Comment c'était ce débat à Toulouse? Quelles rencontres pour Musique-libre.org? Quels retombées de ce débat?
Si vous y étiez, dites nous comment c'était?
Argl! Grossière erreur...il doit s'en mordre les doigts....ou alors, ça préfigure ce qui va probablement se passer: accords entre SACEM et Creative Commons....un statut un peu particulier, autorisant la diffusion des oeuvres tout en étant sociétaire...c'est déjà le cas en Italie, mais les conditions sont différentes...et je ne connais pas les spécificités de la société de gestion des droits d'auteurs italienne."Si vous ne déposez pas vos morceaux sous licence libre à la SACEM, ils ne sont pas protégés".
à mon avis le genre de lieu intéressant = je veux dire, les lieux que nous avons la responsabilité de créer & susciter par présence et connections,Je pensais être dans un squat ou l'on parlerais de nos convictions, dépassant la simple musique. Le lieu implique un certain type de public
oui. La richesse des débats est proportionnelle à la diversité des points de vue et des intérêts qui s'expriment. Je me rappele qu'un des mots qui m'avaient fait (littéralement) bondir hors de ma chaise durant le petit débat de l'après midi à toulouse, c'était "on fait de la musique engagée, revendicatrice", ou un truc dans ce genre.. Or, tous les musiciens, loin de là, ne font pas une musique engagée. Il serait réducteur d'imaginer que les licences libres supposent un engagement politique d'extrème gauche (je donne cet exemple parce que c'est ce qu'il me semble entendre par moment). On peut gloser sur la fonction de l'art comme fonction politique ok.. mais il n'empêche que je connais des artistes de tous bords, et leur sensibilité politique ne les empêche manifestement pas de s'intéresser aux licences libres. Je dis souvent sous forme de provoc que les creative commons conviennent particulièrement bien à une pensée de type "libérale" (rien d'étonnant à ce que ça se soit développé d'abord aux états unis). C'est ce qui me gène dans la licence art libre par exemple : j'ai l'impression en la lisant qu'il faudrait que j'achête de surcoit ma carte au parti (lequel ? je le ne sais pas bien).A chacun ensuite de trouver ses propres affinités dans le monde du libre, apparement riche en débats.
Que tu n'aies pas ressenti grand chose lors du débat ne m'étonne pas, parce que moi non plus. Et je pense que personne ne s'en est satisfait.Alex a écrit :Et je n'ai pas réellement ressenti l'envie de construire une alternative concrète autour de la musique libre (bien qu'elle en soit une en elle même).
Peut être suis je trop communautariste, pour me satisfaire d'un simple débat sur le téléchargement et la satisfaction du consommateur
sâches que nous ne nous sommes pas défilés après ce débat, comme tu sembles le sous-entendre. Simplement on est venu nous chercher d'urgence pour un autre débat. Nous sommes revenus ensuite, et si je ne me trompe pas, tu étais juste devant moi au concert de Miss Hélium (si c'est toi qui était collé à l'enceinte pendant le concert accompagné d'un clebs ?)Et quand j'ai voulu chopper l'un de vous pour en parler avec des "connaisseurs" (désolé messieurs je n'ai rien écrit pour libération, ni pour les inrockuptibles), ils s'étaient déjà barrés.
Je n'étais pas présent, mais si tu débarques dans la discussion en traçant d'avance les frontières entre le bien et le mal (écrire dans Libvé : oui, c'est un canard de merde libéral, mais personne ici ne l'a jamqis revendiqué comme modèle !) et en disqualifiant le discours de ceux à qui tu parles en pratiquant ce genre de procès d'intention, je pense que les conditions d'un débat sincère entre gens de confiance ne seront pas réunies.Alexis a écrit :Le lieu implique un certain type de public, désolé pour toi. Et quand j'ai voulu chopper l'un de vous pour en parler avec des "connaisseurs" (désolé messieurs je n'ai rien écrit pour libération, ni pour les inrockuptibles), ils s'étaient déjà barrés.
Il y a là un malentendu total, global et récurrent : une licence de type copyleft n'a rien à voir avec un quelconque engagement politique. C'est d'ailleurs assez marrant de voir à quel point les milieux indés se jettent sur ce malentendu pour faire des licences libres le nouveau signe extérieur d'engagement politique... Comme le dit Dana, les libéraux de droite peuvent parfaitement adhérer aux idées qui circulent autour des licences libres. la présence des libertariens dans le champ du libre confirme ce qui n'est plus une hypothèse, mais certainement un constat. On peut parfaitement être sous copyleft et "vivre et penser comme un porc" libéral, pour paraphraser un tire de livre connu. on peut même être libéral et se dire de gauche c'est dire...Tous ne sont pas du même avis sur leur style de vie et la conception de leur zique, et principalement sur le sens qu'ils donnent à un engagement vers les licences libres, mais n'étions nous pas là pour en pârler et voir en quoi ces licences contribiuent à notre émancipation...Je pensais quand même que le monde du libre était une communauté liée ensemble par une éthique musicale, Les organisateurs en sont aussi pour quelque chose, j'en suis conscient. Mais je suis déçu de n'avoir rien ressenti. Merci à Christophe de Mycélium. J'aimerais pouvoir en savoir plus sur son projet... Vive les forum. Alex (association ragnakore).