Merci pour ta réponse TOTORESK, je n'aurais pas fait mieux
Pour répondre à Sylvinus, le côté à sens unique c'est que vous avez un salaire à la fin du mois et les artistes qui souscrivent à vos programmes ont des pourboires. Vendre des droits d'auteurs comme on achète un meuble chez Ikea en choisissant quelques options, je ne vois rien de valorisant là-dedans. Il n'y a pas un seul commercial présent pour valoriser telle ou telle musique, vous vendez au même prix un thème (qui pourrait être joué x fois dans une vidéo) que des habillages sonores sfx, faut arrêter...
Sur chaque projet, vous vous prenez 50% d'office et le reste vous le partagez avec le reste des artistes, c'est dégueulasse. La logique est la suivante, un mec a 5000 euros pour la musique d'un film et choisit 10 musiques de 10 artistes (pour faire simple), Jamendo se prend 2500 euros et chaque artiste a 250 euros. Alors que dans mon monde idéaliste du pauvre artiste utopique que je suis, un projet avec 10 artistes + le commercial (Jam') çà fait 5000 euros / 11 et on donne 454 euros pour tout le monde...
Il y en a qui passe dans des pubs sur le câble pour quelques euros, non mais dans quel monde on vit ??? Et c'est toujours la logique capitaliste, "si tu n'es pas content, tu te casses" ou encore, "on a pas à se plaindre, c'est mieux que rien". Puis surtout, avec ces "nouveaux artistes pauvres", vous faîtes concurrence à des compositeurs dont c'était le métier depuis des années et qui, s'il y avait une généralisation de tel système assassin comme le vôtre (Magnatune se lance aussi dans ce business...); vous ruinez toutes les chances aux artistes de pouvoir vivre de leur musique. Nous avons des entreprises qui sont les seules à ne pas faire de la musique mais à pouvoir vivre de l'art des autres... Arf... Comme les dirigeants de la SACEM!
Je n'appelle pas çà une économie alternative. Je n'appelle pas çà une culture alternative. De la pop, du rock, de la variét', désolé çà n'entre pas dans ma catégorie "musique alternative", on en bouffe assez comme çà à la radio. Vous pourrissez la situation, vous aimez entretenir la confusion entre licence Creative Commons (= contrat d'utilisation) avec Licence JamPro (= contrat commercial classique), on ne sait même plus si on est en droit d'utiliser gratuitement une musique initialement sous CC mais qui a été dérogée avec le contrat JamPro, tu parles d'un monde du libre ! Certains confondent même la licence CC avec le contrat CGU qui lie l'artiste avec la plateforme... Vous êtes profondément OPAQUE, vous gérez et buzzer des artistes de manière OPAQUE, la gestion de vos thunes est OPAQUE (pour une "communauté", on a vu mieux) bref, je ne vois rien de bénéfique à long terme là dedans.
Tiens dernièrement (ce n'est qu'un exemple), j'ai mis ma musique sur deezer (via le service zimbalam) et comme tout artiste je touche des royalties sur le streaming. C'est pas grand chose mais c'est déjà çà. Or Jamendo propose à tous ses membres de rejoindre *gratuitement* le programme deezer pour être diffusé là-bas. Je captais pas l'intérêt d'aller à la concurrence mais maintenant je vois mieux, Deezer paie les artistes au streaming ! J'ai demandé et personne ne m'a répondu sur leur forum... On m'a dit que c'était pas si grave, que les artistes n'étaient pas si visibles sur deezer, c'est cadeau. Mais bon même pas grand chose multipliée par le nombre, çà doit en représenter des thunes...
Autant espérer la fin du monopole de la SACEM pour adhérer à des sociétés civiles étrangères tolérants l'utilisation des licences libres, ce sera probablement plus efficace et moins "capitaliste" qu'une boite qui a vanté les mérites du bénévolat avant de dégager tout le monde dès que le premier actionnaire s'est pointé. Bonjour l'éthique...
La gestion des droits d'auteur en France doit être géré par une société civile reconnue par le Ministre de la Culture et pas par une boite privée, au cas où il y aurait un conflit d'intérêt ! Et quand on voit ce que çà donne avec la SACEM, on imagine à peine avec les magouilles d'une jeune société qui ne pensent qu'au business et qui n'a pas beaucoup d'intérêt personnel à aider les artistes.
A bon entendeur cher ami !
Tchuss!