un objectif 0 profit (rembourser la prod point barre), et qui a décidé de reverser tout bénéfice de la compil à dogmazic. Tu vois y'a un plan, y'a une entraide entre les minables de la musique libre, des tentatives "économique" si on peux dire, plutot de l'échange de bons procédé
ce cas est intéressant d'aillerus dans la problématique de la recherche d'un modèle économique.
taenia solium a adopté la logique del'économie traditionnelle (où chaque poste est isolé) et a décidé que les bénéfices seraient reversés en dons.
ça aurait très bien pu être que tout le chiffre d'affaires soit reversé en don, comme ça aurait pu être que taenia solium fasse un don à dogmazic ET fasse don des cassettes à qui les veut.
dans la conception "traditionnelle", la richesse qu'un don peut produire (rencontres...) n'est pas "comptabilisable", ça ne rentre dans aucun poste, aucun compte... ainsi la démarche aurait pu être (par exemple) que taenia solium décide de donner les cassettes, afin de provoquer des rencontres et des discussions etc. pour donner l'idée à ces gens de s'intéresser à dogmazic et peut-être deviendront-ils, du coup, des donateurs ?...
bon peu importe.
on parletoujours de chercher le modèle économique du libre, mais il existe déjà, c'est celle que la plupart d'entre nous vivent déjà, et c'est le même modèle que celui utilisé par exemple par un éditeur de livres indépendant qui lui permet d'éditer en toute indépendance des auteurs inconnus auquel il croit, grâce aux sous engrangés par un auteur best seller...
Après, il n'y a pas de limites. Si mon boulot finance mes heures de répètes, mes instruments, leur entretien, etc etc. pourquoi ne financerait-il pas aussi le pressage de CD ou de cassettes ? rien ne m'en empêche. Je peux contracter un prêt, presser 2000 CD et les donner dans la rue. C'est une histoire de conviction.
comme, à l'inverse, j'ai connu des zikos avec une conviction telle (mais très différente) qu'ils isolaient complètement leur activité musique du reste. c'était les cachets des lives, les ventes de CD qui finançaient les répètes, les instruments, etc etc. du coup, c'était la grosse galère, ilfallait vendre, faire des dates etc.
bon
Pour l'instant regne une bonne ambiance baba-cool autour de tout ça, mais quand il en sera à sa dixieme compil, il va se retrouver avec un paquet d'aigris, qui soit vont lui reprocher les choix d'artistes, soit vont fantasmer sur la tune qu'il a recolté. Le Dogmazic aussi plus il va se develloper plus il va s'appercevoir qu'il a une économie, plus il va être obligé de l'organiser au mieux cette économie, donc de faire là aussi des choix.
La gestion individuelle s'actualise(ra) par des spécificités propres. cette notion de gestion individuelle renvoie directement à celle de l'internet (par essence décentralisé, contrairement au modèle, donc, centralisé du minitel(je reprends les dichotomies développées par benjamin bayart dans sa conférence
minitel 2.0).
Ce que tu décris mano est tout à fait vrai, c'est toujours comme ça que ça se passe. mais dans une approche centralisée des choses. Or le propos n'est pas une économie centralisée mais bien d'étendre un maillage décentralisé.
c'est en tout cas la tentative d'une plate-forme comme dogmazic (telle que je l'appréhende pour ma part).
l'économie du logiciel libre est devenue très riche et c'est comme ça qu'elle focntionne.
Le problème avec le logiciel libre, c'est qu'on a tendance à vouloir comparer les deux. Evidemment, la musique, ou disons l'art, n'ayant rien d'utilitaire, on ne peut, par essence, parler de la musique libre (de l'art libre) en terme de logiciel libre (c'est pour ça que par définition, la licence art libre est biaisée à la base).
cette économie (l'économie du gratuit comme tu dis) est à inventer (à l'heure de l'internet)... enfin elle s'invente en ce moment-même, depuis quelques années, depuis another record, depuis dogmazic, depuis magnatune, depuis jamendo etc. (et je ne dis pas que tout est bien, la preuve, jamendo est la preuve vivante de l'horreur même dans laquelle nul (sic) ne voudrait aller...

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