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Au fond du temps - [estrella sin cara]
Re: Au fond du temps - [estrella sin cara]
(bisou à mon copain. Vous vous débrouillez avec lui, moi, je me cache dans son dos pour manger mes céréales
)
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psychoslave
- Messages : 106
- Inscription : 05 déc. 2006, 16:02
Re: Au fond du temps - [estrella sin cara]
Mouais, moi je suis pas convaincu par votre approche de simplification.
Pas plus que par le fait de l'utilisation d'une licence CC-nc-by-sa parce que dans le domaine du graphisme y a pas l'état d'esprit. Dans le domaine logiciel, on a pas attendu que les états d'esprit dans le monde des affaires soient en phase avec l'esprit du logiciel libre pour faire du logiciel libre. Si on entend que le monde soit parfait pour montrer l'exemple, c'est sûr qu'il est pas prêt de s'améliorer.
Si tu peux m'expliquer plus en détail en quoi le choix d'une telle licence est plus avantageuse pour faire avancer les licences libres, je suis intéressé.
Bon, je lirais les liens que tu m'as filé cette après-midi, la réponse y est peut être.
Pas plus que par le fait de l'utilisation d'une licence CC-nc-by-sa parce que dans le domaine du graphisme y a pas l'état d'esprit. Dans le domaine logiciel, on a pas attendu que les états d'esprit dans le monde des affaires soient en phase avec l'esprit du logiciel libre pour faire du logiciel libre. Si on entend que le monde soit parfait pour montrer l'exemple, c'est sûr qu'il est pas prêt de s'améliorer.
Si tu peux m'expliquer plus en détail en quoi le choix d'une telle licence est plus avantageuse pour faire avancer les licences libres, je suis intéressé.
Bon, je lirais les liens que tu m'as filé cette après-midi, la réponse y est peut être.
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BinaryMind
- Messages : 17
- Inscription : 08 déc. 2005, 11:22
Re: Au fond du temps - [estrella sin cara]
pour une raison très simple, c'est que personne aujourd'hui ne te paiera une oeuvre à la livraison, mais tout le monde te paiera une oeuvre lors de sa diffusion. Afin de désamorcer cette mentalité et permettre la transition vers une économie de l'art où l'enjeu est mis sur l'avenir plutôt que sur le passé, les licences CC NC permettent en effet d'être très bien compris des professionnels (disons plutôt des "gens qui en vivent') aujourd'hui, parce qu'elles permettent au quidam intéressé de librement télécharger les oeuvres, mais à l'entrepreneur/producteur de devoir faire un tour à la caisse pour une utilisation commerciale. Ceci correspond très bien aux envies des gens "ouverts" sur la question et qui n'ont encore jamais entendu parler des licences libres.
Il s'agit bel et bien de l'étape transitoire, en attendant que le producteur donne son pactole à l'artiste au moment de l'achat de l'oeuvre, par pur mécennat, comme cela serait le cas dans une rémunération de l'art en LAL. Nous sommes (pour Binary Mind) les premiers à souhaiter absolument ouvrir les mentalités et tenter de reboucler l'amateur d'art sur son financement direct par un mécennat actif, qui se moque de l'exploitation postérieure de diffusion, et pour cela nous donnons notre musique à qui veut l'entendre sans en attendre quoi que ce soit en échange.
Notre activité en graphisme correspondant cela dit à une activité professionnelle pour nous (cad pour payer l'appart, la bouffe, tout ça), nous ne permettons qu'une utilisation "privée" de nos réalisations, pour empêcher que les exploitants voient l'art libre comme une aubaine de contenu auquel on ne doit aucun respect, ni aucune rémunération, et pour favoriser les mentalités vers un état ou le passage de main des droits pour l'exploitation d'une oeuvre est condensée vers le simple instant où elle est "livrée", comme ce fut le cas dans toute l'histoire de l'art jusqu'au 20eme siècle.
Il s'agit bel et bien de l'étape transitoire, en attendant que le producteur donne son pactole à l'artiste au moment de l'achat de l'oeuvre, par pur mécennat, comme cela serait le cas dans une rémunération de l'art en LAL. Nous sommes (pour Binary Mind) les premiers à souhaiter absolument ouvrir les mentalités et tenter de reboucler l'amateur d'art sur son financement direct par un mécennat actif, qui se moque de l'exploitation postérieure de diffusion, et pour cela nous donnons notre musique à qui veut l'entendre sans en attendre quoi que ce soit en échange.
Notre activité en graphisme correspondant cela dit à une activité professionnelle pour nous (cad pour payer l'appart, la bouffe, tout ça), nous ne permettons qu'une utilisation "privée" de nos réalisations, pour empêcher que les exploitants voient l'art libre comme une aubaine de contenu auquel on ne doit aucun respect, ni aucune rémunération, et pour favoriser les mentalités vers un état ou le passage de main des droits pour l'exploitation d'une oeuvre est condensée vers le simple instant où elle est "livrée", comme ce fut le cas dans toute l'histoire de l'art jusqu'au 20eme siècle.
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Mankind_concept
- Messages : 1367
- Inscription : 01 janv. 2006, 19:58
Re: Au fond du temps - [estrella sin cara]
J'ai compris dans les LLD ce que j'avais à comprendre, je pense... Ce n'est pas parce que je ne suis pas sous LAL que je n'ai rien compris. Les CC permettent de faire des compromis que ne permettent pas la LAL. Après, tout est dans les mots et la signification qu'on leur donne. Pour toi, il n'y a visiblement que la LAL qui est libre. Libre à toi de le penser...psychoslave a écrit : Vu que tu ne connaissais visiblement pas la définition d'une licence libre, je pense que tu n'as jamais essayer d'expliquer à quelqu'un ce que c'est et encore moins dans le cadre de la musique. Déjà expliquer et comprendre qu'il y a des musiques dites libre qui ne sont pas sous licence libre, c'est pas évident, si en plus il y a des gens qui commencent à introduire des termes comme «licences d'art libre» pour désigner des licences non-libre, je pressent d'ici le calvaire.
A mon sens les CC sont également des licences libres malgré les restrictions que peut apporter l'artiste.
Je n'ai pas choisi la LAL parce que je ne souhaitais pas certaines dérives possibles d'ailleurs exposées par Binary Mind un peu plus haut. Il m'arrive tout de même de publier sous LAL quand l'artiste avec lequel je travaille le souhaite. Je suis ouvert d'esprit, ce n'est pas pour autant que je n'y comprends rien.
Par moment, s'accrocher à des définitions peut te faire apparaître comme un peu obtu. L'intérêt de la démarche de Lonah est qu'un groupe qui a déjà une certaine audience n'ait pas choisi la SACEM mais une licence de libre diffusion.
J'entends de ce que tu dis que tu fais le parallèle avec les logiciels. Une oeuvre d'art est, de mon point de vue, assez éloignée d'un logiciel, mais ça aussi c'est un vieux débat...
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psychoslave
- Messages : 106
- Inscription : 05 déc. 2006, 16:02
Re: Au fond du temps - [estrella sin cara]
Si tout le monde part avec des définitions différentes pour chaque chose, on ne risque pas de se comprendre.Par moment, s'accrocher à des définitions peut te faire apparaître comme un peu obtu.
Les dérives possibles dont tu as semble-t-il si peur, c'est ce qu'on appel la liberté d'expression.Je n'ai pas choisi la LAL parce que je ne souhaitais pas certaines dérives possibles
Re: Au fond du temps - [estrella sin cara]
prendre une oeuvre de qqun pour en faire autre chose ou mieux en faire du fric... j'appelle pas ça la liberté d'expression, (la liberté d'entreprise à la rigueur)...
Mais houlà, attention, moi je suis loin d'être un érudit des licences libres qui ne le sont pas... j'suis juste musicien...alors allez-y molo avec les insultes...
Mais houlà, attention, moi je suis loin d'être un érudit des licences libres qui ne le sont pas... j'suis juste musicien...alors allez-y molo avec les insultes...
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psychoslave
- Messages : 106
- Inscription : 05 déc. 2006, 16:02
Re: Au fond du temps - [estrella sin cara]
Personne n'insulte personne ici, en tout cas je n'en ai pas l'impression.
Je ne perçois pas le savoir de cette manière là. Si une information est public, alors personne ne devrait pouvoir empêcher la libre expression de chacun vis à vis de cette information.
Si des gens arrivent à remplir leur assiette en utilisant des informations publics, tant mieux pour ces personnes.
Ce qui bride la liberté d'entreprendre, c'est les brevets. Le droit d'auteur s'attaque directement à la liberté d'expression. Chaque connaissance placées sous droit d'auteur par un individu, c'est autant de possibilité d'usage de liberté d'expression qu'on retire au reste du monde.
Déjà tu pars du principe qu'une connaissance (un savoir, un bien culturel, ou quelque soit le nom que tu puisses donner à une information), peut appartenir à quelqu'un. Tu es en bonne route pour la tautologie, ça m'appartiens donc c'est à moi (et je décide ce qu'on peut en faire).prendre une oeuvre de qqun pour en faire autre chose ou mieux en faire du fric... j'appelle pas ça la liberté d'expression
Je ne perçois pas le savoir de cette manière là. Si une information est public, alors personne ne devrait pouvoir empêcher la libre expression de chacun vis à vis de cette information.
Si des gens arrivent à remplir leur assiette en utilisant des informations publics, tant mieux pour ces personnes.
Ce qui bride la liberté d'entreprendre, c'est les brevets. Le droit d'auteur s'attaque directement à la liberté d'expression. Chaque connaissance placées sous droit d'auteur par un individu, c'est autant de possibilité d'usage de liberté d'expression qu'on retire au reste du monde.
Re: Au fond du temps - [estrella sin cara]
Pour le CPI (code de la Propriété Intellectuelle), les logiciels sont considérés comme des oeuvres, comme la musique, la peinture ou toutes les formes d'art. C'est d'ailleurs sur cette base que certains voudraient que les logiciels soient brevetables.
Dans le mouvement des "licences libres", plusieurs temps sont peut-être identifiables.
Les premiers temps, fortement inspirés du logiciel libre, de ses concepts adaptés à une économie qui fonctionne parce qu'elle n'est pas basée sur la diffusion monétarisée (ou si peu dans le monde du logiciel libre).
L'évolution vers la diffusion, en écho aux débats sur le p2p et l'échange de fichiers sur internet (napster, kazaa... pour situer l'époque). C'est le moment où les Creative Commons dans cet esprit d'accepter les diffusions naissent pour rendre le partage possible et surtout souhaité.
La professionnalisation, aujourd'hui des initiatives tentent de lier le paiement des diffusions commerciales (un soucis totalement absent des premières heures du mouvement) et la libre diffusion.
A priori, les mentions NC permettent une relative tranquillité sur ces soucis. Ce n'est pas une restriction de la liberté d'expression mais une volonté de protéger, puis d'être rétribué pour une diffusion. Un peu comme si les serveurs qui hébergent Ubuntu devaient payer des droits d'auteurs pour héberger l'iso du système, en informatique, ceci n'est pas concevable, pour la musique/cinéma c'est une des bases de rémunérations de beaucoup d'acteurs du marché (pas forcément les artistes).
Dans le mouvement des "licences libres", plusieurs temps sont peut-être identifiables.
Les premiers temps, fortement inspirés du logiciel libre, de ses concepts adaptés à une économie qui fonctionne parce qu'elle n'est pas basée sur la diffusion monétarisée (ou si peu dans le monde du logiciel libre).
L'évolution vers la diffusion, en écho aux débats sur le p2p et l'échange de fichiers sur internet (napster, kazaa... pour situer l'époque). C'est le moment où les Creative Commons dans cet esprit d'accepter les diffusions naissent pour rendre le partage possible et surtout souhaité.
La professionnalisation, aujourd'hui des initiatives tentent de lier le paiement des diffusions commerciales (un soucis totalement absent des premières heures du mouvement) et la libre diffusion.
A priori, les mentions NC permettent une relative tranquillité sur ces soucis. Ce n'est pas une restriction de la liberté d'expression mais une volonté de protéger, puis d'être rétribué pour une diffusion. Un peu comme si les serveurs qui hébergent Ubuntu devaient payer des droits d'auteurs pour héberger l'iso du système, en informatique, ceci n'est pas concevable, pour la musique/cinéma c'est une des bases de rémunérations de beaucoup d'acteurs du marché (pas forcément les artistes).
Re: Au fond du temps - [estrella sin cara]
Sauf que,psychoslave a écrit :Personne n'insulte personne ici, en tout cas je n'en ai pas l'impression.
Déjà tu pars du principe qu'une connaissance (un savoir, un bien culturel, ou quelque soit le nom que tu puisses donner à une information), peut appartenir à quelqu'un. Tu es en bonne route pour la tautologie, ça m'appartiens donc c'est à moi (et je décide ce qu'on peut en faire).prendre une oeuvre de qqun pour en faire autre chose ou mieux en faire du fric... j'appelle pas ça la liberté d'expression
Je ne perçois pas le savoir de cette manière là. Si une information est public, alors personne ne devrait pouvoir empêcher la libre expression de chacun vis à vis de cette information.
Si des gens arrivent à remplir leur assiette en utilisant des informations publics, tant mieux pour ces personnes.
Ce qui bride la liberté d'entreprendre, c'est les brevets. Le droit d'auteur s'attaque directement à la liberté d'expression. Chaque connaissance placées sous droit d'auteur par un individu, c'est autant de possibilité d'usage de liberté d'expression qu'on retire au reste du monde.
Une musique peut véhiculer un message, une idée qui identifie l'artiste. Si je chante des chansons racistes, je vais être identifié à celles-ci (je ne parle pas des caricatures). Si une de mes musiques est reprise dans un meeting pro-pédophiles (comme le parti politique néerlandais), mon identité est affiliée à eux. Ce n'est pas le cas pour un logiciel.
C'est une des raisons qui ont conduit à l'instauration du droit moral tel qu'il existe. Une oeuvre est rattachée à son auteur et elle peut, le cas échéant lui porter préjudice (demande à sam s'il peut dire quand il rencontre certains "amis du show-biz" que c'est lui qui a chanté "téléchargé c'est illégal")...
Re: Au fond du temps - [estrella sin cara]
qui te parle d'information, de connaissance, on parle d'oeuvre...ou bien tu remets même en cause l'idée de paternité ? d'auteur ?Si une information est public, alors personne ne devrait pouvoir empêcher la libre expression de chacun vis à vis de cette information.
un bien culturel est une information pour toi ? je comprends pas, désolé...d'ailleurs je comprends pas grand chose à toute cette sémantique...moi, je fais de la musique, j'en revendique la paternité et j'ai pas envie qu'un margoulin fasse du pognon avec, mais je veux bien que n'importe qui puisse l'écouter et la diffuser gratuiteemnt. Voilà, c'est assez simple, compréhensible par tous... et que ça soit en ligne ou pas avec l'art libre... je m'en cogne... je suis pas un militant du libre...
et puis tu es bien trop sérieux...tu prends tout au premier degré...
(je plaisantais, moi ! encore que vu la teneur de certains autres threads, on n'est pas très loin du pugilat militant)Personne n'insulte personne ici, en tout cas je n'en ai pas l'impression.