Code : Tout sélectionner
…ou comment des sociétés privées peuvent bafouer les droits des créateurs et s'approprier une part du patrimoine artistique.
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…ou comment des sociétés privées peuvent bafouer les droits des créateurs et s'approprier une part du patrimoine artistique.
Si on transpose cette réflexion à la musique, on peut aussi s'interroger sur le rôle parasitaire des éditeurs (dont certains ne sont que des filiales des "majors"). Je connais un groupe qui a signé un contrat d'édition avec Univers sale. La major ne mise pas un kopeck sur le groupe, mais palpera sur les droits si la musique autoproduite du groupe est diffusée (je ne comprends pas qu'ils aient signé un truc pareil, mais bon, c'est leur problème). Tout au plus, le groupe a perçu une petite avance sur les droits pour produire lui-même son album.Propriété morale de leurs auteurs, les œuvres artistiques sont aussi un bien commun : une part d’un patrimoine culturel qui devrait être inaliénable à des sociétés privées dont les motivations sont en général plus commerciales que philanthropiques. Pierre Etaix n’aurait pas dû se trouver confronté au souci de sauver les négatifs de ses films d’une destruction toujours possible. La sauvegarde des films qui constituent un patrimoine cinématographique devrait être une mission de service public et le CNC devrait avoir tous les moyens nécessaires pour effectuer les restaurations.
Pour moi, cela est du ressort de la BNF à travers le service du dépôt légal : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9p%C ... _en_Franceincaudavenenum a écrit :existe-t-il une institution chargée de conserver le patrimoine musical ?
C'est à dire ?D'ailleurs, Dogmazic a déjà été aspiré par ce service à des buts de conservation ...
Je n'ai pas les détails techniques, mais le service du dépôt légal archive le net depuis un certain temps déjà. Sur le site, ils évoquent des "robots de capture".kokonotsurecords a écrit :C'est à dire ?D'ailleurs, Dogmazic a déjà été aspiré par ce service à des buts de conservation ...
Comment cela fonctionne-t-il ?
C'est une reconnaissance sans laquelle on peut vivre assez aisément, mais ça fait tout de même plaisir de voir qu'une institution comme la BNF prête une valeur à des oeuvres qui ne sont pas des marchandises.FreeMusicFactory a écrit :J'avais été agréablement surpris de voir qu'ils connaissaient et reconnaissaient la musique libre.
C'est exactement ce que je me suis dit. Ceci dit, la BNF a apparemment développé un partenariat avec Jamendo (dont je ne connais pas le teneur, la dernière fois que je m'y suis penché, il s'agissait encore d'un projet).incaudavenenum a écrit :C'est une reconnaissance sans laquelle on peut vivre assez aisément, mais ça fait tout de même plaisir de voir qu'une institution comme la BNF prête une valeur à des oeuvres qui ne sont pas des marchandises.FreeMusicFactory a écrit :J'avais été agréablement surpris de voir qu'ils connaissaient et reconnaissaient la musique libre.