eisse a écrit :yza a écrit :Quoiqu'il en soit s'il est confirmé l'aspect non commercial de la diffusion en bibliothèque il n'y aucune question à se poser sur la rémunération.
Pas si simple
Article L133-1
(inséré par Loi nº 2003-517 du 18 juin 2003 art. 1 Journal Officiel du 19 juin 2003 en vigueur le 1er août 2003)
Lorsqu'une oeuvre a fait l'objet d'un contrat d'édition en vue de sa publication et de sa diffusion sous forme de livre, l'auteur ne peut s'opposer au prêt d'exemplaires de cette édition par une bibliothèque accueillant du public.
Ce prêt ouvre droit à rémunération au profit de l'auteur selon les modalités prévues à l'article L. 133-4.
C'est pourquoi je disais "s'il est confirmé"... la diffusion en bibliothèque et à des fins pédagogique, je connais mal et c'est vrai que ce n'est pas simple
Pour le reste je suis d'accord pourquoi demander des autorisation à la SACEM, c'est l'auteur qui est responsable de ses actes.
eisse a écrit :[Yza, je ne suis pas d'accord avec cela.
Si tu téléchargeais de la musique SACEM illégalement (ouhhh la méchante) sur My Space (ouuuuhhhh c'est vilainnn

, penses tu que ce serait l'artiste qui serait puni?
As tu une source pour dire cela.
Je peux me tromper.
En fait, il n'y a pas besoin de source, l'inscription à la SACEM c'est contractuel et c'est l'auteur qui signe pas le public et comme l'inscription à la SACEM n'est pas obligatoire l'auditeur ne peut pas être présumé coupable de téléchargement illégal.
Je sais bien que cette idée de "présumé coupable" instaurés par l'industrie musicale et relayée par les médias traditionnels est martelée à tout va, mais ne vous laissez pas berner.
Mais je vais plus loin : je maintiens qu'il ne m'appartient ni de prouver la légitimité de ce que je télécharge et encore moins en tant que dogmazicienne de faire du flicage pour le compte de la SACEM... et je précise pour le compte de la SACEM car interpeller (sans képi) les sacémisés ou autres utilisateurs de samples copyrightés c'est informer et disséminer les bonnes manières du libre, no soucy, ça fait partie de la mission de l'asso (musique libre) à mon avis... mais la dénonciation SACEM certainement pas.
Alors bien sûr on peut facilement prouver que celui qui télécharge du Lorie ou du Johnny sait ce qu'il fait, comme pour la contre-façon, mais s'il devait m'arriver d'être prise en défaut pour des titres que je ne soupçonne pas d'être SACémisé, c'est avec grand plaisir que j'irais au procès.
Allez je vais encore plus loin .... les droits obligatoires que sont la rémunération équitable, le droit à la copie privée... ces deux droits sont inscrits dans la loi et ce sont les organismes comme la sACEM qui les collectent et/ou les reversent (je rentre pas dans les détails pour l'instant)
Ces droits concernent les auteurs mais aussi les producteurs et les interprètes. On sait bien que parmi les zicos du libre sont souvent les 2 ou les 3 à la fois.
Ces droits là, mes agenaux vous n'en verrez jamais la couleur !!! Et le pire c'est que ça va dans les caisses communes de ces organismes qui méprisent le libre.
Je prétends (et j'attends qu'on me prouve le contraire ...) que la SACEM spolie les auteurs (de musiques libres) de leurs droits obligatoires, car elle ne respecte pas leur droit moral (celui de choisir la libre diffusion donc la gratuité pour certains types de diffusion) or ils n'ont d'autres moyens que de s'inscrire à la SACEM pour les obtenir ces droits obligatoires.
Comment sortir de l'impasse : 3 solutions.
1. l'auteur (et/ou interprète prod) libre se fiche de cet argent et decide de le laisser à la communauté... dans ce cas il serait bienvenu que cela soit la communauté de son choix et pas uniquement celle qui le méprise. L'institution d'un fonds dédié à la musique libre et géré collégialement par les assos du milieu pourrait être une solution.
2. La SACEM accepte (forcée ou pas) de gérer uniquement les droits obligatoires pour les libristes et là l'inscription SACEM est possible (l'option de gestion des autres droits colectifs pour les licences nc pourraient aussi être envisagé tant qu'on y est)
3 La SACEM ne veut rien savoir, une société similaire dédiée aux libristes pourrait gérer ces droits et pourquoi pas les droits de diffusion médias pour les nc au choix de l'auteur...
Je n'envisage même pas la solution "supprimer ces droits obligatoires" car ce serait à mon avis une perte de temps vu le résultat des élections... Non justement je pense qu'il faut taper là où ça fait mal : le porte-monnaie : les droits obligatoires que devraient toucher les libristes n'ont rien à faire dans les poches des antiis-libristes...Mais cela n'empêche pas de militer contre les 2 taxes extravagantes qui sont à l'origine de ces droits obligatoires.
Voilà voilà... j'espère que je vous prends pas trop la tête avec ces hsitoires de droits mais je trouve cela parfaitement injuste (calimero .... sort de mon corps) pour les acteurs de la communauté du libre.
eisse a écrit :[(je passe a bordeaux a partir de mardi !)
cool, j'espère que l'on se verra
