Salut et bienvenue aux ILV, Aïephone'Jerem

, et Kssandre.
J'ai moi aussi quelques remarques et globalement une seule question (qui est sujette à vif débats, inutile je pense de les relancer, sinon pour avoir des raisons de fritter _sam

).
Nous, comme vous, ensemble œuvrons pour l'art libre, et être soudés c'est encore ce que nous pourrions faire de plus intelligent.
Ok rien à dire à ça, sauf que vu l'ensemble des actions menées, des tables rondes, etc, etc, je modifierais un peu le début de la phrase en :
Nous œuvrons pour [la viabilité économique de] l'art libre. En effet tout ce que j'ai écouté était fort interessant dans ce domaine et a donné lieu à des échanges entre les différents "points de vue" (indés ou presque, sacem, LAL, MLO, et autres). Mais à mon sens ça brule une étape, étape inscrite dans les statut de musique libre! à peu près comme suit : Oeuvrer à la reconnaissance des musiques libres.
J'ai l'impression que dans une large mesure on arrête de causer des spécificités des mouvements libristes (non-discrimination, partage, échange, modification...) à savoir le principe de pot commun. Je comprends tout à fait qu'on puisse se focaliser sur l'aspect pragmatique de l'utilisation des licences et trouver des soluces pour ceux qui veulent "en vivre", mais alors le débat est applicable tout simplement à l'ensemble des créateurs, libres ou pas, puisque les problématiques sont, dans le fond, strictement les mêmes.
Nos licences permettent d'échanger, de diffuser, etc... "Leur" sacem, sans le permettre, est tellement dans les choux qu'ils peuvent, en fait, faire ce qu'ils veulent.
Ma question : quelle est la tendance lourde chez LA concernant les licences libres et de libre diffusion ? Ou pour paraphraser les bons mots que Lessig et Stallman échangeaient férocemment y'a pas si longtemps (maintenant c'est plus calme la BY SA est GPLcompatible) : est-ce que libre accès tente de sauver le monde ou les artistes ?
C'est hyper provoc je sais, d'autant que si on commence à libérer les artistes on finira par libérer le monde, ça ne fait aucun doute dans mon esprit.
Mais au fil des discussions sur la rémunération, je n'entends parler que de NC de ND et de licence "funky-nocommerce" dans le même genre. Les posteurs de ce forum savent mon attachement à la -By -Sa (aka GPL aka (presque) LAL) or ce type de licence est considéré très généralement comme un abandon de l'artiste sur ces droits, et on pourra rien en faire puisqu'il se protège pas contre la commercialisation. Oui mais non, vous savez que le débat est plus fin et que le -Sa est une "arme" terrible.
Or vous me semblez chercher une solution globale pour la rémunération (libre, non-libre, mais pas sacem passque pas possible), alors que je pense qu'il faut encore et encore marteler et exposer les vertus de cette culture libre, clairement l'identifier dans l'esprit de tous avec ses avantages, et son absence d'inconvénient. Il paraitra alors justifié de chercher des modèles de rétribution compatibles avec les idées "libristes" et ses moyens paraitront moins abscons à tout un chacun.
Cela dit je comprends aussi l'impatience de certains vis à vis de ce problème de rémunération, tellement impatient qu'ils pondent la SARD une sorte de monstre pas très viable et surtout carrément discriminatoire si j'ai bien saisi les principes de la "Beta" du texte.
Personnellement j'ai tout mon temps pour voir arriver une rémunération "intéressante/bonne/juste" sur l'art libre. Le (mauvais) parrallèle avec le logiciel libre me fait dire que le plus célèbre logiciel libre à une quinzaine d'année, la musique libre moins de dix ans. Or quand on demande à un péquin s'il connais des logiciels libre il dit généralement "oui", pour la musique il dit "'pouvez répéter la question".
donc en gros je dirais : libre accès est un peu "précoce", dans le sens arrivé trop tôt.
[mode parano]
Soit dis sans offense.

[/mode parano]
C'est un peu foutraque mon post, désolé.
edit : je m'aperçoit que je ne parle que de musique (ptet à cause des couleurs hypnotisantes

), mais grosso modo c'est applicable à l'ensemble des activités culturelle, à quelques finesses près (les besoins de thunes pour le cinéma, le support pour le livre, les salle pour le théatre, bref...)
dF