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Être populaire dans la musique et en faisant du libre ?

Bonjour ! :)
Ça faisait longtemps que je n'ai pas fait débat dans le fofo autour de l'économie de la musique et du libre…


Aujourd'hui, la question est dans le titre : peut-on être populaire dans la musique tout en gardant une licence libre ? Parce que le plus souvent on est laissé dans un coin, comme ça, sur internet, en ayant seulement une dizaine de followers pas très assidus…
Ça me plairait aussi de savoir dans quelle mesure la SACEM booste la popularité des artistes ayant souscrit à cette licence, juste pour voir de quoi le succès dépend réellement :)

Et puis voilà, c'est juste pour avoir vos points de vue, qu'ils soient différents ou non ça pourrait être utile.

Merci !
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Réponses

  • 21 août modifié
    1) Proposer un contenu excellent (enregistrement studio et compos en béton/accrocheuses).
    2) Avoir des tonnes de contacts sur les réseaux sociaux (occasionnant quelques maux de tête, avec des fils d'actus vertigineux).
    3) Avoir la main sur quelques mag, libres ou non, pour y obtenir des chroniques et des mises en lumière.
    4) De la chance, du talent, du travail (beaucoup)
    5) La sacem ne s'occupe pas du tout de la promotion des artistes inscrits, elle leur laisse une place dans son vaste catalogue.
    6) L'éloignement des gros médias est un handicap (comprenant grosse presse, télévision, radio FM)
    7) Avec les années, le contenu sous licence libre n'est plus pris au sérieux, synonyme d'amateurisme (c'était déjà le cas auparavant), lorsque les communautés et différents acteurs du libre étaient actifs, ils permettaient de placer quelques heureux élus sur le "devant" de la scène, c'était même tendance, ce n'est plus du tout le cas.
    8) Référence au post précédant, trop d'artistes et très peu de suiveurs (pour le libre, et c'est un peu le cas des artistes de majors). Les consommateurs, auditeurs, amateurs de musique, sont dispersés vu la quantité de styles et d'artistes proposés) .
    9) (Pour contredire tout ce que j'ai annoncé dans le (1)) Lorsqu'on voit les "artistes" buzzés sur Youtube, on peut se questionner si le fait de ne proposer que des contenus à 3 accords avec paroles débiles (genre "t'as le seum ma meuf" + gimmick pompeux et inintéressants.) ne serait pas plus efficace.
    Il y'aurait tellement à dire et à compléter.
    Autant dire qu'il est inutile de penser qu'on (musiciens libres) espère défrayer la chronique.

    Ensuite, manquent dans le désordre : Producteurs, influenceurs, manager, directeur artistique, label, maison de disque, beaucoup d'argent, équipe de tournage (clip) , excellent(s) graphiste(s), excellent webmaster (même si les sites officiels sont très peu consultés à l'heure qu'il est) Tournée (cafés, mini salles, Mjc, fête de la musique, fête de la saucisse , fête des chaussettes en promotion, fête de la fête des fêtes) Décrocher une(des) première partie, Crowfunding (mais les sollicités commencent à en avoir ras la casquette)

    Autant dire qu'avec nos démarches DIY internétiennes, il ne faudra pas espérer plus que d'attirer les égarés de souncloud, ceux arrivant ici, obtenir des vidéos utilisant notre musique (une des opportunité les plus agréable à laquelle j'ai eu à faire, c'est déjà énorme)...

    Je ne suis pas fataliste, mais réaliste en ce qui nous concerne nous, les libristes et même les autres.

    Il y'a encore beaucoup à dire et à compléter.
  • Voilà quelqu'un sous licence libre qui a su s'attirer les regards bienveillants :

    http://amandapalmer.net/
  • Merci @kidjazz
    Concernant l'étiquette "amateur" que l'auditeur simple nous colle dessus, je pense qu'il s'agit d'une question de temps. Si les générations s'ouvriront plus, on pourra considérer cette licence comme "officielle". Mais à voir dans très longtemps...
  • 21 août modifié
    Je ne peux qu'adhérer globalement à la liste d'idées de Kidjazz. J'aurais grosso modo fait le même constat sur le fond.
    Quand on est du libre, par conviction réelle, nos principes pas encore très "mainstream" ne seront pas facilement, automatiquement compris du plus grand nombre, voire pris au sérieux (Oui, tout comme l'artiste sous ces licences).
    Le contexte nous est clairement défavorable, avec tout un tas d'habitudes ancrées dans les têtes, qui font que beaucoup ne calculeront tout simplement pas ou très peu ce qui n'est pas estampillé "industrie/major", puisque sans prestige, structure "sérieuse", pas crédible, etc. La curiosité naturelle que pourrait avoir tout mélomane est souvent parasitée par cette éternelle référence du "pro".
    Alors, pour toucher un public plus large que des initiés, reste sans doute l'endroit où l'on est directement exposés, où l'ont peut faire concrètement ses preuves, la scène.
    C'est ce que je fais depuis des années, grâce aux assos qui montent des scènes ouvertes dans mon coin (où plusieurs groupes participent). J'ai eu la chance d'avoir pas mal de fois un public enthousiaste, des gens réceptifs auxquels j'ai souvent donné ma carte (site, contact). Mais je ferai ce constat : sur le moment, ils ont vraiment aimé ma musique, hélas après, ça s'arrête plus ou moins là ; pas forcément de visites sur mon site pour en découvrir plus. Je peux avoir de temps à autres une toute petite "popularité" ultra locale, mais elle s'estompe aussi vite. Peut-être la faute à une "machine marketing" que je n'ai jamais trop eu envie de développer. Il m'est aussi déjà arrivé, grâce à une promo Internet assez provoc' 2ème degré sur des forums, d'attirer brièvement quelques curieux. Pas de quoi faire passer vraiment le message sur le pourquoi du comment des licences libres.
    En étant très brut, l'auditeur "lambda" se fout de la démarche, de la philosophie de ce qu'il écoute. Ouais, c'est clair qu'il y a du temps avant de voir un artiste sous licence libre compris/reconnu par beaucoup comme tel.
  • Salut @jawsberrebi,
    Tu connais Professor Kliq ?
    Il a fait une conférence, si tu comprends bien l'anglais tu peux y jeter une oreille, elle est agréable à écouter.
    Pour faire bref, c'était un étudiant en musique, qui publiait sa musique en CC BY-SA, et puis ça a plutôt bien marché puisqu'au final il a été choisi pour faire la B.O. de Trackmania Stadium, et Valley (Trackmania, un des jeux les plus joués au monde).
    Il publie toujours en CC.

    Un autre musicien, qui, malheureusement, ne publie plus vraiment sous licences libres (à ma connaissance) mais qui s'est fait tout de même connaître avec de la musique en CC, c'est Dan Bull. Il a composé plusieurs musiques qui ont eu beaucoup de succès, assez politiquement impliquées, sur Wikileaks, Acta, entre autres. Maintenant il s'est coupé de tout ça et s'est entièrement consacré à des musiques de gaming mais il avait tout de même une très bonne visibilité.

    Il y en a sûrement d'autres mais voici les premiers qui me viennent en tête :) de ce que j'ai vu au fil des années, indépendemment de la qualité musicale, on peut être laissé "dans un coin du net" que l'on soit en licence libre ou non; par contre être sous licence libre permet d'autres façons de se faire connaître.

    Pour ce qui est de la SACEM, je ne peux pas te répondre, je n'ai pas d'artistes en tête qui aient été "propulsés" comme ça.
  • 21 août modifié
    Tiens salut :)
    explicite a dit :

    En étant très brut, l'auditeur "lambda" se fout de la démarche, de la philosophie de ce qu'il écoute.

    D'une manière générale, c'est clair. Et ça pourrait être vu, peut-être, comme une sorte de concéquence de la façon dont on aborde la diffusion de manière, disons... classique. m'explique ;)

    Ok je vais faire mes courses au supermarché et pendant que je suis là en train d'attraper un paquet de riz, j'entends johnny me raconter qu'il a un morceau de tennessee en lui. J'ai envie de dire grand bien lui fasse, mais ça vient se poser là, quand même, de manière curieuse. On pourrait développer là-dessus et montrer comment le tennessee nous inspire tous vraiment, très concrètement, là, dans ce supermarché. Mais perso je me serais plus probablement mis du Tool (en ce moment). C'est pas du libre non plus, mais pour le coup j'aurais plus été dans le mood, et peut-être plus en phase, si on veut, avec la philosophie du groupe.

    Ce que je veux dire, c'est qu'après le supermarché, on entend d'autres trucs à la radio, à la télé, au bar ou en boite, etc. Et d'une manière générales, la démarche de diffusion c'est "vous écoutez, comme ça nous on fait des thunes". Donc forcément la démarche on a tendance à la zapper et on se concentre tous tant bien que mal sur les machins qu'on entend, et je me retrouve à essayer de voir comment ce fichu paquet de riz pourrait m'évoquer le tennessee, par exemple.

    Donc oui grave. Vu la façon dont la diffusion est organisée de manière massive (ce qui veut pas dire qu'il existe pas d'autres approches), on a tous plus ou moins tendance à se foutre de la démarche de diffusion... et par extention du coup, probablement aussi un peu de la philosophie des zicos. C'est pas le trip si vous voulez. Le trip c'est vous écoutez et nous on fait des thunes. Chacun son truc, quoi.

    bon après pour la popularité, tout dépend de ce qu'on entend par là. Mais si ça veut dire avoir la chance de pouvoir accompagner les gens au moment où ils choisissent leur paquet de riz et tous ces autres moment de la vie pendant lesquels d'autres gens vont se faire des thunes et bien... 100% d'accord avec @kidjazz ;)
  • Merci @dj3c1t, @explicite et @Ladee pour vos réponses !
  • 22 août modifié
    pour continuer un brin, tiens, là-dessus...

    comme @kidjazz , je constate aussi une tendance assez lourde à qualifier d'amateurisme ce qui émerge du libre. tendance dont on peut se faire une idée de l'ampleur en s'arretant par exemple quelques secondes sur l'expression "il/elle a agi comme un/une pro", pour désigner une action digne du plus haut mérite. C'est pro donc forcément ça déboite. et par déduction, ce qui n'est pas pro, donc amateur, ben... c'est pas pro, quoi :dizzy:

    anyway

    je veux dire, pro ou pas, comme @Ladee , je ne pense pas qu'il y ait d'incompatibilité entre la diffusion en licence libre et une certaine popularité. tout dépend encore une fois de quelle popularité on parle...

    mais sans faire une fixette non plus sur les supermarchés ^^, si on regarde le truc par le bout "vivre de sa musique". Donc être suffisement "populaire" pour pouvoir gagner sa vie avec la musique. qu'est-ce que ça veut dire ?

    ça veut dire se mettre d'accord avec les gens pour organiser le marché de votre zic. et les gens avec qui vous allez taper la tchatche sur le sujet peuvent avoir des exigences qui vont entrer en conflit avec ce qu'implique une diffusion en licence libre.

    je dit pas que c'est systématique, (cf. les exemples de Ladee, auxquels je pourrais ajouter Nine Inch Nails, qui a publié un album en licence libre, et Radiohead aussi, il me semble, à un moment... là on pourrait dire qu'ils étaient déjà populaire avant, mais c'est pour dire que c'est pas incompatible).

    mais par exemple, une maison de disque pourrait me dire un truc du genre : "bon écoute la LAL, c'est bien cool, mais tu comprends, si sur ton album, qu'on voudrait produire, les morceaux sont en LAL, ça va concurencer les ventes, et tu comprends l'économie, tout ça, enfin faut être raisonnable, etc". je dis pas que toutes les maisons de disque diront ça... mais vous voyez l'idée.

    bon ou alors : "ouais non mais moi, dans ma boutique, j'ai déjà un forfait SACEM (qui me coute d'ailleurs une blinde) et la gestion du magasin est déjà bien assez compliquée comme ça. donc la SACEM c'est cher mais au moins je passe tout par eux et c'est réglé. si en plus je doit me fader la gestion d'un contrat spécialement pour ta zic... c'est cool ce que tu fais, hein, c'est pas la question, mais là c'est trop compliqué"

    enfin vous avez compris. vivre de sa musique, aujourd'hui, ça veut dire (en plus d'avoir la chance d'être repéré, + être bien avancé dans la liste à @kidjazz ...), ça veut dire se mettre d'accord avec ces gens. contractualiser des trucs avec les procédures de préférence habituelles... disons y'a une tendance lourde dans le marché actuel de la zic, avec son organisation, qui laisse la place à la zic libre, mais qui est en grande partie fondée sur des principes de diffusion qui entrent... en tension, avec les principes de la libre diffusion.

    [parenthèse cosmique]

    On pourrait dire qu'il se passe un peu la même chose en physique, si vous voulez. Y'a l'approche relativiste et l'approche quantique. d'une manière générale, les deux théories cohabitent sereinement (en s'ignorant complètement). mais si vous essayez d'expliquer les trous noirs avec la relativité, vous obtiendrez des trucs aberrants d'un point de vue quantique (et vis-versa).

    [/parenthèse cosmique]

    mais revenons à nos histoire de diffusion :)
    mes deux cents sur cette tension entre démarche libre et démarche SACEM :

    la SACEM classifie les différents types de diffusion en se basant sur une disctinction entre les diffusions dites publiques et celles dites privées. Les licences libres quant à elle ont d'autres préocupations, par exemple de savoir si le morceau est publié en entier ou s'il est tronqué, ou mixé avec d'autres trucs, ou si la diffusion se fait dans un contexte commercial ou pas. mais la publication (au moins dans un cadre non commercial) est toujours autorisée quelle que soit la licence libre choisie. Et cette liberté est une aberration du point de vue de la séparation public/privé qui fonde l'approche SACEM.
  • dj3c1t a dit :


    bon ou alors : "ouais non mais moi, dans ma boutique, j'ai déjà un forfait SACEM (qui me coute d'ailleurs une blinde) et la gestion du magasin est déjà bien assez compliquée comme ça. donc la SACEM c'est cher mais au moins je passe tout par eux et c'est réglé. si en plus je doit me fader la gestion d'un contrat spécialement pour ta zic... c'est cool ce que tu fais, hein, c'est pas la question, mais là c'est trop compliqué"

    Ouep, c'est aussi valable pour les diffusions radio ou télé ! C'est dommage le projet C3S fait vraiment du surplace, il se passe plus grand chose et je finis pas croire que cette société de gestion collective adaptée on va dire "culturellement" (vu le background des gens derrière) à la musique libre, ne verra au final jamais le jour :(

    Parce que sinon, si on avait une société de gestion collective qui ne soit pas aussi obtuse que l'expérience SACEM-Creative Commons sur la définition du cadre, ça pourrait vraiment ouvrir des portes. J'imagine que C3S pourrait, si elle existait, avoir des accords transnationaux avec le cartel de la gestion collective déjà en place... Et donc, plus de soucis pour une sonorisation d'espace public ou une diffusion radio ou une sonorisation du dernier blockbuster en date ! Il suffirait que l'utilisateur/diffuseur ait payé son forfait auprès de sa société habituelle, et automatiquement le musicien de chez C3S serait rémunéré pour l'utilisation faite....

    ...Mais comme je disais C3S semble un peu franchement au point mort :(

  • Je suis d'accord pour C3S @shangril
    Y a eu un même truc avec le Creative Commons Rewards (des Grammy pour le libre en gros) et je n'ai pas vu les nominés monter.
    Faudrait prendre les licences libres au sérieux, c'est toujours une question d'ère.
  • Ah ouais, une question d'ère, une question de temps ! Perso je me prends pour Iggy Pop !

    Il disait en interview que même au début des années 80, il était encore trop fauché pour prendre un taxi pour se rendre au studio, il prenait le bus...

    ...Et finalement entre les 90's et les 2000's, à un moment il disait (toujours en interview) "...Et maintenant je suis en train de boire de l'eau minérale au bord d'un lac en Suisse... Les choses auraient pu plus mal tourner pour moi"...

    ...Et ensuite quand il a commencé à dépasser les 60 balais, il s'est mis à remplir sans le moindre soucis le Théâtre Antique de Fourvière, toutes les fois où il voulait bien venir jouer à Lyon ; et pas avec des places à 25 euros :)

    Du coup je garde un bon espoir que dans 30 ans de ça, des myriades seront là en train de relire nos errements de musiciens libristes sur ce bon vieux forum lui même... Et qu'on sera tous "bankables" à fond pour jouer dans les festivals bondés ;)
  • On peut toujours espérer… Étant plus jeune, j'espère percer bien un jour...
  • 22 août modifié
    [parenthèse comique]
    J'ai pas trop grand chose à rajouter mais je lis attentivement le fil de discussion, c'est intéressant tout ce qui a été dit !
    [/parenthèse comique]
  • 23 août modifié
    C'est une bonne idée d'avoir ouvert ce fil,
    On ne sait jamais réellement ce qu'il se passe dans nos caboches, à nous les "acteurs" du libre,
    Bien sûr qu'on espère tous trouver des oreilles attentives à ce qu'on produit,
    sans jamais oser nous l'avouer, ou l'avouer tout court.

    Des rêves de "glouaaaare" à n'en plus finir,
    Et au fond c'est bien ce qui nous stimule tous, qui nous rend créatifs : intéresser les masses.
    Dans le cas contraire, on ne publierait rien publiquement.
    C'est bien sympa d'écrire des titres avec nos intrus ou logiciels préférés,
    mais sans aucun retour, la musique ne vit pas, et on ne sait pas ce qu'elle véhicule.
  • 22 août modifié
    kidjazz a dit :



    Des rêves de "glouaaaare" à n'en plus finir,
    Et au fond c'est bien ce qui nous stimule tous, qui nous rend créatifs : intéresser les masses.
    Dans le cas contraire, on ne publierait rien publiquement.

    Je ne pense pas, intéresser les masses ne me stimule pas, pour être honnête ;)
    L'affirmation "dans le cas contraire on ne publierait rien publiquement" ne me représente donc pas, par conséquence.
  • Alors tu publies comme ça ?
    Sans aucune nécessité de retours ou d'appréciation @Ladee ?
    Dans ce cas, il suffit de laisser les fichiers sur ton ordi.

    Aussi, les rêves de "glouaaaare" orthographiés de la sorte, étaient une simple et jolie boutade,
    tout comme la suite.
    C'est un peu comme jouer au loto : 20.000 joueurs ou plus, et un gagnant,
    on doit en être assez proche analogiquement .
  • Mais je complète qu'avec le fait de publier publiquement,
    on espère toucher un auditoire même minime,
    ce qui est le cas pour beaucoup d'entre nous ici.
  • 23 août modifié
    Alors, Non , nous n'aurons pas cette chance:





  • 23 août modifié
    kidjazz a dit :

    C'est une bonne idée d'avoir ouvert ce fil,
    On ne sait jamais réellement ce qu'il se passe dans nos caboches, à nous les "acteurs" du libre,
    Bien sûr qu'on espère tous trouver des oreilles attentives à ce qu'on produit,
    sans jamais oser nous l'avouer, ou l'avouer tout court.

    Des rêves de "glouaaaare" à n'en plus finir,
    Et au fond c'est bien ce qui nous stimule tous, qui nous rend créatifs : intéresser les masses.
    Dans le cas contraire, on ne publierait rien publiquement.
    C'est bien sympa d'écrire des titres avec nos intrus ou logiciels préférés,
    mais sans aucun retour, la musique ne vit pas, et on ne sait pas ce qu'elle véhicule.

    Merci ! La question germait dans ma tête depuis un bon moment. Vu que je suis un bon paquet d'artistes libres, je me demandais si la plupart d'entre eux avaient leur part de gloire.
    Et puis je ne cache pas que je ne souhaite pas avoir mon propre cercle de fans, mais intéresser les masses n'est pas réellement mon objectif actuel (avant oui). Bien sûr, j'ai besoin de retours sur ma musique et de commentaires pour observer comment les gens reçoivent les morceaux.
  • yo

    ok donc y'a une bifurquation intéressante du sujet, là, sur la question : pourquoi je fais de la zic ?
    hein, c'est vrai, pourquoi au fait ?

    je pense qu'il existe un besoin de reconnaissance, mais général, pas seulement pour les zicos. une personne qui construit une maison par exemple sera probablement ravie d'entendre les gens lui dire comment elle est chouette, sa maison. remplacez "maison" par ce que vous voulez ;)

    après pour continuer sur l'exemple de la maison, si j'en construit une, ja vais pas non plus rechercher un accueil digne d'une sortie des beatles pour reconnaître mes talents de constructeur à chaque fois que je me balade en ville ^^

    ce qui ne m'empèchera pas bien entendu d'être touché par les retours que je pourrais avoir dessus.

    après pourquoi je fais de la zic ? y'a probablement une part de ce besoin de reconnaissance. mais pas que.

    j'en discutais avec un autre zicos y'a pas longtemps et j'en été à peu près venu à lui dire un truc du genre : tu vois, des fois j'écoute un truc et je me dis "putain c'est bon ça... vas-y, comment on fait ???". et du coup TAC je me retrouve à m'amuser avec des machins qui font du bruit, etc.

    après, et d'une certaine manière, dès le moment où je commence à faire de la zic, je suis déjà probablement en train de me demander comment d'autres personnes prendraient le truc, s'ils l'entendaient. mais y'a, aussi, cette envie de faire quelque chose parce qu'on a été... touché, à un moment, par des choses qu'on a entendues, ou vécues... et faire de la musique, du coup, c'est l'occas d'explorer le truc.

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