DECAY a écrit :Non bien sur qu'on ne reste pas a se tourner les pouces pour autant, mais je disais ça pour dire que les licences radicale dans leur formes avait plus de chance d'être éthiquement indétournable...
La raison d'être de ce fil est aussi que les CC ont été détournées. L'idée c'est aussi d'éviter que ça se reproduise non ?
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Je crois que rien n'est indétournable, ni les idées ni les, ni les procédés techniques. Si on part dans l'idée qu'on devrait inventer la licence que personne ne pourra s'accaparer, on devrait arrêter de suite. Par contre rendre difficile le détournement en optant sur l'obligation de réflexion plutôt que sur le risque de sanction,c'est jouable.
La raison d'être de ce fil, et je parle en mon nom puisque j'en suis l'initiateur n'est pas d'éviter que les licences à l'avenir ne soient plus l'objet d'un détournement de leur conception initiale. L'idée, c'est plutôt : ces licences ne vous conviennent plus,faîtes la vôtre.
De quoi on s'aperçoit en lisant ce fil ?
D'abord que d'autres ont déja cogité sur le sujet et qu'ils sont prêts à créer leur licence, que créer une licence est la portée de n'importe qui mais qu'il vaut lieux travailler en groupe sur la question car on ne pense pas forcément à tout et que la multiplication des points de vue est important. Enfin, que finalement on ne se pose pas assez de question même quand on décide de gérer individuellement ses droits d'auteurs.
Même dans ce cas, on se contente de faire un choix parmi les propositions sans vraiment prendre conscience de ce que l'on fait. Combien lisent le contrat complet de la licence CC qu'ils utilisent ?
D'abord, on cherche à héberger sa musique ensuite on pense aux licences. Et souvent ce sont les licences qui s'imposent à l'artiste et non l'inverse. Pour s'inscrire sur Dogmazic ou Jamendo, on doit choisir une licence et comme prit au dépourvu, on fait sans doute, un choix approximatif.
Ce qui amène les gens sur les sites d'hébergement c'est d'abord l'envie de participer, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, à ce mouvement mondial qu'est le partage sur le web. On croit, par manque de connaissance, que le partage est facile, naturel, en dehors de toutes contingences légales, on se trompe.
Les marchands deux points zéro jouent sur cette ambiguité du toléré pas légal pour, au passage, se faire du fric sur les fournisseurs de contenus ignorants. Ca s'appelle exploiter par le détournement la force de créativité d'autrui à ses propres fins.
C'est du pillage basé sur l'ignorance.
Par défaut toute création devrait être estampillée : "cette oeuvre ne fait pas partie du monde marchand et personne hormis l'auteur n'a le droit d'en faire commerce directement ou indirectement". C'est ça le droit d'auteur à la base.
Par contre d'office une oeuvre devrait pouvoir circuler librement de toutes les manières possibles entre les humains du monde entier?
Donc je rejoins Gloup sur son idée de licence. Mais je suis pour la pédagogie et je pense que toute démarche honnête, c'est-à-dire sans arrière pensée, devrait être motivée par une prise de position claire. D'où la charte.
Si quelqu'un utilise la JAD bidule, peu importe son nom, sans avoir prit connaissance de la charte qui l'accompagne, il aura le droit de passer pour un con auprés d'un utilisateur qui lui aura lu la charte et qui lui demandera pourquoi il ne lit pas avant de s'engager. C'est que nous faisons à longueur de temps sur ce forum avec certains.
Aprés on peut réfléchir à détourner le principe des CC pour créer un outil généraliste qui ne ramène à aucun intérêts économiques pour tagguer facilement ses oeuvres.
Ce que les artistes devraient comprendre, c'est que la gestion individuelle des droits d'auteurs ne s'arrête pas au choix d'une licence, ça va au-delà. Il faut réfléchir à son implication sociale, se demander si se concentrer avec d'autres milliers de personnes sur un site est une bonne façon d'être indépendant et si au final on ne retombe pas dans les mêmes travers que les raisons qui nous ont poussé à choisir ce mode de gestion.