eisse a écrit :celle des autres sont toujours difficilement décelables.
C'est qui, "les autres" ?
Je me répète : Dana et toi, sam aussi si j'ai bien compris, avez participé à cette fameuse mailing list. Qui d'autre ? Qui sont ces gens qui discutent avec la SACEM au nom des artistes ?
Il a été question de Libre Accès : qui ? de CC France : qui ? de CC Monde, même : qui ? de Musique Libre... Qui, au sein de l'asso, participe à cette discussion ? En lisant les interventions des uns et des autres sur différents thèmes et à différentes époques (eisse, aisyk, Rico, bituur, Christpohe E., Mr Ersatz, Yza, sam...), on décèle des nuances voire des divergences, de forme ou de fond. Et puis je suppose que certains membres de l'asso sont plus actifs sur ce sujet-là que sur d'autres ou au contraire plus en retrait. Il n'est pas indifférent de savoir qui dit quoi. Moi, par exemple, si on me consultait, je ne défendrais absolument pas le principe de la gestion individuelle qui ne m'a jamais inspiré, mais je combattrais la conception d'une utilisation des licences libres "à des fins promotionnelles". Je suis un chaud partisan de la clause NC, et j'accueillerais favorablement une compatibilité NC/SACEM car je vois là l'opportunité d'empêcher une dérive de la musique libre à la Jamendo (le dumping contre la SACEM que Numérama semble applaudir). Mais pour autant, contrairement à sam qui veut faire bassement la promotion de son nouvel album et pouvoir toucher des droits SACEM lorsque celui-ci sera diffusé sur Radio Nostalgie

, je n'ai pour ma part rien à vendre. J'envisage une compatibilité NC/SACEM non pas comme une opportunité pour quelques artistes de gagner des sous, mais comme un moyen d'empêcher une fois pour toutes les escrocs de type Jamendo de faire passer la musique libre pour de la musique low cost.
Contrairement aux lalistes et autres libristes adorateurs des 4 commandements, je ne crois pas que la dissémination virale puisse bouleverser l'économie mondiale. Je ne suis pas hostile à la position monopolistique de la SACEM sur la perception des droits d'auteur dans le cadre commercial (un bon monopole vaut mieux qu'une libre-concurrence débile). Encore faudrait-il que la SACEM se comporte en service public plutôt qu'en lobby.
Je suis partisan de la libre circulation des oeuvres et donc opposant à Hadopi et à la chasse aux pirates, mais cela ne m'empêche pas de dormir si un organisme tel que la SACEM taxe les utilisations commerciales (la question de la répartition entre les ayant-droits du produit de cette "taxe", comme celle des frais de fonctionnement et du salaire des dirigeants, est annexe : la mauvaise utilisation des impôts par l'Etat, par exemple, ne doit pas remettre en question le bien-fondé de l'impôt sur le revenu).
C'est dire que je ne suis pas a priori hostile à des discussions avec la SACEM, pour peu que celles-ci se fassent au grand jour, et avec des interlocuteurs clairement identifiés, ou mandatés par des groupes eux aussi clairement identifiés.
Je ne crois pas non plus au mécénat pour financer les activités artistiques. Non seulement je n'y crois, mais cela serait un retour en arrière et une manière de faire dépendre les artistes de "grands princes" institutionnels ou privés. Après Beaumarchais, revenir à Médicis ne serait pas vraiment un progrès, je trouve. Je crois me souvenir que les promoteurs de la SARD (dont on est sans nouvelle — sont-ce les mêmes qui négocient aujourd'hui avec la SACEM ?) envisageaient de démarcher les FAI et d'autres "gros donateurs". Pourquoi pas Pinault ? C'est ça le libre ? Beurk !
...
Je viens de dresser pêle-mêle un résumé de mes positions actuelles sur ces questions. Certaines sont peut-être iconoclastes ou minoritaires mais je récuse par avance les termes tels "intégriste", "puriste", "extrémiste" dont on affuble les uns ou les autres dès qu'on veut décrédibiliser leur parole.
Bref, après ce que je viens de dire, je pense qu'on peut m'identifier assez clairement. Et donc si j'avais participé aux discussions avec la SACEM, chacun ici aurait pu se faire une idée de ce que je serais susceptible de dire aux représentants de la SACEM.
Or, à part eisse, sam et Dana, avec le discours desquels nous sommes ici familiers, je ne sais toujours pas qui exactement participe à ces discussions et qui prétend représenter le libre ni sur quelles bases.
Donc je réitère ma question : qui ?