ha merci bien l'ami !!
c'est marrant ce site :
ce qui est étonnant c'est absence complète de finalité
liste de bonbecs, liste de jours fériés, liste de drosophiles
en fait, j'ai souvent l'impression que ces sites sont créés par des informaticiens qui savent y faire, je veux dire, ils peuvent metre ça en place parce qu'ils ont la technique qui le fait
mais ils sont totalement dénués d'ambition et d'idées
ça arrive souvent pour la musique n'est-ce pas ?
ouahh j'ai fait une super plate forme de musique (dans laquelle on ne trouve que deux malheureux morceaux pourris)
je sais le faire, mais je ne sais pas pourquoi il faudrait le faire
Le classement et l' etiquettage sont des valeurs tres tendance..dans le virtuel comme dans le reel... je classe /liste donc je suis....
comme si la fin du monde etait pour demain...faisant vite le bilan, rangeons nos gouts et couleur ( qui comme tout le monde sait ne se discute pas...)
ha c'est pas idiot ça
après tout peut-être est-ce un contre-coup de l'angoisse de la précarité ou du trauma du 11 septembre 2001 ?
Une réponse à la société du risque : on doit ranger ses affaires au plus vite
le web 2.0 n' a rien d' un echange social... A chacun son listing que l' on jette à la face de la toile....
AInsi je suis ( apres le ainsi soit il)
oui : c'est toute la problématique de l'indentité
La liste, la collection, c'est une des réponses possibles, ou plutôt une des mises en oeuvre de l'identité : il y a d'autres réponses ( la haine de l'autre, la création, la mégalomanie, le maquillage etc.)
tres bon texte ceci dit en passant...
j' aime le passage sur la crise de la démocratie, l' isolement...le web en meme temps ouvre une/des fénetres sur le monde mais cree l' inpersonnification... et ne pas savoir qui ont est gene..*
Oui
c'est ça l'idée : la communication (au delà du web 2.0.) comme le dit pierre manent, c'est la participation sans risque (on le voit bien d'ailleurs sur les forums, où on peut s'insulter tranquilles derrière son ordi : c'est quelque chose que l'on ne peut pas se permettre de faire dans la vie "dehors", quand on a son adversaire en chair et en os - en même temps, si on avait son adversaire en chair et en os, du coup, on s'insulterait peut-être pas, on prendrait plus de soin à essayer de se parler)
les vautours commerciaux ( meme si la question est mise de coté dans ton texte, je pense que c' est tout de meme un axe central de la raison d' etre du web 2.0 : sous couvert d' echange social on se livre , donne ses gouts...plus de travail pour les agents commerciaux Surprisn sait ce qu'il faut donner au peuple pour qu'il se taise...mieux ciblé et mieux controlé...
se livrer àl' autre: une trouvaille a la mode aussi..venez à nous, dites nous qui vous etes on vous donnera de quoi penser...
Oui.
Je ne sais pas trop quoi penser de cet aspect commercial
Delphine me disait que tout cela est directement inspiré du marketing (la constitution de listes de préférences) - je rajoute : inspiré des sites de rencontres.
La rencontre de l'autre est pris en charge à 90% par le logiciel : il ne reste quasiment aucun mystère.
Il y a ex-ami l'autre jour qui me montrait sa page sur meetic (un site de rencontres) : ce qui m'a frappé, c'est que ce n'est pas lui qui faisait la sélection des gonzesses, mais l'ordinateur qui,en croisant sa liste de préférences avec d'autres listes, faisait le choix pour lui. Il avait donc sous les yeux un panel de gonzesses qu'il était libre de contacter ou pas. C'est vraiment une manière étrange de rencontrer quelqu'un : je veux dire, quand tu dragues dans un bar par exemple, tu ne sais pas à qui tu as affaire, tout reste à découvrir. enfin bon. je critique pas ces sites là parce qu'ils répondent bien à un besoin, une nécessité dans ces temps de solitude. Mais j'ai l'impression qu'avant on se débrouillait différemment. Enfin, je ne sais pas vraiment..
c ' est l' auto delation...
Ensuite on oriente la société en fonction de la masse la majorité ( concept tres démocratique la majorité)..et la minorité ne rale pas: on la laisse s' exprimer, exprimer sont individualisme..ouf nous sommes sauvé.... etre cytoyen devient donc une personne a qui on permet de s' exprimer librement , dans un espace donné, clos( soyons honnetes) et controlé....
Oui
très juste : tu es libre mais dans un cadre bien cloisonné, donc : contrôlable
l'autodélation oui
c'est exactement ça
J' ai participé à un atelier d' art therapie...au debut du mouvement....un lieu clos ou les personnes accueillies pouvaient exprimer leur mal etre en ecrivant , dessinant construisant detruisant sur/les murs....
Un financeur institutionnel visite le lieu..en ressort et tout fier me dit : c' est bien , au moins ce qu'il font dedans ils ne le font pas dehors.... creons des espaces d' expression clos, soyons des agents de controle social, protégeons l' exterieur... le web 2.0 me fait penser à cela.. la notion d' echange avec l' autre etant une facade cachant son utilité (inutilité pour la société sauf celle du contentement individuel)...
au moins ce qu'ils font dedans ils ne le font pas dehors, disait l'institutionnel
c'est malin
quel con
oui, des espaces d'expression clos : c'est un peu ce que prévoient les institutionnels pour la musique live "amateurs" dans l'avant projet de loi dont j'ai parlé récemment : les amateurs ne pourront jouer que dans des salles réservées à cet effet, encadrés par des institutions, des professionnels, dans des conditions fixées à l'avance. Il vaut mieux qu'ils fassent ça dans nos salles, sous notre surveillance que dehors. etc.
Le WEB 2.0 n' est et ne doit pas etre un espace public... l' espace public c' est dehors...
la lutte c' est du reel..le web doit en etre qu' un outil au meme titre que d' autre...
ne nous contentons pas des petits espaces que l' on nous donne...
le réel
en même temps vis-à-vis du web 2.0., ma position n'est pas seulement critique (du point de vue moral et politique), mais je crois qu'il faut aussi comprendre que ça remplit un vide :c'est une consolation devant le vide del'existence.Tu vois tout est possible en droit. Mais dans les faits c'est plus compiqué. Faut se mettre en danger. Si ces trucs là fonctionnent , y compris dans une certaine mesure sur moi (je sis un gros utilisateur de flickr par exemple), c'est pas pour rien. En même temps je n'utilise pas flickr pour rencontrer des gens (je ne cherche pas d'amis supplémentaires, j'en ai déjà assez comme ça

Comme disait Arno Schmidt, les amis, c'est une perte de temps

Je l'utilise pour satisfaire un besoin narcissique sans doute, mais aussi parce que, de voir mes photos exposées quelque part, ça me prouve que j'existe. Une oeuvre, et à la limite une liste, c'est déjà une trace qu'on laisse. ça marque le territoire, comme font les bêtes.
C'est la question que je me pose souvent, et qu'on me pose souvent : pourquoi je fais tout ça (des textes des chansons des photos etc.) pourquoi je les expose sur le net et puis point barre.C'est-à-dire: si je voulais vraiment être reconnu ou je sais pas quoi, je ferai de la promo, j'essaierai de devenir artiste contemporain, une star de l'indie folk, un penseur à la mode. Mais en fait, je ne fais rien pour ça. J'ai essayé : mais quand je commence à piger les règles du jeu, je comprends vite que ça va me rendre fou si j'essaie de m'y plier.
Bon, être un vieux gourou sur mlo ça me suffit en fait
sinon ça m'intéresse cette histoire d'art thérapie
c'est J'ai participé à un de ces ateliers dans un cadre heu.. psychiatrique (en tant que patient à vrai dire). C'était à la fois très sauvage et très frustrant. Parce que bon, tout le monde était là à foutre sa merde avec les couleurs, alors pour l'art je veux bien, mais la thérapie nada, zéro. Demmerde toi avec ta merde (alors évidemment c'est moi en tant que patient qui faisait le psychanalyste, et c'est pour ça qu'au bout du compte ils m'ont viré)
et je ne parle pas des notions d' intimes/vie privée/vie public...
voila mes reactions a la lecture de ton texte dont je n' est peut etre pas saisi tout le sens ...
mais qui fait reagir echanger ( meme sur le match de foot Sourire ) ...
un WEB 2.0 a lui tout seul......
ben oui

mais j'espère qu'on se boira une bière en vrai un de ces jours
