non non on est tout à fait d'accord mankind
mes amies ne se plaignent absolument pas de la sacem

là c'est le président du syndicat alsacien machin - d'où l'importance de ne pas dire "eux",, parce que "eux", je veux dire, chacun d'entre eux pris un par un, suis pas sûr qu'ils en pensent comme leur porte parole
m'enfin..
Le problème des professions dans ce genre, disons les indépendants et les libéraux, c'est que la moyenne des revenus ne signifie absolument rien.. Les populations salariés sont un peu plus homogènes sans doute si on prend une profession donnée (quoique.. Il y a une grande différence aujourd'hui entre un prof propriétaire héritier, qui ne paye pas de loyer, et un prof sans patrimoine par exemple. La plupart des études montrent d'ailleurs que les différences de revenus ne font pas une si grande différence (à l'exception évidemment des revenus hallucinants de quelques uns). L'observatoire des inégalités publient régulièrement des études effarantes sur ces sujets.. Le plus effarant est que ça ne fasse pas bouger un peu plus les gens qui sont en bas de l'échelle. L'immense différence se fait au niveau du patrimoine :
http://www.inegalites.fr/spip.php?article611&id_mot=77*
c'est édifiant (et moi qui ait le malheur d'être sans aucun patrimoine et c'est pas demain la veille que je m'en constituerais un, je suis assez vénère..
dans les professions indépendantes ou libérales donc, c'est impressionnant les différences : psychanalyste dans une petite ville pauvre de province, ça n'a rien à voir avec un cabinet rive gauche à Paris (il m'arrive de prendre des patients à 20 euros voire moins, dans certains cabinets parisiens, c'est au minimum dix fois plus..) : même chose chez les médecins, des disparités incroyables : du coup, quand les syndicats réclament 1 euro de plus la séance tous les ans, y'en a qui, gagnant déjà beaucoup, en profitent quand même.. Chez les agriculteurs c'est extraordinaire : on ne peut pas parler de crise sans corriger immédiatement : certains sont fort bien lotis, crise ou pas, d'autres survivent en permanence au bord de la ruine, avec des revenus en dessous du seuil de pauvreté pour un boulot dingue. etc etc Et je ne parle pas de tous ceux qui donnent le change en accumulant les dettes, et qui finissent surrendettés, et accablés de honte.
le problème donc, c'est qu'on ne peut pas dire "eux" (les médecins, les psys, les coiffeurs, les podologues etc..)
m'enfin.. plus généralement, le sort qu'on fait aux plus pauvres dans ce pays est une ignominie, quand on le compare au sort qu'on fait aux plus riches..
Les comptes d'apothicaire de la sacem, les revendications débiles du président du syndicat des coiffeurs, l'art de la chipoterie à la jamendo et aimsa, les appels aux dons de certains, sont franchement indécents, mais quand on voir l'indécence de la politique de ce gouvernement, difficile de s'indigner sérieusement. (surtout que la méthode : "chacun revendique son bout de gras", est inefficace au bout du compte, les petits ruisseaux ne formant pas en la matière de grandes rivières.. Et que c'est surtout la technique préférée de notre président depuis le début, diviser pour mieux régner. )