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sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc

Discussions sur ce qui se passe dans le monde de l'industrie du disque.
taro
Messages : 650
Inscription : 26 sept. 2006, 13:04

Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc

Message par taro »

mpop a écrit : Mouais...

Mouais mouais mouais... Si on veut, pour quoi pas. Moi je dirais plutôt : l'enregistrement en studio, ça peut être vécu/perçu par les artistes/le public comme une dénaturation/aseptisation de la « vraie » musique. Mais de là à affirmer que la vraie musique c'est l'instant, et que l'enregistrement ne vaut que comme fixation de l'instant...
ben je comprends ta réaction d'autant plus que, par exemple, monalbum préféré, c'est dark side of the moon !... de même que je suis sensible par exemple, aux recherches sonores d'un trevor wishart !...

non, là, je parlais dans le contexte précis du "chant de pluie"... qui se place dans un champ conceptuel et pratique assez différent des intentions du travail de studio. cela ne rend pas l'un meilleur que l'autre, ou plus authentique ou que sais-je ! je voulais surtout parler... comment dire, du chant de pluie raté ou du travail de studio raté. ;) je me suis mal exprimé mais c'est ce que je développe dans le paragraphe suivant : forcer la transcription d'un chant traditionnel dans le cadre d'un tempérament égal à 12 notes, c'est faire de la congélation... enregistrer une oeuvre classique par tranche de 16 mesures pour faire un truc parfait, mais qui ne tient pas compte de la "vie", c'est faire de la congélation...

Deux amis bidouillaient avec leur 4 pistes pour faire des songs. Ils ont signés au japon et ils ont tout refait en studio. ben y'a pas photo, les enregistrements "at home" sont supérieurs aux enregistrements studio où c'est certes hyper propre, mais on sent l'ennui et la fatigue dans la voix de la chanteuse ! :D

ce que je veux dire c'est que c'est avant tout une histoire de mesure et de justesse. d'écoute. de sensibilité en somme. ce qui n'est pas simple !... surtout quand on a plein d'outil de maquillage sous la main... mais dès qu'on met trop de maquillage!... ;)
mpop a écrit :
Ou alors, peut-être que la fixation et le remaniement permettent des choses que l'instant (capté ou pas) ne permettent pas, et inversement ?
Voilà. c'était ce que je voulais dire par mon exemple dans les montagnes basques. si ça n'avait pas été enregistré, jamais on n'aurait remarqué la synchronicité. :)

Après encore une fois, c'est une histoire de mesure. mais l'art, c'estde la construction, c'est de l'expression. que ce soit avec de l'instant volatile, del'instant fixé, de la fixation, de l'assemblage, du resemellage, de l'engoncement, de l'élaboration, de l'industrialisation... c'est l'artiste qui décide. mais ça dépend aussi des arts... une sculpture est faite pour être vue et touchée.

ceci dit, pour moi, la littérature est tout sauf un art frigorifié ! ;)

mpop a écrit : Sur ce, je vous laisse, et mes excuses à Nitrom pour le polluage de sujet.
exact ! je commence bien, moi ! hors sujet dès les premiers posts !! :D

Mais tiens justement, jamendo...

après donc le survol des 24 pages de ce thread... au-delà des histoires éthiques, histoire d'être pragmatique, puisque le point de départ de jam, c'est y'a des pubs, donc c'est une plateforme commerciale. bon. donc si on accepte ce point de départ et qu'on n'a pas de problème avec l'idée de monnayer l'exploitation de sa musique surtout si on a choisi l'option NC dans le contrat CC, ça veut dire qu'il suffit de leur demander, à jamendo, par exemple 1% des revenus publicitaire se rapportant à sa page artiste ! ;)


bon je me sius relu, je sais pas si je suis clair (!)... en fait il est pas assez tard encore, j'ai la tête toute embrouillée ! :D
-banni-
Messages : 495
Inscription : 14 juin 2006, 02:08

Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc

Message par -banni- »

Salut Taro.
...ça veut dire qu'il suffit de leur demander, à jamendo, par exemple 1% des revenus publicitaire se rapportant à sa page artiste !
Pas possible, ils ont vérouillé le système en te demandant, lors de ton inscription au site, d'abandonner la clause NC.
Sont pas fous !

Donc, soit, comme moi, on lit mal le contrat de départ ou on s'en tape ou on est mal informé parce que, aprés tout, ce genre de préoccupations mercantiles sont à 12000 lieues de sa motivation initiale et qu'au moment de son inscription, point de pub envahissante ou alors, on sacrifie sa philosophie initiale au détriment d'un fantasme de visibilité.

Sur Jam, la visibilité est un pur fantasme tellement le site est mal foutu sous prétexte d'aider le consommateur à trouver facilement le mainstream dont Jam croit qu'il a besoin.

Il faut voir ce débat pour se rendre compte du n'importe quoi de cette plateforme et de l'éclaboussure sur le reste de la communauté du libre :

http://www.jamendo.com/fr/forums/discus ... -1/#Item_0

Je vous laisse juge...
collegue
Messages : 926
Inscription : 12 mars 2005, 13:24

Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc

Message par collegue »

mdr je l' avait vu lors de l' experience en live des artistes similaire non jamendo ( en fait : artiste professionnel sacemisé similaire)

juste un truc à dire...franchement !!! :lol:
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aisyk
Messages : 2150
Inscription : 17 oct. 2005, 14:08

Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc

Message par aisyk »

Vous connaissez mon avis sur Jamendo...
Je vous file ma dernière réflexion à ce sujet.


Jamendo : ou le modèle économique de la musique « libre »


Ancien « artiste jamendo », mais surtout ancien acteur en terme de réflexions, critiques, avis
sur les espaces communicatifs du site (forums, critiques d'oeuvres…), j'ai quitté cette plate-forme en
masquant mes albums en août 2006. Nous sommes en novembre 2006, je tente ici de faire le point
sur cette démarche.

J'ai découvert Jamendo par le biais des débats sur la loi DADVSI, je m'intéressais à ces
débats qui me semblaient importants, en tant qu'artiste mais aussi en tant que téléchargeur sur les
réseaux p2p. Mon parcours musical étant très long (près de dix ans) mais aussi en pointillés selon
certaines périodes, je reste un « musicien amateur » dans le sens ou je n'espère pas en vivre et je
n'espère pas une diffusion à grande échelle des mes créations. Je reste malgré tout attaché à un
projet plus concret pour ma musique pour lui donner une forme plus directe avec le public
(concert), et je suis dans une logique de projet sur le long terme. J'explique ma présence sur
Jamendo par différentes raisons. La première, c'est de vouloir contribuer au mouvement du « libre »
en général, issu du logiciel libre qui ouvre les portes à énormément de possibilités pour les créateurs
et leur public. La seconde, vouloir utiliser le p2p d'une autre manière, avoir un usage en accord avec
mes idéaux, partager les savoirs hors de toutes utilisations commerciales, hors de tout commerce.
La troisième, découvrir des artistes inconnus, découvrir un autre monde culturel immensément
présent dans le quotidien des milieux culturels alternatifs mais absent des médias, de la
reconnaissance « publique » des institutions, voire même des commerçants qui se disent défenseurs
de la « diversité culturelle »… autre concept galvaudé pour justifier toutes les dérives d'un système
inégal de rétribution aux artistes. J'y verrais une quatrième raison, plus personnelle dans le sens où
mes créations ont rencontré quelques oreilles avisées et la démarche de les offrir au plus grand
nombre m'a séduit.

1/ Pourquoi m'être investi dans la « communauté Jamendo » ?

C'est une question qui avait déjà été posée sur le site en lui-même. J'avais répondu en disant
que la démarche me plaisait, que mettre à disposition mes créations pour toutes les oreilles
attentives était une démarche qui allait de soi pour moi, que cela me permettait de rencontrer des
avis différents, de discuter, et de rencontrer d'autres artistes. Aujourd'hui, je l'analyserai plus
finement en ajoutant le côté « militant » à la démarche. Les débats sur la loi DADVSI étant très
présents dans les médias que je consultais (Ratiatum, Pc-inpact, Libération…), j'étais imprégné par
la certitude que les cultures, pour exister, doivent être partagées, diffusées, commentées, et de plus
j'étais persuadé qu'une entreprise comme Jamendo pouvait aider à construire une légitimité à ce
partage. Je reste toujours un fervent partisan du partage des cultures, dont l'accessibilité doit être
garantie par les pouvoirs publics car je crois que c'est un problème qui concerne tout le monde.
Mais je ne crois plus aux « promesses » du modèle de « troisième voie » de Jamendo qui n'en est
pas un, mais plutôt une escroquerie intellectuelle qui fait croire à ceux qui l'utilisent et participent à
la vie de ce site qu'ils oeuvrent pour une meilleure reconnaissance des artistes « libres ».

2/ Les raisons de la colère.

Parce que pour moi toute démarche dans ce sens se doit d'avoir une cohérence, des bases
idéologiques solides et pas un fourre-tout qui accepte tout sauf la critique de son propre modèle et
qui entretient un flou sur ses buts et motivations.

Jamendo est un site qui accepte des artistes sous contrat Sacem. Cette société n'autorise pas
ses sociétaires à mettre leur musique à disposition du public sur Internet, même de leur propre chef
et à titre gracieux : seul le streaming sur le site officiel de l'artiste est autorisé. En acceptant ces
oeuvres, Jamendo crée des conditions illégales de jouissance des oeuvres déposées sur le site. Pour
les exemples d'artistes sous contrat Sacem, citons par exemple : Myassa, Le Cri du Chat…
(http://www.jamendo.com/fr/forums/discus ... ascompris/). Ceux-ci déposent leur musique, d'autres créent un compte pour seulement annoncer leurs
concerts, comme par exemple Khaban'… (http://www.jamendo.com/fr/artist/khaban/) ou Noe
(http://www.jamendo.com/fr/artist/noe/). Dites moi que tout cela n'est pas fait pour amener du trafic
pour que les visiteurs regardent les publicités du site !

D'autres griefs à l'encontre de Jamendo, bien sûr… Le fait en premier lieu d'utiliser les
artistes dans une fin commerciale et avec un « service » totalement flou au niveau du
fonctionnement (avez-vous déjà essayé d'avoir, en tant qu'artiste contributeur à l'entreprise, ne
serait-ce que les comptes ou bilans de cette dernière ?). Les publicités pour SFR, Bouygues,
Endemol en première page du site, puis sur les pages artistes… qui contredisent totalement le
discours énoncé sur la musique libre. Ils veulent faire la promotion des artistes indépendants mais
font un gros encart publicitaire voyant, clignotant et sonore à un modèle qu'ils dénoncent… du bout
des lèvres parfois (http://www.jamendo.com/fr/forums/discus ... s/#Item_19).

Apporter du contenu musical, éditorial (les critiques, les forums et ses longs posts), doit se
faire avec une rétribution, logique pour tout travail. Et la seule rétribution communément admise
pour les artistes sur le site, c'est la visibilité qu'il apporte… on rentre ainsi dans le même système
qu'une major qui va dire à un groupe, qui se sera produit en première partie d'une grande star
française – qui se produit dans des stades – et qui aura touché 150€ à partager en 5, « tu es
déficitaire, contente toi de ça si tu veux qu'on te rappelle ». Et n'allez pas demander à ces
esclavagistes des droits d'auteurs ou un quelconque contrat de travail : « vous n'êtes pas là pour
nous faire chier, si vous êtes pas content, cassez-vous ».

Jamendo dit « faire partie de la communauté de la musique libre », mais que font-ils pour
cette « communauté » ? Ils existent et pour eux c'est déjà bien, ils n'ont rien d'autre à faire… les
initiatives libres, les festivals ? Relégués à un petit encart dans la section « communauté » en bas de
page qui ne prend en compte que des flux RSS (donc pas de travail de rédaction). Quand on est
présent sur Jamendo, on fait partie de la « communauté Jamendo », on devient un « artiste
Jamendo », avec de « la visibilité Jamendo », et de « l'avoine Jamendo » pour vous faire taire.

Voilà, en espérant que ces quelques lignes feront réfléchir certains artistes quand à leur
« engagement » dans la société Peermajor éditrice de Jamendo.com. Je voudrais préciser que je n'ai
rien contre les personnes qui font partie du public de Jamendo (ceux qui font vivre les forums du
site, ceux qui critiquent, ceux qui font des blogs d'actualités, ceux qui font des émissions de webradio…), je critique essentiellement le fonctionnement du site et sa prétendue « recherches de
troisième voie » qui n'en est pas une.

Aisyk

Ce texte est librement diffusable selon les termes du contrat Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France.
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/
Virgo
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Inscription : 03 sept. 2004, 12:09

Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc

Message par Virgo »

Ouf !!!

J'ai enfin fini de lire les 25 pages du topic !

Très intéressant tout ça. :D
collegue a écrit :decidement en ce moment le libre attire les velléités d' argent...que se passe t'il???
Très juste.

Je crois que ce qui se passe c'est que nous vivons dans une société à tendance dualiste de plus en plus marquée (riches vs pauvres, citadins vs ruraux, gauche vs droite, libre vs propriétaire, etc.) fondée sur une économie déconnectée de certaines réalités. Notre société est embourbée dans son dualisme et son système économique schizophrène, bientôt à bout de souffle, qui génère des riches de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres.

Il y a donc ceux qui vivent le rêve de la richesse et ceux qui rêvent de le vivre.

Ainsi, les premiers s'enrichissent en vendant du rêve aux seconds qui justifient l'attitude des premiers en entretenant le rêve.

Je ne sais pas si je suis clair, mais l'idée est que nous sommes enfermés dans un cercle vicieux dont l'humanité devra bien sortir d'une manière ou d'une autre si elle ne veut pas y laisser sa peau.

Les enjeux dépassent de très loin le champ artistique mais celui-ci n'en reste pas moins particulièrement sensible, me semble-t-il, aux aléas du vaste monde.

Le rêve de richesse et d'argent facile est grand. La "ressource" que constitue le libre est de plus en plus vaste. Dans un modèle économique dont les acteurs les plus puissants et influents considèrent bien souvent les ressources comme quantités moralement négligeables, tout en se frottant les mains dès qu'elles sont exploitables à moindre coût, rien d'étonnant pour moi à ce que "le libre attire des véléités d'argent".


Autre point qui n'a visiblement pas fait réagir que moi...
nitromthemetronome a écrit :Les artistes qui ne demandent aucune rétribution ont droit à mon respect, jusqu'à ce que je découvre que leur financement vient d'ailleurs, de papa et maman, d'un emploi de fonctionnaire titulaire ou encore d'un boulot bien payé dans le privé...

Je parle là, de personnes qui elles aussi trouvent normal le tout gratuit et qui ne comprennent pas des gens comme moi qui veulent vivre de leur musique...
Je trouve la réponse donnée par Dana tout à fait remarquable et j'y adhère complètement.

Il se trouve que je fais partie de ces artistes qui ne demandent aucune rétribution car j'ai la chance d'occuper un emploi qui, sans être extraordinairement bien payé, me permet de vivre correctement et de m'acheter les outils nécessaires à ma production musicale.

C'est la raison pour laquelle je ne me verrais pas en plus exiger un paiement pour ma musique que j'ai toujours conçue comme un objet de partage gratuit.

Ceci dit, je ne jette ni n'ai jamais jeté la pierre aux artistes qui tentent de vivre de leur musique. Je les comprends et les respecte. J'aimerais bien que ce soit à double sens mais ce n'est, semble-t-il, pas toujours le cas. C'est dommage.

Au-delà de ça, il y a pour moi trois raison supplémentaires à mon adhésion aux licences de libre diffusion ainsi qu'à mon rejet de l'idée même de monnayer ma musique :
- La répression plus ou moins insidieuse de libertés et de droits fondamentaux au profit d'intérêts financier. Dans ce contexte là je suis bien content de proposer ma musique en libre diffusion, même si c'est pas grand chose.
- Le ras le bol du tout payant : on paie toujours et toujours plus pour tout et si ça continue on devra bientôt aussi payer l'air qu'on respire ou, pourquoi pas, un impôt sur le droit à vivre... Dans ce contexte là, je suis bien content de proposer ma propre musique gratuitement et d'en trouver gratuitement.
- La distinction entre le travail alimentaire et le travail passion.

Ce dernier point mérite sans doute éclaircissement. Pour moi il existe ces deux catégories de travail qui peuvent parfois se rejoindre voire se confondre : travail alimentaire et travail passion. Dans le monde actuel, énormément de personnes occupent un emploi qui relève davantage de l'alimentaire plutôt que de la passion. Celui ou celle qui bosse tous les jours à la taille de la vigne ou à la chaine dans une usine ne le fait pas nécessairement par passion, loin de là.
C'est pourquoi je considère qu'une personne qui a la chance (car c'en est une) de vivre de sa musique effectue un travail alimentaire-passion. Ce n'est malheureusement pas tout le monde qui peut accéder à ce statut très particulier du travailleur-passionné vivant dignement de son travail. Sans rejeter aucunement la faute sur celles et ceux qui y parviennent, je trouve qu'il y a là comme une forme d'injustice vis à vis des autres qui n'y parviennent pas ou ne peuvent y parvenir.

Les raisons qui font que c'est ainsi seraient, je pense, trop longues à détailler et à analyser.

Pour faire bref, j'ajouterai juste que c'est une forme d'injustice avec laquelle j'ai autant de mal que je peux en avoir avec l'idée de faire commerce de ma musique. Ceci pour des raisons tant personnelles que liées au système dans lequel nous vivons actuellement.
Pola-k
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Inscription : 22 oct. 2006, 12:27

Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc

Message par Pola-k »

Quand on mesure le décalage entre ce que la société Jamendo produit (en gros, de l'espace de diffusion pour artistes libres) et ce qu'elle a à vendre (en gros, le contenu de cet espace), forcément, ça fiche un coup.

Quand on mesure le décalage entre ce que cette société a pour vocation de rémunérer et financer (le salariat de sa structure, ses propres moyens de développement), et ce qu'elle considèrera toujours comme matière gratuite et renouvelable (la production du contenu qu'elle vend), évidemment, ça fout les boules.

Le pire, et c'est ça qui est frustrant, c'est que bientôt ils vont nous raconter que mais non t'es qu'unnne blonde t'as rien capté c'est pas le contenu qu'on vend c'est le nombre de connectés qui viennent voir ce contenu, nous le contenu on s'en fout si quelqu'un est pas content d'être là ben il se casse y'en aura d'autres…

Moi je dis, déjà, c'est pas très Max Havelaar tout ça…
antisocial
Messages : 113
Inscription : 11 juil. 2005, 13:40

Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc

Message par antisocial »

hum
existe il des remplacements techniques à jamendo.
la possibilité de créer un torrent et
surtout la possibilité de verser des dons.

Cordialement
JKP
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aisyk
Messages : 2150
Inscription : 17 oct. 2005, 14:08

Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc

Message par aisyk »

Tout à fait antisocial, c'est pour ça que je suis ici, pour construire l'alternative, pas pour la regarder béatement comme un mouton gavé à l'avoine J.

Sur ce site, les pages actualités de la musique libre sont remplies ! Par contre pour créer un torrent, c'est simple, mais pour qu'il vive c'est plus compliqué, il faut un bon serveur qui garde les fichiers à disposition.
-banni-
Messages : 495
Inscription : 14 juin 2006, 02:08

Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc

Message par -banni- »

Comment crée-t'on un torrent ?

Excusez-moi, mais je suis un gros newb dans ce domaine.

Petit quid pour les nuls per favor ? :D
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aisyk
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Inscription : 17 oct. 2005, 14:08

Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc

Message par aisyk »

Avec Azureus, logiciel p2p open-source et en java c'est assez simple, ce site en parle mieux que moi d'ailleurs :
http://harisson.free.fr/blog/index.php? ... ur-le-blog

:lol:
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