on a aussi effectivement une charte
qui raconte très bien d'ailleurs les choses qui m'intéressent dans le libre.
Rectif : "lutter contre le Capital", c'est un petit peu autre chose tout de même (expropriations, réquisitions, nationalisations obtenues par tous les moyens, même légaux : grèves, occupations, blocus, boycott, manifs, blocus, émeutes, sabotages, insurrection, lutte armée, élections...).dj3c1t a écrit : après, y'a toute une approche que tu t'échines à développer ici concernant la lutte contre le Capital.
Rien de "noble" dans ma démarche, mais plutôt la perception très pragmatique de la situation de guerre des classes dans laquelle nous nous trouvons, et la volonté de servir les intérêts du camp auquel j'appartiens socialement, et que j'ai choisi, plutôt que ceux du camp d'en face. Ma démarche pourrait être qualifiée de "noble", peut-être, si j'appartenais moi-même à l'oligarchie et que je choisissais de la trahir.dj3c1t a écrit :Bon... même si j'ai émis des réserves concernant "ce qui est logique et noble", il y a sans aucun doute beaucoup de noblesse a vouloir un système juste et à réfléchir à comment les licences libres peuvent y contribuer.
La définition des usages commerciaux relève du simple bon-sens et, le cas échéant, de la jurisprudence. La clause NC, jusqu'ici, ne posait pas de problème majeur (ceux qui affirment le contraire feraient mieux de citer des jurisprudences précises), certainement pas plus que la clause BY ou la clause SA. Les failles de la CC 3.0 et la définition abusive (et absurde) de la non-commercialité imposée par la SACEM dans le récent accord CC-SACEM posent néanmoins problème. Dès lors, la "parano" et le repli sur le sectarisme anti-NC n'avancent à rien. Il faudrait au contraire que les assos de musique libre s'expriment d'une voix forte et fassent preuve d'activisme pour pousser CC et la SACEM à revoir les termes de leur accord. C'est en partie ce qui a été fait avec le communiqué commun ML/RSR. Mais votre attachement dogmatique à la gestion individuelle, votre hostilité à toute entrave à la liberté du commerce et quelques autres partis pris idéologiques qu'il serait trop long de rappeler ici, vous condamnent à ne jamais peser dans les rapports de force.dj3c1t a écrit : si ça implique de devoir imposer une définition des usages commerciaux, c'est une direction que je trouve dangereuse. je suis peut-être parano aussi. mais j'ai vraiment du mal avec ça. aussi louables soient les intentions finales. c'est un "moyen", une "stratégie" à laquelle je n'arrive pas à adhérer.
Je n'ai pas "refusé" la CC-BY ! Elle existe, elle est utilisée. Ok.dj3c1t a écrit :j'ai aussi sans doute encore beaucoup de choses à apprendre, à comprendre. mais dans l’immédiat, là... par exemple le refus de la cc-by, je trouve ça juste un peu trop radical.
Alors pour toi s'interroger sur les définitions de ce qui est commercial et ce qui ne l'est pas et dans quels cadres c'est tirer à vue sur la NC ?incaudavenenum a écrit :Mais que des associations militantes comme ML (ou RSR) prônent statutairement la seule gestion individuelle et que les instances élues par les adhérents tirent à vue à la moindre occasion sur la clause NC, voilà qui est une erreur idéologique et stratégique grave, que je ne veux plus cautionner.
c'est bien la première fois que l' on nous qualifie de libriste....je pourrais, comme pour ML, reprendre point par point une certaine phraséologie libriste qui me semble faiblarde voire à côté de la plaque.
Tout dépend de comment on s'interroge, à quelle fréquence, et dans quel contexte.Aisyk a écrit : Alors pour toi s'interroger sur les définitions de ce qui est commercial et ce qui ne l'est pas et dans quels cadres c'est tirer à vue sur la NC ?
Pourtant, on était précisément en train de répondre à quelqu'un qui était, lui, dans le flou, et j'avais soulevé quelques arguments de bon sens qu'il serait fastidieux de répéter à nouveau. Force est de constater qu'ils ne t'ont pas éclairé, toi.Aisyk a écrit :Il me semble que si l'entrée est payante = utilisation commerciale (vente d'un service).
si entrée non payante = non commerciale.
Mais c'est un flou souvent répertorié dans l'utilisation de cette clause, pas évidente à interpréter.
Dit comme ça, ça ne mange pas de pain. Sauf que... parler de "conditions floues" est déjà un sacré parti pris. Que les choses soient floues pour quelques usagers qui découvrent les licences libres, c'est naturel, mais que le président de ML, militant de longue date, très au courant de ces questions, et dirigeant d'une asso qui comptait encore des partisans de la NC (tel que moi) pour qui elle n'est pas floue du tout, que le président de ML, donc, aborde les choses avec une telle naïveté, voilà qui est étonnant.Aisyk a écrit :Je voulais porter à votre connaissance une réflexion que je me fais concernant les conditions parfois floues de mentions NC / ND / SA.
Où est-il donné une définition de la non-commercialité là-dedans ? Au contraire, le législateur, bien inspiré, réglemente pour les cercles privés n'ayant pas un "caractère commercial" le cas particulier de la vente de boissons... en se gardant bien de définir ce qu'est un "caractère commercial".Lorsque leur exploitation ne revêt pas un caractère commercial, les cercles privés ne sont pas soumis à la réglementation administrative des débits de boissons, s'ils servent exclusivement des boissons sans alcool, du vin, de la bière, du cidre, du poiré, de l'hydromel, des vins doux naturels bénéficiant du régime fiscal des vins et si leurs adhérents sont seuls admis à consommer.
Désolé pour l'adjectif "faiblard". Ce n'est pas votre charte que je trouve faiblarde, c'est les paradigmes du libre, parmi lesquels celui de la gestion individuelle.collegue a écrit : oui nous militons pour une gestion individuelle des droits d' auteurs.... mais pour le bien commun...
et tu es le bienvenu pour discuter de la faiblardise de cette charte chez nous...