Arrivé le 21 dans l'après-midi à Bordeaux avec Laurent et Sèb. passage par le local VNATRC, pour rencontrer tout le monde. Faisons connaissance de Rico, Myriam, ersatz, Bituur. Passage à l'Inca, pour voir le lieu, Milos, José, boire un coup. Résultat, on finit par rentrer fin bourrés vers minuit une heure, pendant que Rico et cie finiront vers six heures du mat!
le lendemain, Marianne, notre bookeuse, arrive au train vers 10 heures. au programme de la journée: balance à 14 heures, conférence et présentation de l'archive musique-libre.org de 17 à 19h, apéro libre à l'Inca de 19 à 21 h, et enfin concert jusqu'à minuit.
On a rencardé Olivier, notre batteur, qui arrive d'Arcachon, pour 14 h. Finalement, ALéATOIRE balance en premier, pour aller faire le ménage au local avant la conférence. On balancera vers 15h30/16h, donc. Rico utilisera l'ampli de laurent, un Ampeg flambant neuf qui pète bien comme il faut, et un des membres d'ALéATOIRE demande s'il peut brancher sa basse sur le Mesa Boogie Mark III de Sèb! Négatif! Une autre solution est trouvée puisqu'il y a un ampli basse en rab (?) Lorsque c'est au tour d'Olivier de monter sa batterie, il se rend compte qu'il n'y a pas de feutrines ni de tubes de protection aux pieds de la batterie. Je m'empresse donc d'aller à Music Drum, il me file quelques tubes, plus de feutrines, je lui demande au passage s'il pourrait prêter quelques pieds et un tabouret pour la soirée, pas de problème, cool. Je cours vers l'autre magasin achèter un paquet de feutrines et recours dans l'autre sens pour pas perdre trop de temps. C'est pas que les cymbales d'Olivier soient en or fin, mais c'est les seules qu'il puisse jouer, et il essaie d'en prendre soin. Problème réglé. La balance se passe plutôt bien, bonnes sensations pour ma part, le son, curieusement n'a pas l'air trop confus, quoique assez confiné dans la petite cave. On se dirige donc tranquillement vers le local VNATRC pour la conférence. C'est pas la cohue, mais il y a un journaliste de sud-ouest qui vient interviewer longuement les membres de musique-libre.org. Pendant ce temps, je me connecte, je discute avec Joh, qui a obtenu des éléments de communication qui sont relativement, et objectivement, énormes! Genre Libération, ou encore France Inter. Excusez du peu. Prise de contact avec Flat Ed et son petit Etienne, le jus passe plutôt bien. Discussions diverses, et hop, on file à l'Inca. Il doit pas être loin de 19h. Là, superbe rencontre avec Yann et Sophia de Girondeweb.com, on tourne une interview qui se passe plutôt bien, ambiance trés conviviale et détendue. Sur ce, se pointent Zyx et ses amis, de muzzart.net, qui rencontrent girondeweb.com, échange de cartes, vraiment un très bon moment, plein de surprises! Surtout qu'en plus, se pointent ma mère (surprise) et un pote à elle! Bref, le quart d'heure émotions / rencontres!! Zyx veut tourner une interview collective, à ce que je peux comprendre. Donc on attends que tout le monde soit là, et c'est parti. Zyx fait de son mieux, mais c'est un peu moins rythmé que ce que cela aurait pu être. Il faut dire que l'exercice est difficile, interview collective, c'est pas évident. je n'ai pas vu le résultat final, mais je suis sûr que les images seront cool! zyx est la bonne volonté incarnée, et un certain nombre de points importants ont été soulevés, voire éclaircis durant l'entretien.
Et puis le concert arrive, non sans avoir mangé auparavant, la somptueuse nourriture préparée par Milos. Assiette végétarienne et compagnie, mazette, rien à dire, c'est tip top. Flat Ed ouvre le bal, tranquille, avec Etienne (cinq mois et demi!) aux loges d'honneur. Prestation sensible, pêchue et douce, et sensible, et bref, super! Arrive ALéATOIRE, pour l'exercice musico-poético-hacktiviste qui lui est cher. Plein de sensibilité et d'énergie aussi, dommage que la place de Bituur soit si réduite...on ne l'entend quasiment que entre les morceaux. Les deux batteurs se succèdent et se partagent le set, ça tourne bien. Après ça, Milos et un batteur jouent quelques morceaux de leur cru. Ils sont en transe, c'est cool. Avec Laurent, on se demande à quelle heure on va commencer, si il faut arrêter à minuit. Bref, finalement on attaque vers 11h15, Flight Club, décollage, et paf, la tuile, corde cassée. C'est pas grave, Olivier et Laurent font péter un groove de derrière les fagots, ça me permet de rappeler aux amis présents que le moment est venu de répandre la libre musique, de répondre présents etc...c'est cool, un bon moment. Finalement, Seb a fini, et on reprends Flight Club au début, parce que pour moi, il fallait le faire ce Flight Club. On était en petit comité alors pas de soucis, c'est reparti, et ça pète bien comme il faut. Au sixième morceau, Controverse, on commence à peine à être chaud et les amis aussi, Milos vient me dire, "c'est le dernier dernier very very last morceau". Argl! Seb a du mal à s'arrêter, mais on préfère jouer le jeu. Bon, on a un peu coincé après quand on a entendu Milos mixer du gros hip hop à donf, passque pour les voisins, ça doit etre kif kif bourricot, non?! mais on a mieux compris en voyant les fûts de bière se succéder derrière le comptoir!
petite conclusion qui n'engage que moi:
La première conclusion que je tire, et on en a déjà parlé, c'est au niveau du professionnalisme. Attention, il n'y a pas de reproches, après tout, on est venu soutenir musique-libre.org, autant à la com qu'avec le groupe, donc il n'y a pas de soucis. En plus, on s'est super bien marré! Mais il ne faut pas perdre de vue les objectifs, pour nous en tout cas. Au niveau du professionalisme, donc, puisque j'ai déjà eu l'occasion d'en causer ici, j'ai des choses à dire, en prospective, en quelque sorte. Aussi bien Olivier, notre batteur, que nous autres, ou encore Seb, avons nos expériences de scènes plus ou moins grandes ou importantes, comme on voudra, là n'est pas la question. Reste que ce type d'organisation, celle du 22 janvier, n'est pas envisageable sur un évènement un peu conséquent, avec des groupes venant de loin, voire du public venant de loin. Cela me donne l'occasion de le redire, et nous n'en démordrons pas: c'est un point crucial, incontournable et ultra-sensible. La musique en libre diffusion ne doit pas être produite au rabais, et je dirais même que l'organisation lors de la diffusion dans le monde réel doit être irréprochable, plus qu'irréprochable, la qualité de celle-ci devant faire oublier au public qu'il s'agit de musique en libre diffusion. Le public veut juste prendre son pied. Pour les musiciens, ça les regarde, mais pour le public, ça, c'est impossible autrement, il ne faut pas le frustrer, il doit se sentir respecté, aimé, et bref. je ne vais pas m'étaler cent sept ans la-dessus, c'était l'Inca, c'était chez Milos, et de mon point de vue, l'organisation, c'est les règles de Milos. Donc il n'y a pas de problème. Je me rappelle, avec mon trio jazz-funk Millenium, en 1997/98, on a fait une trentaine de dates. Je ne me rappelle pas avoir du payer une seule bière. Lors du moindre concert dans la plus petite salle, avec l'organisation bouts de ficelles et compagnie, le catering est pratiquement toujours complet: nourriture ET boisson. Là, c'est bonne nourriture et PAS boisson.
On va pas en faire une maladie. Mais on peut pas faire comme ça sur un festival ou dans une salle. On peut pas.
En fait, l'organisation d'un évènement de ce type, conférence, apéro presse concerts de trois ou quatre groupes devrait s'inspirer d'une certaine rigueur toute militaire. Et qu'on ne me parle pas de gestion associative entre potes! Sriracha est une asso Loi 1901 entre potes, qui fait tourner, entre autre, Lophophora, Watcha et Gojira, je crois, et ce, depuis des années! Les exemples sont nombreux d'assos qui font vraiment du travail tout ce qu'il y a de plus rigoureux et sérieux.
C'est bien, on a encore drôlement de pain sur la planche!