- Créer une interface entre l'utilisateur et l'artistes
ah ! une interface...

héhé, c'était une des fonctionnalités de mon mort-né mondogmazicv3

avec en plus une gestion complète de la "généalogie des dérivations"...

bon, j'avais une fois évoqué ailleurs une approche syndicalisante pour répondre aux requins du commerce qui viennent se servir dans le libre, la conclusion fut que c'est chacun sa merde et que même on peut vendre sa musique au prix qu'on veut. bon...
alors fédé ou syndicat, pour tout vous dire, moi, je n'y crois pas (au jour d'aujourd'hui). a fortiori si la démarche est proactive. car c'est créer une nouvelle structure sur du vide. sur du "ah ! ça serait trop cool si...". surtout s'agissant de commerce : c'est le marché, la compétition. la survie y est extrêmement difficile, surtout en ces temps où tout est nivellé par le bas... alors les discours irréalistes du genre "tu peux vendre la musique 65416543548614 € si tu veux car tu es en gestion individuelle", c'est juste n'importe quoi. bon, je ressors mon blabla sur l'importance politique de la fixation d'un prix de vente etc. bon mais peu importe, je vous le demande, combien ici ont, depuis qu'on en a parlé, monté sa micro-entreprise pour aller quotidiennement essayer de vendre sa musique et avoir peu ou proue des revenus ?...
c'est seulement quand plusieurs personnes seront dans cette démarche proactive qu'iil deviendra alors important que ces quelques-uns se regroupent pour mutualiser leurs efforts etc. et après, alors, d'autres pourront venir s'y rattacher et alors après la structure pourra éventuellement grandir etc. en fait il faut plusieurs djefffouille, mais qui au lieu d'aller vendre de la visibilité vendra des artsites libres à un forfait 20% moins cher que celui de la sacem etc. etc. (avec toutes les dérives que ça peut supposer en plus

... bon...)
mais soyons pragmatique, stratégiquement, il me semble beaucoup plus primordial, sur ce sujet, de s'occuper de la plate-forme existante (dogmazic), et donc de son système de don qui ne marche pas bien du tout. c'est uniquement quand dogmazic tournera à 2000-3000 € de don mensuel qu'elle aura les moyens de faire ce qu'elle est censée faire. par exemple organiser chaque mois des concerts dans plusieurs villes, et quand ces événements tourneront régulièrement et que ça fera tourner certains artistes libres talentueux qui rempliront effectivement les salles, on pourra les payer décemment etc. etc. ne mettons pas la charrue avant les boeufs.
quant à la scène comme solution pour tous pour avoir des revenus subtantiels de sa musique, je n'y crois pas du tout. déjà tout le monde n'est pas bon. et puis il n"y a pas assez de scène pour tout le monde. et on est déjà payé au lance pierre quand on joue dans les troquet etc alors bon. et puis la scnèe, c'est pour les interprètes. on peut être bon compositeur et très mauvais interprète. et quoiqu'on dise, le public est de moins en moins sensible à l'idée de payer pour assister un à live. etc. il y a aussi le fait que la france est culturellement très en retard. au japon, la moindre petiite ville moyenne a sa salle pour la musique acoustique. ici, on a des salles polyvalentes ! et on en est encore à la flûte à bec dans les cours de musique (quand il y a des pays où c'est normal qu'un lycée ait son harmonie) etc. c'est dire le fossé !
tiens un point qui me semble essentiel, c'est que la gestion individuelle, c'est de la gestion à échelle humaine. on est dans le local... la gestion collective correspond à l'échelle de masse. elle se fait au niveau mondial. la gestion individuelle au niveau global, c'est irréalisable. c'est donc une erreur de fond d'envisager une sprd du libre. ça n'empêche pas une mutualisation des efforts bien sûr (je suis tout à fait opposé au discours disant que c'est chacun sa merde). la gestion individuelle, ce n'est pas une histoire de garder l'indépendance etc., c'est avant tout cette histoire de local / global... conformation d'un réseau particulier à taille humaine vs. le réseau global de masse. mais bon, c'est une autre histoire encore...
En effet les SPRD distinguent les différents droits (ce qui permet des apports partiels) en fonction des modes de diffusion : reproduciton mécanique (cd...) TV, radio, internet, satellite... comme si aucun de ces flux ne pouvaient être copier pour aller sur l'autre : ce qui aujourd'hui est possible grâce à la numérisation des fichiers.
Ce qui rend le principe de fonctionnement des SPRD complexe, obscur et pour moi obsolète.
Alors que les licences ouvertes considèrent les droits non pas en fonction du mode de diffusion mais en fonction des usages que l'on peut en faire : non commercial / commercial, modifiable / non modifiable.
dans le cas d'une levée de clause nc, ça peut être très restrictif : tu autorises tel usage (ex : musique de pub tv) pour telle durée (ex : le temps de la campagne publicitaire), pour tel montant proportionnel... à la fin de la campagne, si l'entreprise veut encore utiliser la musique, ça sera un nouveau contrat etc. ou si l'entreprise veut l'utiliser pour la durée qu'elle veut, ça sera plus cher... si elle veut l'exclusivité, ça sera encore plus cher etc.
mais une question à tsunam : pourquoi caresses-tu l'idée d''entrer dans une sprd ? pour tes passages radio ? quel est exactement ton manque à gagner actuel ?
http://saceml.deepsound.net/baremes_radio.html
sur la question de la technologie, la révolution est qu'avec les réseaux, on n'est plus du tout dans la copie à volonté (c'est une idée dépassée ça les mecs !) mais que tout est là, présent, immédiatement sur tous les disques durs connectés au réseau. on ne copie plus un fichier, le fchier est déjà partout. la limite n'est plus que le temps d'accès. ce qui caractérise un fichier immatériel, cen 'est donc pas sa duplicabilité (car le "fichier" est alors pensé comme quelque chose de matériel mais que ce serait plus facile à copier parce qu'immatériel...

) mais son caractère hologrammatique... tout est là, partout, immédiatement accessible. mais la limite sera toujours le temps (d'accès) et le matériel (aux deux sens du terme - incluant par là aussi, aussi contradictoire que cela puisse paraître, le logiciel, mais bon c'est une autre histoire...).
la rareté (spécificité du temps et de la matière à être unique et non hologrammatique) provient donc du temps d'accès et du matériel. onpeut y couper à cette rareté là. je prédis donc l'extension de la redevance sur la copie privée à toute interface matérielle permettant d'accéder à un contenu soumis au droit d'auteur (a fortiori quand à terme tout sera connecté au réseau (pc, téléphones, frigo, vêtements...). ce ne sera plus celui qui possède un poste de tv qui paiera la redevance sur l'audiovisuel mais celui qui regarde ce poste de tv. ce ne sera pas la carte flash du lecteur mp3 qui sera taxé mais le convertisseur NA, l'ampli casque et les écouteurs.
l'hologramme permet de remettre en perspective la notion de rareté. la rareté est nécessaire. tout est là partout, mais je ne peux pas pour autant écouter 3571168735445546574 disques, voir 956468735453 films, je ne peux pas avoir 35452725168767 amis, je n'ai pas 62655265678785651 heures à vivre. et quand bien même je pouvais écouter autant de disques que je veux, avoir autant d'amis que je veux, ce qui compte, c'est ma capacité à apprécier pleinement le disque, c'est ma capacité à entretenir de vraies relations humaines et profondes avec mes amis etc. bref ce qui devient précieux pour moi, c'est donc la possibilité d'accéder à la musique qui me parle ou qui va me parler. caricaturons : je n'ai que faire de pouvoir accéder aux 24190 morceaux de l'archive (masse), je veux pouvoir accéder aux quelques morceaux qui marqueront ma vie. si ce sont 10 morceaux, alors 24190 - 10 = 24180, il y a 24180 morceaux qui polluent mon paysage musical.
défions-nous de faire de la musique au kilomètre. seule la rareté nous sauvera du chaos et de la musique d'ascenseur.
8) 8) 8) 8)
voilà, c'était mon tour de participer au concours de tartine
