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Quand j'entends le mot culture, je sors

Salut, 

Je suis désolé, c'est possiblement hermétique, assez générationellement-centré, c'est juste un petit message rapide. 

Préambule /blah blah pour faire la promo du thread : les écrivains de ce qui s'est appelé Le Mouvement ont publié des textes intéressants il y a environ 30 ans. Le mouvement avait commencé par des longs échanges de lettres, fanzines, etc. Ceux qu'on y retrouve sont assez divers. Ils ont comme point commun d'utiliser la fiction, et le plus souvent la science-fiction. Tous aujourd'hui sont reconnu pour l'acuité de certaines idées exprimées dans leur travail, si on considère qu'une idée devient coupante si elle se retrouve hors de la fiction ensuite. Il ont tous plus de 60 ans maintenant. 

Il y a des profils divers. Le plus politiquement correct niveau librisme, c'est peut-être Tom Maddox. Il a très peu écrit, le peu que j'ai lu de lui c'est terriblement chef-d'œuvresque pour moi. Ça fait un bail qu'il enseigne la littérature à l'université de Olympia, pas loin de Seattle, état de Washington, États Unis d'Amérique, et tout son travail littéraire est disponible sous l'une des versions les plus ancienne d'une des licences dites "Creative Commons"

Le plus reconnu niveau adaptation ciné/etc est William Gibson, qui a pondu le roman qui a rendu le mouvement visible, il fait partie de sa première trilogie, sa deuxième trilogie se situe dans un futur plus proche (et on lui reprochait sur internet que dans son futur il n'y avait pas d'internet... Forcément, des gens qui communiquent entre eux et avec des systèmes experts via des "godets de vision" similaires aux Google Goggles (avant que ces mots devienne juste le nom d'une application pour smartphone) en train t'être mises sur le marché sous le nom de Google Glass, mais en plus avancé, c'est pas très lisible à l'époque du web 1.0), sa troisième trilogie se situe dans LE présent... Car pour lui le présent actuel est un thème de science fiction, il résume ça par "Maintenant, la planète étrange, extra-terrestre, c'est la planète terre". Mais si vous voulez en prendre VRAIMENT plein la gueule lisez ses nouvelles de jeunesse. 

Ensuite, Bruce Sterling est très sympa pour moi par son coté "je fais un peu de travail nécessaire au passage pour qu'on se souvienne d'un peu autre chose que des coups de buzz", Greg Bear (qui a été longtemps consultant, entre autre pour la NASA) est juste magnifique pour la portée philosophique de son travail, je vous rassure il y a aussi Pat(ricia) Cadigan ou Lewis Shiner qui sont beaucoup plus "musique" dans leur background... Et on en revient à la caution libriste, Shiner a monté un site en 2007 pour son travail dans la nouvelle, le Fiction Liberation Front, où il les publie sous licence libre/ouverte. 

C'est sympa parce que je le savais pas quand j'ai commencé à rédiger ça, alors que mon idée à la base c'est de parler de sa nouvelle "Freezone" en considérant que le lieu (la freezone de la nouvelle) est comme l'espace culturel du libre, comme une métaphore, qui le préparait avec classe. 

*** fin du blah blah, qui est fallacieux par ce que

Réponses

  • mars 2013 modifié

    En fait, je m'aperçois juste ensuite que j'ai fait une confusion minable, Shiner n'a pas rédigé Freezone, c'est John Shirley, qui - j'apprends ça au passage -  a aussi écrit le scénario original du film-tournant The Crow, les deux Shi (ner et rley) sont très lié à la musique assimilée rock, et ça se sent dans leurs écrits, 

    Ok, Freezone alors : 

    Ben en gros, quelque part dans le futur, vu depuis les années 80 : une petite bande de terroristes arabes met une bombe nucléaire dans la navette spatiale américaine - y'en avait une dans la réalité, à l'époque. L'explosion en haute atmosphère déclenche un truc assez fun qu'on appelle une impulsion électro-magnétique, ça arrive quand des bombes nucléaires explosent, ça grille un peu tout ce qui est électrique dans les environs, et les environs avec ce genre de bombe, ceux immédiat c'est généralement un sous-continent de taille respectable. Boum, plus de système bancaire en amérique, car les installations militaires sont protégées, mais les installations bancaires ne le sont pas... Donc suspension immédiate des comptes bancaires, période de chaos, et, phrases magnifiques, les grandes zones pavillonnaires, résidentielles, "construites à peu de frais et nécessitant un entretien constant devinrent rapidement de plus en plus insalubres. Et dangereuses." (je cite de mémoire)

    À  ce moment là un entrepreneur du genre qui avait fait un coup dans le plastique un peu avant, met en place Freezone, qui devient un genre de havre, à la fois pour un riche qui veut un peu de sécurité et de divertissement de qualité, pour un artiste qui veut un peut artister, ce genre de truc. Freezone est une ile flottante, à base de modules de plastiques connectés entre eux, qui est dans un coin assez paisible des eaux internationales. 

     Freezone est intéressante : déjà, c'est là que le Révérend je ne sais plus quoi, extrémiste visant au pouvoir, si possible politique, via le levier le l'intégrisme religieux, fait ses petites affaires, donc forcément les assasins qui viennent pour tenter de régler le problème sont bien obligés d'y venir. Le personnage principal, qui sait bien que la carrière de son groupe est finie et que tout l'argent de ses trois tubes a été très stupidement et très vite dépensé, joue dans des clubs un truc "comme du be-bop joué dans un club de rock des années 80", on appelle ça du rock. La musique populaire, dans ce futur, c'est celle des Minimonos, ils la génèrent technologiquement, les mouvements de leurs corps servent à contrôler les machines... Comme ça ça ressemble à une dance. L'argot à la mode est le Technigogo. 

    Le groupe du personnage se sépare, selon les codes du rock'n'roll, il devient un auxiliaire précieux pour les assassins, qui manquent leur coup bien hors de sa vue, et comme il leur a fourni la voie d'exfiltration, il réussi à les convaincre de l'embarquer avec eux, le fait qu'il soit plus ou moins amoureux de l'une d'eux joue peut-être un peu dans sa décision. 

    Elle, elle a le look chaoticienne, ce qui inclut en boucle d'oreille un sniffer d'une drogue de synthèse pas très dangereuse, sauf si on arrête d'en prendre, là c'est risqué, c'est pour ça qu'on l'appelle "le passeport pour le suicide". 

    Notez que le problème de la légalité est relatif sur Zonelibre, située hors des questions de la légalité. 

    Ok, pigé ? Zonelibre, le lieu fictionnel, métaphore bien anticipée d'un truc pas très prévisible avec une définition précise, une "zone libre" qui ne soit pas un lieu, mais un espace virtuel, d'échange, une zone, quoi. Libre. 

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