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La musique pour le plaisir....
Re: La musique pour le plaisir....
un exemple:
un cd sous licence cc peut il etre sortis dans les fnac furets...?
un cd sous licence cc peut il etre sortis dans les fnac furets...?
Re: La musique pour le plaisir....
Oui, exemple : http://www.mekamemories.com/index.phpRdH a écrit :un exemple:
un cd sous licence cc peut il etre sortis dans les fnac furets...?
Une partie au moins de la zic de ce CD (la mienne) est sous Copyleft.
+A+
Re: La musique pour le plaisir....
Non, a priori, il n'y aucune raison que ça vous bloque.dans les mois prochains, on va reengistrée un 5 titres autoprod. Le fait d'etre sous licences libres peut ils nous bloquer à un moment? nivo pressage, label, distributeur....ou autre truc du style?
Mais, dans la pratique, comme on l'a dit plus haut : il faudrait que votre presseur accepte de ne pas inscrire les mentions habituelles (interdiction de copier etc..). En même temps, s'il refuse et que vous en pouvez pas faire autrement, rajoutez un sticker sur le disque pour préciser que la musique est en licence libre.
Après tout c'est vous l'auteur, pas le presseur
Le distributeur n'a rien à voir là dedans. Son boulot c'est de placer les scuds à la fnac et ailleurs. Son intérêt c'est que les disques qu'il place se vendent bien (puisqu'il prend une marge en échange du service qu'il rend). Mais en général, l'artiste ne négocie pas directement avec le distributeur, ça c'est plutôt l'affaire de la maison de disque.. Quoique.. de plus en plus on voit des artistes négocier directement (comme mes amis de gatechien, qui sont officiellement "sans label", mais sont distribués nationalement.)
Le label peut poser problème à ce niveau. Il peut te dire que ce n'est pas dans son intérêt d'autoriser la libre circulation de la musique qu'il défend au prétexte que ça desservirait les ventes. En tant que label, ça ne nous pose pas de problème, mais faut admettre que chez another, les ventes ne sont pas un objectif (faut juste vendre assez pour pouvoir faire d'autres disques c'est tout, on tire pas de bénéf).
Mais bon, certains labels indie râlent quand ils voient que la musique circule et qu'ils ne vendent pas. Est-ce que ça a un lien direct, le téléchargement et la vente des disques ? Je ne pense pas, mais comme on sait, l'idée est répandue.
Faudra de toutes façons négocier avec le label en question : faut toujours négocier. Et si c'est un label à but lucratif, faut regarder le contrat de près et si possible trouver un juriste pour l'étudier (il y a des gens qui font ça gratos dans pas mal de centres régionaux dédiés aux musiques "actuelles" ou "amplifiées".)
C'est d'aileurs la raison pour laquelle il faut aussi que les défenseurs des licences libres essaient de convaincre aussi les petites maisons de disques (pour les grosses je me fais aucune illusion). Pour le moment, peu d'artistes sous licence libre sont sous contrat. Parce que les artistes eux-mêmes sont un peu tétanisés par ces questons. Il faudrait au contraire montrer que c'est dans l'intérêt des petites maisons et des artistes d'autoriser un usage plus large de leurs oeuvres, notamment sur internet. On est encore loin de ça, c'est loin d'être entré dans les moeurs, à part chez certaines micro-structures (voir la liste des labels répertoriés sur musique-libre). Il faut bien admettre toutefois que la plupart de ces labels sont tout à fait à côté du marché du disque. Another record n'est pas distribué en magasin par exemple - on refuse de l'être, malgré quelques opportunités... C'est un choix. Note aussi que la plupart de ces labels font des musiques electroniques, et le reseau electro-techno s'organise différemment des autres réseaux, et sont beaucoup plus familiers d'internet que les groupes de pop/rock par exemple.
En tous cas tenez nous au courant de l'avancée de vos recherches et de vos discussions avec les labels.
Re: La musique pour le plaisir....
le presseur n'a pas à refuser ; s'il le fait la plupart du temps c'est par ignorance, et habitude du discours monopole de fait de la sacem sdrm : il faut lui dire que c'est légal.En même temps, s'il (le presseur) refuse et que vous en pouvez pas faire autrement,
rajoutez un sticker sur le disque pour préciser que la musique est en licence libre.
la procédure pour l'auteur/producteur vis à vis de sdrm sacem est de remplir un formulaire 'oeuvre par oeuvre' ( cf. http://opo.sacem.fr ) pour recevoir attestation que les oeuvres en question ne sont pas d'un sociétaire de la sacem, que donc les droits afférents à ces oeuvres ne sont pas gérés par la sacem, et que donc pour ces oeuvres il n'y a pas lieu de payer la sdrm. point.
si problème, nous contacter, nous avons des contacts juridiques avertis, et nous interviendrons.
(c'est d'ailleurs je crois une des manières "fantômes" de "recruter" pour la sacem (je n'ai rien contre la sacem sur le principe, faut-il le préciser ?) :
ah, dit le presseur il faut payer la sdrm, ah dit la sdrm, ben oui, et la sacem en "profite" pour dire qu'il faut protéger sa musique (ils ont raison sur ce point) et qu'ils sont là pour ça (là c'est plus ambigu : il y a différents moyens de protéger sa musique, plus ou moins onéreux et plus ou moins contraignants - la sacem est une société de gestion de droits, qui de fait protège, mais, bien lire les statuts, notamment l'article 2 et ses conséquences concrètes. (plusieurs fils en traitent sur ce forum, la faq aussi) ;
dans la pratique actuelle, on se croit et on se retrouve obligé d'adhérer à la sacem pour presser : non.
si on veut adhérer à la sacem, que ce soit pour de bonnes raisons : pour ce que fait la sacem : c'est une société de gestion collective des droits d'auteur ;
si on veut presser des cd en restant indépendant, parce qu'on tient à un mode individuel de gestion de ses droits : opo.sacem.fr .
Re: La musique pour le plaisir....
Ca y est la demo 3 titres de Morpain est dispo sous licence cc sur www.morpain.fr.st
Par contre, cette semaine on enregistre un 5 titres qu'on compte sortir à 500 ou 1000 exemplaires. cette demo sera aussi certainement sous cc. Par contre vu l'investissement que ca represente, on aimerait bien en vendre quelques unes, histoire de au moins recuperer nos tunes. Je pensais donc ne pas la mettre en telechargement dans un premier temps, en attendant que les cd se vendent.....
cette demarche n'est elle pas anti-copyleft dans l'esprit?
Par contre, cette semaine on enregistre un 5 titres qu'on compte sortir à 500 ou 1000 exemplaires. cette demo sera aussi certainement sous cc. Par contre vu l'investissement que ca represente, on aimerait bien en vendre quelques unes, histoire de au moins recuperer nos tunes. Je pensais donc ne pas la mettre en telechargement dans un premier temps, en attendant que les cd se vendent.....
cette demarche n'est elle pas anti-copyleft dans l'esprit?
Re: La musique pour le plaisir....
boh, pas forcément,
ça se pratique déjà pour des bouquins sous copyleft par ex..
ça se pratique déjà pour des bouquins sous copyleft par ex..
Re: La musique pour le plaisir....
Comme je le vois, le principe des licences de libre diffusion est d'accorder plus de libertés au public une fois qu'ils sont en possession de l'œuvre. Mais ça n'implique pas forcément la gratuité. Déjà, on continue bien entendu à faire payer les concerts (un téléchargement sur un site web a un coût dérisoire... mais faire un concert, c'est autre chose, et de toute façon le public est facilement prêt à payer une place de concert).biboul.morpain a écrit :Ca y est la demo 3 titres de Morpain est dispo sous licence cc sur www.morpain.fr.st
Par contre, cette semaine on enregistre un 5 titres qu'on compte sortir à 500 ou 1000 exemplaires. cette demo sera aussi certainement sous cc. Par contre vu l'investissement que ca represente, on aimerait bien en vendre quelques unes, histoire de au moins recuperer nos tunes. Je pensais donc ne pas la mettre en telechargement dans un premier temps, en attendant que les cd se vendent.....
cette demarche n'est elle pas anti-copyleft dans l'esprit?
Ensuite, on peut vendre un CD dont les titres sont sous licence CC.
À ce propos, il faut bien choisir sous quelle licence on va diffuser les titres (il y a plusieurs licences Creative Commons différentes, par exemple), et ensuite il vaut mieux indiquer clairement pour chaque titre (en mp3, dans les commentaires des tags ID3 par exemple), sur un CD audio via la jaquette, etc. En général, on met un logo ou une mention, avec un lien vers l'adresse web du texte de la licence.
Donc on peut vendre des CDs sous licence de libre diffusion, il n'y a aucune contradiction. On peut aussi choisir, dans un premier temps (ou tout le temps en fait), de ne pas diffuser ces titres en téléchargement sur internet, et de ne pas les donner gratuitement d'une quelconque manière. Par contre, la licence permettra au public de la rediffuser gratuitement.
Re: La musique pour le plaisir....
oui tout à fait
dans la pratique, certains labels selon les sorties ne mettent que quelques titres en téléchargement (comme sur certains disques d'another record quand on a dépensé beaucoup de sou) ou alors en qualité moyenne (style mp3 128)
dis moi bipoul, 500 ou 1000 démo, ça fait beaucoup non ?
vous faites du pressage ?
c'est pas pour m'imiscer mais bon, pour les démos, en général je conseille de belles gravures faites maison selon les besoins (après les besoins dépendent de l'activité du groupe, de sa notoriété)
Pour avoir fait pas mal de conneries quand j'ai comencé dans la musique, je conseilerai aujourd'hui de pas claquer ses tunes dans une démo
mais bon..
dans la pratique, certains labels selon les sorties ne mettent que quelques titres en téléchargement (comme sur certains disques d'another record quand on a dépensé beaucoup de sou) ou alors en qualité moyenne (style mp3 128)
dis moi bipoul, 500 ou 1000 démo, ça fait beaucoup non ?
vous faites du pressage ?
c'est pas pour m'imiscer mais bon, pour les démos, en général je conseille de belles gravures faites maison selon les besoins (après les besoins dépendent de l'activité du groupe, de sa notoriété)
Pour avoir fait pas mal de conneries quand j'ai comencé dans la musique, je conseilerai aujourd'hui de pas claquer ses tunes dans une démo
mais bon..