Pour nous contacter : soyez au rendez-vous sur IRC ! ⋅ Parcourir l'archive musicale Dogmazic ⋅ Notre Blog
Notre Documentation
«13

Réponses

  • j'adore :
    Pire, cette redevance de base sera de 90 euros pour un salon de deux salariés, mais il faut compter 47 euros de plus par salarié
    C'est quoi l'idée ?
    1. que la musique dans un salon de coiffure constitue une plus value qui attire le chaland décoiffé ? Et que donc Obispo et consort contribuent à enrichir le salon ?
    2. Ou bien est-ce qu'on fait payer le fait que les salariés jouissent à plein temps des oeuvres magistrales d'Obispo et consort ?
    3. A moins que (calcul quand même assez retort) : le nombre de salarié indique la richesse de l'entreprise, et donc suggère un nombre de clients, auxquels cas on en revient au cas 1
    Faudrait savoir !!

    on trouve ça stupide ?
    ok
    mais
    mais

    Maintenant imaginons qu'une structure x arrive à convaincre un salon de coiffure de passer de la zique libre toute la sainte journée
    deux solutions :
    1. solution DANA H. : ou bien on dit à la coiffeuse : vous pouvez l'utiliser gratos : au contraire ça nous fait plaisir à nous auteurs que notre zique soit diffusée dans des lieux de ce genre. Et n'hésitez pas à la faire savoir autour de vous : disséminer la musique sans contrainte, voilà notre credo !
    2. Solution les tenants de la gestion individuelle machin bidule : voilà : grâce à nous vous n'aurez plus à payer la sacem, par contre, vous paierez quand même, mais vachement moins cher parce que.. heu parce que.. quelque part, grâce à notre zique géniale, le chiffre d'affaire de votre salon va augmenter, donc c'est une utilisation commerciale donc faut rémunération, mais c'est moins cher voyez vous !
    la coiffeuse - ben en fait c'est pareil que la sacem en moins cher sauf que je pourrais pas passer du Obispo alors que moi j'adore Obispo ?
    le tenant de la gestion individuelle : ben oui.. mais bon, vous paierez plus la sacem quoi

    je préfère la solution dana h personnellement (parce que je ne crois pas que la musique constitue sérieusement une part d'un chiffre d'affaire de la coiffeuse, je crois que si u client entre chez tel coiffeur plutôt que tel autre, c'est parce qu'il le coiffe mieux, ou que la coiffeuse ou le coiffeur est plus sexy , ou que c'est plus près de chez lui ou moins cher etc..

    j'imagine que jamendo, l'aimsa et d'autres soi-disant oeuvrant pour la libre circulation sans entrave de la musique ne seraient pas tout à fait d'accord avec moi
  • ont peu aussi considéré que c'est le coiffeur qui fait de la pub a la musique qui passe dans sa boutique ...dans se cas le fait que se soi lui qui paye pour la pub qu'il fait a d'autre me semble étrange ? . j'imagine bien la fille qui sort de chez le coiffeur et qui appel sa copine pour lui dire " je sort du coiffeur , ils ont passer le nouveau ...... a la radio , il est trop bien ! " . ou encors " j'étais chez le coiffeur , j'ai entendu un vieux morceau de ..... faut absolument que je m'achète le best of , j'avais oublier a quel point c'était bien ! " .

    mais le business de la musique nous a tellement habitué a nous faire payé un même produit plusieurs fois ! ( single + album + maxi + concert + dvd + passage radio + best of ...) . que les artistes sont les premiers a trouvé sa normal ! .

    quand tu achète un album cd , une place de concert devrais être offerte avec , ainsi que le maxi single ! là ont pourraient commencer a parler d'un business réglo ! ou l'enrichissement par le biais de l'art , ne serrai plus une fin en soi ! . mais les artistes populaire tienne aussi beaucoup aux train de vie auquel les a habitué se system , ils en sont devenu complice ! . heureusement se system semble enfin se casser un peu la gueule ! ...mais jusqu'à quand ? ( ne sous estime pas ton ennemi ).

    douzi28.05.70
  • ont peu aussi considéré que c'est le coiffeur qui fait de la pub a la musique qui passe dans sa boutique ...dans se cas le fait que se soi lui qui paye pour la pub qu'il fait a d'autre me semble étrange
    ben oui, c'est ce que je dis :
    1. solution DANA H. : ou bien on dit à la coiffeuse : vous pouvez l'utiliser gratos : au contraire ça nous fait plaisir à nous auteurs que notre zique soit diffusée dans des lieux de ce genre. Et n'hésitez pas à la faire savoir autour de vous : disséminer la musique sans contrainte, voilà notre credo !
    mais je crois pas que cet avis fasse l'unanimité sur ce site (et pas à la sacem non plus bizarrement : ça fait au moins un point d'accord entre certains libristes et la sacem)
  • 1. solution DANA H. : ou bien on dit à la coiffeuse : vous pouvez l'utiliser gratos : au contraire ça nous fait plaisir à nous auteurs que notre zique soit diffusée dans des lieux de ce genre. Et n'hésitez pas à la faire savoir autour de vous : disséminer la musique sans contrainte, voilà notre credo !
    par extension : vous pouvez aussi graver des CD, des DVD et faire de jolies compiles de musique libre (choisir sur dogmazic les oeuvres sans clause nc) !... habillez la pochette et le CD à l'image et au nom de votre enseigne et vendez-les dans votre salon de coiffure ! ça vous fera un petit supplément à votre chiffre d'affaires... non, non, vous n'avez aucune obligation de demander l'autorisation aux artistes, ni même de leur reverser quoique ce soit, votre seule obligation c'est de les créditer et citer la licence libre...

    comme ça, si certains clients veulent savoir ce que c'est, la musique géniale qui passe dans votre salon, vous pourrez leur dire : tout est dans ce CD, Mme Martin, c'est 20 euros, oh mais je vois que vous avez pris la formule shampooing-couleur-coupe-brushing, ça vous donne droit à une remise de 30% sur le CD ! ça vous tente ? et si vous en prenez 2 (pour offrir à votre neveu, vous cherchiez un cadeau à lui faire), vous avez une remise de 50% sur le second CD...
  • dana écrit:
    1. solution DANA H. : ou bien on dit à la coiffeuse : vous pouvez l'utiliser gratos : au contraire ça nous fait plaisir à nous auteurs que notre zique soit diffusée dans des lieux de ce genre. Et n'hésitez pas à la faire savoir autour de vous : disséminer la musique sans contrainte, voilà notre credo !
    Je suis sûr que presque tout le monde ici accepterait la diffusion gratuite de leur zic dans les petits commerces, ceci dit je m’interroge sur un point : si on autorise la diffusion gratuite dans les salons de coiffure, pourquoi on la refuserait aux St Maclou ou aux Carrefour ? Ou à un congrès de l’UMP ?
  • ben oui pourquoi ?
    pour st-maclou ou carrefour, je vois pas d'objection
    par contre, le congrès de l'UMP.. arff.. va falloir inventer une clause : NUMP (l'usage est supsendu au consentement de l'auteur dans le cas d'une diffusion dans le cadre d'un congrés de l'UMP)
    Mais tu as raison de m'emmerder avec ces cas :) de fait ça m'emmerde (j'imagine trop le meeting de sarko en 2012 s'ouvrir sur mon tube international Girl's Asses.. mon dieu..)
  • BoneShadow écrit:
    dana écrit:
    1. solution DANA H. : ou bien on dit à la coiffeuse : vous pouvez l'utiliser gratos : au contraire ça nous fait plaisir à nous auteurs que notre zique soit diffusée dans des lieux de ce genre. Et n'hésitez pas à la faire savoir autour de vous : disséminer la musique sans contrainte, voilà notre credo !
    Je suis sûr que presque tout le monde ici accepterait la diffusion gratuite de leur zic dans les petits commerces, ceci dit je m’interroge sur un point : si on autorise la diffusion gratuite dans les salons de coiffure, pourquoi on la refuserait aux St Maclou ou aux Carrefour ? Ou à un congrès de l’UMP ?

    Faudrait ajouter aux licences, une clause qui accepte la diffusion selon la taille de la boite :

    DA étant "Diffusion Autorisée"

    DA10 = 01 à 10 salariés
    DA50 = 11 à 50 salariés
    DA100 = 51 à 100 salariés
    DAetc = 101 à etc etc etc

    Comme ça, pas de multinationales, elles peuvent bien payer la Sacem tient :twisted:

    Bon je plaisante hein, mais c'est intéressant d'essayer de contrecarer tous ces "cas particuliers" avec nos licences 8)
  • Je propose aux coiffeurs de contacter le Poujade du libre... l'envers de la sacem.
    Je crois que je vais pleurer. A la place de couper des cheveux (en 4), ils peuvent aussi aller à l'usine.
    C'est bien sans musique aussi. Qu'est ce que la musique me gonfle chez les coiffeurs ! Les gens liront des magazines culturels comme Voici et consort à la place d'écouter de la musique. Cela rehaussera le niveau.
  • heu mankind
    je dois prendre ça comment le "poujade du libre" ?
    quand je lis l'article là, oui, ça sonne très poujadiste les râleries du président du syndicat des coiffeurs ok, dans le style en tous cas

    il se trouve que les coiffeurs ou coiffeuse, j'en connais quelques uns-unes.. bon.. ben je vois comment généraliser à partir de ce que je connais.. gaffe aux clichés : j'ai une très bonne amie coiffeuse :)
    ils peuvent aussi aller à l'usine
    tu plaisantes ou quoi ?

    Les gens liront des magazines culturels comme Voici et consort à la place d'écouter de la musique. Cela rehaussera le niveau

    parce que tu lis quoi toi ?
    Malcolm Lowry ? Arno Schmidt ? Joyce ou kant dans le texte ? c'est quoi exactement le bon niveau ?
    tu sais bien qu'on est toujours le beauf ou l'ignare de quelqu'un

    enfin bon
    j'espère que "poujade du libre" s'adressait pas à :
    1. solution DANA H. : ou bien on dit à la coiffeuse : vous pouvez l'utiliser gratos : au contraire ça nous fait plaisir à nous auteurs que notre zique soit diffusée dans des lieux de ce genre. Et n'hésitez pas à la faire savoir autour de vous : disséminer la musique sans contrainte, voilà notre credo !

    parce que bon
    c'est pas tant que ça me vexerait mais : il me semble que je ne fais là que rappeler quelque chose de quand même assez basic dans le libre non ?

    sinon plus sérieusement :
    Que des gens comme jamendo ou l'Aimsa (et certains ici probablement) proposent des contrats de diffusion de musique libre payants pour les salons de coiffure à la place du forfait sacem, ça laisse songeur non ? En quoi on peut parler ici d'un usage "commercial' ?
    à force de reprérer des usages commerciaux partout, je vois mal quels espaces demeureront applicables à la libre diffusion excepté ce que dit déjà le droit : l'usage dans le cercle de la famille :)
  • juillet 2010 modifié
    @ Dana
    Je me cite, "Poujade du libre... l'envers de la sacem", l'Aimsa quoi ! Jamais, je ne me serais permis de te traiter de Poujadiste :)
    Le "ils peuvent aussi aller à l'usine" s'adressaient aux patrons des salons de coiffure. Au cas où payer la sacem leur serait vraiment trop cher,...

    Concernant mes lectures, cela n'a pas vraiment d'intérêt ici. Je mettais au même niveau Voici et NRJ ou je ne sais quelle radio qui passe chez mon coiffeur. Mais je te confirme qu'il n'y a pas de bon niveau, chacun est libre de trouver ce qui l'abrutit ou non.

    Mon message ne t'était vraiment pas destiné. J'en ai tout simplement raz le cul de tous ces capitalistes en herbe (ou non) qui veulent que tout soit gratuit (pour eux). Moi, je veux qu'on me rase gratis :-)
  • mon amie coiffeuse, (rejoignant sur ce point mon amie podologue et ma propre expérience de psychanalyste au bord de la faillite) me disait que depuis 6 mois, la clientèle se faisait rare, ou repoussait à plus tard les grands travaux de coiffure etc..
    j'entendais parler à la radio de sortie de crise.. heu.. j'ai plutôt le sentiment qu'on est en plein dedans.. enfin, les plus pauvres sont en plein dedans (le baromètre de sortie de crise, ça doit pas être les plus pauvres à mon avis.. peut-être les banques.. enfin ça me paraît pas être le bon moment pour réclamer des droits d'auteur.. si tant est qu'il y ait un bon moment.. enfin moi, acheter de la musique, c'est un luxe que je m'autorise plus depuis une bonne dizaine d'années, et là j'en suis à ne plus pouvoir acheter de livres non plus, ce qi est immensément plus difficile et frustrant, et à ne plus pouvoir mettre d'essence dans la caisse (et pas pouvoir changer les freins qui en auraient besoin etc..)
    voilà, c'était ma plainte angoissée du mercredi soir.. (heureusement, ya la montagne)
  • juillet 2010 modifié
    Dana, je pense que tes amies coiffeuse et podologue ne sont pas dans le même cas que ceux qui sont cités dans l'article
    Les salons de coiffure payent des redevances de 24 à 35 euros par an pour la musique qu'ils diffusent à leurs clients. Cependant, ces montants seraient portés l'an prochain à 90 euros, se plaint Bernard Stalter, également vice-président de l'union nationale.
    "Pire, cette redevance de base sera de 90 euros pour un salon de deux salariés, mais il faut compter 47 euros de plus par salarié", selon le chef de file des coiffeurs.
    "Nous ne pouvons être la vache à lait de la Sacem" et "cela ne va pas nous inciter à embaucher", a-t-il indiqué expliquant que la note pour un salon de huit salariés sera de 376 euros d'ici un an.
    Si un patron de 2 salariés ne peux pas payer 47 €/an (je n'ai d'ailleurs pas très bien compris le calcul de M. Statter...) alors que son salarié au SMIC lui "coûte" 25000 €/ an c'est qu'il a un sacré problème. Justement, le paradoxe de cette crise, c'est que les capitalistes d'aujourd'hui demandent aux pauvres de les aider. Si j'ai de l'empathie pour toi et tes amies, je n'en ai aucune pour eux. Ce n'est vraiment pas de la faute de la sacem si les gens vont moins chez leur coiffeur, leur podologue et leur psy mais parce qu'ils n'ont plus assez d'argent alors que d'autres se font rembourser 30 000 000 € de trop perçu par notre administration fiscale. De tout temps, les capitalistes ont refusé de donner au pot commun. Ils paient toujours trop d'impôts, de taxes et j'en passe,... Le discours de ce M. Statter est du même tonneau : il veut s'essayer à faire des affaires en payant le moins possible ses salariés et la musique qu'il diffuse. C'est pour ça qu'il ira voir Jamendo ou même mieux, l'AIMSA.
    L'accès à la culture doit être gratuit pour le particulier et libre à lui de la payer si il le peut, mais pas pour ceux qui s'essaient au capitalisme. C'est mon point de vue et cela ne me choque pas que tu n'achètes plus de musique depuis 10 ans. Il y a une grosse différence entre un patron seul et indépendant et celui qui a des salariés même si je ne jette pas la pierre à celui là non plus. Mais, celui là, il faut l'encadrer et le surveiller, car la plus part du temps si on le laisse faire il essaiera de payer tout au minimum pour gagner plus d'argent. Je ne pense pas que tu sois dans le deuxième cas, autrement tu ne serais pas en difficulté.
    La revendication de la gratuité de la musique alors qu'il y a usage commercial, le recul de l'age de la retraite pour sauvegarder le système, les économies dans la fonction publique, toute cela ne concerne que nous, les prolétaires. Les premiers trucs qu'a fait Sarko après son élection, c'est de partir en vacances sur le yacht de Boloré et de s'octroyer une augmentation substantielle. Maintenant, il nous demande de nous serrer la ceinture mais il a déjà desserré plusieurs crans à la sienne. M. Statter est du même acabit. Je serai même pour qu'on exonère de sacem les salons de coiffure, les psy, les podologues,... qui ne gagnent pas plus que le salaire moyen Français. Que tous ces types qui demandent des passes droit nous montrent ce qu'ils gagnent... Je pense que nous ne verserons même pas une larme.
    A moi, c'était mon cri de révolte du Mercredi soir contre l'égoïsme ! Comme tu l'as si souvent écrit, tout le monde devrait avoir un revenu minimum décent.

    A puis, j'ai oublié le couplet sur le fait que la sacem va empêcher des embauches... à 47 €/an on a même pas un chinois ! Arghhhh, faut que je me calme !
  • non non on est tout à fait d'accord mankind
    mes amies ne se plaignent absolument pas de la sacem :)
    là c'est le président du syndicat alsacien machin - d'où l'importance de ne pas dire "eux",, parce que "eux", je veux dire, chacun d'entre eux pris un par un, suis pas sûr qu'ils en pensent comme leur porte parole
    m'enfin..
    Le problème des professions dans ce genre, disons les indépendants et les libéraux, c'est que la moyenne des revenus ne signifie absolument rien.. Les populations salariés sont un peu plus homogènes sans doute si on prend une profession donnée (quoique.. Il y a une grande différence aujourd'hui entre un prof propriétaire héritier, qui ne paye pas de loyer, et un prof sans patrimoine par exemple. La plupart des études montrent d'ailleurs que les différences de revenus ne font pas une si grande différence (à l'exception évidemment des revenus hallucinants de quelques uns). L'observatoire des inégalités publient régulièrement des études effarantes sur ces sujets.. Le plus effarant est que ça ne fasse pas bouger un peu plus les gens qui sont en bas de l'échelle. L'immense différence se fait au niveau du patrimoine :
    http://www.inegalites.fr/spip.php?article611&id_mot=77*
    c'est édifiant (et moi qui ait le malheur d'être sans aucun patrimoine et c'est pas demain la veille que je m'en constituerais un, je suis assez vénère..
    dans les professions indépendantes ou libérales donc, c'est impressionnant les différences : psychanalyste dans une petite ville pauvre de province, ça n'a rien à voir avec un cabinet rive gauche à Paris (il m'arrive de prendre des patients à 20 euros voire moins, dans certains cabinets parisiens, c'est au minimum dix fois plus..) : même chose chez les médecins, des disparités incroyables : du coup, quand les syndicats réclament 1 euro de plus la séance tous les ans, y'en a qui, gagnant déjà beaucoup, en profitent quand même.. Chez les agriculteurs c'est extraordinaire : on ne peut pas parler de crise sans corriger immédiatement : certains sont fort bien lotis, crise ou pas, d'autres survivent en permanence au bord de la ruine, avec des revenus en dessous du seuil de pauvreté pour un boulot dingue. etc etc Et je ne parle pas de tous ceux qui donnent le change en accumulant les dettes, et qui finissent surrendettés, et accablés de honte.
    le problème donc, c'est qu'on ne peut pas dire "eux" (les médecins, les psys, les coiffeurs, les podologues etc..)

    m'enfin.. plus généralement, le sort qu'on fait aux plus pauvres dans ce pays est une ignominie, quand on le compare au sort qu'on fait aux plus riches..

    Les comptes d'apothicaire de la sacem, les revendications débiles du président du syndicat des coiffeurs, l'art de la chipoterie à la jamendo et aimsa, les appels aux dons de certains, sont franchement indécents, mais quand on voir l'indécence de la politique de ce gouvernement, difficile de s'indigner sérieusement. (surtout que la méthode : "chacun revendique son bout de gras", est inefficace au bout du compte, les petits ruisseaux ne formant pas en la matière de grandes rivières.. Et que c'est surtout la technique préférée de notre président depuis le début, diviser pour mieux régner. )
  • Ma première intervention était de la provoc avec son cortège de généralités.
    Oui l'écart entre les plus riches et les pauvres ne cesse d'augmenter. Nous devrions avoir conscience de la "classe" à laquelle nous appartenons.
    Les discussions sur la sacem et la rémunération des artistes sont ridicules, c'est encore la même chose, seuls quelques uns en bénéficient. Nous ne sommes donc pas concernés.
    Ce type M. Statter n'a rien à voir avec nous. Il prêche pour sa paroisse et ce n'est pas la même que la notre. Notre société c'est le "chacun pour soi" parce que beaucoup croient encore qu'ils peuvent devenir riches. C'est assez triste.
  • pour aller dans le sens de dana (et mankind puis dans mon sens).
    la disparité dans les salaires, c'est aussi vrai pour les cachets d'artistes. le cachet d'artiste c'est négocié au cas par cas, disons de gré à gré. du coup, les écarts sont absolument faramineux et aberrants. la majeure partie touche les 70 net, et les 0.01%, qui reste un paquet.

    [sinon pour Dana, rive gauche paris, c'est fini, plus personne veut y habiter]
  • Tu as complètement raison sam
    c'est d'ailleurs une des caractéristiques de l'économie des mondes de l'art (mise en avant par pas mal de sociologues notamment J.B. Menger) : c'est un monde dans lequel l'inégalité est la règle par principe, qui s'organise en privilégiant la concurrence la plus extrême, où l'idée de justice sociale n'a aucun sens - chaque artiste dans le modèle de Menger pouvant être considéré comme une entreprise à lui tout seul etc.. D'où, toujours dans la vision de Menger, le fait que le monde de l'art préfigure la forme la plus radicale du néolibéralisme le plus extrême :)

    [sinon pour Dana, rive gauche paris, c'est fini, plus personne veut y habiter]
    ha :) la rive droite alors ?
    moi je sors plus de mon patelin alors.. Paname ça m'a jamais paru aussi loin :)
  • c'est ce qu'on appelle le gré à gré donc.

    Je ne sais plus si c'est Menger (c'est pas si important) qui énonce aussi que, nos amis les interprètes (dans une grande majorité) cautionnent à fond ce système. Un peu comme les dealers, la plupart pauvres, vivent souvent chez leur mère, 'en attendant' de devenir le calife à la place du calife et de se payer la berline allemande. disons qu'ils acceptent ce système, en croyant en leur bonne étoile. enfin, on s'éloigne.
  • Je crois qu'au contraire, nous sommes bien dans le sujet : l'égoïsme.
  • "ah oui c'est vrai" (dit-il d'un ton faussement naïf)
  • dana écrit:
    c'est un monde dans lequel l'inégalité est la règle par principe, qui s'organise en privilégiant la concurrence la plus extrême, où l'idée de justice sociale n'a aucun sens - chaque artiste dans le modèle de Menger pouvant être considéré comme une entreprise à lui tout seul etc.. D'où, toujours dans la vision de Menger, le fait que le monde de l'art préfigure la forme la plus radicale du néolibéralisme le plus extrême :)
    _sam écrit:
    c'est ce qu'on appelle le gré à gré donc.


    Alors que le coiffeur, il paie un forfait une fois pour l'année à la SACEM, qui répartit ensuite les droits auprès des auteurs en fonction d'une estimation (contestable, mais quelle estimation ne l'est pas ?) du nombre de leurs diffusions. Pas de gré à gré. Chaque diffusion a un prix fixé en fonction du lieu, du support, de l'audience supposée... indépendamment de l'identité de l'auteur. Il n'y a donc pas d'inégalité de traitement entre les auteurs (sur cet aspect-là des choses du moins). Une diffusion à telle heure sur tel media rapporte la même chose à Obispo ou à Tartempion. A tout prendre, le système collectif de la SACEM, tout bureaucratique, archaïque, obtus, injuste, voire ubuesque qu'il soit, est donc moins ultralibéral que le gré à gré individuel. Si on veut dépasser le système de la SACEM, autant ne pas revenir en arrière, parce que si quand on avance on recule...

    Moi, les tarifs fixés par la SACEM pour les salons de coiffure ne me semblent pas si prohibitifs, sachant que le salon de coiffure peut toujours économiser en ne diffusant pas de musique du tout, ce qui, putain de nom de dieu de bordel de merde, serait vraiment souhaitable, parce que quand je vais me faire couper les tifs, je n'ai pas envie de subir de la musique de merde, d'autant plus que je n'ai vraiment pas les mêmes goûts que mon capilliculteur.
    Au fait, c'est combien, un forfait SACEM, pour un cabinet de psychanalyste ? Quoi, les psychanalystes ne passent pas Foune Radio pendant les séances ?

    Sur la question de la pauvreté en général et de la pauvreté des artistes en particulier, je suis d'accord avec le point de vue de Dana : les artistes sont des pauvres comme les autres, et la question de la pauvreté mérite d'être traitée globalement (j'ai envie de dire : collectivement, et surtout pas individuellement), par exemple par un revenu minimal universel.

    Il est bien certain aussi que les ménages appauvris par la crise (et précarisés par les politiques ultralibérales qui détruisent depuis 30 ans le Wellfare State, les services publics et les liens collectifs) n'ont plus l'envie ni la capacité de payer pour l'art.

    Mais, à l'heure où chaque pauvre court après de quoi subsister, n'est-il pas un peu gonflé de demander aux auteurs dont la musique est commercialisée, mais qui sont néanmoins des pauvres comme les autres, d'être les seuls à renoncer à tout moyen de subsistance ? Un peu comme si, en tant de crise, on demandait aux psychanalystes de renoncer à leurs honoraires sous prétexte que les patients n'ont plus les moyens, que l'analyse, après tout, est un luxe bourgeois, qu'on peut facilement trouver des consultations gratuites de coachs psychomachinchose sur des sites internet financés par la pub, et que donc plus personne n'est prêt à payer pour une vraie analyse.

Ajouter un commentaire