La lecture est bien moins qu'entre les ligne, tout le monde en a bien conscience.
Ceux qui voient une licence quelque part avec l'obligation de citer l'auteur et autres contreparties, s'en tamponnent largement le coquillard. Education ? =>> Peine perdue, on est en 2021, c'est bien avant 2005 que la pédagogie des acteurs des licences libres, s'excite partout. Tout le monde a conscience que l'alcool et le tabac, c'est mal, et les renforts de com', n'y ont rien changé.
Tu compares la violation de droits d'auteur avec des comportement liés à des addictions, ça n'a pas réellement de rapport. De plus avec ce type de logique on peut aussi justifier tout un tas de trucs sécuritaires pas cool.
Si l'éducation ça ne "marche pas" alors à quoi bon apprendre quoi que se soit aux enfants ? C'est quoi cette logique ?
Tu as les fameux sites à la Pixabay ou Pexels, avec une pop-up qui s'ouvre avec la démarche à suivre, si 15 % d'utilisateurs la respectent, c'est énorme.
Ou c'est déjà bien,mais peu faire mieux.
Tant qu'il n'y aura pas de législation claire, tout sera permis, sans limites. [je maintiens ce point fermement]
D'ailleurs, ça fait quelques temps que je "clôture" mes morceaux suite à des utilisations sauvages.
Les derniers trucs que j'ai mis en ligne se prennent un "tous droits réservés" dans la figure.
Là tu te contredis, tu parles de législation. Content ID n'est pas de la législation, c'est un robot. Faut pas tout confondre.
Ce que je te dis c'est que justement la législation elle est déjà là, ce qu'il manque c'est les cas concrets où elle est appliquée, autrement dit : des jurisprudences.
Pour prendre un exemple sur le sampling sauvage : j'imagine qu'après le procès d'Eminem contre Jacques Loussier qui s'est soldé par une négociation (c'était sur la chanson "Kill You"), la proportion de sampling sauvage à un peu baisser dans les temps d'après.
Et puis il faut pas oublier qu'un truc comme ContentID ne vient pas des artistes, il vient d'une poignée d'artistes (genre Jean-Michel Jarre) et des sociétés de gestion (dont le but n'est pas de protéger la musique, mais de ramener des sous). Quand tu interviews un groupe et que tu demandes "êtes-vous pour les bootlegs ou les lives pirates ?", bien souvent c'est l'embarras, car oui ils sont pour, mais il ne "peuvent" pas le dire à cause de leur éditeur ou de trucs comme Content ID.
Content ID ça sert à ramener des sous, l'ironie c'est que Content ID n'est pas assez bien fait pour pouvoir générer des sous à partir de musique sous licence libre (alors qu'on peut dégager des sous à partir de musique libre). À la place il créé des cas de violation de droits d'auteur. Pourquoi ? Car les gens veulent se servir de musique libre.
Ce que j'avais déjà souligné aussi, c'est que les gens/auditeurs/copains, etc.. ne te prennent pas en considération lorsque tu publies dans le libre. Je ne l'invente pas, à plusieurs reprises , j'ai entendu/lu : "Ah mais oui, mais toi, c'est de la licence libre" sous-entendant que c'est un gage de mauvaise qualité, sans faire l'effort d'écouter quoi que ce soit.
Ça on en a déjà parlé oui, et c'est quelque chose que je constate moi-même, perso je n'abandonne pas comme tu le fais (et d'autres, tu n'es pas le seul). Et il m'est arrivé de devoir changer certains rapport d'amitiés et partie à cause de ça.
Je constate aussi depuis quelques temps une amélioration grâce notamment aux musiciens libristes qui gagnent de la visibilité, par exemple : Circus Marcus, Plagiat, Bololipsum ou d'autres. Mais aussi car les gens ont plus conscience des questions qui entourent le droit d'auteur.
J'ai aussi moi-même changer de discours sur ma musique depuis que je suis professionnel et clairement ça améliore aussi la considération que tu as.
La pédagogie dans un monde bienveillant, oui, mais le vrai monde est un entassement d'opportunistes et de crevards qui veulent grossir leurs panses à la moindre occasion. ça, personne n'y changera plus rien.
Sans oublier, la joyeuse crise économique du fameux "monde d'après", qui nous attend.
Ceux désirant attraper du sou à tous prix, ne se feront pas attendre.
Perso le discours de catastrophisme économique ça me touche l'une sans faire bouger l'autre (si vous me pardonnez l'expression). L'économie c'est pas vraiment un facteur de bonheur et d'épanouissement.
Je comprend aussi ton défaitisme, mais je ne le partage pas.