Re: Hadopi et transparence inside
Publié : 08 nov. 2009, 11:49
Autant je fus très motivé à participer au livre blanc sur le P2P en son temps autant celui-ci me laisse indifférent.
Ce n'est pas tant son contenu (dont chacun pourra se faire une idée sur le fond) mais bien l'historique de tout ce qui va autour qui me gêne énormément, mais bon ça finira par me laisser indifférent aussi (faut savoir passer à autre chose), la récupération politique en terme de représentation des cultures libres ainsi que sa concentration exclusive limitée à quelques représentants bien placés, est en train de finir son oeuvre.
Je croyais à l'époque (2005/2006) naïvement que ce genre de dérives n'était pas envisageable, que la force de ce mouvement était dans sa diversité, puisant sa légitimité et son énergie dans les concepts même de partage, de dissémination, d'alternative, propres aux licences, mais comme à l'accoutumée, la gravitation attire toujours vers les lumières artificielles et bien trop captivantes de la capitale et des médias.
Comme déjà dit ici, le révisionnisme et la récupération n'épargne aucun sujet du moment qu'il peut servir à dessein les petits intérêts de quelques uns.
C'est le cas pour les groupements d'influence autour de l'industrie du loisir numérique (au singulier tellement c'est pauvre), pourquoi cela épargnerait-il le congloméra rafistolé des défenseurs du libre et son cortège d'impostures?
Cela me fera donc forcément sourire le jour où l'on expliquera que les vrai défenseurs originels et légitimes du libre furent la quadrature du net ou philippe aigrain ou quelques autres, peu importe. (vais encore me faire plein de potes).
Par ailleurs, sur le fond, je ne vois pas ce que vient faire le libre au milieu d'hadopi, sachant que le seul axe fondamental de combat reste dans la reconnaissance des cultures libres et donc la capacité à intégrer ce champs culturel au même titre que les autres (industriels, indés), ce qui induit par essence le respect des notions basiques d'échanges et de libre circulation des oeuvres sur internet dans le cadre du respect de la volonté de leurs auteurs qui ont choisi la gestion individuelle, et de laisser la capacité aux publics (tous les publics) d'accéder librement à ces oeuvres.
Le reste c'est de la politique de comptoir, du bavardage, et malheureusement c'est cela qu'on retiendra, le bavardage sur la Sainte Rémunération de l'Artiste, la contribution créative et les bons mots de quelques politiques associés.
La bataille aurait du se situer sur ce plan uniquement, les problématiques de respect du droit d'auteur en gestion collective n'entrant en aucun cas dans le champs du libre.
Le développement des cultures libres n'étant pas à ce jour en mesure ( tout comme l'industrie du loisir numérique qui ne représente qu'une infime partie de la masse totale de création artistique) , de proposer un système de rémunération à l'ensemble des créateurs.
Grosso modo: "vous voulez contrôler la circulation des oeuvres en gestion collective, c'est votre problème, faites comme vous sentez, du moment que vous garantissez la circulation sans aucunes contraintes des oeuvres libres dans le respect du droit d'auteur en gestion individuelle".
C'est pas plus compliqué que ça.
On préfère aujourd'hui revendiquer une assimilation du libre au système historique plutôt qu'une alternative innovante, respectée et reconnue, et c'est bien là le point de désaccord profond que j'exprime vis à vis de ces "penseurs" du libre qui confondent toujours outil juridique et espérance de rémunération soit par ignorance soit par posture politique et par là même ouvrent la route aux défenseurs d'une culture industrielle uniforme, formatée, "marketée" (qui n'en demandaient pas tant), uniquement basée sur un plan commercial et dont la circulation des oeuvres sera naturellement contrôlée (dans une mesure toute relative quand à la capacité réelle de mise en place du contrôle) pour que cela fonctionne correctement.
Avec bien entendu le cortège d'inepties bien pensantes habituelles, professionnel vs amateurs, vrai artiste = artiste rémunéré, ect, ect.
C'est évident que les "gens" comme moi, le vulgum pecus , les "petites mains" du libre, n'ont pas la capacité de réflexion de ces augustes penseurs médiatisés, n'ont pas de garage pour fomenter des complots entre gugusses, ne représentent rien, mais peuvent tout de même exprimer publiquement le fait de ne pas cautionner ce genre de dérives.
Il me semblait donc inconcevable à l'époque (2005/2006) que les vrais détracteurs voire destructeurs du libre fussent à l'intérieur même de ce "mouvement" (qui n'en est pas un dans les faits ) ou tout du moins dans sa proche périphérie.
Donc tant mieux si la SF n'a pas participé in finé.
Ce n'est pas tant son contenu (dont chacun pourra se faire une idée sur le fond) mais bien l'historique de tout ce qui va autour qui me gêne énormément, mais bon ça finira par me laisser indifférent aussi (faut savoir passer à autre chose), la récupération politique en terme de représentation des cultures libres ainsi que sa concentration exclusive limitée à quelques représentants bien placés, est en train de finir son oeuvre.
Je croyais à l'époque (2005/2006) naïvement que ce genre de dérives n'était pas envisageable, que la force de ce mouvement était dans sa diversité, puisant sa légitimité et son énergie dans les concepts même de partage, de dissémination, d'alternative, propres aux licences, mais comme à l'accoutumée, la gravitation attire toujours vers les lumières artificielles et bien trop captivantes de la capitale et des médias.
Comme déjà dit ici, le révisionnisme et la récupération n'épargne aucun sujet du moment qu'il peut servir à dessein les petits intérêts de quelques uns.
C'est le cas pour les groupements d'influence autour de l'industrie du loisir numérique (au singulier tellement c'est pauvre), pourquoi cela épargnerait-il le congloméra rafistolé des défenseurs du libre et son cortège d'impostures?
Cela me fera donc forcément sourire le jour où l'on expliquera que les vrai défenseurs originels et légitimes du libre furent la quadrature du net ou philippe aigrain ou quelques autres, peu importe. (vais encore me faire plein de potes).
Par ailleurs, sur le fond, je ne vois pas ce que vient faire le libre au milieu d'hadopi, sachant que le seul axe fondamental de combat reste dans la reconnaissance des cultures libres et donc la capacité à intégrer ce champs culturel au même titre que les autres (industriels, indés), ce qui induit par essence le respect des notions basiques d'échanges et de libre circulation des oeuvres sur internet dans le cadre du respect de la volonté de leurs auteurs qui ont choisi la gestion individuelle, et de laisser la capacité aux publics (tous les publics) d'accéder librement à ces oeuvres.
Le reste c'est de la politique de comptoir, du bavardage, et malheureusement c'est cela qu'on retiendra, le bavardage sur la Sainte Rémunération de l'Artiste, la contribution créative et les bons mots de quelques politiques associés.
La bataille aurait du se situer sur ce plan uniquement, les problématiques de respect du droit d'auteur en gestion collective n'entrant en aucun cas dans le champs du libre.
Le développement des cultures libres n'étant pas à ce jour en mesure ( tout comme l'industrie du loisir numérique qui ne représente qu'une infime partie de la masse totale de création artistique) , de proposer un système de rémunération à l'ensemble des créateurs.
Grosso modo: "vous voulez contrôler la circulation des oeuvres en gestion collective, c'est votre problème, faites comme vous sentez, du moment que vous garantissez la circulation sans aucunes contraintes des oeuvres libres dans le respect du droit d'auteur en gestion individuelle".
C'est pas plus compliqué que ça.
On préfère aujourd'hui revendiquer une assimilation du libre au système historique plutôt qu'une alternative innovante, respectée et reconnue, et c'est bien là le point de désaccord profond que j'exprime vis à vis de ces "penseurs" du libre qui confondent toujours outil juridique et espérance de rémunération soit par ignorance soit par posture politique et par là même ouvrent la route aux défenseurs d'une culture industrielle uniforme, formatée, "marketée" (qui n'en demandaient pas tant), uniquement basée sur un plan commercial et dont la circulation des oeuvres sera naturellement contrôlée (dans une mesure toute relative quand à la capacité réelle de mise en place du contrôle) pour que cela fonctionne correctement.
Avec bien entendu le cortège d'inepties bien pensantes habituelles, professionnel vs amateurs, vrai artiste = artiste rémunéré, ect, ect.
C'est évident que les "gens" comme moi, le vulgum pecus , les "petites mains" du libre, n'ont pas la capacité de réflexion de ces augustes penseurs médiatisés, n'ont pas de garage pour fomenter des complots entre gugusses, ne représentent rien, mais peuvent tout de même exprimer publiquement le fait de ne pas cautionner ce genre de dérives.
Il me semblait donc inconcevable à l'époque (2005/2006) que les vrais détracteurs voire destructeurs du libre fussent à l'intérieur même de ce "mouvement" (qui n'en est pas un dans les faits ) ou tout du moins dans sa proche périphérie.
Donc tant mieux si la SF n'a pas participé in finé.