais venu pour mieux comprendre la musique libre et ses implications car nous venons de sortir une démoMCD avec mon groupe 1984. Alors j'ai été agacé. Je pensais être dans un squat ou l'on parlerais de nos convictions, dépassant la simple musique. Le lieu implique un certain type de public, désolé pour toi. Et quand j'ai voulu chopper l'un de vous pour en parler avec des "connaisseurs" (désolé messieurs je n'ai rien écrit pour libération, ni pour les inrockuptibles), ils s'étaient déjà barrés. Tous ne sont pas du même avis sur leur style de vie et la conception de leur zique, et principalement sur le sens qu'ils donnent à un engagement vers les licences libres, mais n'étions nous pas là pour en pârler et voir en quoi ces licences contribiuent à notre émancipation...Je pensais quand même que le monde du libre était une communauté liée ensemble par une éthique musicale, Les organisateurs en sont aussi pour quelque chose, j'en suis conscient. Mais je suis déçu de n'avoir rien ressenti. Merci à Christophe de Mycélium. J'aimerais pouvoir en savoir plus sur son projet... Vive les forum. Alex (association ragnakore).
  • Le débat radiodiffusé a permis effectivement de rencontrer plein de gens très au fait de toutes les questions liées à la circulation de la musique, et c'était bien. Monsieur Odietto de la sacem s'en est tenu à des positions "statutaires", se présentant comme le défendeur des droits d'auteur. A ce sujet j'aimerai enfoncer un peu le clou : la sacem ne défend pas les droits d'auteur. Le droit d'auteur se défend très bien tout seul vu que c'est justement "le droit".
    Si j'ai bien lu le code de la propriété littéraire et artistique, les paragraphes concernant les sociétés de répartition des dits droits n'occupent que le titre II du livre III, que vous lirez ici :
    http://www.celog.fr/cpi/sommaires/livre_3.htm
    ce qui fait assez peu finalement, quand on parcourt l'ensemble du CPI :
    http://www.celog.fr/cpi/
    quant au squat et aux discours libertaires machins, je dois être un putain de bourgeois parce que je déteste ça (bien qu'étant au rmi, étant un peu impliqué dans la musique, et n'ayant jamais écrit dans libé). Pour autant il me semble avoir quelque chose à dire sur les licences libres (http://www.another-record.com/textes/).
    La sacem ne défend qu'une infime partie des artistes et n'a aucun droit à parler en leur nom à tous. Pascal Nègre ne défend qu'une infime partie des artistes et n'a aucun droit à parler en leur nom à tous. Le squatter liberatire anarcho machin qui nous a gratifié de son speech en fin d'après midi ne défend qu'une partie des artistes et n'a aucun droit à parler au nom de tous les artistes. Pas plus que moi d'ailleurs.
  • hola, i&i bituur, que j'y étais pas
    Je pensais être dans un squat ou l'on parlerais de nos convictions, dépassant la simple musique. Le lieu implique un certain type de public

    à mon avis le genre de lieu intéressant = je veux dire, les lieux que nous avons la responsabilité de créer & susciter par présence et connections,
    c'est le lieu qui invite un certain type de public.

    l'implication ne se décide pas. je crois que c'est l'un des points névralgiques de toute action en cours : cela ne se décide pas.

    silence méditatif....

    cela se propage, se dit, s'annonce, s'exécute, se joue, par invitation.

    pour ça qu'ici on parle pas de gratuité, de payant, etc..

    on parle de gratitude.
  • Je dois être un peu con, mais je ne capte pas bien ton concept de gratitude. §Et je n'ai pas réellement ressenti l'envie de construire une alternative concrète autour de la musique libre (bien qu'elle en soit une en elle même). Peut être suis je trop communautariste, pour me satisfaire d'un simple débat sur le téléchargement et la satisfaction du consommateur (que les "artistes" sont censés abreuver librement). Je suis désolé pour le côté libertaire qui énerve, mais c'est pour moi le moteur de ma reflexion et de ma zique. Entièrement d'accord de ne pas à avoir à parler pour l'ensemble des zicos. J'essayais juste d'amener (peut être maladroitement, certainement pas doctrinalement) un débat qui m'a semblé effacé au Myrys et qui m'avait motivé à me bouger le cul. Je pense pourtant que l'idée d'une communauté musicale unie, non pas en sousculture cloisonnées, ni en un discours homogénéïsé, mais autour d'un mode de diffusion et d'une conscience éveillée face à la récupération artistique serait particulièrement riche. A chcun ensuite de trouver ses propres affinités dans le monde du libre, apparement riche en débats. D'ailleurs, je rame pour tout saisir... Mais je lâche pas l'affaire.
    Alex. 1984@ouvaton.org
  • alex écrit :
    A chacun ensuite de trouver ses propres affinités dans le monde du libre, apparement riche en débats.
    oui. La richesse des débats est proportionnelle à la diversité des points de vue et des intérêts qui s'expriment. Je me rappele qu'un des mots qui m'avaient fait (littéralement) bondir hors de ma chaise durant le petit débat de l'après midi à toulouse, c'était "on fait de la musique engagée, revendicatrice", ou un truc dans ce genre.. Or, tous les musiciens, loin de là, ne font pas une musique engagée. Il serait réducteur d'imaginer que les licences libres supposent un engagement politique d'extrème gauche (je donne cet exemple parce que c'est ce qu'il me semble entendre par moment). On peut gloser sur la fonction de l'art comme fonction politique ok.. mais il n'empêche que je connais des artistes de tous bords, et leur sensibilité politique ne les empêche manifestement pas de s'intéresser aux licences libres. Je dis souvent sous forme de provoc que les creative commons conviennent particulièrement bien à une pensée de type "libérale" (rien d'étonnant à ce que ça se soit développé d'abord aux états unis). C'est ce qui me gène dans la licence art libre par exemple : j'ai l'impression en la lisant qu'il faudrait que j'achête de surcoit ma carte au parti (lequel ? je le ne sais pas bien).
    Sous forme de provoc aussi j'ai tendance à presénter les licences libres comme des contrats (en tous points comparables aux contrats commerciaux). Et à insister sur leurs vertus pragmatiques.
    Bon. Je comprends que les communautés qui ont hérité de manière plus ou moins consciente des idéologies des premiers mouvements punks soient séduites par ces outils. Mais je ne voudrais pas que les licences libres soient récupérées par un mouvement d'inspiration politique quel qu'il soit. Que le fuck copyrights deviennent un fuck sociéty. Au contraire : non seulement les licences libres sont CONFORMES au droit (et donc fuck copyrights n'a aucun sens), mais elle sont un outil visant à réintégrer certaines pratiques au sein du social, de les faire accepter et reconnaître.
    Ceux qui se réclament de l'anarchisme ne devraient pas s'intéresser plus que ça à ces licences, puisqu'elles ne font que s'inscrire au sein du droit.
  • Je pense que c'est de Mr Casquette que je parlais, celui qui était autour de la table et qui a fait son speech.
    Alex écrit:
    Et je n'ai pas réellement ressenti l'envie de construire une alternative concrète autour de la musique libre (bien qu'elle en soit une en elle même).
    Peut être suis je trop communautariste, pour me satisfaire d'un simple débat sur le téléchargement et la satisfaction du consommateur
    Que tu n'aies pas ressenti grand chose lors du débat ne m'étonne pas, parce que moi non plus. Et je pense que personne ne s'en est satisfait.
    Dans ce petit monde, nous dialoguons quotidiennement avec des gens aux sensibilités différentes, et aux ambitions variées. Notre rôle n'est certainement pas d'homogénéiser le mouvement du libre, car sa richesse repose, entre autres, sur sa variété. Nous ne nous substituerons aux assoc, groupuscules, artistes ou autres mais nous les référençons et nous nous battons pour l'information et la reconnaissance de la musique libre, toutes les musiques libres.
    Alors l'inititative concrète, ben je ne sais pas, lis ce qu'il y a sur le site, suis ce qui va se passer les prochains mois. Et tu jugeras en connaissance de cause. Souhaites-tu que l'on juge tout le milieu de la free techno sur ta prestation ? Tu crois qu'il en resterait quoi ?
    Que tu juges des gens, leurs pensées et leurs actions sur cette prestation qu'ils ne maitrisaient pas (car pas organisateur et pas libre de prendre la parole et d'orienter le débat à leur convenance), est désolant, surtout venant d'un "communautariste libertaire" :lol: Mais j'ai l'habitude de cette contradiction galopante.

    Maintenant, tu peux dire ce que tu veux, y a pas mal de groupes qui cherchent à se diffuser au plus grand nombre, parfois à vivre de la musique et on ne peut pas les blâmer tous. D'autres s'en foutent, ne veulent ni feedback sur leur zik, ni rémunération, on ne peut pas les blâmer plus. Et notre rôle est de prendre en considération les avis de chacun.


    Alors bon, c'est vrai que les leçons de morale, ça passe si le ton n'est ni agressif ni insultant, ni écrasant. La communauté repose certes sur l'avis de chacun, mais aussi sur l'aptitude de tous ses membres à s'exprimer "normalement".

    Ensuite, les procès d'intention :
    Et quand j'ai voulu chopper l'un de vous pour en parler avec des "connaisseurs" (désolé messieurs je n'ai rien écrit pour libération, ni pour les inrockuptibles), ils s'étaient déjà barrés.
    sâches que nous ne nous sommes pas défilés après ce débat, comme tu sembles le sous-entendre. Simplement on est venu nous chercher d'urgence pour un autre débat. Nous sommes revenus ensuite, et si je ne me trompe pas, tu étais juste devant moi au concert de Miss Hélium (si c'est toi qui était collé à l'enceinte pendant le concert accompagné d'un clebs ?)
    Quant aux "désolé, je n'ai rien écrit...", no comment/

    Concernant le "putain de vendeur du logiciel libre", si tu parles de Pierre Jarillon, cela prouve encore ta grande capacité de dicernement et ta grande ouverture d'esprit.
    Si je ne connais pas le personnage, je connais l'assoc qu'il préside ou sous-préside (je crois qu'il s'échangent les postes). Cette assoc organise ou co-organise tous les ans les rencontres mondiales du logiciel libre où des gens aussi inintéressants que Richard Stallman aiment à se rendre.
    Donc je te dirais qu'à mon humble avis, il est certainement largement plus actif et communautariste dans le milieu du libre que tu ne le seras jamais. Et je te rappelle que le débat était sur le libre, et non pas seulement la musique libre (j'aurais bien aimé, forcément).

    Enfin pour Miss Hélium, genre de mec avec qui on converse depuis 2 ans, pour te dire comme on rejette les discours libertaires
    > http://www.diogene.ch/
    Fuck show biz > http://www.diogene.ch/fuckshowbiz/
  • alexis écrit:
    Le lieu implique un certain type de public, désolé pour toi. Et quand j'ai voulu chopper l'un de vous pour en parler avec des "connaisseurs" (désolé messieurs je n'ai rien écrit pour libération, ni pour les inrockuptibles), ils s'étaient déjà barrés.

    Je n'étais pas présent, mais si tu débarques dans la discussion en traçant d'avance les frontières entre le bien et le mal (écrire dans Libvé : oui, c'est un canard de merde libéral, mais personne ici ne l'a jamqis revendiqué comme modèle !) et en disqualifiant le discours de ceux à qui tu parles en pratiquant ce genre de procès d'intention, je pense que les conditions d'un débat sincère entre gens de confiance ne seront pas réunies.
    Tous ne sont pas du même avis sur leur style de vie et la conception de leur zique, et principalement sur le sens qu'ils donnent à un engagement vers les licences libres, mais n'étions nous pas là pour en pârler et voir en quoi ces licences contribiuent à notre émancipation...Je pensais quand même que le monde du libre était une communauté liée ensemble par une éthique musicale, Les organisateurs en sont aussi pour quelque chose, j'en suis conscient. Mais je suis déçu de n'avoir rien ressenti. Merci à Christophe de Mycélium. J'aimerais pouvoir en savoir plus sur son projet... Vive les forum. Alex (association ragnakore).

    Il y a là un malentendu total, global et récurrent : une licence de type copyleft n'a rien à voir avec un quelconque engagement politique. C'est d'ailleurs assez marrant de voir à quel point les milieux indés se jettent sur ce malentendu pour faire des licences libres le nouveau signe extérieur d'engagement politique... Comme le dit Dana, les libéraux de droite peuvent parfaitement adhérer aux idées qui circulent autour des licences libres. la présence des libertariens dans le champ du libre confirme ce qui n'est plus une hypothèse, mais certainement un constat. On peut parfaitement être sous copyleft et "vivre et penser comme un porc" libéral, pour paraphraser un tire de livre connu. on peut même être libéral et se dire de gauche c'est dire...

    +A+
  • Alors on dirait que ça chauffe entre les extrêmes de la musique libre?

    Je voulais juste dire que il est inévitable que les libertaires (punk, teuffer, ...) participe au mouvement de la musqiue sous licence libre puisque déjà adepte de l'anti-copyright ou du no copyright. Ceux que ça pourrait déplaire devront faire avec, au même titre que nous devront faire avec ceux qui voient la musique libre sous l'angle "libéral", angle assez flippant, pusqu'on sait que les capitalistes rêveraient revenir au temps jadis où la musique n'étaient pas protégées et où l'on pouvait se faire du fric sur le dos de n'importe quel auteur.

    Perso, je ne vois dans les licences libres que l'opportunité d'offrir "légalement" et gratuitement à tous, de l'information numérique, tout en la protégeant contre les requins du capital. C'est d'ailleurs pourquoi la LAL ne l'intéresse pas, outre le problème de la carte du parti néo-stal... :)
    Pour ce qui est de l'anarchie, je cite "Ceux qui se réclament de l'anarchisme ne devraient pas s'intéresser plus que ça à ces licences, puisqu'elles ne font que s'inscrire au sein du droit.", c'est très mal connaître la complexité et la diversité de ce mouvement, puisque Proudhon par exemple, qui se réclamait de l'anarchie, a passé son temps à se battre pour des lois... Je te rapelle que, comme toi, nous vivons dans un monde gérés par des lois, et même si on aimerait vivre dan un autre monde, on est pragamatique alors on essaie alors de s'arranger un peu avec les règles de celui-la... Visite donc le blog "Fuck Showbiz" et tu verras qu'il est possible de surfer entre l'idéal et la réalité...

    Pour le reste, j'espère juste que l'on pourra trouver un terrain d'entente pour développer la musique libre, l'union faisant la force, tout le monde peut y trouver son compte.

    Mais quand je lis les discours de ce forum, je crains le pire...

    Et je ne me sent pas capable, non plus, d'accepter facilement les discours libéraux ou LAL à propos der la musique libre... Ca va pas être facile!

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