voici l'adresse sur nuit des meutes où il y a les articles de presse
la nuit dans la presse:
notamment celui-ci dans le midi libre !
Au passage, si y'a vraiment eu 180 soirées, et si on multiplie par 250 personnes (ce qui pourrait être une moyenne, assez élevée, mais plausible), ça laisse supposer que 45000 personnes auraient pu participer à la NdM. Il faudrait arriver à avoir des infos fiables, mais qui peut en avoir ? Si la Police a répertorié les lieux qu'elle surveillait, il est clair que certains ont pu lui échapper vu la discrétion qui a été la notre. A la limite, c'est pas inintéressant de se dire que nous n'aurons sans doute jamais la moindre idée du nombre de personne qui ont participé...
L'article en question :
Citation:
Edition du 31 Octobre 2004
Les organisateurs de raves demandent plus d'écoute
L'opération a été baptisée "La nuit des meutes". Des meutes pour désigner l'ensemble des petits groupes invités à se mobiliser toute la journée contre la loi Vaillant-Mariani et son amendement encadrant strictement l'organisation des raves.
Hier après-midi, devant la préfecture, plus d'une centaine d'amateurs de free-parties généralement habitués à une organisation discrète et aux soirées souvent clandestines a profité du troisième anniversaire de ce dispositif législatif pour en dénoncer les effets pervers et l'absence d'ouverture. « Depuis que Dominique de Villepin est ministre de l'Intérieur, il y a un refus de poursuivre des négociations menées avec Nicolas Sarkozy », indique Kaps, membre du collectif de Montpellier.
Peu concernés par le gigantisme de certains rendez-vous autorisés, pas plus intéressés à rester dans l'illégalité, les organisateurs des « petites soirées autogérées » regrettent notamment qu'aucun recensement des terrains susceptibles de les accueillir n'ait été entamé dans le département, malgré les promesses et une directive ministérielle adressée aux préfectures. « Il y a bien un médiateur plein de bonne volonté, mais il n'a aucun pouvoir », regrette Olive. Les uns et les autres dénoncent encore un ostracisme généralisé, nourri par les idées reçues associées aux raves. « Les maires et les élus locaux sont un problème pour nous. Même si nous faisons preuve de bonne volonté, on est présumés coupables. Ils ont la pression des habitants », ajoutent Olive et Kaps. Quand l'environnement n'est pas forcément aussi hostile, ils regrettent que les freins à l'organisation soient alors institutionnels. « Quand la commission de sécurité passe, elle est beaucoup plus exigeante que s'il s'agit d'un bal du 14 juillet. »
Face à ces difficultés qui rejaillissent « sur pas mal d'artistes », les amateurs de free-parties indépendantes réclament donc une « révision de la loi Vaillant-Mariani » allant vers davantage de responsabilisation plutôt qu'un « assistanat ». « On demande aussi que la police et les gendarmes respectent la loi. On s'aperçoit que ce n'est pas toujours le cas », déplorent-ils. A l'issue de cette manifestation publique devant la préfecture, la "nuit des meutes" devait se poursuivre ailleurs, lors de petites soirées discrètes et underground.
G. T.