Parce que dans certains cas, ce qui apparaît comme ton libre choix est en réalité un diktat imposé par la menace, le chantage, la pression, voire la force. C'est contre cela que la SACEM protège ses membres (en restreignant il est vrai leur liberté de choix et en leur imposant de faire l'apport de l'intégralité de leurs oeuvres : elle leur interdit ainsi d'aller se prostituer).TOTORESK a écrit : mais sur la gestion collective ,je ne dis pas qu'il " faudrait-il empêcher que quelqu'un d'autre gère "à ta place" " , pour te reprendre , mais pourquoi faudrait il m'empecher de gerer moi meme? ; le libre doit (a mes yeux) pouvoir donner le choix.
Je pense qu'il faut en finir avec cette thématique de la liberté et du choix. De quelle liberté et de quel choix parle-t-on ? De la liberté d'aller se faire exploiter par un publicitaire véreux ? De quel choix ? Juste un exemple en dehors de la musique, pour bien me faire comprendre : choisir entre plusieurs opérateurs téléphoniques, c'est ça, la liberté ? Ben moi, je préférerais un service public monopolistique du téléphone.
Je n'ai pas choisi la musique libre pour exercer d'illusoires libertés mais au contraire pour m'affranchir dans mon activité musicale des faux choix de l'univers marchand.
Quant à l'exemple que tu donnes d'une illustration sonore dans une galerie d'art, c'est effectivement un exemple pertinent. Tu peux légitimement considérer, même si tu as une clause NC, et même si le peintre vend ses toiles, que tu soutiens bénévolement une activité culturelle et faire exception à ladite clause. La SACEM, dans le même cas, ne voudrait rien savoir, c'est vrai. Car la règle collective qu'elle impose est moins souple que ton choix individuel. Du point de vue des auteurs inscrits à la SACEM, et qui désirent faire commerce de leurs oeuvres, c'est un renoncement à une liberté en échange d'une protection (contre les abus de position dominante). On dira aussi que si le peintre vend ses oeuvres, et que la galerie prend sa com, tout ce beau monde peut bien partager aussi un peu de ses gains avec l'auteur de la musique.
Bref, je pense que ce n'est vraiment pas sur le terrain de la liberté individuelle que l'on trouve les vrais enjeux de la musique libre.