Bref, la musique libre a été associée et le reste à une culture qui refuse la manipulation publicitaire.. Alors bien sûr cette culture fait quelque commerce, histoire de survivre dans ce monde de concurrence pure et parfaite! Mais cette liberté là ne s'associe pas aux modèles économiques basés sur la publicité du style Jamendo et NRJ!!
Oui
tu poses là une question qui est celle des raisons pour laquelle les auteurs choisissent les licences libres, ou plutôt quel est le désir de l'auteur et en quoi l'adoption de licences de libre diffusion répond à une partie de ce désir.
Il n'en reste pas moins vrai qu'on peut créer sans faire de commerce et sans aucune publicité
Another Record que j'ai fondé et dirigé durant 5 ans est certainement un des labels qui me convenait le mieux de ce point de vue : on a un souci éthique comme dadaprod et d'autres labels, le choix des licences de libre diffusion relèvait peut-être d'abord chez mo d'un pragmatisme à l'origine, mais très vite, c'est aussi devenu un élément de réflexion éthique.
Le problème qui s'est posé peu à peu, et qui explique pourquoi j'ai quitté le label en début d'année (mais en douceur et en laissant les clés à des amis chers et compétents), c'est parce que je ne supportais plus le travail promotionnel. Je me suis senti coincé à partir du moment où mes propres disques et ceux de mes amis començaient à faire parler d'eux dans la presse rock, et plus seulement sur les webzines, et donc dans cette espèce de logique où, avec la notoriété croissante, il fallait envisager de presser les disques et donc de les dictribuer pour les vendre, pour rentabiliser l'investissement, donc faire plus de promo, etc..
ça ça me gonfle. Le commerce je sais pas y faire. mais ce n'est pas là un point de vue éthique, c'est une disposition thérapuethique (je m'en explique dans ce texte :
http://www.another-record.com/danahilli ... nalyse.htm
)
je ne sais pas si ce choix de quitter ce tout début de buisness me rend plus libre..
disos que je retrouve le pur plaisir de faire les choses sans me soucier du résultat et de qu'on pourrait en dire. Libre, je ne sais pas.
Mais bon, là je suis du coup tout à fait indépendant du monde de la musique. C'est-à-dire je m'en branle, je redeviens autoproduit etc.. et je fais rien pour que ça change. (la clé du truc c'est que je fais les choses d'abord pour moi, pas pour l'art machin bidule)
Alors évidemment c'est un peu pousser à bout l'indépendance ou la liberté

mais quand on entre dans ces catégorisations là, on est un peu poussé à ce genre d'extrémité tu comprends.
Bref, je sais pas si les années 80 étaient plus indépendantes que notre génération. je sais pas si le commerce c'est bien ou mal . mais ce dont je sus sûr, à titre perso, c'est que ça me donne des boutons et après je bois beaucoup trop. Alors que là je me suis remis aux jus de fruits.