Re: Propagande
Publié : 03 nov. 2008, 14:55
J'en rajoute une louche sur les "subs".
Je ne regarde quasiment jamais la télé, et en tout cas jamais de série. Si une série susceptible de me plaire est diffusée sur une chaîne française, je ne saurai pas à quelle heure (et j'aurais sans doute bien mieux à faire à cette heure-là). De plus, je ne supporte pas de voir un film doublé en français et je ne suis pas certain que les chaines de télé françaises, même Arte, diffusent beaucoup de programmes en V.O. sous-titrée. Bref, je ne suis pas client des programmes audiovisuels tels qu'ils sont diffusés en France, et je ne contribue ni par abonnement ni par temps de cerveau disponible aux revenus des traducteurs (et autres professions parties prenantes de l'audiovisuel).
Pourtant, grâce à internet, j'ai eu l'occasion de visionner une série anglo-saxonne dont je me suis procuré les sous-titres auprès de traducteurs amateurs et bénévoles (des amis qui me connaissent m'avaient dit que le scénario devrait me plaire). Sans le "piratage", je n'aurais jamais eu accès à cette série (je ne sais même pas si elle a déjà été diffusée en France). Il se trouve que je l'ai trouvée intéressante et bien ficelée. Du coup, à l'approche de l'anniversaire d'un copain, voyant au hasard de mes pérégrinations de con-sommateur dans une enseigne au nom bucolique que cette série existait en coffret DVD, j'ai cassé ma tirelire (c'est cher, ces trucs-là) pour faire partager mon plaisir à mon pote (et pour son anniversaire, j'allais pas lui emballer du divx avec sous-titres faits à la main dans un paquet-cadeau).
Moralité : grâce au grand méchant "piratage", je suis tout de même devenu consommateur, et j'ai versé mon obole qui, j'espère, rétribuera en partie les talentueux traducteurs professionnels qui ont contribué à l'élaboration de ce luxueux coffret DVD (que je n'aurais jamais acheté pour moi-même mais que j'étais prêt à offrir à autrui — je laisse Dana en tirer d'éventuelles conclusions sur ce qui se trame derrière cette notion du cadeau).
Dans cette histoire, je crois n'avoir lésé personne de ses droits, et j'ai même tendance à penser que si la loi Hadopi était appliquée à la lettre (ce qui me semble impossible techniquement), l'industrie de l'audiovisuel se priverait finalement de certaines ventes (sous prétexte de vouloir préserver des droits qu'elle n'aurait jamais perçus de toutes façons), car je ne suis pas sûr d'être un cas totalement isolé.
Comme quoi la rapacité d'une industrie qui ne supporte pas de ne pas prélever sa dîme sur des échanges entre particuliers aboutit en fait à ce qu'elle se tire elle-même une balle dans le pied. Et ce avec la complicité des employés qu'elle exploite mais qu'elle a su convaincre qu'ils avaient quelque chose à perdre à cette liberté.
Je ne regarde quasiment jamais la télé, et en tout cas jamais de série. Si une série susceptible de me plaire est diffusée sur une chaîne française, je ne saurai pas à quelle heure (et j'aurais sans doute bien mieux à faire à cette heure-là). De plus, je ne supporte pas de voir un film doublé en français et je ne suis pas certain que les chaines de télé françaises, même Arte, diffusent beaucoup de programmes en V.O. sous-titrée. Bref, je ne suis pas client des programmes audiovisuels tels qu'ils sont diffusés en France, et je ne contribue ni par abonnement ni par temps de cerveau disponible aux revenus des traducteurs (et autres professions parties prenantes de l'audiovisuel).
Pourtant, grâce à internet, j'ai eu l'occasion de visionner une série anglo-saxonne dont je me suis procuré les sous-titres auprès de traducteurs amateurs et bénévoles (des amis qui me connaissent m'avaient dit que le scénario devrait me plaire). Sans le "piratage", je n'aurais jamais eu accès à cette série (je ne sais même pas si elle a déjà été diffusée en France). Il se trouve que je l'ai trouvée intéressante et bien ficelée. Du coup, à l'approche de l'anniversaire d'un copain, voyant au hasard de mes pérégrinations de con-sommateur dans une enseigne au nom bucolique que cette série existait en coffret DVD, j'ai cassé ma tirelire (c'est cher, ces trucs-là) pour faire partager mon plaisir à mon pote (et pour son anniversaire, j'allais pas lui emballer du divx avec sous-titres faits à la main dans un paquet-cadeau).
Moralité : grâce au grand méchant "piratage", je suis tout de même devenu consommateur, et j'ai versé mon obole qui, j'espère, rétribuera en partie les talentueux traducteurs professionnels qui ont contribué à l'élaboration de ce luxueux coffret DVD (que je n'aurais jamais acheté pour moi-même mais que j'étais prêt à offrir à autrui — je laisse Dana en tirer d'éventuelles conclusions sur ce qui se trame derrière cette notion du cadeau).
Dans cette histoire, je crois n'avoir lésé personne de ses droits, et j'ai même tendance à penser que si la loi Hadopi était appliquée à la lettre (ce qui me semble impossible techniquement), l'industrie de l'audiovisuel se priverait finalement de certaines ventes (sous prétexte de vouloir préserver des droits qu'elle n'aurait jamais perçus de toutes façons), car je ne suis pas sûr d'être un cas totalement isolé.
Comme quoi la rapacité d'une industrie qui ne supporte pas de ne pas prélever sa dîme sur des échanges entre particuliers aboutit en fait à ce qu'elle se tire elle-même une balle dans le pied. Et ce avec la complicité des employés qu'elle exploite mais qu'elle a su convaincre qu'ils avaient quelque chose à perdre à cette liberté.