la rhétorique del'ADAMI est assez surprenante
essayons de décrypter ce bref texte
1° ça commence avec un exemple (dans tous les sens du terme d'ailleurs). Un mec, Monsieur B a vu les keufs débarquer chez lui pour fouiller son ordi et l'accuser de faire circuler des fichiers musicaux illégalement etc.
2° Voici la défense de Monsieur B :
Il explique que :
- Internet est un instrument d’échange ;
- certains des titres qu’il a téléchargés sont introuvables dans le commerce ;
- il est prêt à payer une rémunération pour pouvoir continuer à échanger librement de la musique sur Internet.
ce dernier point est capital dans l'argumentaire qui suit
3° L'adami (qui perçoit les droits des interprètes rappelons le, en profite pour taper sur la tronche de la SCPP, qui eux perçoivent les droits des producteurs (un peu comme si Johnny s'en prenait à Pascal Nègre quoi)
C'est logique, toutes ces sociétés de perception des droits d'auteur (auteurs, producteurs, interprètes etc.) passent leur temps à s'allier et se désallier : la concurrence est rude quand il s'agit de récupérer la part du gâteau.
La SCPP (Société Civile des Producteurs Phonographiques) est à l’origine de cette expédition punitive d’un autre âge. Au nom des majors de l’industrie du disque elle a décidé de punir pour l’exemple, quelques centaines de consommateurs, ceux-là même qui achètent leurs disques.
Notons au passage que l'Adamai s'en prend aux majors, alors que sesplus gros clients sont les chanteurs/employés des majors : comprenne qui pourra
4° L'indignation cède la place à des propositions. C'est-à-dire ce genre de choses abominables n'arriveraient pas si on suivait l'avis de Monsieur B qui voudrait bien payer une rémunération en échange de la jouissance de la musique.
Ces actions brutales et disproportionnées ne sont pas acceptables. Elles ne s’accompagnent d’aucune proposition qui permettrait, en contrepartie du paiement d’une rémunération aux artistes interprètes, aux auteurs, mais aussi aux producteurs, d’inscrire les échanges de fichiers musicaux sur Internet entre consommateurs dans un cadre légal, offrant à ces derniers la possibilité de bénéficier du progrès technique.
De manière très surprenante, l'Adami, sans doute par souci de conciliation, après avoir la société des producteurs et les majors de "brutalité" recommandent dès lors que leur soient versés des rémunérations,, au même titre qu'aux auteurs et interprètes.faut suivre là.
L'argument du progrès technique est étrange ; Bénéficier du progrès technique, c'est être en mesure de payer pour télécharger. Or, on pourrait dire aussi que le progrès technique permet aussi, dans le même temps, de télécharger gratos.
5° On conclut avec la sempiternelle ritournelle sur la circulation de la musique et ladiversité culturelle - expression qui vient là comme un cheveu sur la soupe, et demeure complètement inexplicable. A moins de se reporter à la fameuse formule selon laquelle iln'est pas de création sans rémunération, et donc que la rémunération est la condiytion sine qua non de la "diversité culturelle" (poil aux aisselles, c'est tout ce mot mérite dans ce contexte à mon avis)
Nous demandons aux consommateurs de nous tenir informé si, comme Monsieur B., ils font l’objet de poursuites pour avoir échangé des fichiers musicaux sur Internet, en dehors de toute activité commerciale. Ces témoignages nous permettront d’intervenir dans un débat déterminant pour l’avenir de la circulation de la musique et le respect de la diversité culturelle.
6° bref
c'est la répéition d'une rhétorique qui cache mal ceci :
l'adami a surtout peur que monsieur B et ses comparses volent les interprètes et donc que les rentrées d'argent à l'adami baissent singulièrement. Sauf que eux ils sont gentils tout plein, tandis que les majors et les producteurs c'est des gros méchant brutaux. Or que je sache, l'action punitive de la société des auteurs est tout à fait légale. Alors c'est la loi qui est brutale. Faudrait donc la remplacer par une loi moins brutale. soit.
Comme d'hab