Je suis assé d'accord avec toi Dana, l'interventionisme de l'état soit sous forme de loi (dadvsi, hadopi) ou sous forme de règlementation (ce qui aurait été plus simple), subventions déguisées (licence globale / contribution créative ou taxe sur les support et autres) afin de sauver ce qui peut l'être d'un système industriel en grande difficulté n'est pas la bonne solution, parce que cela ne fait que reculer de quelques temps l'inéluctable.
Petite appartée:
Ce système industriel est-il vraiment en difficulté?
Même si il a mis du temps à comprendre et surtout à s'intéresser aux nouveaux medias (internet / téléphonie), il rattrape petit à petit le temps perdu et avec les moyens financiers qui restent énormes couplés à la volonté politique générale, je ne me fait pas vraiment de souci pour eux.
D'autant plus que l'on peut considérer dans un certain sens que les nouveaux usages on remis en cause la rémunération de leur chaîne de production, mais que leur adaptation dans la dématérialisation (téléphonie) leur permet de supprimer une partie de cette chaîne et donc d'augmenter la profitabilité des ventes, même si le prix baisse pour le public (itunes - vod- forfaits tel vs circuit traditionnel distribution cd/dvd).
Il me semble donc que ce n'est pas le téléchargement en lui même qui a provoqué ce changement mais bien une adaptation de leur modèle économique aux nouveaux usage générés par apple et d'autres.
Donc il n'est pas forcément juste d'affirmer sans en tenir compte, que le téléchargement nuit à l'industrie, je dirai plutot qu'il a participé à une mutation nécessaire qui est en cours, et que les dommages "collatéraux" sur les salariés de cette chaine de création sont plus liés à cette adaptation structurelle économique qu'au simple fait du téléchargement...
Fin de l'appartée.
Concernant les cultures libre, il me semble que nous sommes à un carrefour, on doit choisir d'emprunter un chemin ou l'autre à présent.
- Soit on (les artistes/acteurs du libre) cherche à prendre le wagon industriel, et c'est ce qui me semble en train de se jouer pour une majorité.
- Soit on insiste sur un développement alternatif qui permettrai de constituer des modèles économiques non seulement adaptés aux évolutions technologiques et aux usages qu'elles entraînent, mais aussi donnerai à ce mouvement une indépendance nécessaire à l'épanouissement de sa diversité.
Pour ma part je milite pour la seconde solution, même si cela doit prendre un peu de temps, n'est pas forcément gagné d'avance vue la guerre en cours, et , comme dit dans le passé, nos engagements d'aujourd'hui sont à l'attention des générations suivantes, certainement pas directement pour nous, n'en déplaise à certains.
L'émergence, dans une certaine mesure de ces voies économiques alternatives (par exemple le couple pragmazic/dogmazic - et ce n'est qu'une exemple d'illustration) permettant à la foi de faire connaitre les cultures libres au plus grand nombre (quitte à porter cela vers les publics au delà de la fracture numérique - automazic) et à la foi de mettre en place des canaux de distributions commerciaux indépendants (sans forcément singer les modèles actuels (pub/visibilité)/ avec un regroupement des indépendants libre ou pas), peut, dans une certaine mesure, à terme (je n'ai aucune idée de temporalité là dedans) favoriser la rémunération de quelques uns (mais tout comme dans le système industriel, pas nécessairement plus).
Dans le même temps, cela peut aussi modifier avec le temps la perception de l'artiste, non plus comme un salarié de major, mais effectivement comme couvrant un ensemble de pratiques créatives ayant des aspects commerciaux ou non sans pour autant opposer les genres mais bien dans une échelle de valeur ou l'économique, le commercial n'est qu'une des composantes et non la principale contrairement à aujourd'hui.
En ce sens, il ne me semble pas que la contribution créative favorise l'émergence de ce modèle (ou d'un autre aussi alternatif) mais renforce bien le modèle existant par un effet pervers qui consiste à ne considérer les créateurs sous licence ouverte que comme des "amateurs" qui espèrent un jour rejoindre l'industrie, seul moyen sérieux de gagner de l'argent.
Argent que les créateurs sous licence ouverte ne verront pas, parce que la contribution créative sera strictement à l'attention des modèles industriels au final, comme la taxe sur les supports par exemple.
Je ne crois pas que cela soit ce que nous souhaitons (pour partie, peut être minoritaire?).
Il ne s'agit donc pas de "compenser" une perte qui serait soi-disant liée à l'émergence de nouveaux usages de la part des publics, mais bien de construire avec eux autre chose.
Cette construction reste hésitante et n'aboutira peut être pas sous la forme que l'on espère, mais il reste important, au moins, d'essayer.
En tout état de cause, croire ou faire croire que TOUS les artistes gagnerons de l'argent avec un système ou l'autre est absurde, surtout quand on se mets dans une perspective historique.
Croire ou faire croire que l'on ne peut pas avoir d'activité créative "respectable" au regard de la société sans avoir forcément une rémunération corollaire "automatique" l'est tout autant.
Allez, hop, je dégage...
Pour nous contacter : soyez au rendez-vous sur IRC ! ⋅ Parcourir l'archive musicale Dogmazic ⋅ Notre Blog ⋅ Notre Documentation
Bonjour à tous,
Le forum Musique Libre a migré !
Pas d'inquiétude, vos comptes et vos messages ont été migré ! Mais nous n'avons pas pu migrer les mots de passe, il vous faudra donc cliquer sur "J’ai oublié mon mot de passe" et suivre la procédure.
Welcome back
Le forum Musique Libre a migré !
Pas d'inquiétude, vos comptes et vos messages ont été migré ! Mais nous n'avons pas pu migrer les mots de passe, il vous faudra donc cliquer sur "J’ai oublié mon mot de passe" et suivre la procédure.
Welcome back
après la licence globale (le truc qui va suivre hadopi)
-
ChristopheE
- Messages : 283
- Inscription : 24 avr. 2005, 11:16
-
kokonotsurecords
- Messages : 1776
- Inscription : 16 mars 2008, 17:42
Re: après la licence globale (le truc qui va suivre hadopi)
Je te rejoins dans ton analyse Christophe.
Mais pour moi, l'état devrait quand même intervenir dans son domaine de compétence : Garantir l'accés à la connaissance en faisant de cette connaissance un bien public. Donc l'état doit servir de contre-pouvoir aux industries physiques et numériques. Si il y a à légiférer c'est de ce côté-là. Pour permettre au citoyen de ne pas se retrouver seul face à la prédation des conglomérats industriels. Ca vaut aussi pour nous garantir que nos données personnelles qui sont de plus en plus externalisées sur le réseau restent à nous.
De plus, ça permettrait de reconnaître l'existence de la connaissance sous licences libres et ouvertes.
Le but n'est pas l'argent mais le changement
Et comme tu l'as écrits, ce changement sautera peut-être une génération.
Mais pour moi, l'état devrait quand même intervenir dans son domaine de compétence : Garantir l'accés à la connaissance en faisant de cette connaissance un bien public. Donc l'état doit servir de contre-pouvoir aux industries physiques et numériques. Si il y a à légiférer c'est de ce côté-là. Pour permettre au citoyen de ne pas se retrouver seul face à la prédation des conglomérats industriels. Ca vaut aussi pour nous garantir que nos données personnelles qui sont de plus en plus externalisées sur le réseau restent à nous.
De plus, ça permettrait de reconnaître l'existence de la connaissance sous licences libres et ouvertes.
Le but n'est pas l'argent mais le changement
Et comme tu l'as écrits, ce changement sautera peut-être une génération.
-
douzi280570
- Messages : 3
- Inscription : 03 nov. 2008, 02:43
Re: après la licence globale (le truc qui va suivre hadopi)
salut man , ok tout est plus compliquer que se que j'ai dit ! ( méssage reçu ). mais une fois que c'est dit , sa a changé quoi a mon commentaire sur le fond ? . mais je n'ai peu étre pas compris ta réponse ? . bréf , Salutations sincères (douzi28.05.70 -