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Re: LLD : un moyen de faire des économies : un sujet délicat

Publié : 02 oct. 2007, 00:34
par dogbreath
Copié-collé depuis PRAGMAZIC:
PRAGMAZIC a écrit : Au travers de PRAGMAZIC et DOGMAZIC, le public peut redécouvrir une vraie diversité culturelle.

En effet, les artistes/groupes/labels évoluant dans les cultures libres proposent des oeuvres non formatées et dans un esprit qui dépasse largement l'aspect commercial de la musique, sans toutefois le négliger.

Contrairement au catalogue industriel qui doit répondre structurellement à des contraintes de rentabilité et de retour sur investissement rapide, les cultures libres présentent une diversité dans les oeuvres, les approches de création, les formats, qui demeure bien plus importante à ce jour.

Cette diversité de contenu, conjuguée avec une approche économique citoyenne permettra à terme de renouveler considérablement notre paysage culturel.
Question de dana:
dana a écrit :Est-ce qu'on devrait utiliser cet argument "faire des économies" pour mieux "vendre" nos LLD ?
Réponse: NON

Re: LLD : un moyen de faire des économies : un sujet délicat

Publié : 02 oct. 2007, 00:39
par suppr4046
Cher music factory,

on a déjà eu une débat similaire et il est clair que l'on a deux manières différentes de voir les choses ; pour autant je comprends et partage le fond de tes convictions.

Il est vrai que personnellement je cherche un moyen de développer la gestion individuelle comme un mode a part entière ; bien sure pas pour faire du business un but unique et ultime...je prône l'équité.

L'idée que je m'en fais n'est pas incompatible avec l'utilisation que tu souhaites permettre.

Mais je suis profondément en désaccord de dire que le gratuit soit une donnée par défaut. Le droit d'auteur français est beau et parle à plusieurs reprises d'équité ; il se trouve qu'un seul de ses pans ait été développé (le collectif) et que l'on arrive a des situations intolérables aujourd'hui ; taxant même de simples médiathèques.

Que se soit pour l'utilisation privé ou non lucratif, la paternité et le droit moral doivent être défendus ; le patrimonial (fait de pouvoir demander redevance) est au seul juge arbitre de l'artiste qui est aussi un citoyen avec son propre mode de pensée. Et il n'y a pas besoin de défendre l'idée que l'artiste ne devrait pas demander de redevances à un projet non lucratif car je crois que tout le monde est d'accord...le site en est un bel exemple.

Mais je sais que tu ne seras pas d'accord.

voilà
bien a toi
didier

Re: LLD : un moyen de faire des économies : un sujet délicat

Publié : 02 oct. 2007, 01:09
par incaudavenenum
FreeMusicFactory a écrit : D'un point de vue professionnel, c'est le Graal. Et le pire, c'est que j'y crois profondément (ça me fait penser à quelqu'un cette phrase ... :wink: ).
C'est marrant, la perspective de devenir le Graal pour des professionnels en raison de la gratuité de mes morceaux, ben, c'est vraiment pas ma quête. Si on en est vraiment déjà là, je trouve plutôt qu'on est mal barré.
FreeMusicFactory a écrit :Et pour moi, et c'est vraiment là que ça devient intéressant.
En effet, le fait de payer devient dés lors un acte significatif, un soutien, une façon de dire merci ... ça en devient presque un engagement !
Engage-toi, rengage-toi...
Dogbreath a écrit : dana a écrit:
Est-ce qu'on devrait utiliser cet argument "faire des économies" pour mieux "vendre" nos LLD ?


Réponse: NON
Clair et concis.
D'acccord.

Re: LLD : un moyen de faire des économies : un sujet délicat

Publié : 02 oct. 2007, 01:18
par suppr4046
Parler de licences libres - Retour d'expériences.

Avec Dogmazic Lyon, nous commençons a prendre l'habitude a être présent sur des festivals.
C'est pour nous et à notre sens le meilleur endroit pour en parler.
On a essayer de convier des gens à venir à des colloques mais se fut souvent pas terrible.

Le stand c'est "the formule".
Les gens arrivent au goutte a goutte ; Ils peuvent être des musiciens amateurs, des responsable de structures, de simple mélomanes voir de complets néophytes.
Pour s'aérer ils hument les stands toujours curieux. et te disent "bonjour !..."

La difficulté est de savoir aménager le message en fonction des gens ; tout cela est complexe mais au final...on devient me semble t il assez pertinent.
On a bcp d'encouragement en tout cas.

Le musicien amateur :


Nous évoquons succinctement le Code et la possibilité pour lui de gérer lui même ses oeuvres.
On parle de :
- droit moral
- droit patrimonial : et notamment qu'il est libre de choisir de recevoir ou non des redevances ; on parle alors d'équité.

Il faut bien sure défaire les idées reçues :
- SACEM pas obligés ; engagé 10ans, touche rien si pas connu...tralalala
- Preuve d'antériorité : pourquoi, comment
- Droit d'auteur : par défaut hyper restrictif ; tu indiques toi même des permissions ; soit en participant à un contrat général (SACEM) qui gère pour toi ; soit en définissant toi même tes permissions (licence libre)
- Licence libre : termes signifiant les permissions ; tu peux les rédiger toi même mais des gens ont déjà fait cela : cela s'appelle les licences libres.
- Que permettent les licences ; quels avantages et inconvénients. Ce qu'influe se mode : collaboration, partage, équité (une couche de +)
- Comment s'inscrire sur le net
- ATTENTION aux sites qui sont là pour vendre de la pub !!!! Ne soit pas dupe ; ëtre libre c'est aussi devoir être un averti. (petit conseil que je donne de + en +)
- (pour les motivés) ; comment faire en concert, pour presser un disque, pour être diffuser ...loi dadvsi...actualité...industries du disque....tralalala

Responsable de structures :

Même laïus que pour le musiciens mais en précisant les conditions et les usages pour utiliser des oeuvres libres.

Mélomanes et néophytes :


On insiste sur les idées reçues :
- Télécharger de la musique libre n'est pas illégal : pourquoi?
- L'illégalité ne concerne que les artistes de la sacem ; cette structure a pignon sur rue mais c'est un fait et pas un droit.
On arrive a parler du code mais brièvement ; c'est pour affirmer la validité des licences de libre diffusion. Gestion individuelle versus collective.
- Désacralisation (sans critique) de la SACEM (certains ne connaissent pas ; environ 15%).
- La gestion individuelle permet à l'artiste de toucher des droits d'auteurs mais il peut vous donner par la licence choisi une utilisation gratuite ou non ; il reste le seul a choisir.
- Invitation à utiliser le site et pour finir une idée sur l'ampleur de ce mode de dissémination des oeuvres avec le consentement de l'artiste en insistant sur la qualité des oeuvres inscrites.

J'en oublie surement ; Vous remarquerez que cela reste fastidieux mais qu'il semble difficile de faire plus court. Le message passe en tout cas.
Le festival est un endroit de choix.

et en plus on voit des concerts gratos !!!
J'ai vu tété...trop veinard non?

didier
:lol:

Re: LLD : un moyen de faire des économies : un sujet délicat

Publié : 02 oct. 2007, 02:05
par dogbreath
eisse a écrit :Vous remarquerez que cela reste fastidieux ...
Courageux en tout cas! Chapeau bas.
Voilà qui ressemble plus à un travail de fond, d'information... d'engagement. Encore une raison pour laisser de côté la "vente" des LLD façon foire au pognon.
eisse a écrit : J'ai vu tété...trop veinard non?
Joker

Re: LLD : un moyen de faire des économies : un sujet délicat

Publié : 02 oct. 2007, 10:07
par FreeMusicFactory
eisse a écrit :Cher music factory,

L'idée que je m'en fais n'est pas incompatible avec l'utilisation que tu souhaites permettre.

Mais je suis profondément en désaccord de dire que le gratuit soit une donnée par défaut. Le droit d'auteur français est beau et parle à plusieurs reprises d'équité ; il se trouve qu'un seul de ses pans ait été développé (le collectif) et que l'on arrive a des situations intolérables aujourd'hui ; taxant même de simples médiathèques.

Que se soit pour l'utilisation privé ou non lucratif, la paternité et le droit moral doivent être défendus ; le patrimonial (fait de pouvoir demander redevance) est au seul juge arbitre de l'artiste qui est aussi un citoyen avec son propre mode de pensée. Et il n'y a pas besoin de défendre l'idée que l'artiste ne devrait pas demander de redevances à un projet non lucratif car je crois que tout le monde est d'accord...le site en est un bel exemple.

Mais je sais que tu ne seras pas d'accord.

voilà
bien a toi
didier
En fait, tout dépend de ce que tu mets derrière la paternité et droit moral : si c'est reconnaître la propriété du morceau, citer et mettre en avant l'auteur, on est au contraire complétement d'accord.
Dans l'idéal, je suis pour un systéme où, pour reprendre l'exemple de la sonnerie d'attente téléphonique, la collectitivté achéte le disque de l'artiste sur Pragmazic, histoire non seulement de participer financièrement, mais également de permettre aux usagers de retrouver facilement la musique en question. Ainsi tout le monde est gagnant, sauf les organismes de gestion, cela va sans dire.
Ce qui m'embête dans cette levée de bouclier contre la mise en avant de la gratuité, c'est cette impression que l'on ne parle pas de la même chose. La musique sur Dogmazic est-elle gratuite ou non ? Jusqu'à preuve du contraire,j'en ai bien l'impression et je crois pas que le site ait empêché quiconque souhaite faire de la musique libre et payante. N'empêche que les artistes ici présents diffusent gratuitement, et c'est pour cela que je parle de gratuité par défaut.
En plus, je suis pas contre la taxation des bibliothèques (sauf que cela n'existe pas pour de la musique déposée et que cela serait dur de faire passer ça pour de la musique libre). Mais à mes yeux (mais je suis peut-être trop sur le terrain), entre de la musique déposée bénéficiant d'une force de frappe médiatique de grande envergure, de clip à 1 million de dollars, et de la musique libre, il y a un déséquilibre certain en terme d'attractivité pour les usagers.
Aprés, nos buts ne sont peut-être pas les mêmes : de mon côté, je cherche à faire connaître les licences libres, à sensibiliser le public et les musiciens sur cette possibilité de gestion et de diffusion qui leur est offerte. Je crois pas que l'ensemble de la population sache ce qu'est la musique libre. Ne serait-ce que parceque tout le monde n'a pas Internet à la maison.
Le site ne serait pas gratuit à la base, je ne défendrai certainement pas le même discours.
Mais c'est le cas.
Aprés, tout ce dont je parle ici est éffectivement dans une logique de concurrence vis à vis du non libre. Mais si on ne veut pas leur faire concurrence, si on veut juste faire du son dans son coin sans rien à avoir à demander à personne, en quoi la gratuité est-elle problématique ?
Je veux bien qu'on me dise qu'il faut payer, même pour une sonnerie téléphonique, mais regardez ce que dit Dana plus haut : même pour les concerts, les habitudes sont en train d'être prises ! L'amalgamme libre = gratuit est en train de monter en puissance, et je suis partisan d'un accompagnement informatif plutôt que de fermer les yeux sur ça.
Maintenant, ce que j'en dis n'est pas représentatif d'une profession ou d'une catégorie d'artiste, cela n'engage que moi.

Re: LLD : un moyen de faire des économies : un sujet délicat

Publié : 02 oct. 2007, 10:21
par FreeMusicFactory
incaudavenenum a écrit :
FreeMusicFactory a écrit : D'un point de vue professionnel, c'est le Graal. Et le pire, c'est que j'y crois profondément (ça me fait penser à quelqu'un cette phrase ... :wink: ).
C'est marrant, la perspective de devenir le Graal pour des professionnels en raison de la gratuité de mes morceaux, ben, c'est vraiment pas ma quête. Si on en est vraiment déjà là, je trouve plutôt qu'on est mal barré.
C'est pas ce que je dis : le graal, à mes yeux, c'est la flexibilité de l'utilisation. Quant au fait d'être mal barré, relis ce que décrit Dana : la plupart des concerts libres ne sont pas payés plus cher et sont perçus comme une manière de faire des économies. Pour ça, j'y suis pour rien. Et il ne faut s'étonner de l'amalgamme libre = gratuit s'il n'y a pas de vrai sensibilisation et de vrai campagne d'information pour préciser les limites de la gratuité.
FreeMusicFactory a écrit :Et pour moi, et c'est vraiment là que ça devient intéressant.
En effet, le fait de payer devient dés lors un acte significatif, un soutien, une façon de dire merci ... ça en devient presque un engagement !

Engage-toi, rengage-toi...
C'est ce que j'essaie de faire à mon niveau, à mon échelle, en sensibilisant les acteurs, les politiques, les institutions. Mais j'y peux rien si la musique libre est encore perçue la plupart du temps comme une pratique amateure. Tu vois les choses comment ? Si payer quelque chose de gratuit ne dénote pas d'un véritable engagement, qu'est ce que c'est ?
En attendant, les pratiques sont en train de se prendre et j'ai comme l'impression d'avoir le tort de poser de mauvaises questions (cf les sonneries téléphoniques). Don't shoot the messenger ...
incaudavenenum a écrit :
Dogbreath a écrit : dana a écrit:
Est-ce qu'on devrait utiliser cet argument "faire des économies" pour mieux "vendre" nos LLD ?


Réponse: NON
Clair et concis.
D'acccord.
Ouais, clair et concis, certes, mais quelle argumentation ?
Rien n'oblige les acteurs des licences libres ou de la libre diffusion à diffuser leur morceau gratuitement. Si la gratuité est si horrible et dévaluante pour vous, j'aimerai que vous m'expliquiez pourquoi vous diffusez gratuitement sur Dogmazic ?

Re: LLD : un moyen de faire des économies : un sujet délicat

Publié : 02 oct. 2007, 11:27
par dana
ce qui serait intéressant, ce serait qu'on ait des exemples de ce que la sacem demande à l'organisateur pour des concerts d'artistes inscrits à la sacem
ça doit dépendre de la durée du concert, du nombre de morceaux etc.

Re: LLD : un moyen de faire des économies : un sujet délicat

Publié : 02 oct. 2007, 14:18
par suppr4046
dana a écrit :ce qui serait intéressant, ce serait qu'on ait des exemples de ce que la sacem demande à l'organisateur pour des concerts d'artistes inscrits à la sacem
ça doit dépendre de la durée du concert, du nombre de morceaux etc.
Pour les prix, tout est naturellement bien expliqué à la sacem.
Sur leur site, onglet utilisateur, des devis en ligne sont possible avec des tarifs de base.
Ceci est calculé :
- Nombre de titres carnet SACEM versus DP et PAI
- budget/bénéfices soirée
- taille de la salle
- prix d'entrée
- recette bar
On parle souvent de 4% du bar et 8% des entrées ou le contraire.

Ci dessous quelques idées de prix
http://www.sacem.fr/portailSacem/jsp/ep ... ypeId=8585

Re: LLD : un moyen de faire des économies : un sujet délicat

Publié : 02 oct. 2007, 14:25
par dana
arf j'aurais du commencer par là c'est vrai

la philosophie de la chose tient en ces quelques lignes :
Comment sont calculés les tarifs pour une manifestation musicale ?
Le mode de calcul est indépendant de l'origine, du genre des oeuvres, de leur nombre ou de leur durée. En règle générale, et comme le prévoit le Code de la propriété intellectuelle (Art. L. 131-4), l'auteur doit être intéressé à l'exploitation de son oeuvre ; les droits d'auteur sont donc proportionnels aux recettes (entrées, restauration, consommations...) et une redevance minimale est calculée d'après les dépenses. En aucun cas la rémunération des auteurs n'est déterminée en fonction du bénéfice. Pour une manifestation gratuite ou lorsque la musique n'est pas indispensable - par exemple, pour la simple sonorisation d'une kermesse ou d'un banquet - les droits sont forfaitaires. S'il est tout à fait naturel de payer le fournisseur des boissons, le traiteur, l'électricité, les musiciens ou le sonorisateur, même si la fête est gratuite, les auteurs et les compositeurs doivent aussi être rémunérés: sans leurs oeuvres il n'y aurait pas de bals, de concerts, de défilés...
source

tiens je tombe là dessus aussi
* La Sacem peut également délivrer une autorisation gratuite lorsque ces manifestations sont organisées grâce au concours gracieux des artistes et des prestataires et que l'intégralité des recettes est reversée aux associations suivantes :

- Restos du Cœur,
- Association Française contre les Myopathies ("Téléthon"),
- Courir pour la vie, Courir pour Curie ("Mets tes baskets et bats la maladie"),
- Comité catholique contre la faim et pour le développement ("Course Terre d'avenir"),
- Association Volontaire pour les Autistes ("Journée nationale de l'autisme"),
- Vaincre la mucoviscidose ("Virades de l'espoir").
humm
no comment (ce serait trop long d'expliquer pourquoi ce point me fout en rogne)