Cela n'empeche pas que ce que tu as décrit montre bel bien que pour toi, et beaucoup d'autres, il y a une nécessité.
Dans nécessité, il y a une notion d'urgence. Il n'y a pas d'urgence. Pas au point de faire n'importe quoi.
Tsunami a montré que cela était techniquement possible ; ce n'est pas ce qu'il a touché qui fait de lui une personnes aux doigts crochus...le tempéramment que tu lui donnes n'est pas en adéquation avec le bonhomme qu'il est. Tsu est un super gars.
Tsu est effectivement quelqu'un de sympathique, je n'ai rien écrit qui allait dans le sens inverse et encore moins qu'il est vénal. J'ai juste écris qu'il s'y était mal prit et que pour moi, son action, la première du genre à ma connaissance, est contre-productive. Ce n'est pas de cette façon, en piégeant les gens, qu'on va légitimer la gestion individuelle des droits d'auteur auprés des structures commerciales telles les radios, salles, télé, etc...
Faire de la pédagogie aprés avoir frapper n'est pas une bonne chose, ça crée de la méfiance. Mais c'est intéressant de pouvoir observer cette action quand même. Ca permet de réfléchir, d'en discuter, etc...
Le droit d'auteur est une notion qui nous est familière à nous, parce que nous passons notre vie le nez dedans. Les medias, eux, ne connaissent pas plus de choses sur le sujet que la majorité des gens. Ils ont obligation de payer à une SPRD une somme pour diffuser des oeuvres, c'est leur seul contact avec le droit d'auteur, une obligation contractuelle. Et puis là, tout d'un coup, un gars débarque et réclame de la thune parce qu'il est sous CC.
On ne peut pas dire que ce soit une bonne entrée en matière pour porter la gestion individuelle à la connaissance de la RTBF.
Je me suis dit en lisant le compte rendu du Tsunami que ça risquait de faire école ce type de façon de faire et que si un "syndicat" se montait, il passerait son temps à intervenir dans des conflits générés par des auteurs qui, parce qu'ils ont la loi pour eux, décident de faire fi de la plus élémentaire pédagogie à l'égard d'un système qui ne nous connait pas ou peu pour récolter des sommes dérisoires.
L'art dit "libre" est quelque chose de beaucoup plus vaste que le droit d'auteur. Bref, avec ce "syndicat", on ramène les choses vers le bas en se mettant directement en concurrence avec un système avec le quel on ne devrait rien avoir à faire.
Si l'objet des licences libres et de substituer le système du 19ème siècle par un système estampillé "libre", c'est, de mon point de vue, sans intérêt.
Bon... de toute façon, j'ai l'impression de pisser dans un violon.
L'avenir nous donnera raison ou tort, et l'avenir c'est aujourd'hui. Nous essayons de bâtir des théories et des "systèmes" sur du rien, du mouvant, du changeant en prenant comme référence ce que la société consumériste nous fait rentré dans le mou depuis cinquante ans. Tant que nous ne serons pas plus imaginatifs, rien ne changera.