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nitromthemetronome a écrit :La question qe je me pose, c'est pourquoi les sociétaires de la sacem ne font rien pour changer cette clause de l'intérieur ?
Il me semble que la réponse est contenue dans la question : sacem, c'est société des auteurs, compositeurs et EDITEURS de musique… en l'occurence, d'une part les intérêts des auteurs et compositeurs ne sont pas du tout les mêmes que ceux des éditeurs, et d'autre part et surtout, les deux parties n'ont pas le même poids…
Faut combien de Johnny Halliday pour faire un universal déjà ?
C'est pas du tout le même problème que dans l'édition littéraire, où la relation acheteur/fournisseur (maison d'édition/auteur) n'est pas pervertie par un organisme sociétal intermédiaire… ou supermédiaire, plutôt (!) qui joue les chefs comptables pour tout le monde…
faudrait peut-être militer pour la création d'une sacm sans E ???
une sacm dans laquelle le libre aurait plein de poids, quel pied !!!
Rico a écrit :En effet, c'est là que réside tout le problème, car certains musiciens considèrent les LDL comme un outil promotionnel, rien de plus. Ceux-là les abandonnent comme de vieilles chaussettes lorsqu'un gros label ou une maison de disques les remarque.
Tant que ce genre de mentalités existeront, le secteur indépendant continuera à crever.
Je sais pas si le problème se situe vraiment du côté des infâmes musiciens qui ont envie de vivre -voire de bien vivre- de leur musique. Si on zappe évidemment les putassiers capable d'écrire une danse des canards pour faire un disque d'or, l'envie est assez légitime de passer du côté obscur de la force quand il n'y a que cette porte de sortie pour survivre, et faut dire que pour l'instant, le libre, ça nourrit pas son homme.
Par contre, c'est vrai qu'il devient super urgent de réfléchir à un moyen de se protéger contre les majors qui viennent faire leur marché sur les circuits de diffusion du libre.
C'est une manie chez eux : avant de piocher dans le libre, elles avaient déjà pris l'habitude de racheter les contrats des artistes montants aux petits labels indés. Un moyen en quelque sorte d'externaliser leur secteur "recherche et développement".
Aux petits et aux humbles de prendre des risques, avec à la clef la possiblité de tomber un jour sur la Bjork ou le Dominique A., et soit de les revendre, soit de les conserver en catalogue pour passer l'étape supérieure…
Les majors, c'est pas fait pour prendre des risques, c'est bien connu. Ni pour dépenser du blé si on peut faire autrement.
Autrement, aujourd'hui, pour les majors ça s'appelle la starac (de la R&D qui coûte pas grand chose puisque le coût de la coprod d'une émission casteuse est à peu près équivalent aux coûts pub de lancement d'un nouvel artiste).
Avec des coups comme celui de kamini et l'essor du libre, autrement, demain (mais demain vite vite, hein !), ça sera faire son shopping sur jamendo, myspace ou dogmazic.
A priori, on peut pas y faire grand chose puisque le libre est, par définition, libre.
Quoi que… si on faisait comme les petits labels indés ? cad, si pour être librement diffusés, les artistes s'engagaient avec les plateformes de diffusion par contrat ? Même un contrat non rémunérateur peut être revendu à une major (et partagé entre artiste et plateforme de diffusion) : peut être un moyen d'assurer une survie du libre sans pénaliser les artistes ?
(et puis, si les plateformes de diffusions peuvent espérer vivre de leur boulot de R&D, on kille jamendo et sa pub à la con !!!)
(ouais nitrom, au fait, en parlant de poids, mes posts sont inconsistants, je sais, mais bon… peut-être que c'est toi qui sais plus voir la consistance quand elle sait pas faire pipi debout ?

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