Mais Dana, dans ta conception du courant « libéral de gauche » (qui est la tienne il me semble enfin même si ce n’est pas le cas, ça m’intéresse de connaître ton point de vue) : quelle est la place du marché dans ce libéralisme ? De même, quelle est la place du droit ? Bref de quelle manière le droit et le marché s’articulent-ils ? Être libéral de gauche est-ce être contre le marché ? Si oui par quel(s) moyen(s) ? En le régulant, en l’abolissant par le droit ? Dans ce cas là, est-ce encore du libéralisme ? Si non, si il s’agit d’accepter totalement le marché : être libéral de gauche n’est-ce pas accepter le capitalisme puisque - tu en conviendras, j’espère - les règles du marché sont unes des bases du capitalisme ? Ne parle-t-on pas aussi d’économie de marché ? Je veux bien admettre par exemple que la France n’est pas le meilleur élève en terme de libéralisme économique ou politique, ceci dit il s’agit jusqu’à preuve du contraire d’une économie de marché et d’une démocratie parlementaire.
Je suis d’accord avec toi : la Chine n’est pas loin s’en faut libérale sur le plan politique. Mais sur le plan économique ? Il y a eut incontestablement une libéralisation non ? Les règles qui président aux échanges, au commerce, à la façon de créer des richesses n’ont elle pas été assouplies dans le sens d’une plus grande « liberté » ? Et pourquoi ne trouve-t-on pas ou si peu d’exemples dans l’histoire contemporaine de systèmes qui aient été, à l’inverse de la Chine actuelle, libéraux sur le plan politique mais pas du tout sur le plan économique ? Si cela avait eut lieu d’ailleurs historiquement de manière significative et durable, dirait-on vraiment qu’il s’agit de systèmes libéraux ?