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La SACEM ne passera pas par moi.
La SACEM ne passera pas par moi.
(Bonjour les gens).
Oui, mais pourquoi donc ?
Tiens, voila une question qu'elle est bonne et dont je n'ai toujours pas la réponse formelle.
Cela fait maintenant environ 3 ans, voire un peu plus, que la vie, le temps, etc., me tiennent éloigné des forums et de l'activité, au sens large, autour de la musique en libre diffusion.
Honte sur moi, mais je me suis bien marré et ça continue encore, je trainais sur MySp@ce et Facebook où qu'on se fait plein d'amis.
Un constat : lorsque je trainais sur Artlibre.org et sur Dogmazic, il semblait évident que le monde ne parlait plus que de licences libres (en plus, je suis informaticien, ce qui n'arrange rien), mais force est de constater que de l'autre côté : on s'en tape le coquillard.
Sans rire (enfin, si : ceux qui touche un peu de SACEM me regarde avec un sourire).
Je lis ici ou là "attention, la SACEM veut pas que tu mettes TA musique sur TON site, etc., etc."
Me demande bien si ladite SACEM attaque les profils MySp@ce qui sont pour la plupart hors-la-loi.
Les groupes s'en tapent.
Je lis ici ou là "tu mets ta musqiue en libre diffusion et tu peux te faire de la thune en jouant live et en vendant des CDs et des tee-shirts."
Bin voyons.
Au pays de Candy, sans doute.
Si quelqu'un connait connait un bar qui paye (même mal), je suis preneur.
Parce que c'est pas 2 tee-shirts et un CD qui vont mettre du beurre dans les épinards.
Remarquez, je m'en fiche, j'ai un métier qui paye.
J'ai croisé sur MySp@ce et Facebook des artistes qui ont touché (beaucoup, pas mal) et encore un peu de la SACEM, d'autres qui "commencent à toucher", et toute une floppée qui ne touchent rien... rien, comme dans le monde des licences libres.
Donc : si je ne suis pas bon, si je ne sais pas me vendre, si je correspond pas, etc., y a pas de raisons pour que je touche plus ou que je touche moins avec l'une ou l'autre des formules.
Je lis ici ou là "faut j'écrive à tel site qui utilise ma musique pour essayer de tenter de signer un contrat avec lui, etc."
Ce serait quand même plus simple si un organisme s'en occupait...
Un organisme qui aurait des frais de fonctionnement, etc.
Genre, une SACEM.
Bref.
J'ai retrouvé récemment un ami de trente ans (ah MySp@ce...) devenu depuis producteur.
Ledit producteur me dit en gros "j'aime bien c'que tu fais (avec Natural Sheen), mais si on fait un truc ensemble viens pas me parler de CC : soyons sérieux. La SACEM n'est pas un organe du Capital, c'est tip-top, ça protège de manière optimale même les plus petits, etc."
Et là, et j'en appelle à vous tous, je me dis que, finalement, je ne suis pas certain d'avoir des arguments solides pour le persuader (à part "j'suis un rebelle : fuck da SACEM !".
Voial.
Après toutes ces années passées loin de vous, je suis preneur d'arguments...
See you soon on da moon!
Patric(k).
Oui, mais pourquoi donc ?
Tiens, voila une question qu'elle est bonne et dont je n'ai toujours pas la réponse formelle.
Cela fait maintenant environ 3 ans, voire un peu plus, que la vie, le temps, etc., me tiennent éloigné des forums et de l'activité, au sens large, autour de la musique en libre diffusion.
Honte sur moi, mais je me suis bien marré et ça continue encore, je trainais sur MySp@ce et Facebook où qu'on se fait plein d'amis.
Un constat : lorsque je trainais sur Artlibre.org et sur Dogmazic, il semblait évident que le monde ne parlait plus que de licences libres (en plus, je suis informaticien, ce qui n'arrange rien), mais force est de constater que de l'autre côté : on s'en tape le coquillard.
Sans rire (enfin, si : ceux qui touche un peu de SACEM me regarde avec un sourire).
Je lis ici ou là "attention, la SACEM veut pas que tu mettes TA musique sur TON site, etc., etc."
Me demande bien si ladite SACEM attaque les profils MySp@ce qui sont pour la plupart hors-la-loi.
Les groupes s'en tapent.
Je lis ici ou là "tu mets ta musqiue en libre diffusion et tu peux te faire de la thune en jouant live et en vendant des CDs et des tee-shirts."
Bin voyons.
Au pays de Candy, sans doute.
Si quelqu'un connait connait un bar qui paye (même mal), je suis preneur.
Parce que c'est pas 2 tee-shirts et un CD qui vont mettre du beurre dans les épinards.
Remarquez, je m'en fiche, j'ai un métier qui paye.
J'ai croisé sur MySp@ce et Facebook des artistes qui ont touché (beaucoup, pas mal) et encore un peu de la SACEM, d'autres qui "commencent à toucher", et toute une floppée qui ne touchent rien... rien, comme dans le monde des licences libres.
Donc : si je ne suis pas bon, si je ne sais pas me vendre, si je correspond pas, etc., y a pas de raisons pour que je touche plus ou que je touche moins avec l'une ou l'autre des formules.
Je lis ici ou là "faut j'écrive à tel site qui utilise ma musique pour essayer de tenter de signer un contrat avec lui, etc."
Ce serait quand même plus simple si un organisme s'en occupait...
Un organisme qui aurait des frais de fonctionnement, etc.
Genre, une SACEM.
Bref.
J'ai retrouvé récemment un ami de trente ans (ah MySp@ce...) devenu depuis producteur.
Ledit producteur me dit en gros "j'aime bien c'que tu fais (avec Natural Sheen), mais si on fait un truc ensemble viens pas me parler de CC : soyons sérieux. La SACEM n'est pas un organe du Capital, c'est tip-top, ça protège de manière optimale même les plus petits, etc."
Et là, et j'en appelle à vous tous, je me dis que, finalement, je ne suis pas certain d'avoir des arguments solides pour le persuader (à part "j'suis un rebelle : fuck da SACEM !".
Voial.
Après toutes ces années passées loin de vous, je suis preneur d'arguments...
See you soon on da moon!
Patric(k).
Re: La SACEM ne passera pas par moi.
salut,
"Parce que c'est pas 2 tee-shirts et un CD qui vont mettre du beurre dans les épinards.
Remarquez, je m'en fiche, j'ai un métier qui paye. .."
Mais si tu as un metier qui paye pourquoi vouloir absolument faire des tunes avec ta musique?
beaucoup d'artistes font ça par plaisir , d'autre pour "mettre le beurre dans les épinards" , mais au bout du compte les questions que tu te poses dépendent tout d'abord du "pourquoi on fait de la musique?" "qu'es qui motive chacun a jouer en public?" .....la reconnaissance?le plaisir? l'argent?le partage?
En fonction de cela il y a plusieurs optiques....
"Parce que c'est pas 2 tee-shirts et un CD qui vont mettre du beurre dans les épinards.
Remarquez, je m'en fiche, j'ai un métier qui paye. .."
Mais si tu as un metier qui paye pourquoi vouloir absolument faire des tunes avec ta musique?
beaucoup d'artistes font ça par plaisir , d'autre pour "mettre le beurre dans les épinards" , mais au bout du compte les questions que tu te poses dépendent tout d'abord du "pourquoi on fait de la musique?" "qu'es qui motive chacun a jouer en public?" .....la reconnaissance?le plaisir? l'argent?le partage?
En fonction de cela il y a plusieurs optiques....
Re: La SACEM ne passera pas par moi.
Hello Totoresk,
Mon problème à moi, si c'est un problème, c'est de répondre à un producteur qui va peut-être produire un objet physique, me trouver deux trois dates très sympathiques, que sais-je, et qui me dit "CC ? soyons sérieux"...
See ya!
Tu as raison : je me suis mal exprimé ; je me mettais dans la peau d'un de ceux que je croise et dont la musique est aussi le "métier".TOTORESK a écrit :Mais si tu as un metier qui paye pourquoi vouloir absolument faire des tunes avec ta musique?
Mon problème à moi, si c'est un problème, c'est de répondre à un producteur qui va peut-être produire un objet physique, me trouver deux trois dates très sympathiques, que sais-je, et qui me dit "CC ? soyons sérieux"...
Euh... Bin tout ça, non ? Y compris l'argent : quand je joue, ça me coûte de la baby-sitter...TOTORESK a écrit :au bout du compte les questions que tu te poses dépendent tout d'abord du "pourquoi on fait de la musique?" "qu'es qui motive chacun a jouer en public?" .....la reconnaissance?le plaisir? l'argent?le partage?
See ya!
Re: La SACEM ne passera pas par moi.
"Euh... Bin tout ça, non ? Y compris l'argent : quand je joue, ça me coûte de la baby-sitter..."
oui , et justement si ta réponse c'est "par plaisir" c'est clair que n'avoir a sortir aucun frais pour pouvoir s'amuser , y compris des frais de baby-sitter c'est claire que ça serai mieux ....
"Mon problème à moi, si c'est un problème, c'est de répondre à un producteur qui va peut-être produire un objet physique, me trouver deux trois dates très sympathiques, que sais-je, et qui me dit "CC ? soyons sérieux"... "
je ne sais pas si c'est très pertinent et si ton "producteur" est ouvert , mais peut être voir avec l'assoce musique libre! pour réussir a convaincre ton producteur que oui , les licences libres c'est du sérieux...ça reste a argumenter , certes ......mais il y a des gens mieux calés que moi pour t'apporter un bon soutien d'argumentation sur ce sujet......
Mais ça serai bien d'avoir son argumentation , a lui , pour comprendre pourquoi l'adhésion sacem coule de sens de son point de vue....Et pourquoi ,pour lui , les licences libres ne seraient pas sérieuses...?
c'est la qu'on se rend compte que musique libre a un rôle important a jouer auprès des artistes qui souhaiteraient au fond d'eux-même pouvoir utiliser les licences libres(si je peut me permettre d'imaginer avoir cerné ta position) mais qui se retrouve devant un mur qui prône la gestion collective pour pouvoir t'offrir une évolution dans ta pratique artistique........
mais comme tu le souligne les mentalités n'évoluent pas tel qu'on en reverrai .....
oui , et justement si ta réponse c'est "par plaisir" c'est clair que n'avoir a sortir aucun frais pour pouvoir s'amuser , y compris des frais de baby-sitter c'est claire que ça serai mieux ....
"Mon problème à moi, si c'est un problème, c'est de répondre à un producteur qui va peut-être produire un objet physique, me trouver deux trois dates très sympathiques, que sais-je, et qui me dit "CC ? soyons sérieux"... "
je ne sais pas si c'est très pertinent et si ton "producteur" est ouvert , mais peut être voir avec l'assoce musique libre! pour réussir a convaincre ton producteur que oui , les licences libres c'est du sérieux...ça reste a argumenter , certes ......mais il y a des gens mieux calés que moi pour t'apporter un bon soutien d'argumentation sur ce sujet......
Mais ça serai bien d'avoir son argumentation , a lui , pour comprendre pourquoi l'adhésion sacem coule de sens de son point de vue....Et pourquoi ,pour lui , les licences libres ne seraient pas sérieuses...?
c'est la qu'on se rend compte que musique libre a un rôle important a jouer auprès des artistes qui souhaiteraient au fond d'eux-même pouvoir utiliser les licences libres(si je peut me permettre d'imaginer avoir cerné ta position) mais qui se retrouve devant un mur qui prône la gestion collective pour pouvoir t'offrir une évolution dans ta pratique artistique........
mais comme tu le souligne les mentalités n'évoluent pas tel qu'on en reverrai .....
- incaudavenenum
- Messages : 843
- Inscription : 18 mai 2006, 21:07
Re: La SACEM ne passera pas par moi.
Tout à fait. Il est effectivement bon de le rappeler parfois. Le musicien, il veut avant tout faire de la musique, et que celle-ci soit entendue. Le reste, il s'en cogne. Le mélomane, lui, il veut écouter de la musique qu'il aime. Le reste, il s'en cogne.dibp a écrit : Un constat : lorsque je trainais sur Artlibre.org et sur Dogmazic, il semblait évident que le monde ne parlait plus que de licences libres (en plus, je suis informaticien, ce qui n'arrange rien), mais force est de constater que de l'autre côté : on s'en tape le coquillard.
A nous, militants du libre, de prouver aux premiers que la libre diffusion non seulement n'empêche pas la création mais la favorise, et aux seconds qu'il y a dans la musique en libre diffusion de quoi étancher leur soif. Et puis aussi que ce faisant, on change le monde, mais bon.
Après ça, il y en aura encore un paquet qui s'en taperont le coquillard et préféreront les délices insipides et abrutissants de la fausse communication des réseaux "sociaux" (social mon cul) et du marketing 2.0. Bon ben tant pis.
Cet argument est effectivement un peu jésuite. Car il est vrai que la SACEM n'attaque pas ses propres adhérents. Il m'est arrivé de m'en servir pour promouvoir la libre diffusion auprès de musiciens qui n'en avaient jamais entendu parler. Je conviens avec toi que non seulement l'argument est finalement spécieux, mais que les groupes assurément s'en tapent.dibp a écrit :Je lis ici ou là "attention, la SACEM veut pas que tu mettes TA musique sur TON site, etc., etc."
Me demande bien si ladite SACEM attaque les profils MySp@ce qui sont pour la plupart hors-la-loi.
Les groupes s'en tapent.
En même temps, une interdiction qui n'est pas appliquée, cela relève du bon vouloir (ou du laxisme, selon le point de vue) de celui qui a fait le règlement. Ce n'est donc pas tout à fait du même ordre qu'une liberté dûment établie.
C'est dire qu'en critiquant la SACEM, on se situe moins dans ce cas du côté de l'intérêt pratique que de celui de l'éthique. Tu me diras que la plupart des gens ne pensent qu'à leur intérêt pratique, et bien peu aux grands principes, à l'intérêt général et à l'éthique. Et les artistes souvent égocentriques, parfois incultes et bas du front (ce qui n'enlève rien au talent), ne sont pas mieux lotis que la moyenne. Sans parler de la lol-génération. Mais on peut toutefois essayer de temps en temps d'élever un peu le débat, non ?
Très juste. J'ai toujours trouvé cet argument empli de mauvaise foi, et pour tout dire dangereux. Personnellement, je suis musicien, pas presseur de CD, et encore moins fabricant de T-shirts. Et si on renonce au financement par les droits d'auteur au profit d'un financement par la vente de T-shirts fabriqués en Chine, je vois pas où est le progrès.dibp a écrit :Je lis ici ou là "tu mets ta musqiue en libre diffusion et tu peux te faire de la thune en jouant live et en vendant des CDs et des tee-shirts."
Bin voyons.
Au pays de Candy, sans doute.
Si quelqu'un connait connait un bar qui paye (même mal), je suis preneur.
Parce que c'est pas 2 tee-shirts et un CD qui vont mettre du beurre dans les épinards.
Remarquez, je m'en fiche, j'ai un métier qui paye.
C'est pour la même raison que je suis toujours mal à l'aise quand on me vante les vertus du mécénat. Le paiement de droits d'auteur a précisément permis aux artistes de se libérer de la tutelle des mécènes. Je ne souhaite certainement pas en revenir là.
Je pense donc qu'il faut cesser de faire croire (ce que personne ne croit, d'ailleurs) qu'un auteur en libre diffusion peut vivre de son art. Ceux qui y parviennent peut-être (du genre Nine Inch Nails), s'appuient sur un succès déjà acquis dans le cadre du copyright. Mais il faut aussi rappeler que, pour la très grande majorité des auteurs, la SACEM ne procure pas non plus de quoi vivre, et même pas un peu de beurre dans les épinards.
Parfaitement.dibp a écrit :J'ai croisé sur MySp@ce et Facebook des artistes qui ont touché (beaucoup, pas mal) et encore un peu de la SACEM, d'autres qui "commencent à toucher", et toute une floppée qui ne touchent rien... rien, comme dans le monde des licences libres.
Donc : si je ne suis pas bon, si je ne sais pas me vendre, si je correspond pas, etc., y a pas de raisons pour que je touche plus ou que je touche moins avec l'une ou l'autre des formules.
Mais quelle est la solution ?
A très long terme :
Qu'un revenu universel de vie permette à tous les citoyens de vivre. Et que ceux qui se sentent une fibre artistique utilisent leur temps libre pour créer. Ça, c'est l'idéal.
A très court terme :
Ben si tu veux vraiment vivre de ta musique, ou si tu veux gagner suffisamment pour lancer des projets très coûteux, tu te démerdes pour trouver ta place sur le marché, et là, tu t'inscris à la SACEM, et t'as intérêt à ce que le marché veuille bien de toi, sinon, faudra quand-même que t'ailles pointer à l'usine, et tu ne pourras même pas te consoler en faisant légalement cadeau de ta musique à la terre entière. Ou alors, tu restes "musicien du dimanche", comme disent les sacémeux, et tu fais une croix sur l'idée de vivre de ton art, parce que finalement, t'es plutôt content comme ça. Bienvenue au club.
A moyen terme :
Tu milites pour qu'une gestion mutualiste des droits d'auteur puisse voir le jour. Au lieu de te faire des amis sur Facebook ou Myspace, tu participes à des projets collectifs avec mise en commun des ressources, implication intelligente du public... Eventuellement, tu fais pression sur la SACEM pour qu'elle cesse de considérer la musique uniquement comme une marchandise : perception des droits d'auteur sur les utilisations commerciales et non plus sur les diffusions publiques. Ainsi, ceux qui veulent soutirer un peu de fric au marché pourront le faire, mais la musique sera tout de même un "bien commun".
Entièrement d'accord avec toi. Pour percevoir des droits d'auteur, y a pas mieux que la SACEM (sauf que le gâteau est limité et que bien peu nombreux sont ceux qui en auront une part). Parler de "gestion individuelle" comme on le fait (trop souvent à mon avis), n'a de sens que s'il n'y a rien d'autre à gérer que du droit moral (et encore).dibp a écrit :Je lis ici ou là "faut j'écrive à tel site qui utilise ma musique pour essayer de tenter de signer un contrat avec lui, etc."
Ce serait quand même plus simple si un organisme s'en occupait...
Un organisme qui aurait des frais de fonctionnement, etc.
Genre, une SACEM.
S'il s'agit de percevoir un revenu au titre des droits d'auteur, seul un organisme collectif a une chance de récolter quelque chose et de créer un rapport de force favorable face aux utilisateurs commerciaux. L'auteur qui vient individuellement réclamer ses droits d'auteur à une entreprise se fera toujours chier sur la gueule.
Ton ami a raison dans la mesure où la SACEM te protège effectivement (grâce à son monopole et à son exclusivité)... contre toi-même ! Puisqu'elle t'interdit de vendre ta musique au rabais ou de la céder pour que dalle. Il est en revanche victime d'un conformisme très répandu qui fait que les "pros" ne veulent traiter qu'avec des gens qui sont à la SACEM parce que selon eux ça fait pro. Parce qu'en réalité, ton producteur, s'il te "signe", investit du pognon dans ta musique. Il doit ensuite vendre celle-ci pour rentrer dans ses fonds et faire son bénef. Il faut juste qu'il se démerde pour vendre assez.dibp a écrit : J'ai retrouvé récemment un ami de trente ans (ah MySp@ce...) devenu depuis producteur.
Ledit producteur me dit en gros "j'aime bien c'que tu fais (avec Natural Sheen), mais si on fait un truc ensemble viens pas me parler de CC : soyons sérieux. La SACEM n'est pas un organe du Capital, c'est tip-top, ça protège de manière optimale même les plus petits, etc."
Quel rapport avec la SACEM ? A moins qu'il ne veuille être aussi ton éditeur... et là, il a effectivement grandement intérêt à ce que tu sois à la SACEM.
Tout dépend de ce à quoi tu aspires. Si tu as le désir de toucher des droits d'auteur, et l'espoir que ta musique se vende suffisamment pour cela, alors effectivement, ton intérêt pratique serait plutôt d'adhérer à la SACEM.dibp a écrit :Et là, et j'en appelle à vous tous, je me dis que, finalement, je ne suis pas certain d'avoir des arguments solides pour le persuader (à part "j'suis un rebelle : fuck da SACEM !".
Si en revanche tu te soucies de l'intérêt des mélomanes plus que de l'idée de vivre de ton art, que tu refuses que ta musique soit considérée uniquement comme une marchandise, que tu veux pouvoir diffuser à ta guise, alors reste en libre diffusion. Cela n'empêchera nullement ton producteur de vendre la musique qu'il aura produite. Que tu sois à la SACEM ou pas ne change rien pour lui.
Re: La SACEM ne passera pas par moi.
Sauf ...incaudavenenum a écrit : Tout à fait. Il est effectivement bon de le rappeler parfois. Le musicien, il veut avant tout faire de la musique, et que celle-ci soit entendue. Le reste, il s'en cogne. Le mélomane, lui, il veut écouter de la musique qu'il aime. Le reste, il s'en cogne.
A nous, militants du libre, de prouver aux premiers que la libre diffusion non seulement n'empêche pas la création mais la favorise, et aux seconds qu'il y a dans la musique en libre diffusion de quoi étancher leur soif. Et puis aussi que ce faisant, on change le monde, mais bon.
Après ça, il y en aura encore un paquet qui s'en taperont le coquillard et préféreront les délices insipides et abrutissants de la fausse communication des réseaux "sociaux" (social mon cul) et du marketing 2.0. Bon ben tant pis.
Sauf que...
on peut se taper tous les coquillards de la planète, les siens et même ceux des autres,
il n'en reste pas moins que ces échanges sont cadrés par le droit.
Si l'artiste ne respecte pas cela il peut mettre le public en porte à faux
Si le mélomane s'en tape, il risque un retour de manivelle.
Retour potentiel, très potentiel puisque que la "tolérance" ou le "j'men foutisme" ambiant ne participe pas a communiquer clairement sur les droits et devoirs usuels de chacun.
Et c'est en me mordant les lèvres que je dirais que c'est peut etre grace à un hadopi efficient que les tout le monde prendra la chose un peu plus au sérieux et que l'on s'en tapera moins la coquillette.
Re: La SACEM ne passera pas par moi.
Réponses intéressantes...
A digérer...
Je me rends compte malgré tout du manque de clarté de mon message initial : j'ai pris plusieurs casquettes (celle de celui a qui la SACEM aurait déjà versé, celle de celui qui aimerait faire de la musique son métier, etc.)
Il n'en reste pas moins qu'il semble que l'on puisse faire un parallèle avec le monde du logiciel en libre diffusion : la thune se gagne en exerçant un métier à côté (ou en s'adjoignant les services d'un tiers qui exerce ce métier). Je veux dire : j'écris un logiciel, je le mets en libre diffusion, ça ne me rapporte rien (le plaisir, quand même, la reconnaissance, peut-être) et je deviens auteur d'un manuel, ou formateur == Je ponds un disque et je deviens merchandiser.
Ca me rappelle un concert GRATUIT récent où le type venu du Japon nous a fait 5 minutes sur le fait qu'on pouvait trouver ses CDs et des répliques de ses bijoux à la sortie de la salle...
Je noircis ?
A digérer...
Je me rends compte malgré tout du manque de clarté de mon message initial : j'ai pris plusieurs casquettes (celle de celui a qui la SACEM aurait déjà versé, celle de celui qui aimerait faire de la musique son métier, etc.)
Il n'en reste pas moins qu'il semble que l'on puisse faire un parallèle avec le monde du logiciel en libre diffusion : la thune se gagne en exerçant un métier à côté (ou en s'adjoignant les services d'un tiers qui exerce ce métier). Je veux dire : j'écris un logiciel, je le mets en libre diffusion, ça ne me rapporte rien (le plaisir, quand même, la reconnaissance, peut-être) et je deviens auteur d'un manuel, ou formateur == Je ponds un disque et je deviens merchandiser.
Ca me rappelle un concert GRATUIT récent où le type venu du Japon nous a fait 5 minutes sur le fait qu'on pouvait trouver ses CDs et des répliques de ses bijoux à la sortie de la salle...
Je noircis ?
Re: La SACEM ne passera pas par moi.
Ce que je me tue à dire c'est :
les licences libres ne sont en rien un moyen de gagner de l'argent avec sa musique
(je ne suis pas sûr que la sacem le soit non plus d'ailleurs : si vous êtes un artiste inconnu et que personne n'a envie de dépenser des thunes pour jouir de votre création, quelle qu'en soit les raisons, ben la sacem ne vous donnera rien non plus
La plaie pour les licences libres, c'est d'être obligé de répondre à une problématique pour laquelle nous n'avons jamais eu aucune réponse sérieuse, et de croire qu'en face il y aurait des réponses sérieuses
ce n'est pas de s'inscrire à la sacem ou d'adopter une licence art libre qui fait le succès.
Point barre
ce thème est un thème que les tenants du système (le gouvernement, les majors, et bien des gens à leur insu, nous y compris quand nous écrivons durant des pages entières sur le sujet : "comment gagner de l'argent avec la musique", les auditeurs, enfin bref, quasiment tout le monde) ont réussi à imposer
Le problème c'est que les gens du libre ont eu trop tendance ces derniers temps à réagir au quart de tour et à s'inscrire dans cette discussion en défendant les licences libres. Ce qui est stupide : nous ne sommes pas responsables du fait que beaucoup de musiciens ne peuvent pas gagner de l'argent avec leur musique.
Nous finissons par adopter et la logique et la grammaire et le vocabulaire des gens qui tiennent à ce système, qui inventent des mahcins genre hadopi, ou qui défendent la logique de PAYER POUR JOUIR
je répète ça depuis 2001
en vain
sur le fond, ce que j'en pense est là :
http://outsiderland.com/dissemination/?p=86
pour les paresseux ou ceux qu ont autre chose à faire que de lire cette littérature accablante, je redonne ma conclusion :
les licences libres ne sont en rien un moyen de gagner de l'argent avec sa musique
(je ne suis pas sûr que la sacem le soit non plus d'ailleurs : si vous êtes un artiste inconnu et que personne n'a envie de dépenser des thunes pour jouir de votre création, quelle qu'en soit les raisons, ben la sacem ne vous donnera rien non plus
La plaie pour les licences libres, c'est d'être obligé de répondre à une problématique pour laquelle nous n'avons jamais eu aucune réponse sérieuse, et de croire qu'en face il y aurait des réponses sérieuses
ce n'est pas de s'inscrire à la sacem ou d'adopter une licence art libre qui fait le succès.
Point barre
ce thème est un thème que les tenants du système (le gouvernement, les majors, et bien des gens à leur insu, nous y compris quand nous écrivons durant des pages entières sur le sujet : "comment gagner de l'argent avec la musique", les auditeurs, enfin bref, quasiment tout le monde) ont réussi à imposer
Le problème c'est que les gens du libre ont eu trop tendance ces derniers temps à réagir au quart de tour et à s'inscrire dans cette discussion en défendant les licences libres. Ce qui est stupide : nous ne sommes pas responsables du fait que beaucoup de musiciens ne peuvent pas gagner de l'argent avec leur musique.
Nous finissons par adopter et la logique et la grammaire et le vocabulaire des gens qui tiennent à ce système, qui inventent des mahcins genre hadopi, ou qui défendent la logique de PAYER POUR JOUIR
je répète ça depuis 2001
en vain
sur le fond, ce que j'en pense est là :
http://outsiderland.com/dissemination/?p=86
pour les paresseux ou ceux qu ont autre chose à faire que de lire cette littérature accablante, je redonne ma conclusion :
5° si l’on veut améliorer la situation des auteurs, il faut améliorer la situation sociale générale
C’est pourquoi les artistes, et ceux qui prétendent les défendre, devraient arrêter de réclamer un privilège et s’engager dans les luttes sociales au côté de tous les citoyens. Le meilleur moyen de favoriser la création dans ce pays, c’est d’améliorer les conditions de vie en général, par exemple augmenter les salaires, créer des aides sociales décentes (est-il normal que les allocations dans ce pays soient explicitement en dessous des revenus correspondant au seuil de pauvreté ? N’est-ce pas une manière d’accepter le fait que des millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté ?)
Bref : la question des revenus des créateurs devrait être noyée à mon sens sous les questionnements relatifs aux revenus des citoyens en général. Les citoyens-artistes pauvres, à l’approche d’un hiver 2007 que nous sommes nombreux à espérer « agité » sur le plan social, pourraient tout à fait s’engager politiquement dans ces futurs et inévitables conflits. Ils pourront le faire en tant que travailleurs ou en tant que chômeurs ou RMIstes, ce serait sans doute plus efficace qu’en tant qu’intermittents du spectacle ou qu’en tant que créateurs. À l’heure où le gouvernement en place adopte délibérément une attitude visant à diviser pour mieux régner, en multipliant les boucs émissaires (chômeurs, RMIstes, étrangers, délinquants, dans un amalgame qui fait craindre le pire, si tant est que le pire ne soit pas déjà de fait, dans les consciences d’une partie de la population, advenu), en sectarisant le traitement social, ou en tirant tout le monde vers le bas, en favorisant les plus riches, qui n’avaient pas besoin de ça, nous devons plus que jamais dépasser le sectarisme, nous efforcer de bâtir des actions collectives, issues d’une concertation portant à la fois sur nos intérêts singuliers et communs.
En quelques mots : l’indignation que suscite la situation des créateurs pauvres, dont certains sont géniaux (et l’histoire de la musique ne manque pas de ces Jackson C. Franck qui finirent à la rue, de ces génies de la soul music exploités par des producteurs véreux et contraints à une misère scandaleuse, à ces song writers magnifiques dont le quotidien consiste à vendre des pizzas entre deux concerts pour survivre), certains médiocres, mais qu’importe, cette indignation donc, devrait engendrer un véritable engagement politique dans le sens le plus large du terme. Les débats récurrents sur les téléchargements légaux ou illégaux, les arguties des uns et des autres sur la crise supposée (et en réalité tout à fait irréelle, car on n’a jamais écrit autant de musique qu’aujourd’hui) de la création, les vêtements éthiques dans lesquels nos dirigeants (et les actionnaires qui leur dictent leurs discours dans les couloirs de l’Assemblée) se drapent : « il faut sauver la création » et autres fadaises, tout ceci ne représente qu’un écran destiné à capter l’attention des mélomanes et des créateurs eux-mêmes, afin de leur faire croire qu’on se soucie réellement de leur cas, et de les détourner d’un engagement politique digne de ce nom.
Re: La SACEM ne passera pas par moi.
et la sacem je m'en branle complet
sauf que.
ce serait bien qu'elle fasse son travail jusqu'au bout, c'est-à-dire en sanctionnant ses membres qui agissent contrairement au règlement de la société à qui ils doivent tellement
ou bien que la dite société changent clairement son règlement intérieur pour être cohérente
je suis pour la suppression de toutes ces pages myspace tout à fait illégales si on prend au sérieux le RI de la sacem et qu'on leur foute des grosses amendes au cul à ces putains d'artistes

(edit : ha oui, pour l'abruti qui ne comprend rien : JE PLAISANTE ! je mù'en fiche vraiment en fait, mais c'est vrai que l'intérêt du libre, ce serait que la sacem soit un peu plus cohérente et claire d'une manière ou d'une autre)
sauf que.
ce serait bien qu'elle fasse son travail jusqu'au bout, c'est-à-dire en sanctionnant ses membres qui agissent contrairement au règlement de la société à qui ils doivent tellement
ou bien que la dite société changent clairement son règlement intérieur pour être cohérente
je suis pour la suppression de toutes ces pages myspace tout à fait illégales si on prend au sérieux le RI de la sacem et qu'on leur foute des grosses amendes au cul à ces putains d'artistes
(edit : ha oui, pour l'abruti qui ne comprend rien : JE PLAISANTE ! je mù'en fiche vraiment en fait, mais c'est vrai que l'intérêt du libre, ce serait que la sacem soit un peu plus cohérente et claire d'une manière ou d'une autre)
- incaudavenenum
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Re: La SACEM ne passera pas par moi.
@ dibp :
Ce qui serait intéressant, c'est que tu nous dises quels sont les arguments invoqués par ton pote producteur. Qu'est-ce qui l'empêche de bosser avec toi si tu n'es pas à la SACEM ?
Si c'est juste que ça ne fait pas "sérieux" de ne pas y être, c'est assez pauvre.
Ce qui serait intéressant, c'est que tu nous dises quels sont les arguments invoqués par ton pote producteur. Qu'est-ce qui l'empêche de bosser avec toi si tu n'es pas à la SACEM ?
Si c'est juste que ça ne fait pas "sérieux" de ne pas y être, c'est assez pauvre.