taenia-solium a écrit :En un mot, le libre, c'est punk.
héhé ^^ j'aime bien ce coté DIY, avec l'idée : on balance et chopera / triturera (...) qui voudra.
en même temps, tu décris un "champ du libre" super vaste. finalement, le libre c'est ceux qui utilisent ces licences qui ont ce nom "libre" dedans. Et c'est justement ça que je commence à trouver chelou dans "le monde du libre" en fait. Un peu comme le bio. Y'a tout un tas de trucs étiquettés "bio" qui en vrai sont à chaille complet des préoccupations... on va dire "historiques" du bio.
Là où je te rejoins, pour le coup, c'est quand tu dis que taenia-solium s'en fout complet des licences libres. Y'a quelques années, j'aurais pu me lancer dans une tirade militante machin pour te dire que ces licences sont bien parce qu'elles rendent le partage explicite. Mais c'est plus vrai maintenant (si ça l'a jamais été). Du moins j'y ai cru un moment, mais en fait ces licences, c'est pas suffisant. ça aide, mais c'est pas suffisant. Et c'est bien le fucking punk qui compte, en fin de compte
bon
je perd pourtant pas espoir de pouvoir formaliser ça d'une manière ou d'une autre. parce qu'on peut pas demander aux gens de nous croire sur parole non plus quand on dit qu'on est OK pour le partage. C'est ce coté (qui me semblait) explicite des licences licences libres qui m'a intéressé. sinon quel intérêt en fait de les utiliser ? Y'avait comme une sorte de message "clair" qui disait : ok, là c'est tranquille, tu peux y aller.
et alors
si la non exclusivité permet le partage, est-ce qu'on pourrait pas par exemple développer cette idée dans une charte ? je sais, taro, que t'es pas spécialement emballé par une charte dans le sens où finalement, ça garantira pas grand chose (voire rien du tout, en fait). Mais j'allais dire "au pire", ou plutôt, à défaut d'en faire une charte, comment ça pourrait se traduire ?
Un truc non-exclusif, en fait, c'est quelque chose que personne ne peut s'approprier à lui tout seul (arrête-moi si je m'égare). C'est une chose pour laquelle personne ne peut se proclamer "passage obligatoire". Après, on peut pousser l'idée à l'extrème, un peu comme le fait taenia en fait, et se dire que même le sacro-saint "artiste" finalement, devrait renoncer à son statut de donnant droit. Car c'est bien ça que permet l'exclusivité, non ? l'exclusivité donne le pouvoir d'accorder des droits. Donc si on pousse l'idée à fond, on tombe sur la suppression pure et simple du droit d'auteur.
Après, on va dire techniquement parlant, un auteur possède de toute façon (droit ou pas) le pouvoir de diffuser (ou pas). Il y a donc de toute façon comme une singularité à son niveau, un truc qui de fait, le place dans une situation particulière. Et en plus de cet aspect purement technique, j'aurais tendance aussi à y voir un autre truc important à son sujet, à savoir qu'il est aussi auteur (je résume hein, mais je considère aussi par exemple un interprète comme étant auteur de son interprétation). Pas que ça le place sur un piedestal, mais ça lui confère une certaine responsabilité : je dirais au minimum celle de pouvoir être cité par ceux qui réutilise ses trucs. Enfin tout ça pour dire que cette notion de non-exclusivité, à mon avis, butte sur l'auteur à un moment donné.
Par contre, une fois que la diffusion a eu lieu, et en dehors de l'auteur, personne à priori n'est plus légitime que quiconque (à part l'auteur) pour revendiquer un... droit de passage ?
En gros, là, je teste "exclusivité" : droit de passage ? donnant droit ? refuser l'exclusivité (donc en dehors de l'auteur), ça revient finalement à mettre l'accent sur le fait que personne ne devrait pouvoir gérer les droits de l'auteur à sa place. bon. c'est la gestion individuelle, en fait, non ?