je pose un iota là :car c'est une sorte d'officialisation économique de la musique sous lld, ce qui n'est pas rien dans une société libérale comme la notre où TOUT doit avoir une valeur marchande pour être reconnu (ou RIEN n'existe s'il n'a pas de valeur économique, au choix...).
je trouve que les licences de libre diffusion sont au contraire tès libérales, au sens philosophique du terme
mais passons (on va pas relancer un débat fondé sur l'utilisation de lexiques différents, libéral signifiant pour les uns le contraire de ce qu'il signifie pour les autres - et tout le monde a raison )
qu'attendre de cette intronisation dans le marché, le capitalisme, de nos chères licences ?
seront-elles à l'arrivée reconaissable
je vais vous dire ce que j'en pense :
je pense à la manière dont le rock'n'roll, l'art contemporain, par exemple, constituait au départ des outils subversifs, s'attaquant frontalement aux us et coutume de la société, puis du marché
et à la manière dont ces objets ont par la suite été intégré, assimilé, digéré par la société et le marché
qu'il y ait aujourd'hui dépendant des collectivités locales et du ministère de la culture des centres consacrées aux musiques actuelles, voilà qui, dans les années 6à-70 aurait paru complètement ahurissant
rappelons-nous en
pensez à la manière dont les artistes avant-gardistes des années 50-60 sont devenus en quelque décennies, non seulement une forme d'art tout à fait acdeptable, mais même (cf. nathalie heinlich) la norme qui permet d'évaluer la valeur de toutes les autres procuctions actuelles.
Sus l'effet conjoint de la politique d'ouverture de Jack lang et du développement d'un marché de l'art contemporain
C'est un processus qu'on observe partout
JE LE JUGE PAS, ni en bien ni en mal
je dis simplement que le processus par lequel l'objet sur lequel porte la suberversion assimile ce qui est censé le subvertir est aujourd'hui bien connu et produit des effets implacables : ce que j'appele dégoupiller une grenade
ni le rock ni l'art contemporain ne font plus peur à personne (enfin... disons dans les milieux cultivés bourgeois)
je vais pas faire mon prophète (mais je le fais quand même) :
il en ira ainsi de nos licences libres
leur potentiel de subversion du marché va s'éteindre tout naturellement à partir du moment où le marché en fait un objet comme un autre.
je ne dis pas que c'est regrettable ou pas (qu'on me fasse pas dire ce que j'ai pas dit)