http://www.numerama.com/magazine/11942- ... raquo.html
cette tribune m'a fait bien plaisir.. Elle met en lumière l'opposition de fait entre jamendo et la sacem, et défend une auitre manière de penser les droits des auteurs (bien que cette autre manière demmeure sans doute pour un lecteur lambda assez floue : quant à moi, qui ne suis pas précisément un lecteur lambda, je considère que ce flou laisse ouvert la question de l'usage des LLD, et que c'est pas plus mal).
Il y a de petites phrases qui font mouche :
"d'autre part, nous ne considérons pas la SACEM comme « l'ennemi à abattre », ne serait-ce que parce qu'elle joue depuis longtemps un rôle important et souvent très positif dans la vie de nombreux artistes, et qu'elle est efficace là où les licences ouvertes ne le sont pas encore (la rémunération des diffusions radio et télé notamment)."
je me sens tout à fait en accord avec ce point de vue. Qu'il y ait un truc comme la sacem, qu'elle fasse son boulot, cela me va très bien. ça semble correspondre à un désir de pas mal d'auteurs.. grand bien leur fasse. Il n'empêche, comme le souligne la suite de l'article, qu'elle pourrait le faire mieux.
or en quoi ça nous regarde que la sacem s'améloire ou pas ? puisque nous ne sommes pas membres de cette vénérable institution ? J'imagine ce que penseraient les gens du libre si la sacem invitait demain l'association dogmazic ou les creative commons à travailler mieux !
hé bien ça nous regarde précisément en tant quue nous risquerions peut-être, nous autres usagers des licences libres, d'êtrre concernés en tant que victimes collatérales de certaines propagandes (forcément partiales donc en partie mensongères) issues de cette institution, voire, ce qui serait pire, de certaines lois promulguées par notre bon gouvernement à l'inspiration d'un lobbying exercé par la sacem et leurs alliés.
encorre faudrait-il préciser en quoi par exemple le projet de loi hadopi nous pénalise.. j'ai envie de dire : on verra ça à l'usage probablement, mais si la loi et son application s'en tiennent à ce qui est prévu, je vois mal en quoi ça changera quoi que ce soit pour notre pratique.. (le véritable problème posé par HADOPI n'est pas relatif au mal que ça ferait aux licences libres, parce que là je vois pas trop pour le moment, mais au risque de l'usage policier qui pourrait être fait dans l'avenir d'une technologie de filtrage officialisée par l'Etat)
bon
revenons à nos moutons
qu'est-ce qui pourrait fonctionner mieux du côté de la sacem, et qui nous concerne vraiment ?
1. la répartition des droits ? bah.. les auteurs, s'ils choisissent les licences libres, c'est pas pour ensuite réclamer qu'on leur paye des droits sur des diffusions radios ou dans les salons de coiffure par exemple.. parce que dans ce cas, auttant le dire clairement, mieux vaut s'inscrire illico à la sacem : pour ce qui est de récolter des droits de diffusion, c'est la sacem qui de loin, est la pus efficace.. Après.; la question de la répartiition des droits entre les membres de la sacem, je vois paas en quoi ça nous concerne.. S'il y a des auteurs sacemisés qui s'en plaignent, ben on ne les entend que rarement, et après tout, ils ont qu'à se démmerder pour avoir plus de succès, pour devenir francis cabrel à la place de francis cabrel. on va pas militer à leur place quand même !
2. la prise en compte des licences libres par la sacem ? par exemple, sous la forme de ce qui s'experimente dans certaines contrées, la possibilité de choisir pour certaines de ses oeuvres une licence ouverte, tout en demeurant inscrits à la sacem ? ben là encore.. il me semble que c'est d'abord aux membres de la sacem de militer en ce sens s'il le souhaite.. Il y a bien eu quelques raleries individuelles en ce sens, mais comme les auteurs sacem ont l'air tout à fait incapables de bâtir des revendications collectives, ce quu est troublant tout de même quand on fait partie d'un organisme de gestion collective ! (alors que nous autre, sous LLD, qui devrions être des monstres d'individualisme, nous ne cessons d'essayer de nous entendre collectivement !! c'est à n'y plus rien comprendre
3. par contre, et là je me sens concerné, et je pense que c''est l'aspect le plus intéressant de cette tribune de libre accès : nous sommes légitimés à requérir de la sacem une gestion plus rigoureuse de son catalogue.. si !! nous avons intérêt à ce quue la sacem soit plus ferme envers ses auteurs et ses oeuvres, et ne laisse pas flotter cet espèèce de flou artistique qui fait que sans vergogne aucune, des gens de chez elle ppeuvent s'inscrire sur des sites comme jamendo, c'est-à-dire comme le dit très bien l'article, des concurrents potentiels, voire effectifs.. Que la sacem surveille mieux et punisse mieux ! Et de notre côté, faisons de même !
ça c'est un chouette message je trouve
mais là je suis très sérieux en fait : l'intérêt des LLD et de la sacem est partagé dans une gestion plus serrée des oeuvres qui les concernent respectivement. Des trucs comme jamendo oou aimsa profitent du laxisme en la matière..
Rico m'a causé l''autre jour au phone d'une possibilité de créer une base de données , un catalogue, équivallent à celui de la sacem, pour les oeuvres déposées sous licence ouverte ou libre : je suis pour à 100%. cela facilitera le tri ppour tous les usagers. Et on devrait s'entendre avec la sacem pour que nos catalogues respectifs soient disponibles aisément et concertés.
une remarque cela dit, parce que nous ne vivons pas au pays de candy :
quand je lis :
"Aux antipodes de la démarche de Jamendo, nous faisons le choix de la diplomatie, plutôt que celui du conflit ouvert."
attention : c'est pas abrutis non plus jamendo.. ça m''étonnerait pas qu'ils soient dans une perspective tout aussi diplomatique avec la sacem : style : on vous refourgue tant en change de votre absence de réaction.. c'est ce que font toutes les start up web 2 avec les sociétés de gestion collective, essayer d'arriver à un accord financier
jamendo ils n''en ont rien à cirer des LLD, c'est juste un produit d'appel pour vendre de la pub, faire les kéékés dans les conférences, attirer le chaland. (les kéékés d'artistes en l'occurence qui sont leuurs premiers clients).
et vu l'ambiiance, ça m'étonnerait pas qu'ils fassent triompher leur point de vue afin de demeurer les numéros 1 de la maqrue creative commons pour la musique (comment les creative commons se font nicker dans l'histoire, c'est uen autre affaire, mais c''est tellement vrai.. )