mais même le non-choix est déjà un choix!
oui bien sûr

ne pas produire ce serait ne pas appuyer sur le bouton "record"
on en revient quelque part à la question de pierro concernant l'oeuvre "achevée"
à partir de quand avons-nous affaire à une oeuvre
je ne crois pas que ce soit une question si oiseuse
c'est vraiment un concept occidental : on a commencé à considérer l'oeuvre musicale comme un objet juridique au début du XIXème siècle en France. Et cet objet était d'abord une feuille de papier sur laquelle étaient notées des signes censés décrire la musique : ce qu'on appele la partition.
Ce n'est pas étonnant, si l'on songe que le droit d'auteur a d'abord été inventé pour des textes écrits, et publiables.
Par la suite, avec le développement des techniques d'enregistrements, on a pu considérer qu'il y avait oeuvre musicale même en l'absence de transcription écrite : mais c'est quelque chose de très récent ça !
Ce n'est que dans les années 80 je crois (à vérifier) que la sacem par exemple, accepte le principe d'un dépôt d'oeuvre sans partition. Jusque dans les années 70, il fallait même, pour être membres de la sacem, passer un certificat d'aptitude à la composition.
Aujourd'hui donc, l'oeuvre (au sens juridique) est identifiable aussi à l'enregistrement d'une de ses versions. ça pose évidemment des tas de problèmes, que le droit n'a pas prévu.
Il y a dans la chose écrite, une stabilité, une immuabilité, qu'il n'y pas dans la musique de toutes façons.
A l'époque de Purcell ou Monteverdi, on ne connaissait pas ce concept d'oeuvre achevée pour l'éternité. C'est en quelque sorte un coup de force juridique qui nous fait aujourd'hui parler d'ue oeuvre "originale"..
Philosophiquement, du point de vue créatif, pour la musique, ça n'a aucun sens à mon avis.
ça n'a de sens que dans un monde où l'objet est en quelque sorte pris en charge par le droit ou le commerce.