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Discutons avec les membres de Libre Accès

12:51 modifié dans Projets Musique Libre
Chère communauté,

Devant les craintes exprimées par des membres sur une possible dérive de l'association Musique Libre ! il est souvent question de Libre Accès et de l'engagement de l'asso dans cette structure.
Je viens d'envoyer un mail au CA de Libre Accès, en leur demandant de venir ici pour discuter des problèmes qui secouent le forum d'un de leurs membres fondateurs :
Chers membres de Libre Accès,

voilà quelques mois qu'une partie des membres de l'asso Musique Libre ! (dont certains sont inscrits sur cette liste, et parlent donc en connaissance de cause) ainsi que certains membres du forum de dogmazic manifestent leurs vives désapprobations quant aux actions menées par notre asso dans le cadre de Libre Accès. Nous avons tant bien que mal essayé de dialoguer avec eux sur le sujet, mais ils ne veulent rien entendre jusqu'ici, et considèrent que l'association est en "pleine dérive", et que son engagement dans Libre Accès en est une des causes déterminantes.

J'invite donc tous les membres du CA de Libre Accès à venir répondre aux questions qui ont l'air de fâcher une partie de la communauté que nous représentons. Il vous suffit pour cela de créer un compte sur dogmazic, cela prend quelques secondes.
À défaut de soutien effectif de votre part, nous serons contraint de quitter - au moins momentanément - l'association Libre Accès. En tant que membre fondateur de Libre Accès, l'association Musique Libre ! vous demande de la soutenir, vous ne pouvez donc pas refuser :-)

J'invite donc tous les membres de la communauté Musique Libre ! : Dogmazic à poser toutes les questions que vous le souhaitez à notre team et aux membres de Libre Accès.

Bien cordialement,
«134567

Réponses

  • Aux membres de Libre Accès donc :

    Combien êtes-vous ? Comment fonctionne votre sutructure coopérative ? Comment devient-on membre ? Votre financement ? Vos locaux ?

    Racontez-nous l'histoire du commencement de LA.

    Pensez-vous qu'un "cadre économique juste assurant la bonne rémunération des artistes" est possible ? Quelles sont vos propositions ? Vos pistes de travail ?

    Comment en êtes-vous arrivé à proposer des formations à des outils plus ou moins en rapport avec l'activité musicale et le monde du libre (d'autres que moi ont relevé la formation "google") ?

    Cette idée de "bonne rémunération des artistes" n'implique-t-elle pas l'obligation de rareté artistique, sachant qu'une société d'artistes n'est pas viable économiquement ?

    Pensez-vous, comme beaucoup d'autres, qu'un artiste, c'est un mec qui ne fait que de la production intellectuelle à la chaîne 10h/jour ?

    Pensez-vous que la rémunération fait l'artiste ? Qu'il y a les pros et les amateurs du dimanche ? Qu'il y a des méritants et des non-méritants ?

    Que certaines œuvres ont plus de valeur que les autres ? Qu'une œuvre a une valeur marchande ?

    Quelle différence faites-vous entre les termes artiste/auteur/interprète ?

    Juste histoire de situer idéologiquement votre projet merci.
  • oulala ! dis-donc l'enquête !
    Combien êtes-vous ?

    exactement je ne serais te dire, nous avons une AG très bientôt ça nous permettra de faire le point, mais à vu de nez je dirais pas loin d'une vingtaine..
    Comment fonctionne votre sutructure coopérative ?

    Trois présidents, élus par un conseil d'administration de 12 membres je crois, lui même élu par l'AG.

    Comment devient-on membre ?

    Par dépôt au CA d'une demande d'adhésion, cooptée par au moins deux membres du CA si mes souvenirs sont bons...

    Votre financement ?

    Pour l'instant uniquement par les cotisations des membres.
    Vos locaux ?

    L'association MACAQ à Paris nous accueille dans ses locaux (eux-mêmes prétés par la mairie de Paris) au 123 rue de Toqueville.
    Racontez-nous l'histoire du commencement de LA.

    Mieux qu'un conte de fées ! "Libre Accès" était au départ le nom donné à un festival des cultures libres organisé le 20 juin 2008 dans l'enceinte de la mairie du 2ème arrondissement de Paris, et qui a réunit pour se faire la majeure partie des acteurs de la culture libre en france. Le collectif Libre Accès s'est finalement constitué à la sortie de ce festival (qui fut un franc succès) et dont les membres fondateurs sont les personnes physiques ayant participé à son organisation.
    Pensez-vous qu'un "cadre économique juste assurant la bonne rémunération des artistes" est possible ?

    Perso je n'ai jamais cru à une solution miracle, le mécénat global, la contribution créative ou anciennement la licence globale sont des propositions qui donne l'impression d'être désespérées, je ne crois pas à leur application et je pense pas être d'accord avec la méthode. Par contre je ne serai pas non plus de ceux qui se morfondent sous pretexte que rien n'est possible, il faut laisser ce comportement à l'industrie du disque. Donc il faut chercher, essaye, expérimenter...
    Quelles sont vos propositions ? Vos pistes de travail ?

    Pour moi il ne s'agit pas d'apporter de solution "clé-en-main", mais des tentatives, auxquelles les artistes/auteurs sont libres d'adhérer ou non. La sard en est une (même si - et il n'est pas inutile de le rappeler - LA n'en est pas l'initiatrice contrairement à ce qu'à annoncé numérama). Ce qui compte pour moi c'est de laisser aux artistes/auteurs la liberté d'adhérer ou non à une proposition/solution, c'est pourquoi j'aurais justement tendance à soutenir le projet sard qui leur ce choix, tandis que les autres solutions "globales" et institutionnels vont leur forcer la main.
    Comment en êtes-vous arrivé à proposer des formations à des outils plus ou moins en rapport avec l'activité musicale et le monde du libre (d'autres que moi ont relevé la formation "google") ?

    aucune idée, j'ai personnellement proposé une formation à SPIP, je ne sais pas d'où sort la formation google..
    Cette idée de "bonne rémunération des artistes" n'implique-t-elle pas l'obligation de rareté artistique, sachant qu'une société d'artistes n'est pas viable économiquement ?

    l'obligation de rareté est un concept que je juge "ancien" car il date de l'époque où l'art se "rémunère" par la vente de supports (cd, dvd, etc...) Aujourd'hui on peut imaginer autre chose. Antoine Moreau rappelle souvent qu'il soutient l'initiative "pour un revenu de vie" qui est très pertinente : http://appelpourlerevenudevie.org/
    Pensez-vous, comme beaucoup d'autres, qu'un artiste, c'est un mec qui ne fait que de la production intellectuelle à la chaîne 10h/jour ?

    Non, pire : 24h/24.
    Pensez-vous que la rémunération fait l'artiste ?

    Non, mais je pense que parfois la rémunération est indispensable.
    Qu'il y a les pros et les amateurs du dimanche ?

    Joke, de mon point il y a plus d'amateurs du dimanche chez ceux qu'on qualifie de "pro".
    Qu'il y a des méritants et des non-méritants ?

    Vaste question, j'ai envie de répondre à nouveau par le "revenu de vie" qui règle la question.
    Que certaines œuvres ont plus de valeur que les autres ? Qu'une œuvre a une valeur marchande ?

    Tout point de vue à ce sujet ne peut être que trop subjectif.
    Quelle différence faites-vous entre les termes artiste/auteur/interprète ?

    Dans mon domaine c'est assez facile, sur la chaine de production d'un film on qualifie bien souvent d'auteur le scénariste, d'artiste le réalisateur (s'il n'est pas auteur-réalisateur) et d'interprète les comédiens...
    Juste histoire de situer idéologiquement votre projet merci.

    Il n'y a pas lieu de situer "idéologiquement" le collectif Libre Accès, qui a pour objet premier de réunir les acteurs de la culture et de l'art libre pour avancer collectivement sur certains projets, tout en laissant chacun de ses membres libre de s'exprimer en son nom et de développer ses projets et réflexions dans autant d'autres cadres qu'il le souhaite. Libre Accès n'est pas un parti politique, ni un syndicat, il n'y a donc pas lieu de devoir définir quelque "ligne" que ce soit. Tu auras d'ailleurs remarqué que même si j'ai parlé de LA dans ce post j'ai toujours dis "Je" et non pas "Nous" : tout ce que j'ai dit n'engage que moi et pas les autres membres, cela a toujours été comme ça dans LA. En d'autres termes je viens de répondre à tes questions en tant que membre fondateur de LA mais pas au nom de LA, subtilité à saisir pour comprendre Libre Accès...

    Bien à toi.
  • août 2009 modifié
    Bonjour,

    J'écris en tant que co-président de Libre Accés.
    nos statuts précisent que la fonction de président n'engage aucun pouvoir de représentation, le conseil d'administration étant souverain.

    Je tiens étant en vacances à apporter quelques précisions, elle n'engage que moi et non les membres du collectif Libre Accès :

    Libre Accès n'appelle pas à créer une SARD et n'en fera pas parti à l'heure actuelle:

    - Des membres de Libre Accès ont été invité ou ont participé à des réunions visant à créer une SARD, mais aucunement Libre Accès n'en est organisateur.
    Il y a une liste spécifique géré directement par Francis Muguet, auquel des membres de Libre Accès participent. Je dis bien des membres, il y a des avis divergeant sur la SARD au sein de Libre Accès et ils n'ont pas été débattu.

    - Numérama a fait une erreur de communication, que je n'ai pas réussi à rectifier pour l'instant, en annonçant que Libre Accès était organisateur de la SARD. C'est faux. La preuve nous ne relayons pas cet appel sur le site web de Libre Accès.

    Libre Accès en revanche appelle à réfléchir sur le Mécénat Global, la licence créative, le revenue de vie

    Libre Accès a soutenu la sortie du Livre de Philippe Aigrain sur la Licence Créative, et a organisé un débat pour venir réfléchir avec l'auteur.

    Libre Accès a organisé le 20 juin dernier une table ronde ou Antoine Moreau et Jacques Bouteau ont présenté le revenue de vie.

    Libre Accès le 8 septembre est force invitante de RMS, A Moreau et B. Stiegler en Mairie du 3, sur les sujets suivant :

    # De 20 h 00 à 22 h 00 : présentation du Mécénat Global par Richard Stallman
    # Amateur d'art ou consommateur par Bernard Stiegler
    # Tous artistes ? par Antoine Moreau
    # Modérateur : Laurent Chemla

    (Cette conférence fait suite à celle initié au RMLL entre A.Moreau et B.Stiegler.)

    Le collectif travaillant sur la SARD aura la possibilité de se réunir avant, mais Libre Accès n'en est aucunement organisateur.

    Libre Accès n'a pas volonté de représenter les artistes et auteurs utilisant des licences libres

    Libre Accès est une coopérative de moyen et favorise des projets autour de structure déjà créer ou identifié, comme Kassandre, Inlibro Veritas, Qwartz, Veni vidi Libri etc...
    Libre Accès à un an, et n'a pas fini d'évoluer.

    En revanche Libre Accès peut soutenir des membres, même extérieur à L.A. favorisant une juste rémunération des auteurs et des artistes.

    La SARD sera t'elle un plus pour les artistes utilisant des licences libres : lé débat est ouvert. Je ne sais pas si cette expérimentation qui a du plomb dans l'aile ira jusqu'au bout, mais en tout cas son existence ne me dérange nullement. Je la soutiendrais plutôt.

    Libre Accès et SOLO

    Tout comme la SARD avait fait débat, des membres de Libre Accès avait appelé à la création de SOLO ?

    Personnellement je regrette que cette initiative n'est pas abouti car je serais heureux de participer à la création d'un syndicat des auteurs en Libre Diffusion, voir même de syndicatS.

    Ce n'est pas la mission de Libre Accès, et je pense que des syndicats manquent aujourd'hui.

    Je dis bien Des, car je ne crois pas à l'incarnation de la représentation dans des individus ou des structures, sauf quand elle est fortement pluriel et fortement changeante.

    Après chacun est libre d'y adhérer ou non. Il est clair qu' une structure fédérant des auteurs à au moins le pouvoir de les représenter.

    Chacun est libre de s'organiser individuellement ou collectivement.

    Des bisous

    Jérémie
  • J'éprouve une grande tendresse et un grand respect envers Rico, dû à la somme de travail fourni durant ces presque dix ans et parce que l'homme force le respect par sa gentillesse et sa volonté de faire avancer la musique libre dans ce monde de brutes.

    La réponse de Joseph est assez claire et exacte, je n'ajouterai rien. Le collectif Libre-Accès a pour but de promouvoir LES arts libres, tous, et pas que la musique. On fait ça sur notre temps libre, bénévolement, et comme tout le monde on a besoin de trois repas par jour et un toit sur la tête, on a donc pas le temps de s'occuper de tout et le site n'est pas bien mis à jour.

    Libre Accès est un collectif qui rassemble des acteurs (il y'en a d'autres, qu'ils se manifestent) qui travaillent en faveur de l'art libre, et pour ma part je me sens tout à fait à l'aise pour le faire, ayant pu avec InLibroVeritas rassembler plus de mille auteurs ayant écrit près de 14000 oeuvres. Et grâce à libre accès la visibilité de ILV a augmenté, donc celle des auteurs aussi car ce qui compte avant tout pour un auteur c'est d'être lu, puis acheté dans un livre. Libre Accès c'est ça, une entre-aide mutuelle amicale et forte qui bénéficiera à tous par effet de propagation. Quand on parle de Libre Acces, on parle de Dogmazic. Et je puis garantir dque Rico a toujours oeuvré pour l'interet général des artistes de Dogmazic.

    Nous, comme vous, ensemble œuvrons pour l'art libre, et être soudés c'est encore ce que nous pourrions faire de plus intelligent.

    Librement,

    Edit : ortho/typo
  • septembre 2009 modifié
    Libre accès s'exprime sur nos forums. Ils sont là au bout de nos doigts.

    On peut palper, discuter , échanger, comprendre, questionner, apprendre à se connaitre.

    Chers amis, ne laissez ce post dans l'oubli ! Ça ne serait plus rien à y comprendre !
  • eisse écrit:
    Chers amis, ne laissez ce post dans l'oubli ! Ça ne serait plus rien à y comprendre !

    Ben oui, mais de retour de vacances, j'apprends seulement que Libre Accès a peut-être participé, mais en fait sans l'initier, à la création d'une SARD. Bon alors comme je ne sais pas le moins du monde ce que c'est que cette chose, faut que je me documente. Ah oui, et puis y a le mécénat global à comprendre aussi, enfin bon, j'ai du retard. Donc rien à dire pour le moment.
  • lu sur le site de LA
    Libre Accès est une coopérative de soutien au mouvement artistique des licences de libre diffusion ayant pour objectif de fournir un cadre économique juste assurant une bonne rémunération des artistes.
    et jeremie nestel écrit supra
    En revanche Libre Accès peut soutenir des membres, même extérieur à L.A. favorisant une juste rémunération des auteurs et des artistes.

    j'aimerais en savoir plus sur ce que vous appelez "une juste rémunération des auteurs e des artistes" et "un cadre économique juste assurant une "bonne" rémunération des artistes" - est-ce la même chose ?
    et notamment sur le mot "juste" dans les deux expressions ou le mot "bonne" dans "bonne rémunération"
    merci
  • Je parle ne mon nom :

    Juste, bonne, veux dire pour moi la même chose. L'idée était de réussir à favoriser pour les auteurs/artistes le souhaitant une rémunération.

    On était dans l'idée que la libre diffusion d'une œuvre ne veut pas dire gratuité, et qu'il était normal de rémunérer les "concepteurs" d'une œuvre.

    Voilà l'intention.

    bises

    Jérémie
  • septembre 2009 modifié
    Salut et bienvenue aux ILV, Aïephone'Jerem ;), et Kssandre.

    J'ai moi aussi quelques remarques et globalement une seule question (qui est sujette à vif débats, inutile je pense de les relancer, sinon pour avoir des raisons de fritter _sam ;) ).
    Nous, comme vous, ensemble œuvrons pour l'art libre, et être soudés c'est encore ce que nous pourrions faire de plus intelligent.
    Ok rien à dire à ça, sauf que vu l'ensemble des actions menées, des tables rondes, etc, etc, je modifierais un peu le début de la phrase en :
    Nous œuvrons pour [la viabilité économique de] l'art libre. En effet tout ce que j'ai écouté était fort interessant dans ce domaine et a donné lieu à des échanges entre les différents "points de vue" (indés ou presque, sacem, LAL, MLO, et autres). Mais à mon sens ça brule une étape, étape inscrite dans les statut de musique libre! à peu près comme suit : Oeuvrer à la reconnaissance des musiques libres.

    J'ai l'impression que dans une large mesure on arrête de causer des spécificités des mouvements libristes (non-discrimination, partage, échange, modification...) à savoir le principe de pot commun. Je comprends tout à fait qu'on puisse se focaliser sur l'aspect pragmatique de l'utilisation des licences et trouver des soluces pour ceux qui veulent "en vivre", mais alors le débat est applicable tout simplement à l'ensemble des créateurs, libres ou pas, puisque les problématiques sont, dans le fond, strictement les mêmes.
    Nos licences permettent d'échanger, de diffuser, etc... "Leur" sacem, sans le permettre, est tellement dans les choux qu'ils peuvent, en fait, faire ce qu'ils veulent.
    Ma question : quelle est la tendance lourde chez LA concernant les licences libres et de libre diffusion ? Ou pour paraphraser les bons mots que Lessig et Stallman échangeaient férocemment y'a pas si longtemps (maintenant c'est plus calme la BY SA est GPLcompatible) : est-ce que libre accès tente de sauver le monde ou les artistes ?

    C'est hyper provoc je sais, d'autant que si on commence à libérer les artistes on finira par libérer le monde, ça ne fait aucun doute dans mon esprit.
    Mais au fil des discussions sur la rémunération, je n'entends parler que de NC de ND et de licence "funky-nocommerce" dans le même genre. Les posteurs de ce forum savent mon attachement à la -By -Sa (aka GPL aka (presque) LAL) or ce type de licence est considéré très généralement comme un abandon de l'artiste sur ces droits, et on pourra rien en faire puisqu'il se protège pas contre la commercialisation. Oui mais non, vous savez que le débat est plus fin et que le -Sa est une "arme" terrible.
    Or vous me semblez chercher une solution globale pour la rémunération (libre, non-libre, mais pas sacem passque pas possible), alors que je pense qu'il faut encore et encore marteler et exposer les vertus de cette culture libre, clairement l'identifier dans l'esprit de tous avec ses avantages, et son absence d'inconvénient. Il paraitra alors justifié de chercher des modèles de rétribution compatibles avec les idées "libristes" et ses moyens paraitront moins abscons à tout un chacun.

    Cela dit je comprends aussi l'impatience de certains vis à vis de ce problème de rémunération, tellement impatient qu'ils pondent la SARD une sorte de monstre pas très viable et surtout carrément discriminatoire si j'ai bien saisi les principes de la "Beta" du texte.
    Personnellement j'ai tout mon temps pour voir arriver une rémunération "intéressante/bonne/juste" sur l'art libre. Le (mauvais) parrallèle avec le logiciel libre me fait dire que le plus célèbre logiciel libre à une quinzaine d'année, la musique libre moins de dix ans. Or quand on demande à un péquin s'il connais des logiciels libre il dit généralement "oui", pour la musique il dit "'pouvez répéter la question".

    donc en gros je dirais : libre accès est un peu "précoce", dans le sens arrivé trop tôt.

    [mode parano]
    Soit dis sans offense. :D
    [/mode parano]

    C'est un peu foutraque mon post, désolé.

    edit : je m'aperçoit que je ne parle que de musique (ptet à cause des couleurs hypnotisantes ;) ), mais grosso modo c'est applicable à l'ensemble des activités culturelle, à quelques finesses près (les besoins de thunes pour le cinéma, le support pour le livre, les salle pour le théatre, bref...)

    dF
  • Un peu foutraque, mais très vrai dans le fond.

    Pour moi, Libre Accès aurait eu un intérêt en tant que Groupement d'Intérêts Communs, dont le but aurait été de créer des ponts entre les différentes structures artistiques (musique, vidéo, arts graphiques...) et les associer en cas de besoin d'actions pluridisciplinaires.
    Là, j'ai plutôt l'impression d'un grand fourre-tout dont l'unique but est de trouver une économie pour le libre. Comme tu le dis, c'est largement prématuré.
  • jérémy nestel me répond :
    Juste, bonne, veux dire pour moi la même chose. L'idée était de réussir à favoriser pour les auteurs/artistes le souhaitant une rémunération.

    On était dans l'idée que la libre diffusion d'une œuvre ne veut pas dire gratuité, et qu'il était normal de rémunérer les "concepteurs" d'une œuvre.

    Voilà l'intention.
    j'ai beau lire dix fois ton explication
    ça n'éclaircit en rien ce que vous entendez par "rémunération" "juste" "bonne" (à part que c'est la même chose ? c'est un peu léger quand même
    et je n'ose même pas vous demander ce que vous entendez par artiste et la distinction que vous faites d'avec les auteurs
    ni d'où vous vient cette idée qu'il faudrait rémunérer des artistes qui ont choisi des licences libres (justement en sacrifiant une partie de leurs droits d'auteur)
    bon
    je mets ça sur le compte que tu nas pas l'habitude de t'exprimer sur ce forum
    mais jusqu'à présent, on était un peu plus exigeant
    (je suis un peu plus exigeant en tous cas)
  • Je n'ai pas de l'internet dans le village des Alpes dans lequel je me trouve.
    Désolé de mes réponses peut être un peu trop réactive, je suis en conséquence obligé d'en assumer les imprécisions.

    J'ai copié vos messages et je vais essayé d'y répondre du mieux que je peux.

    Au préalable

    Libre Accès n'a pas de porte parole. C'est une volonté collective, assumé dés sa création.
    Quand on regarde bien, il n'y a aucun texte sur Internet exprimant un point de vu signé Libre Accès.

    On est un collectif qui essaye d'avancer ensemble, et de se soutenir. Actuellement en est en phase de bilan après un an d'existence sur ce que l'on a réussit à faire, à construire.

    On est pas dans l'affirmation. Il n'y a pas de point de vu prédominant, ou prévalant
    De fait à vos questions, il ne peut y avoir que des réponses propres à chaque membre de L.A.
    Les expérimentations de Kassandre ou de Inlibro, Qwartz et Musique Libre! sont à nos yeux toutes respectables.


    Personnellement, je ne suis pas pour raisonner dans les paradigmes du financement de l'Art au sens Vivendi du terme.

    La juste rémunération des auteurs/artistes irait plutôt dans le sens de soutenir des expérimentations comme le revenu de vie ou le" Mécénat Local" (je n'aime pas le mot global).

    C'est donc plus fin que cela.

    Personnellement, je suis pour le COPYLEFT, et j'ai du mal avec les CC by ND. Peur de voir se transformer certaines licences de libre diffusion uniquement comme stratégie promotionnel.

    Désolé pour ce message. J'essaierais d'exprimer mon point de vu plus argumenté prochainement.

    J.
    .
  • Merci de vos réponse, je comprends mieux ce qu'est libre accès (enfin je crois!) et quelle est sa philosophie.

    Comme Dana (et d'autres j'imagine), je suis frustré de ne pas voir les raisonnements poussés plus avant.

    Par exemple, si votre objectif est de permettre à l'auteur de vivre décemment, la promotion du "revenu de vie" évoquée par Joe est très pertinente, mais alors pourquoi réclamer dans le même temps une rémunération de la création ? Inversement, si l'objectif visé est la rémunération de la création, le revenu de vie n'a rien à voir avec votre projet.

    En cela, le fond idéologique de LA m'importe beacoup : quelle volonté guide votre action commune, quelles valeurs vous rassemblent.

    Pour le revenu de vie j'ai bien pigé (et j'adhère totalement pour tout un tas de raisons pas forcément en rapport avec la création).

    Jérémie avance également les notions de "mécénat global" et de "licence créative".
    Pourrait-on avoir un développement de ces concepts ? but visé, fonctionnement...
  • Il y a un truc pas clair, Libre Accès oeuvre pour la juste rémunération des artiste sous LLD, car le Libre n'est pas gratuit (je cite).

    Mais le gratuit n'est lui-même jamais gratuit, on paye toujours par la pub et par d'autres voies, c'est très clairement décrit dans un article de rue 89 d'il y a pas longtemps : http://eco.rue89.com/2009/08/26/free-pourquoi-leconomie-de-demain-sera-gratuite-0

    donc si on travail à la rémunairation du Libre c'est quoi la différence avec l'économie du gratuit su-nommé, le "gratuit" (ne vous en déplaise) n'est actuellement pas gratuit.

    Je rejoins Tbdt sur le fait que la spécificité du Libre est autre, partage et éthique et que c'est sur ça que dois s'axer notre combat, sur la reconnaissance de se qu'est le Libre.



    ...
  • justement Decay, pour moi partage et éthique, ça veut bien dire ça (je vais me faire descendre deFred ;)) :
    responsabiliser/informer les gens & éviter que l'industrie du gratuit s'en empare et en fasse des produit de consommations, d'appel ou encore à simple but promotionnel, et pour de la synchro gratuite (rendu possible via les LAL puisque jusqu'à preuve du contraire, les commanditaires d'une pub encouragent le Share Alike ;) ... je pousse mais pas tant que ça) etc.
  • oui mais alors la juste rémunération des artistes comme le disais Jérémie ?



    ...
  • septembre 2009 modifié
    Comme je ne suis pas bien sûr que mes amis de LIBRE ACCÈS aient saisi le sens de mes questions, je me suis fendu d'un texte où j'essaie d'imaginer quels raisonnements ils auraient pu produire pour éclaier nos lanternes au sujet de cette phrase :
    Libre Accès est une coopérative de soutien au mouvement artistique des licences de libre diffusion ayant pour objectif de fournir un cadre économique juste assurant une bonne rémunération des artistes.
    vous trouverez ce texte sur mon blog, créé depuis que j'ai pris un poil de recul par rapport à ici :
    le problème de la juste rémunération des artistes sous licence libre

    http://outsiderland.com/dissemination/?p=71
  • septembre 2009 modifié
    Bonjours a tous ,

    DECAY a dit:oui mais alors la juste rémunération des artistes comme le disais Jérémie ?


    Le don,la vente de support,les concerts!

    Sinon vous allez tombé dans le genre de truc "a, la jamendo pro"
    Pourquoi, vouloir a tous prix de la rémunération,pour les licences libres ou la musique libre?

    Alors ,que actuellement les labels comme "denovali records" ou les groupes signés ,on compris qu'il fallait rivaliser avec la musique gratuites en proposant le libre download (je suis bien placer pour le savoir, je télécharge des groupes signés tous les jours ,et je tient un blogs en cc ou je donne aussi des liens de télechargement libres, de ces groupes signés qui autorise le télechargement gratuit ) ,j'ai comme l'impression que ceux qui ont choisi les licences libre, ont plus tendances actuellement a rechercher un moyen de rémunération ,c'est assez marrent est contradictoire!

    Surtout que le partage est le fondement ,des licences!

    C'est juste une constatation qui ne vise en aucun cas ceux qui aimerais un peut de rémunérations de leurs travails , je comprend très bien!

    Libre ne veut pas dire gratuit, c'est vrais i
    , en même temps ce qui est payant n'est pas libre! non?
    si il y de l'argent a sortir , ça fait perdre toutes notion de libertés ,on parle alors de produit de consomation!

    Jèspère ne froissé personnes ,je repart d' ou je vient ,c'est a dire de nul part !

    Veillez excusé mon Orthographe...

    caow!
  • responsabiliser/informer les gens
    Rhaaa oui avec des expressions comme ça, en effet ><.

    Sam je crois pas que la promotion d'une culture libre est incompatible avec la dénonciation des dérives de l'industrie et des synchroniseurs de tout poil. Au contraire, c'est souvent une base de départ pour expliquer clairement la nuance gratuit/libre au citoyen lambda. "pour l'instant il se passe ça..." "Le libre permet ça..." etc... mais une fois arrivé à ce stade effectivement la réponse du lambda c'est "mais aloreuh comment il fait pour vivreu l'artiste ?" (le lambda est centriste évidemment ^^), là deux solutions, un les projets type "licence creative" "mécenat local/global/étique/industriel/jenpase", l'autre bien plus ardu à expliquer, la gestion individuelle, l'auteur conserve ses droits et gère son bousin comme un grand (avec l'aide de gens qu'il payent éventuellement pour faire plaisir à namo loso).

    Le plus grand bond qu'on puisse faire c'est expliquer qu'il faut respecter les droits d'auteurs, ce que fais TRES MAL toutes les MAFIAA du monde parcequ'ils sont sur un modèle où il ne lachent rien, tout en pillant allègrement.
    Donc à nous d'expliquer en quoi il est plus intelligent de respecter les droits des artistes qui donnent plus de droits, expliquer cet équilibre de don (éventuellement réciproque) et d'incitation à la participation, qui établi un peu plus clairement l'échange entre le public, l'oeuvre et l'artiste. D'autant que tous non pas les oreilles pointues et peuvent apercevoir le bénéfice pour tous, en terme humain pas forcémment en terme pécuniaire.
    Je reste pas sur l'idée du don individuel, qui, en partie, pour cause de problème technique est marginal comme système (oops sorry dogmazic ;) ), mais y'a des trucs à creuser, genre le financement des films de la blender foundation, les quelques tentatives de préfinacement qui sont faites intelligemment et qui marchent parfois... etc.

    Evidemment le projet de revenu de vie doit être parfaitement exclu de ces considérations, et concerne tout le monde. Ceux qui pourrais s'en contenter pour créer et vivre en décroissant serais pas mécontent, les autres pourrais bien se trouver d'autres façon de faire plus de maille.

    erf : je relance le poilu moi même... ne réponds pas _sam, soyons ami même si je vais te kene ta place de calife ! :)

    dF
  • L'analyse de Dana sur "la rémunération des artistes sous licence libre" me semble pertinente.

    J'imagine d'ici la réaction d'adhérents de la SACEM tombant sur le "programme" de Libre Accès. Ils se diraient : ces gens du libre, c'est juste un ramassis de losers aigris qui n'ont pas été foutus de gagner du pognon avec leur musique, donc n'ont pas pu entrer à la SACEM, et qui prétendent maintenant palper les ronds comme s'ils étaient à la SACEM.

    Ben oui, j'ai déjà entendu ce genre de commentaire, et à vrai dire, si vraiment la question de la rémunération devient à ce point un enjeu pour les "porte-paroles" (sic) du libre, je me demande s'il n'y aurait pas quelque chose de juste là-dedans.

    A titre personnel, je me suis rendu à une réunion il y a pas loin d'un an : il y était question de fédérer les bonnes volontés, de promouvoir la musique libre, de fonder Musique Libre Paris, et puis finalement on m'a même dit que je pourrais créer, même seul, Musique Libre Seine-Saint-Denis, voire Musique Libre Pantin, que c'était bon pour toucher des subventions, et puis il y avait Libre Accès, et en fait, il est devenu immédiatement difficile de déterminer ce qui était du ressort de Musique Libre et ce qui était du ressort de Libre Accès ni qui représentait quoi.

    Alors je veux bien qu'on fédère des groupes et des initiatives, notamment en faisant se rencontrer des domaines artistiques différents, mais j'avoue que je comprends mal ce jeu de poupées gigogne d'assos constituées par des assos constituées par des assos.
    Libre Accès n'a peut-être pas de porte-parole mais du coup, qui rend compte des initiatives du groupe et qui porte la responsabilité de certaines orientations idéologiques ? Là, on a un peu l'impression que si "ça marche", c'est Libre Accès, mais si ça suscite la critique, c'est juste quelques individus membres de telle association membre de Libre Accès, mais qui ne représentent en rien ni leur asso ni Libre Accès.

    Pas évident de s'y retrouver, non ?

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