L'objectif des contrats est bien de faciliter la créativité et la circulation des oeuvres par tous (initiative en réaction contre le copyright trop contraignant). Et pour que la popularisation de tels objets juridiques puisse avoir lieu, il fallait mettre en place cet univers marketing / communication focntionnel (car ça aurait pu rester de simples contrats, mais la mayonnaise n'aurait pas pris !) Grâce à ce logo, cette simplification juridique des jargons grâce à des symboles etc. l'objet juridique devient accessible à tous, c'est-à-dire tout le monde, éthiquants comme utilitaristes, saints comme démons... A mon sens, la popularisation des CC n'est donc pas une dérive (d'une part il se trouve que le monde est plus peuplé de wanabee famous et autres opportunistes, rêveurs, égoïstes etc. comme le montre la popularité d'un my space etc. et d'autre part ce n'est pas l'utilisation d'un outil éthique (sic) qui va transformer son utilisateur en faisant naître en lui une éthique dont il ne se soupçonnait pas l'existence...)http://creativecommons.org/ a écrit :Share, Remix, Reuse — Legally.
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Si l'on considère que la popularisation de l'usage d'un tel étendard (marque CC, organisation à but non lucratif, made in usa etc.) réservé jusqu'ici à quelques-uns est une dérive (ouin ! mon sain étendard est récupéré par des malades !), la controverse ne vient-elle pas du fait, non pas qu'on veuille absolument attacher la posture éthique à l'objet juridique, mais qu'on veuille en fait l'attacher à une marque (CC) ?...
Ce questionnement induit cette solution que j'entrevois : pour qu'une récupération soit par essence impossible, il faut de se passer de marque. Autrement dit, il faut simplement utiliser des licences sans nom (a priori un contrat, ça ne porte pas de nom). Là, plus besoin d'associer une démarche éthique à un objet juridique trade marké ; il n'y a plus que la démarche éthique à mettre en avant (en lui donnant un nom, une image, que sais-je, vive le marketing...)... ou même en ne mettant en avant rien du tout (oui, pourquoi jouer aux prédateurs ?)... le contrat anonyme mais juridiquement valable n'est plus là que pour faire valoir ma posture.
Justement, la comparaison ne me semble pas pertinente. Un journal a une position éditoriale. c'est cette position éditoriale qui fait le journal (et la position peut évoluer et on peut le regretter etc.). La seule position éditoriale des CC (si tant est qu'on puisse parler de position éditoriale) est le partage, l'échange etc. par le plus grnd nombre. ça veut se placer comme L'alternative au copyright (cf. parallèle entre le C cerclé et le double C cerclé, différent encore du C à l'envers cerclé etc. bon.).(regardez ce qu'est devenu le journal Libération !)
Et comment que je m'en souviens !Tu te souviens peut-être mon projet de recherche collective sur le thème de l'improvisation ? ben ce serait tout à fait faisable dans ce cadre là