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Je suis venu vous dire que je m'en vais...
Je suis venu vous dire que je m'en vais...
Je crois que je vais bientôt partir d'ici, disparaître du net, faire place net quoi (mdr), tirer ma révérence. Une sorte de suicide virtuel quoi (pas d'affolement, seulement virtuel j'ai dit !!!!).
Tout cela, tous ces morceaux mis en ligne, tous ces posts, ces textes, ces réflexions, ces doutes, cette soi-disant visibilité, ne servent à rien, sauf à se convaincre qu'on existe.
Même pas à toucher quelqu'un quelque part, comme je le croyais au début.
Tout cela est ridicule en fait : l'impression de se parler à soi-même dans un miroir. Le narcissisme généralisé et poussé à son paroxysme, quoi !
Faut-il en passer par là pour exister en tant que musicien ? Certainement pas.
Je vais continuer la musique, car je ne peux m'en passer.
Mais cesser d'essayer de la transmettre, de la diffuser.
Mes fichiers mp3 resteront désormais sur mon disque dur. Tout au plus sur mon baladeur.
Je chanterai dans mon salon uniquement.
Cette vie virtuelle c'est encore pire que de rester seul chez soi.
Mes 160 amis Facebook que je ne connais pas me donneraient presque un sentiment encore plus aigu d'isolement et de solitude.
Quant à ceux, les vrais, qui me connaissent, s'il en reste, ils ont mon adresse, mon n° de téléphone et savent où me trouver.
People Ignore who i Am, ce pseudo que j'ai choisi il y a près de 15 ans, quand j'ai commencé à diffuser ma musique sur le net, je ne pensais pas qu'il était si bien adapté. On ne peut trouver meilleur nom.
A la fois, l'anonymat et l'indifférence, les deux mamelles du net finalement. L'isolement, l'égocentrisme, "l'ultramoderne solitude" à la mode web 2.0 : des centaines d'"amis" à qui on impose sa petite vie et qui n'en n'ont véritablement rien à braire, tant occupés qu'ils sont à faire pareil....
Il faut lire les échanges insipides et auto-satisfaits sur les murs Facebook, pour mesurer la misère et le degré d'individualisme dans lesquels nous baignons.
L'absolue dérision prétentieuse de penser que ce que l'on crée, que ce que l'on vit, peut intéresser ou toucher quelqu'un, au hasard sur la toile.
J'ai longtemps pensé que cela pourrait faciliter les rencontres musicales, stimuler les échanges artistiques. Après 15 ans, pour être honnête, ça n'a débouché sur quasi rien !
Rien... sauf RSR.
RSR (Revolution Sound Records) est ce qui m'est arrivé de mieux sur la toile. Une expérience de partage à distance, très enrichissante avec des gens jamais rencontrés physiquement, mais généreux et ouverts, créatifs et bourrés de talents divers et variés. Peut-être que je continuerai ou laisserai malgré tout quelque chose de moi là-bas. Je ne sais pas encore. Je vais y réfléchir.
Je vais donc sans doute fermer mes pages et mes comptes sur Dogmazic, Facebook, Blogger, Youtube et Myspace. Je vais retirer tous les morceaux de mon site perso. Supprimer mon adresse email. Disparaître des forums aussi. Enfin, je dis ça, mais je ne sais même pas si je vais y arriver. En tout cas, ne plus perdre mon temps à me persuader d'avoir une activité musicale qui intéresse quelqu'un.
Désolé pour ceux qui ont eu la gentillesse, la patience d'écouter mes bricolages "home-made", pour les rares à qui ma musique a raconté quelque chose. Tous ces anonymes qui ont téléchargé mes trucs et parfois même laissé un gentil commentaire. Tous m'ont touché.
Ils sauront, s'ils le veulent vraiment, trouver le moyen de m'écouter à nouveau. La musique, c'est la vie. Et la vie, la vraie est ailleurs qu'ici.
Tout cela, tous ces morceaux mis en ligne, tous ces posts, ces textes, ces réflexions, ces doutes, cette soi-disant visibilité, ne servent à rien, sauf à se convaincre qu'on existe.
Même pas à toucher quelqu'un quelque part, comme je le croyais au début.
Tout cela est ridicule en fait : l'impression de se parler à soi-même dans un miroir. Le narcissisme généralisé et poussé à son paroxysme, quoi !
Faut-il en passer par là pour exister en tant que musicien ? Certainement pas.
Je vais continuer la musique, car je ne peux m'en passer.
Mais cesser d'essayer de la transmettre, de la diffuser.
Mes fichiers mp3 resteront désormais sur mon disque dur. Tout au plus sur mon baladeur.
Je chanterai dans mon salon uniquement.
Cette vie virtuelle c'est encore pire que de rester seul chez soi.
Mes 160 amis Facebook que je ne connais pas me donneraient presque un sentiment encore plus aigu d'isolement et de solitude.
Quant à ceux, les vrais, qui me connaissent, s'il en reste, ils ont mon adresse, mon n° de téléphone et savent où me trouver.
People Ignore who i Am, ce pseudo que j'ai choisi il y a près de 15 ans, quand j'ai commencé à diffuser ma musique sur le net, je ne pensais pas qu'il était si bien adapté. On ne peut trouver meilleur nom.
A la fois, l'anonymat et l'indifférence, les deux mamelles du net finalement. L'isolement, l'égocentrisme, "l'ultramoderne solitude" à la mode web 2.0 : des centaines d'"amis" à qui on impose sa petite vie et qui n'en n'ont véritablement rien à braire, tant occupés qu'ils sont à faire pareil....
Il faut lire les échanges insipides et auto-satisfaits sur les murs Facebook, pour mesurer la misère et le degré d'individualisme dans lesquels nous baignons.
L'absolue dérision prétentieuse de penser que ce que l'on crée, que ce que l'on vit, peut intéresser ou toucher quelqu'un, au hasard sur la toile.
J'ai longtemps pensé que cela pourrait faciliter les rencontres musicales, stimuler les échanges artistiques. Après 15 ans, pour être honnête, ça n'a débouché sur quasi rien !
Rien... sauf RSR.
RSR (Revolution Sound Records) est ce qui m'est arrivé de mieux sur la toile. Une expérience de partage à distance, très enrichissante avec des gens jamais rencontrés physiquement, mais généreux et ouverts, créatifs et bourrés de talents divers et variés. Peut-être que je continuerai ou laisserai malgré tout quelque chose de moi là-bas. Je ne sais pas encore. Je vais y réfléchir.
Je vais donc sans doute fermer mes pages et mes comptes sur Dogmazic, Facebook, Blogger, Youtube et Myspace. Je vais retirer tous les morceaux de mon site perso. Supprimer mon adresse email. Disparaître des forums aussi. Enfin, je dis ça, mais je ne sais même pas si je vais y arriver. En tout cas, ne plus perdre mon temps à me persuader d'avoir une activité musicale qui intéresse quelqu'un.
Désolé pour ceux qui ont eu la gentillesse, la patience d'écouter mes bricolages "home-made", pour les rares à qui ma musique a raconté quelque chose. Tous ces anonymes qui ont téléchargé mes trucs et parfois même laissé un gentil commentaire. Tous m'ont touché.
Ils sauront, s'ils le veulent vraiment, trouver le moyen de m'écouter à nouveau. La musique, c'est la vie. Et la vie, la vraie est ailleurs qu'ici.
Re: Je suis venu vous dire que je m'en vais...
Si tu continue à faire de la musique, rien ne t'empêche de laisser un petit morceau ici de temps en temps, un peu comme on envoie une carte postale.
a+
a+
Re: Je suis venu vous dire que je m'en vais...
J'ai le plus grand respect pour ta position.
Ça m'a traversé l'esprit bien souvent (si bien que j'ai fini par arrêter d'animer le label que j'avais fondé, enlevé mes morceaux de dogmazic etc..)
Cela dit :
Tes remarques sur la visibilité etc. (et le chapitre sur facebook ou myspace) : perso je n'y ai cru que heu... un ou deux ans. Après les premiers albums publiés sur another record j'ai vite pigé le problème : trop de musique, pas assez de mélomanes. Comme j'aime pas me vendre, j'ai vite laissé tomber (et surtout je me suis rendu compte que le plus grand plaisir que j'avais était dans le processus de création, pas dans ce qui suit.. la promo etc)
le problème de la visibilité, c'est d'y croire
Si on n'y croit pas et si on s'en fiche comme de sa première chaussette, on n'est jamais déçu (et quand on chroniqué dans les inrocks, on s'en fiche aussi du coup, on sait bien que ça ne changera rien à l'essentiel, que tout ça c'est du vent, de la poussière, qu'il vaut mieux placer son narcissisme ailleurs)
sinon :
J'ai écouté ta musique depuis un bout de temps, mais je ne vois pas pourquoi il n'y aurait pas moyen de trouver des gens intéressés pour travailler en ta compagnie. Moi qui suis un bien piètre musicos comparé à toi, je viens de passer un été de fou, durant lequel on a, mon amie Delphine Dora et moi, reçu des musiciens amis, avec qui on a enregistré quatre albums (et à encore ce soir, on a mis en musique des poèmes contemporains avec un type de soixante piges complètement génial, en vue d'un spectacle)
Comment on s'y est pris pour rencontrer tous ces gens ?
Peut-être internet n'a constitué finalement qu'un outil. La plupart de nos amis, on les a rencontré c'est vrai dans le cadre du label, mais d'abord à l'occasion d'un concert, parfois en écoutant une démo, ou bien, comme ce monsieur, dans le cadre d'un atelier d'écriture.
Alors bien sûr, on est surement, bien qu'assez autistes et solitaires, des personnes quand même relativement sociales : disons que j'ai pas peur d'aller causer à quelqu'un que je connais pas et dont j'apprécie la musique.
En fait, le truc, c'est qu'on attend pas qu'on vienne nous chercher, on fait souvent le premier pas.
J'ignore si tu te retrouves ou pas dans ce que je dis, mais ça m'étonne vraiment que tu n'ai pas pu trouver de personnes pour être avec musicalement (je parodie la formule de Lowry : quelqu'un avec qui être avec)
Et puis pour ce qui est de diffuser, ben fais comme moi et tant d'autres : tu crées ton propre site web, ou un site web par projet, tu mets en ligne et basta.. C'est disponible, c'est de la diffusion, tu peux filer l'adresse à des potes, et c'est très bien comme ça non ?
Ça m'a traversé l'esprit bien souvent (si bien que j'ai fini par arrêter d'animer le label que j'avais fondé, enlevé mes morceaux de dogmazic etc..)
Cela dit :
Tes remarques sur la visibilité etc. (et le chapitre sur facebook ou myspace) : perso je n'y ai cru que heu... un ou deux ans. Après les premiers albums publiés sur another record j'ai vite pigé le problème : trop de musique, pas assez de mélomanes. Comme j'aime pas me vendre, j'ai vite laissé tomber (et surtout je me suis rendu compte que le plus grand plaisir que j'avais était dans le processus de création, pas dans ce qui suit.. la promo etc)
le problème de la visibilité, c'est d'y croire
sinon :
là je suis vraiment désolé pour toiJ'ai longtemps pensé que cela pourrait faciliter les rencontres musicales, stimuler les échanges artistiques. Après 15 ans, pour être honnête, ça n'a débouché sur quasi rien !
J'ai écouté ta musique depuis un bout de temps, mais je ne vois pas pourquoi il n'y aurait pas moyen de trouver des gens intéressés pour travailler en ta compagnie. Moi qui suis un bien piètre musicos comparé à toi, je viens de passer un été de fou, durant lequel on a, mon amie Delphine Dora et moi, reçu des musiciens amis, avec qui on a enregistré quatre albums (et à encore ce soir, on a mis en musique des poèmes contemporains avec un type de soixante piges complètement génial, en vue d'un spectacle)
Comment on s'y est pris pour rencontrer tous ces gens ?
Peut-être internet n'a constitué finalement qu'un outil. La plupart de nos amis, on les a rencontré c'est vrai dans le cadre du label, mais d'abord à l'occasion d'un concert, parfois en écoutant une démo, ou bien, comme ce monsieur, dans le cadre d'un atelier d'écriture.
Alors bien sûr, on est surement, bien qu'assez autistes et solitaires, des personnes quand même relativement sociales : disons que j'ai pas peur d'aller causer à quelqu'un que je connais pas et dont j'apprécie la musique.
En fait, le truc, c'est qu'on attend pas qu'on vienne nous chercher, on fait souvent le premier pas.
J'ignore si tu te retrouves ou pas dans ce que je dis, mais ça m'étonne vraiment que tu n'ai pas pu trouver de personnes pour être avec musicalement (je parodie la formule de Lowry : quelqu'un avec qui être avec)
Et puis pour ce qui est de diffuser, ben fais comme moi et tant d'autres : tu crées ton propre site web, ou un site web par projet, tu mets en ligne et basta.. C'est disponible, c'est de la diffusion, tu peux filer l'adresse à des potes, et c'est très bien comme ça non ?
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Mankind_concept
- Messages : 1367
- Inscription : 01 janv. 2006, 19:58
Re: Je suis venu vous dire que je m'en vais...
Je suis assez d'accord avec ce qu'à écrit Dana sur la visibilité et le fait qu'on peut rencontrer des musiciens en faisant soi même la démarche, même pour ceux du net. On risque peut être de se heurter au silence, et alors ? On a en revanche rien à attendre du net. En attendre quelque chose c'est comme rêver du gros lot au loto...
Re: Je suis venu vous dire que je m'en vais...
D'accord aussi avec ce qui est dit.
Hier, je manifestais à Lyon ; au sein du cortège m'est apparu une similitude avec un thème sur lequel je réfléchis. (Occupation de l'espace numérique versus occupation de l'espace public).
La rue était à nous, nous pouvions nous exprimer librement mais était ce chacun pour faire valoir son individualité ou plutôt collectivement s'exprimer sur un thème qui touche chacun de nous et celui des générations à venir.
Nous étions très nombreux et cela instaurait une ferveur, un rapport de force dans un but de faire changer les choses ; d'être entendu. nous étions une démonstration, un témoignage pour les quelques badauds passifs plantés sur le trottoir.
Savoir si internet peut permettre de révéler plus qu'ailleurs des démarches individuelles, cela n'a pas plus de sens que de jouer ses œuvres dans une rue passante le chapeau posé devant sur le bitume. Beaucoup ont démarré ainsi, donc cela peut marcher, mais n'est pas le seul moyen de faire valoir son talent et sa volonté de se démarquer.
Hier, je manifestais à Lyon ; au sein du cortège m'est apparu une similitude avec un thème sur lequel je réfléchis. (Occupation de l'espace numérique versus occupation de l'espace public).
La rue était à nous, nous pouvions nous exprimer librement mais était ce chacun pour faire valoir son individualité ou plutôt collectivement s'exprimer sur un thème qui touche chacun de nous et celui des générations à venir.
Nous étions très nombreux et cela instaurait une ferveur, un rapport de force dans un but de faire changer les choses ; d'être entendu. nous étions une démonstration, un témoignage pour les quelques badauds passifs plantés sur le trottoir.
Savoir si internet peut permettre de révéler plus qu'ailleurs des démarches individuelles, cela n'a pas plus de sens que de jouer ses œuvres dans une rue passante le chapeau posé devant sur le bitume. Beaucoup ont démarré ainsi, donc cela peut marcher, mais n'est pas le seul moyen de faire valoir son talent et sa volonté de se démarquer.
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LeColibriNecrophile
- Messages : 114
- Inscription : 19 mars 2007, 09:28
Re: Je suis venu vous dire que je m'en vais...
que l'on sème.
Perso je trouve ça dommage que tes morceaux ne restent pas accessible sur le net.
Dogmazic me semble relativement loin du nombrilisme de fakebook.
Les objectifs ne sont pas les mêmes.
Il ne s'agit pas de remplir de vide le vide de nos vies.
Juste faire un grand verger virtuel ou celles et ceux qui en ont marre des conserves insipides peuvent venir librement nourrir leurs esprits avec des fRêves (cf james morrow, l'arbre à rêve).
On pourrait même rêver d'un blackout des stats, pour cesser le simulacre d'existance qu'induisent les stats de "visibilité": si on diffuse avec pour unique finalité de se sentir exister, effectivement il vaut mieux ne pas diffuser. Par contre si on attend rien de cette diffusion on peut avoir la chance de connaitre la joie d'apporter un peu de rêve à quelqu'un, de donner l'envie de créer à un autre, d'apporter des pistes de création, ou donner l'envie à quelqu'un de créer en commun, etc
Après je ne me leurre pas dans ma première phrase je ne parle pas de fruit mais de graines et quoi qu'on en dise cela reste diffuser un peu de son identité à travers d'autres. Mais on peu le faire sans faire subir, en espérant surtout transmettre des élèments d'humanité (plus que d'identité) : ouvrir leur horizon, entre ouvrir les barrières...
Désolé si mon propos est parfois exalté je suis sans doute un poil trop passionné, j'espère juste que ceux qui souhaiteront retrouver tes musiques si elles ne sont plus sur dogmazic les trouveront sur rsr ou ailleurs.

Perso je trouve ça dommage que tes morceaux ne restent pas accessible sur le net.
Dogmazic me semble relativement loin du nombrilisme de fakebook.
Les objectifs ne sont pas les mêmes.
Il ne s'agit pas de remplir de vide le vide de nos vies.
Juste faire un grand verger virtuel ou celles et ceux qui en ont marre des conserves insipides peuvent venir librement nourrir leurs esprits avec des fRêves (cf james morrow, l'arbre à rêve).
On pourrait même rêver d'un blackout des stats, pour cesser le simulacre d'existance qu'induisent les stats de "visibilité": si on diffuse avec pour unique finalité de se sentir exister, effectivement il vaut mieux ne pas diffuser. Par contre si on attend rien de cette diffusion on peut avoir la chance de connaitre la joie d'apporter un peu de rêve à quelqu'un, de donner l'envie de créer à un autre, d'apporter des pistes de création, ou donner l'envie à quelqu'un de créer en commun, etc
Après je ne me leurre pas dans ma première phrase je ne parle pas de fruit mais de graines et quoi qu'on en dise cela reste diffuser un peu de son identité à travers d'autres. Mais on peu le faire sans faire subir, en espérant surtout transmettre des élèments d'humanité (plus que d'identité) : ouvrir leur horizon, entre ouvrir les barrières...
Désolé si mon propos est parfois exalté je suis sans doute un poil trop passionné, j'espère juste que ceux qui souhaiteront retrouver tes musiques si elles ne sont plus sur dogmazic les trouveront sur rsr ou ailleurs.
Re: Je suis venu vous dire que je m'en vais...
Je suis globalement d'accord avec tout ce qui a été dit.
Dana, je dois reconnaître que dans la vraie vie, je suis sans doute moins sociable que toi. Ce qui ne facilite pas forcément les rencontres. Mais j'ai décidé de faire des efforts et de privilégier les rencontres physiques aux virtuelles.
Et c'est vrai, je suis toujours un peu naïf quant aux alouettes du net... J'ai toujours envie d'y croire.
Pour ce qui est de diffuser, sur dogma, sur RSR ou même sur un site perso. Je serais encore tenté de garder quelque chose, car effectivement j'adhère à tous vos arguments sur ce point. Mais je commence aussi à comprendre que c'est un piège, une perversion qui finit par me gêner même dans la création. A force de mettre en ligne les morceaux, ne finit-on pas par induire son processus créatif ? Inconsciemment ou pas, ne formatons-nous pas ce que nous créons en anticipant, en fantasmant même sur les réactions de ceux qui écouteront peut-être. J'ai tellement eu l'envie de diffuser mes siques sur le net, que c'est devenu machinal, automatique. J'ai fini un morceau et pan ! je le balance. Et après je me dis que c'est nul, je m'angoisse, je regrette... Et quand je commence le suivant, je tombe dans le piège de faire "mieux", "mieux" dans le sens de comment il pourrait être perçu.
Je sais pas si je suis clair, là, mais ça me rappelle ce que disait Brel au moment où il a tout envoyé balancer. Il disait ne plus être "honnête" avec lui même, car il avouait être prisonnier d'un système qui forcément incite l'artiste à plaire à un public. j'en suis pas là évidemment. Mais je crains que parfois, obnubilé par la diffusion qui va suivre, je "torde" un peu ma musique pour qu'elle plaise... C'est ce phénomène de séduction qui me gêne et m'inciterait à ne même plus me diffuser. On parle beaucoup de libre diffusion, mais je me demande si celle ci n'entraverait pas un chouia la libre création... Bref !
Et puis, un autre truc qui m'éloigne de la diffusion libre, c'est que j'ai pris goût à faire des reprises... Pas juste par envie de copier, mais parce que c'est pour moi un exercice très intéressant qui me fait progresser (enfin ai-je du moins cette impression). J'ai cédé aussi à la tentation de diffuser ces reprises tout en sachant pertinemment que c'est illégal.
Une autre bonne raison de se mettre en règle avec soi-même.
En tout cas, merci pour ces réactions et ces échanges (bien réels eux !).
Dana, je dois reconnaître que dans la vraie vie, je suis sans doute moins sociable que toi. Ce qui ne facilite pas forcément les rencontres. Mais j'ai décidé de faire des efforts et de privilégier les rencontres physiques aux virtuelles.
Et c'est vrai, je suis toujours un peu naïf quant aux alouettes du net... J'ai toujours envie d'y croire.
Pour ce qui est de diffuser, sur dogma, sur RSR ou même sur un site perso. Je serais encore tenté de garder quelque chose, car effectivement j'adhère à tous vos arguments sur ce point. Mais je commence aussi à comprendre que c'est un piège, une perversion qui finit par me gêner même dans la création. A force de mettre en ligne les morceaux, ne finit-on pas par induire son processus créatif ? Inconsciemment ou pas, ne formatons-nous pas ce que nous créons en anticipant, en fantasmant même sur les réactions de ceux qui écouteront peut-être. J'ai tellement eu l'envie de diffuser mes siques sur le net, que c'est devenu machinal, automatique. J'ai fini un morceau et pan ! je le balance. Et après je me dis que c'est nul, je m'angoisse, je regrette... Et quand je commence le suivant, je tombe dans le piège de faire "mieux", "mieux" dans le sens de comment il pourrait être perçu.
Je sais pas si je suis clair, là, mais ça me rappelle ce que disait Brel au moment où il a tout envoyé balancer. Il disait ne plus être "honnête" avec lui même, car il avouait être prisonnier d'un système qui forcément incite l'artiste à plaire à un public. j'en suis pas là évidemment. Mais je crains que parfois, obnubilé par la diffusion qui va suivre, je "torde" un peu ma musique pour qu'elle plaise... C'est ce phénomène de séduction qui me gêne et m'inciterait à ne même plus me diffuser. On parle beaucoup de libre diffusion, mais je me demande si celle ci n'entraverait pas un chouia la libre création... Bref !
Et puis, un autre truc qui m'éloigne de la diffusion libre, c'est que j'ai pris goût à faire des reprises... Pas juste par envie de copier, mais parce que c'est pour moi un exercice très intéressant qui me fait progresser (enfin ai-je du moins cette impression). J'ai cédé aussi à la tentation de diffuser ces reprises tout en sachant pertinemment que c'est illégal.
Une autre bonne raison de se mettre en règle avec soi-même.
En tout cas, merci pour ces réactions et ces échanges (bien réels eux !).
Re: Je suis venu vous dire que je m'en vais...
oui je crois que tu devrais faire la part des choses......
rien ne t'empêche de déposer tes sons sur dogma , rien ne t'empêche de demander des conseils ou parcourir un post parce qu'un sujet t' intéresse , il n'y a rien la dedans de "narcissique" ou de "pseudo vie".......
Après il arrive de rencontrer des gens sympa , des gens qu'on aimerai bien pouvoir rencontrer en vrai mais qui du coup vivent loin et sont souvent dans la même situation financière que toi....et du coup.....ça reste virtuel.....
Disons que le web est un "+" ....mais ça n'est pas l'essentiel......
Alors se dire soit je suis a fond sur le web...soit je n'y suis plus.... n'est pas franchement une solution.......
rien ne t'empêche de déposer tes sons sur dogma , rien ne t'empêche de demander des conseils ou parcourir un post parce qu'un sujet t' intéresse , il n'y a rien la dedans de "narcissique" ou de "pseudo vie".......
Après il arrive de rencontrer des gens sympa , des gens qu'on aimerai bien pouvoir rencontrer en vrai mais qui du coup vivent loin et sont souvent dans la même situation financière que toi....et du coup.....ça reste virtuel.....
Disons que le web est un "+" ....mais ça n'est pas l'essentiel......
Alors se dire soit je suis a fond sur le web...soit je n'y suis plus.... n'est pas franchement une solution.......
ça me fait vraiment bizarre de lire ça.....moi ça a été l'inverse pendant de longues années....mais quand j'ai franchi le pas de diffuser , c'etait pour ce que je faisais , pas pour moi......je trouvais juste un peu dommage que mes sons (sympa ou pourris) restent la sur mon disque dur....."Je vais continuer la musique, car je ne peux m'en passer.
Mais cesser d'essayer de la transmettre, de la diffuser.
Mes fichiers mp3 resteront désormais sur mon disque dur. Tout au plus sur mon baladeur. "
La aussi ça me fait bizarre de mettre dogmazic dans le même panier que faceprout&co......dogma est avant tout une archive ......(utube aussi....mais bon...hein)...le reste c'est de la daube.....et t'as bien raison de fermer tout ça....."
Je vais donc sans doute fermer mes pages et mes comptes sur Dogmazic, Facebook, Blogger, Youtube et monpauvrelieu."
Re: Je suis venu vous dire que je m'en vais...
he bien dis toi juste que mettre tes sons sur le net , ce n'est pas pour plaire ou pas aux autres , mais tout simplement pour que tes sons voyagent , vivent , survivent...."A force de mettre en ligne les morceaux, ne finit-on pas par induire son processus créatif ? Inconsciemment ou pas, ne formatons-nous pas ce que nous créons en anticipant, en fantasmant même sur les réactions de ceux qui écouteront peut-être. J'ai tellement eu l'envie de diffuser mes siques sur le net, que c'est devenu machinal, automatique. J'ai fini un morceau et pan ! je le balance. Et après je me dis que c'est nul, je m'angoisse, je regrette..."
de toute façon tu hésites avec les laisser dormir sur ton DD ou ton baladeur...alors qu'es que t'as a perdre a les diffuser?
tu peux toujours faire des reprises de son libre....."Et puis, un autre truc qui m'éloigne de la diffusion libre, c'est que j'ai pris goût à faire des reprises... Pas juste par envie de copier, mais parce que c'est pour moi un exercice très intéressant qui me fait progresser (enfin ai-je du moins cette impression). J'ai cédé aussi à la tentation de diffuser ces reprises tout en sachant pertinemment que c'est illégal.
Une autre bonne raison de se mettre en règle avec soi-même. "
Re: Je suis venu vous dire que je m'en vais...
oui je crois que tout le monde ici distingue assez fermement :
1. la recherche effrenée de "visibilité" (c'est surement pas l'objectif premier de dogmazic qui est d'abord de constituer une "archive" - dans la lignée de archive.org par exemple)
2. la diffusion au sens le plus neutre : rendre accessible quelque part la musique (dans un but d'échange etc..)
3. la dimension créative (éventuellement collaborative) - internet représentant juste un moyen pratique de communication (l'envoi de mail pour fixer le prochain rendez vous de répétition
- les collaborations qui ont lieu sans rencontre en chair et en os et par le biais d'échange de fichiers numériques ne sont toutefois pas à négliger : je sais que delphine a publié pas mal de projets par ce biais, ce qui lui a permis de travailler avec des musiciens très éloignés géographiquement, mais c'est juste une manière de travailler. (Là un pote vient de nous envoyer via internet son travail de remasterisation sur des enregistrements qu'on a mixé cet été : bon, c'est quand même pratique et économique le net à ce niveau..)
on peut pas mettre ces 3 aspects dans le même sac
moi je me fous de 1, j'ai réduit drastiquement 2 (n'étant plus que sur archive.org et mes sites webs perso), et je suis à fond dans 3
sans aucun regret d'ailleurs : faut juste trouver le deal avec soi-même qui convient le mieux
tu écris d'autre part :
C'est le rapport de la création avec l'autre, éventuellement ce grand autre qu'est le public. Bizarrement tu cites Brel, qui effectivement s'était senti comme tant d'autres artistes à succès aliéné par la machine publicitaire (au sens du "large public") et ses supposées contraintes. J'ai envie de dire, est-ce vraiment ton problème ?? En réalité, du fait même que tu n'es pas engagé auprès du public, par le biais de contrats avec des maisons de disques etc., tu disposes d'une entière liberté.
N'est-ce pas cette entière liberté qui devient parfois insupportable ? AU sens où personne finalement n'attend rien de toi ? Que tu pourrais arrêter la musique, et que ça ne ferait aucune différence ?
Hé bien : c'est vrai !
Mais je crois que c'est vrai de n'importe quel créateur, à succès ou pas.
Partant de là, qu'est-ce qui reste ? Sinon cette question : qu'est ce qui me pousse à créer, est-ce vraiment une part importante de ma vie ? Est-ce que je pourrais faire autrement ?
Tu as des milliers de gens qui ont une activité créative (font de la musique, des poèmes etc) à un moment de leur vie, dans leur jeunesse par exemple, puis ça s'arrête à 25 ans, quand ils trouvent un job, font carrière, se marient, font des gosses, achètent une maison à crédit. Terminé : ils n'éprouveront plus le besoin de se frotter à cette expérience créative.
Peut-être faisaient -ils juste cela pour le fun, pour draguer des filles, pour gagner de l'argent que sais-je ?
Et puis il y en a qui continuent, toute leur vie, c'est une nécessité, même s'ils ne rendent rien public, qu'ils ne gagnent pas le moindre penny, que ça les coupe du monde même !
Tu imagines que des génies comme Fernando Pessoa ou Franz Kafka n'ont pour ainsi dire rien publié de leur vivant, et que le second avait même demandé à son ami Max Brod de brûler tous ses manuscrits ? Quant à Pessoa on a découvert une oeuvre gigantesque dans un coffre quand il est mort.. Pourquoi se sont ils acharnés dans cette quasi indifférence du monde à leur égard toute leur vie ? Henri Darger a écrit et dessiné un livre, une sorte de saga démente de plus de vingt mille pages, ses voisins pensaient qu'il était juste homme de ménage dans l'hôpital du coin, rien de plus. Aujourd'hui quand tu lis les bios sur le net le concernant tu vois : henri darger, peintre et écrivain. C'est dingue.
À toi de voir maintenant ce qui te paraît important. Mais faut pas tout mélanger à mon avis.
1. la recherche effrenée de "visibilité" (c'est surement pas l'objectif premier de dogmazic qui est d'abord de constituer une "archive" - dans la lignée de archive.org par exemple)
2. la diffusion au sens le plus neutre : rendre accessible quelque part la musique (dans un but d'échange etc..)
3. la dimension créative (éventuellement collaborative) - internet représentant juste un moyen pratique de communication (l'envoi de mail pour fixer le prochain rendez vous de répétition
on peut pas mettre ces 3 aspects dans le même sac
moi je me fous de 1, j'ai réduit drastiquement 2 (n'étant plus que sur archive.org et mes sites webs perso), et je suis à fond dans 3
sans aucun regret d'ailleurs : faut juste trouver le deal avec soi-même qui convient le mieux
tu écris d'autre part :
Mais là c'est un problème crucial qui n'a rien à voir avec les licences libres ou avec internet.Mais je crains que parfois, obnubilé par la diffusion qui va suivre, je "torde" un peu ma musique pour qu'elle plaise... C'est ce phénomène de séduction qui me gêne et m'inciterait à ne même plus me diffuser. On parle beaucoup de libre diffusion, mais je me demande si celle ci n'entraverait pas un chouia la libre création... Bref !
C'est le rapport de la création avec l'autre, éventuellement ce grand autre qu'est le public. Bizarrement tu cites Brel, qui effectivement s'était senti comme tant d'autres artistes à succès aliéné par la machine publicitaire (au sens du "large public") et ses supposées contraintes. J'ai envie de dire, est-ce vraiment ton problème ?? En réalité, du fait même que tu n'es pas engagé auprès du public, par le biais de contrats avec des maisons de disques etc., tu disposes d'une entière liberté.
N'est-ce pas cette entière liberté qui devient parfois insupportable ? AU sens où personne finalement n'attend rien de toi ? Que tu pourrais arrêter la musique, et que ça ne ferait aucune différence ?
Hé bien : c'est vrai !
Mais je crois que c'est vrai de n'importe quel créateur, à succès ou pas.
Partant de là, qu'est-ce qui reste ? Sinon cette question : qu'est ce qui me pousse à créer, est-ce vraiment une part importante de ma vie ? Est-ce que je pourrais faire autrement ?
Tu as des milliers de gens qui ont une activité créative (font de la musique, des poèmes etc) à un moment de leur vie, dans leur jeunesse par exemple, puis ça s'arrête à 25 ans, quand ils trouvent un job, font carrière, se marient, font des gosses, achètent une maison à crédit. Terminé : ils n'éprouveront plus le besoin de se frotter à cette expérience créative.
Peut-être faisaient -ils juste cela pour le fun, pour draguer des filles, pour gagner de l'argent que sais-je ?
Et puis il y en a qui continuent, toute leur vie, c'est une nécessité, même s'ils ne rendent rien public, qu'ils ne gagnent pas le moindre penny, que ça les coupe du monde même !
Tu imagines que des génies comme Fernando Pessoa ou Franz Kafka n'ont pour ainsi dire rien publié de leur vivant, et que le second avait même demandé à son ami Max Brod de brûler tous ses manuscrits ? Quant à Pessoa on a découvert une oeuvre gigantesque dans un coffre quand il est mort.. Pourquoi se sont ils acharnés dans cette quasi indifférence du monde à leur égard toute leur vie ? Henri Darger a écrit et dessiné un livre, une sorte de saga démente de plus de vingt mille pages, ses voisins pensaient qu'il était juste homme de ménage dans l'hôpital du coin, rien de plus. Aujourd'hui quand tu lis les bios sur le net le concernant tu vois : henri darger, peintre et écrivain. C'est dingue.
À toi de voir maintenant ce qui te paraît important. Mais faut pas tout mélanger à mon avis.