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2 pages surla sacem
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psychoslave
- Messages : 106
- Inscription : 05 déc. 2006, 16:02
Re: 2 pages surla sacem
Y a pas de problème, je vais t'expliquer plus précisément ce que je pense, d'autant que c'est si gentillement demandé.
Avant tout, moi je suis venu à la musique libre via le logiciel libre où les choses sont beaucoup plus clair sur les droits qu'on veut défendre, c'est les fameuses quatre libertés de l'utilisateur :
*liberté d'utiliser pour l'usage que l'on veut
*liberté de copier comme l'on veut
*liberté d'étudier et de modifier pour adapter à son envie
*liberté de rediffuser ce qu'on a produit comme dérivé
Pour ce qui est sortit avant les licences libres (ou qui n'est pas sous licence libre) on peut toujours attendre la monté dans le domaine public (50 ans après publication pour l'écoute d'une interprétation donc).
Ne pas les écouter c'est stupide tu dis. C'est un point de vu. Après tout si tu as déjà payé, et que tu aimes, pourquoi te priver. De l'autre, personnellement je n'ai pas assez de temps pour écouter «1021 heures de musique disponibles» et encore constamment en augmentation.
Donc continuer à écouté c'est une chose, continuer à acheter des albums de maisons de disques qui ne font pas que du libre, c'est cautionner le système qu'elles mettent en place. Moi je pense que ce système est mauvais, donc ce serait aller contre ce que je pense.
Quand tu achètes un CD de pagny, c'est le système qui dit que les personnes qui téléchargent de la musique sans payer (autre chose que l'accès internet) ce sont des "pirates" qui "viole" le droit d'auteur et "vole" les artistes. Tu soutiens un système dans lequel on tente de faire la répression du partage culturel et de la cohésion sociale. Ce sont des chose que je ne peux pas moralement cautionner, et j'agis en conséquence.
Aujourd'hui il est illégal de copier une chanson à un ami, de recopier les paroles et de retranscrire une partition pour la mettre sur le net, et même de chanter une chanson dans la rue, si l'artiste ne diffuse pas ses oeuvres sous une licence libre. Est ce que c'est là le monde dans lequel tu veux vivre? Moi pas en tout cas.
Ce sont de graves atteintes à la liberté d'expression, de même que les interdiction de publier les méthodes pour lire un CD/DVD protégé auquel on a eu droit dans la DADVSI.
En écoutant de la musique libre, je peux faire tout ça comme j'en ai envie en étant sûr que si quelqu'un viens me faire un reproche ou essayer de me taxer de la tune, je pourrais lui dire d'aller se faire mettre bien profond.
Après c'est à chacun de voir s'il estime sa liberté d'expression moins importante que la possibilité d'écouter un morceau de musique, fut-il le meilleur de toute les temps.
Avant tout, moi je suis venu à la musique libre via le logiciel libre où les choses sont beaucoup plus clair sur les droits qu'on veut défendre, c'est les fameuses quatre libertés de l'utilisateur :
*liberté d'utiliser pour l'usage que l'on veut
*liberté de copier comme l'on veut
*liberté d'étudier et de modifier pour adapter à son envie
*liberté de rediffuser ce qu'on a produit comme dérivé
Pour ce qui est sortit avant les licences libres (ou qui n'est pas sous licence libre) on peut toujours attendre la monté dans le domaine public (50 ans après publication pour l'écoute d'une interprétation donc).
Ne pas les écouter c'est stupide tu dis. C'est un point de vu. Après tout si tu as déjà payé, et que tu aimes, pourquoi te priver. De l'autre, personnellement je n'ai pas assez de temps pour écouter «1021 heures de musique disponibles» et encore constamment en augmentation.
Donc continuer à écouté c'est une chose, continuer à acheter des albums de maisons de disques qui ne font pas que du libre, c'est cautionner le système qu'elles mettent en place. Moi je pense que ce système est mauvais, donc ce serait aller contre ce que je pense.
Quand tu achètes un CD de pagny, c'est le système qui dit que les personnes qui téléchargent de la musique sans payer (autre chose que l'accès internet) ce sont des "pirates" qui "viole" le droit d'auteur et "vole" les artistes. Tu soutiens un système dans lequel on tente de faire la répression du partage culturel et de la cohésion sociale. Ce sont des chose que je ne peux pas moralement cautionner, et j'agis en conséquence.
Aujourd'hui il est illégal de copier une chanson à un ami, de recopier les paroles et de retranscrire une partition pour la mettre sur le net, et même de chanter une chanson dans la rue, si l'artiste ne diffuse pas ses oeuvres sous une licence libre. Est ce que c'est là le monde dans lequel tu veux vivre? Moi pas en tout cas.
Ce sont de graves atteintes à la liberté d'expression, de même que les interdiction de publier les méthodes pour lire un CD/DVD protégé auquel on a eu droit dans la DADVSI.
En écoutant de la musique libre, je peux faire tout ça comme j'en ai envie en étant sûr que si quelqu'un viens me faire un reproche ou essayer de me taxer de la tune, je pourrais lui dire d'aller se faire mettre bien profond.
Après c'est à chacun de voir s'il estime sa liberté d'expression moins importante que la possibilité d'écouter un morceau de musique, fut-il le meilleur de toute les temps.
Re: 2 pages surla sacem
ok merci
je comprends tes arguments, ce n'est pas la première fois que je les entends
mais tu vois bien qu'il y a quand même quelque cose d'absurde : quand tu parles d'attendre pour écouter un morceau sacemisé qu'ilm tombe dans le domaine public.. C'est drôle certes, mais ça va plus loin que ça.
Au fond, je me demande si en défendant ce radicalisme idéologique, on ne confond pas "l'écoute" et l "exploitation" d'un morceau.
(l'histoire du domaine publique renvoie à l'exploitation ou pas d'une oeuvre, et d'ailleurs le droit d'auteur au fond renvoie à l'exploitation: peut-on assimiler aussi cavalièrement l'écoute d'une chanson à son exploitation ??
C'est étrange, tu me reprochais au début de soutenir une vision consumériste de la culture (ce qui est assez marrant, compte tenu des positions que je défends ici et là depuis des années mais passons..). Mais je me demande si dans ta position "radicale" en matière d'écoute et de sélection d'oeuvre, n'aboutit pas finalement à voir de la consommation derrière toute écoute. Mais bon.. Tu as peut-être raison.. (C'est au fond ce que je reproche à pas mal de gens ici et ailleurs, de soupçonnner le diable - le consumérisme - partout où résonne de la musique..)
Peut-être d'autres voudraient essayer de répondre de doner leur point de vue (si possible tout aussi gentillement que psychoslave aysik et moi ça ferait du bien) ?
je comprends tes arguments, ce n'est pas la première fois que je les entends
mais tu vois bien qu'il y a quand même quelque cose d'absurde : quand tu parles d'attendre pour écouter un morceau sacemisé qu'ilm tombe dans le domaine public.. C'est drôle certes, mais ça va plus loin que ça.
Au fond, je me demande si en défendant ce radicalisme idéologique, on ne confond pas "l'écoute" et l "exploitation" d'un morceau.
(l'histoire du domaine publique renvoie à l'exploitation ou pas d'une oeuvre, et d'ailleurs le droit d'auteur au fond renvoie à l'exploitation: peut-on assimiler aussi cavalièrement l'écoute d'une chanson à son exploitation ??
C'est étrange, tu me reprochais au début de soutenir une vision consumériste de la culture (ce qui est assez marrant, compte tenu des positions que je défends ici et là depuis des années mais passons..). Mais je me demande si dans ta position "radicale" en matière d'écoute et de sélection d'oeuvre, n'aboutit pas finalement à voir de la consommation derrière toute écoute. Mais bon.. Tu as peut-être raison.. (C'est au fond ce que je reproche à pas mal de gens ici et ailleurs, de soupçonnner le diable - le consumérisme - partout où résonne de la musique..)
Peut-être d'autres voudraient essayer de répondre de doner leur point de vue (si possible tout aussi gentillement que psychoslave aysik et moi ça ferait du bien) ?
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psychoslave
- Messages : 106
- Inscription : 05 déc. 2006, 16:02
Re: 2 pages surla sacem
Il y a effectivement un enjeux vis à vis de l'exploitation. Qu'on gagne de l'argent en créant des biens culturel, c'est la juste récompense d'heures de travail (ce qui n'est pas vraiment le cas aujourd'hui, puisqu'un artiste n'est généralement pas payé pour ces heures de travail, il doit se débrouiller pour tirer de l'argent de l'exploitation du droit d'auteur sur ses oeuvres).
Maintenant qu'on réduise les biens culturels à un produit de consommation, on entre dans une grave dérive! La culture et le savoir ne devrait connaître d'autre problème de propagation que les moyens de diffusion et la difficulté d'apprentissage, qui sont déjà des barrières énormes. Des lois qui viennent ajouter des difficultés supplémentaires sont une abération.
Et pourtant, à ce jour, l'idée de propriété intellectuelle est bien ancré dans la tête des gens, comme s'il s'agissait de quelque chose de naturel alors que c'est en fait tout l'inverse. Une idée appartiens à celui capable de la comprendre, sans que cela limite qui que ce soit d'autre à comprendre cette idée, que ce soit par un enseignement (quelqu'un qui connais l'idée et qui l'explique) ou en la re-découvrant soit même par expérimentation. Je te conseile la lecture du bon usage de la piraterie, qui explique cela bien mieux que je ne le fais ici.
Ma vision de la culture n'est pas celle d'un bien de consomation, à l'inverse de l'image qu'arrive trop bien à faire passer les divers majors et autres fnac qui voudraient sans doute que l'on voie de la consommation derrière toute écoute.
Ma défense radicaliste de mon idéologie ne résulte donc pas d'une confusion entre l'écoute et l'exploitation, mais d'un militantisme contre la systématisation de l'approche de produit de consommation des biens culturels.
D'un autre coté, je ne suis pas extrémiste sur l'écoute de la musique, mais sur son "achat" (paiement pour un droit d'écoute en fait). Je ne suis pas là entrain de péter une pile dès que j'entends une radio qui diffuse un morceau de musique (que je peux tout à fait apprécier) dont je trouve le mode de diffusion immoral. En fait maintenant que j'y pense, je trouve ça bien plus moral de télécharger illégalement de la musique que de l'acheter légalement.
Ensuite pour ce qui est de mon écoute quasi-exclusive de musique libre, c'est pratiquement plus une conséquence qu'autre chose. Comme dit, je n'ai déjà pas le temps d'écouter tout la musique libre qui existe. Ce n'est malheureusement pas le cas pour ce qui est des films par exemple, où les oeuvres libres sont bien moins nombreuses.
Voila, bon je te remercie pour cette discution qui me permet de bien poser mes idées ça me sera utile quand je voudrais expliquer tout ça autours de moi.
Maintenant qu'on réduise les biens culturels à un produit de consommation, on entre dans une grave dérive! La culture et le savoir ne devrait connaître d'autre problème de propagation que les moyens de diffusion et la difficulté d'apprentissage, qui sont déjà des barrières énormes. Des lois qui viennent ajouter des difficultés supplémentaires sont une abération.
Et pourtant, à ce jour, l'idée de propriété intellectuelle est bien ancré dans la tête des gens, comme s'il s'agissait de quelque chose de naturel alors que c'est en fait tout l'inverse. Une idée appartiens à celui capable de la comprendre, sans que cela limite qui que ce soit d'autre à comprendre cette idée, que ce soit par un enseignement (quelqu'un qui connais l'idée et qui l'explique) ou en la re-découvrant soit même par expérimentation. Je te conseile la lecture du bon usage de la piraterie, qui explique cela bien mieux que je ne le fais ici.
Ma vision de la culture n'est pas celle d'un bien de consomation, à l'inverse de l'image qu'arrive trop bien à faire passer les divers majors et autres fnac qui voudraient sans doute que l'on voie de la consommation derrière toute écoute.
Ma défense radicaliste de mon idéologie ne résulte donc pas d'une confusion entre l'écoute et l'exploitation, mais d'un militantisme contre la systématisation de l'approche de produit de consommation des biens culturels.
D'un autre coté, je ne suis pas extrémiste sur l'écoute de la musique, mais sur son "achat" (paiement pour un droit d'écoute en fait). Je ne suis pas là entrain de péter une pile dès que j'entends une radio qui diffuse un morceau de musique (que je peux tout à fait apprécier) dont je trouve le mode de diffusion immoral. En fait maintenant que j'y pense, je trouve ça bien plus moral de télécharger illégalement de la musique que de l'acheter légalement.
Ensuite pour ce qui est de mon écoute quasi-exclusive de musique libre, c'est pratiquement plus une conséquence qu'autre chose. Comme dit, je n'ai déjà pas le temps d'écouter tout la musique libre qui existe. Ce n'est malheureusement pas le cas pour ce qui est des films par exemple, où les oeuvres libres sont bien moins nombreuses.
Voila, bon je te remercie pour cette discution qui me permet de bien poser mes idées ça me sera utile quand je voudrais expliquer tout ça autours de moi.
Re: 2 pages surla sacem
la dessus je suis totalement d'accord, pas dans le sens ou j'écouterai que des disks en license libre mais dans le sens que devant deux disks dans un shop, celui en license libre aura un avantage dans le choix.psychoslave a écrit :En écoutant de la musique libre, je peux faire tout ça comme j'en ai envie en étant sûr que si quelqu'un viens me faire un reproche ou essayer de me taxer de la tune, je pourrais lui dire d'aller se faire mettre bien profond.
Mais apres comme le dit aisyk, il y a des "oeuvres d'arts", "des morceaux culte" a la sacem mais le souci c'est est-ce que les personnes qui sortent leur disque a la sacem sont au courant de l'éxistence de license libre ?
comme le publique qui achete, connait-il sont éxistence, je doute. si il la connaissait, il irai peut-etre plus facilement vers lui, le choix entre deux disk tous aussi bien et la hop c'est la license qui va orienté le choix. la personne se dira tein je vais pouvoir le graver pour tel il va aimé...
vous avez des auto-collants musique-libre ? ce serait bien
Re: 2 pages surla sacem
ha
là je vois mieux et en fait je suis du coup plutôt d'accord :
(pour le bouquin de Florent Latrive, je l'ai lu quand il est sorti et j'avais causé avec Florent, dont les positions sont finalement assez modérées - je l'avais même trouvé parfois trop modéré
http://www.freescape.eu.org/biblio/arti ... rticle=222
Le concept même de "propriété" - intellectuelle (de l'immatériel) ne va pas de soi : il est dès lors étonnant que l'occident en général le considère avec tant de bienveillance.. (ou alors il faut soutenir que l'occident s'est justement développé grâce à cette évidence là, qu'au fond l'outil crucial du développement de l'occident, ce n'est pas tant la technique que la propriété intellectuelle.. Je suis sûr que quelqu'un a déjà pensé cela : si vous avez des références je suis preneur)
Oui j'imagine bien. Mais je faisais remarquer que quelque part, la logique qui consiste à n'écouter que des musiques sous LLD (ce qui n'est pas ton cas au fond précises-tu plus bas) ne ferait que confirmer cette assimilation de l'écoute et de la consommation. Ce que précisément les majors voudraient rendre évident, "naturel" comme tu dis.
C'est tout le problème du militantisme quand il s'en tient au moment "critique". Notre "mouvement" surtout chez dogmazic est d'abord constructif, s'efforçant de bâtir une alternative. Le moment critique est, j'ai envie de dire, derrière nous. Je ne sais pas ce qu'en pense les anciens ici, mais j'ai le sentiment qu'on en a fini de s'épuiser à critiquer la sacem et l'industrie du divertissement : on a trop de boulot maintenant pour développer ce qui a été construit !
L'autre truc, on l'a bien vu pendant les dernières élections présidentielles, c'est quand un discours fournit le cadre vis-àvis duquel les autres discours s'articulent : en l'occurence, la domination du discours de sarkozy, qui forunissait la matière et les thèmes des débats a eu les conséquences que l'on sait. Ses adversaires ont été forcés d'accepter et son lexique, et sa logique. ça avait déjà été le cas en 2002 avec l'insécurité etc..
C'est difficile de se faire entendre quand on tient un discours "autre", surtout quand en face il existe un discours hyper dominant, auquel tous les médias se rallient etc.. C'est le cas pour la musique.. Mais on s'en sort plutôt bien je trouve avec le temps..
Je ne sais pas si c'est moral de télécharger illégalement des musiques sacemisées. La question ne me paraît pas spécialement morale. Disons plutôt "juridique", politique. Mais c'est assez flou pour moi.
là je vois mieux et en fait je suis du coup plutôt d'accord :
(pour le bouquin de Florent Latrive, je l'ai lu quand il est sorti et j'avais causé avec Florent, dont les positions sont finalement assez modérées - je l'avais même trouvé parfois trop modéré
Oui. Cette manière de voir s'impose comme une évidence. sauf que moi je défends l'idée que ce n'est pas si évident. Tu verras dans mon essai "la dissémination de la musique", uen tentative pour penser l'activité de l'artiste d'une autre manière :Il y a effectivement un enjeux vis à vis de l'exploitation. Qu'on gagne de l'argent en créant des biens culturel, c'est la juste récompense d'heures de travail (ce qui n'est pas vraiment le cas aujourd'hui, puisqu'un artiste n'est généralement pas payé pour ces heures de travail, il doit se débrouiller pour tirer de l'argent de l'exploitation du droit d'auteur sur ses oeuvres).
http://www.freescape.eu.org/biblio/arti ... rticle=222
Oui, c'est peut-être un des prncipes de base qui réunit les membres de dogmazicMaintenant qu'on réduise les biens culturels à un produit de consommation, on entre dans une grave dérive! La culture et le savoir ne devrait connaître d'autre problème de propagation que les moyens de diffusion et la difficulté d'apprentissage, qui sont déjà des barrières énormes. Des lois qui viennent ajouter des difficultés supplémentaires sont une abération.
yesEt pourtant, à ce jour, l'idée de propriété intellectuelle est bien ancré dans la tête des gens, comme s'il s'agissait de quelque chose de naturel alors que c'est en fait tout l'inverse. Une idée appartiens à celui capable de la comprendre, sans que cela limite qui que ce soit d'autre à comprendre cette idée, que ce soit par un enseignement (quelqu'un qui connais l'idée et qui l'explique) ou en la re-découvrant soit même par expérimentation. Je te conseile la lecture du bon usage de la piraterie, qui explique cela bien mieux que je ne le fais ici.
Le concept même de "propriété" - intellectuelle (de l'immatériel) ne va pas de soi : il est dès lors étonnant que l'occident en général le considère avec tant de bienveillance.. (ou alors il faut soutenir que l'occident s'est justement développé grâce à cette évidence là, qu'au fond l'outil crucial du développement de l'occident, ce n'est pas tant la technique que la propriété intellectuelle.. Je suis sûr que quelqu'un a déjà pensé cela : si vous avez des références je suis preneur)
.Ma vision de la culture n'est pas celle d'un bien de consomation, à l'inverse de l'image qu'arrive trop bien à faire passer les divers majors et autres fnac qui voudraient sans doute que l'on voie de la consommation derrière toute écoute
Oui j'imagine bien. Mais je faisais remarquer que quelque part, la logique qui consiste à n'écouter que des musiques sous LLD (ce qui n'est pas ton cas au fond précises-tu plus bas) ne ferait que confirmer cette assimilation de l'écoute et de la consommation. Ce que précisément les majors voudraient rendre évident, "naturel" comme tu dis.
C'est tout le problème du militantisme quand il s'en tient au moment "critique". Notre "mouvement" surtout chez dogmazic est d'abord constructif, s'efforçant de bâtir une alternative. Le moment critique est, j'ai envie de dire, derrière nous. Je ne sais pas ce qu'en pense les anciens ici, mais j'ai le sentiment qu'on en a fini de s'épuiser à critiquer la sacem et l'industrie du divertissement : on a trop de boulot maintenant pour développer ce qui a été construit !
L'autre truc, on l'a bien vu pendant les dernières élections présidentielles, c'est quand un discours fournit le cadre vis-àvis duquel les autres discours s'articulent : en l'occurence, la domination du discours de sarkozy, qui forunissait la matière et les thèmes des débats a eu les conséquences que l'on sait. Ses adversaires ont été forcés d'accepter et son lexique, et sa logique. ça avait déjà été le cas en 2002 avec l'insécurité etc..
C'est difficile de se faire entendre quand on tient un discours "autre", surtout quand en face il existe un discours hyper dominant, auquel tous les médias se rallient etc.. C'est le cas pour la musique.. Mais on s'en sort plutôt bien je trouve avec le temps..
ok, dont acteMa défense radicaliste de mon idéologie ne résulte donc pas d'une confusion entre l'écoute et l'exploitation, mais d'un militantisme contre la systématisation de l'approche de produit de consommation des biens culturels.
Oui, c'est bien ce qui me semblait.. Moi pareil je n'achête pas de disques, à part quand c'est des labels indie sous LLD.. Et comme on me les offre en général, ou que je les échange avec d'autres disques de mon ex-label, du coup, j'achête plus de disques.D'un autre coté, je ne suis pas extrémiste sur l'écoute de la musique, mais sur son "achat" (paiement pour un droit d'écoute en fait). Je ne suis pas là entrain de péter une pile dès que j'entends une radio qui diffuse un morceau de musique (que je peux tout à fait apprécier) dont je trouve le mode de diffusion immoral. En fait maintenant que j'y pense, je trouve ça bien plus moral de télécharger illégalement de la musique que de l'acheter légalement.
Je ne sais pas si c'est moral de télécharger illégalement des musiques sacemisées. La question ne me paraît pas spécialement morale. Disons plutôt "juridique", politique. Mais c'est assez flou pour moi.
Pareil pour moi. De fait j'écoute de plus en plus de trucs sous LLD. Parce qu'on est de plus en plus nombreux. Donc plus de choix. Pour les films, il y a je crois un problème lié aux sommes nécessaires à la réalisation. On change de registre sur le plan économique. Je connais deux trois réalisateurs, c'est vraiment la galère de monter un film, financièrement, c'est monstrueux.. je cmprends que ça les fasse chier de voir leur truc sur internet téléchargé à donf, alors que leur distributeur n'a pas réussi à trouver plus de dix salles d'art et d'essai pour la diffusion. C'est un coup à se ruiner.. Là il y a vraiment un problème...Ensuite pour ce qui est de mon écoute quasi-exclusive de musique libre, c'est pratiquement plus une conséquence qu'autre chose. Comme dit, je n'ai déjà pas le temps d'écouter tout la musique libre qui existe. Ce n'est malheureusement pas le cas pour ce qui est des films par exemple, où les oeuvres libres sont bien moins nombreuses.
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psychoslave
- Messages : 106
- Inscription : 05 déc. 2006, 16:02
Re: 2 pages surla sacem
Bon j'ai pas grand chose à redire là, je vais tâcher de lire ton texte qui m'a l'air assez long pour que ça m'occupe un peu quand même.
Pour les films, c'est certain il y a un vrai problème de réalisabilité économique, c'est une question importante pour laquelle il faudrais pauser une réflexion pour tenter de trouver une solution.
Pour les films, c'est certain il y a un vrai problème de réalisabilité économique, c'est une question importante pour laquelle il faudrais pauser une réflexion pour tenter de trouver une solution.
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FreeMusicFactory
- Messages : 208
- Inscription : 18 juin 2005, 06:04
Re: 2 pages surla sacem
J'avais pas vu le sujet ici, mais j'ai fait un petit article sur Agoravox. Si ça en intéresse certains :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26187
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26187
Re: 2 pages surla sacem
Tres bien cet article sur Agoravox, au moins, je n'aurai plus a avoir de longue discution, juste un lien a donner et tout y est 