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L'ADAMI s'indigne sur le mauvais traitement du consommateur

05:21 modifié dans Le p2p
Ces actions brutales et disproportionnées ne sont pas acceptables. Elles ne s’accompagnent d’aucune proposition qui permettrait, en contrepartie du paiement d’une rémunération aux artistes interprètes, aux auteurs, mais aussi aux producteurs, d’inscrire les échanges de fichiers musicaux sur Internet entre consommateurs dans un cadre légal, offrant à ces derniers la possibilité de bénéficier du progrès technique.


Lundi 27 septembre 2004 dans un communiqué de presse, l'adami dénonçait publiquement le mauvais traitement réservé aux vilaines gens qui téléchargent ce qu'il devraient acheter cher.

A lire :

http://www.adami.fr/portail/affiche_article.php?arti_id=999&rubr_lien_int=324

Réponses

  • Ouais, à quand le CD à 40 € ? :roll:
  • la rhétorique del'ADAMI est assez surprenante
    essayons de décrypter ce bref texte

    1° ça commence avec un exemple (dans tous les sens du terme d'ailleurs). Un mec, Monsieur B a vu les keufs débarquer chez lui pour fouiller son ordi et l'accuser de faire circuler des fichiers musicaux illégalement etc.

    2° Voici la défense de Monsieur B :
    Il explique que :
    - Internet est un instrument d’échange ;
    - certains des titres qu’il a téléchargés sont introuvables dans le commerce ;
    - il est prêt à payer une rémunération pour pouvoir continuer à échanger librement de la musique sur Internet.

    ce dernier point est capital dans l'argumentaire qui suit


    3° L'adami (qui perçoit les droits des interprètes rappelons le, en profite pour taper sur la tronche de la SCPP, qui eux perçoivent les droits des producteurs (un peu comme si Johnny s'en prenait à Pascal Nègre quoi)
    C'est logique, toutes ces sociétés de perception des droits d'auteur (auteurs, producteurs, interprètes etc.) passent leur temps à s'allier et se désallier : la concurrence est rude quand il s'agit de récupérer la part du gâteau.
    La SCPP (Société Civile des Producteurs Phonographiques) est à l’origine de cette expédition punitive d’un autre âge. Au nom des majors de l’industrie du disque elle a décidé de punir pour l’exemple, quelques centaines de consommateurs, ceux-là même qui achètent leurs disques.

    Notons au passage que l'Adamai s'en prend aux majors, alors que sesplus gros clients sont les chanteurs/employés des majors : comprenne qui pourra

    4° L'indignation cède la place à des propositions. C'est-à-dire ce genre de choses abominables n'arriveraient pas si on suivait l'avis de Monsieur B qui voudrait bien payer une rémunération en échange de la jouissance de la musique.
    Ces actions brutales et disproportionnées ne sont pas acceptables. Elles ne s’accompagnent d’aucune proposition qui permettrait, en contrepartie du paiement d’une rémunération aux artistes interprètes, aux auteurs, mais aussi aux producteurs, d’inscrire les échanges de fichiers musicaux sur Internet entre consommateurs dans un cadre légal, offrant à ces derniers la possibilité de bénéficier du progrès technique.

    De manière très surprenante, l'Adami, sans doute par souci de conciliation, après avoir la société des producteurs et les majors de "brutalité" recommandent dès lors que leur soient versés des rémunérations,, au même titre qu'aux auteurs et interprètes.faut suivre là.
    L'argument du progrès technique est étrange ; Bénéficier du progrès technique, c'est être en mesure de payer pour télécharger. Or, on pourrait dire aussi que le progrès technique permet aussi, dans le même temps, de télécharger gratos.

    5° On conclut avec la sempiternelle ritournelle sur la circulation de la musique et ladiversité culturelle - expression qui vient là comme un cheveu sur la soupe, et demeure complètement inexplicable. A moins de se reporter à la fameuse formule selon laquelle iln'est pas de création sans rémunération, et donc que la rémunération est la condiytion sine qua non de la "diversité culturelle" (poil aux aisselles, c'est tout ce mot mérite dans ce contexte à mon avis)
    Nous demandons aux consommateurs de nous tenir informé si, comme Monsieur B., ils font l’objet de poursuites pour avoir échangé des fichiers musicaux sur Internet, en dehors de toute activité commerciale. Ces témoignages nous permettront d’intervenir dans un débat déterminant pour l’avenir de la circulation de la musique et le respect de la diversité culturelle.

    6° bref
    c'est la répéition d'une rhétorique qui cache mal ceci :
    l'adami a surtout peur que monsieur B et ses comparses volent les interprètes et donc que les rentrées d'argent à l'adami baissent singulièrement. Sauf que eux ils sont gentils tout plein, tandis que les majors et les producteurs c'est des gros méchant brutaux. Or que je sache, l'action punitive de la société des auteurs est tout à fait légale. Alors c'est la loi qui est brutale. Faudrait donc la remplacer par une loi moins brutale. soit.

    Comme d'hab
  • octobre 2006 modifié
    La conclusion du 6 ème point me paraît bien plus juste et tempérée que ce que tu as écrit plus haut.
    Même si je défends la musique libre, il ne faut pas oublier que celle ci ne permet pas encore de rémunérer les artistes ni même de financer ceux qui la diffusent...
    L'ADAMI propose un modèle (on peut ne pas être d'accord avec !) qui permet de rémunérer les artistes en tenant compte de de nouvel outil qu'est le P2P. Toutes les autres sociétés proposent plutôt de poursuivre les internautes en justice avec la loterie que l'on sait...
    Donc je trouve la position de l'ADAMI plutôt sympathique, finalement...
    Même si je ne suis inscrit à aucune société d'auteur, je comprends et j'accepte leur existence . Le droit d'auteur est important pour les artistes et les licences libres peuvent coexister avec les sociétés de droits d'auteur.
  • les sociétés d'auteur en effet sont tout à fait légitimes sur le principe. nous sommes "du même côté" fondamentalement, c'est-à-dire du côté des auteurs ET du public "contre" les "tiers" : éditeurs, majors, intermédiaires..
    ou en tout cas en situation de négociation et discussion avec ces tiers pour défendre les intérêts des auteurs ET du public : ce qui est la position fondatrice des sociétés, depuis Beaumarchais, et l'axe essentiel de la doctrine du droit d'auteur depuis Le Chapellier et Jefferson (ces quelques noms juste pour replacer rapidement la perspectve).
    et donc si nous avons des points de discordes avec ces sociétés, c'est dans la manière de plus en plus biaisée qu'elles ont de comprendre leur mission, avec certains objectifs et choix qui les conduisent concrètement à aller contre le public, voire contre les auteurs.
    ce qui vaut surtout pour la sacem, moins pour adami et spedidam, qui toutes les deux auront eu dans le débat dadvsi au moins cegrand mérite de s'exprimer pour les artistes mais aussi pour le public.
  • Bituur, c'est encore mieux dit par toi...

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