@sam (et totresk du coup)
disons qu'il serait bien, mais toi dana t'es ultra-libéral, donc ça va pas te plaire, qu'un monsieur loyal valide qu'aucune des parties n'est perdante, à titre individuel ET collectif ( Clin d'oeil). (cela permettant notamment d'éviter les écarts de classe dont tu parle à la fin de ton post)
Je suis libéral dans le domaine culturel surtout

(ultra certainement pas

ultra c'est laisser la main au marché - on voit ce que ça donne.. Libéral au sens de la démocratie libérale, de Tocqueville de Rawls de A. Sen, c'est-à-dire
1. moins d'état (l'imposition du bon goût du Prince sur ses sujets, dans une totale opacité quant aux raisons des choix : dans la culture actuellement les exigences démocratiques, à part dans quelques villes, est égale à zéro, très peu d'acteurs du choix culturels ne se sent tenu de rendre compte de ses choix, et de les mettre à l'épreuve de la démocratie, cf. les analyses du Docteur Kasimir Bisou (alias Monsieur Lucas) là dessus !
2. plus de démocratie (dans l'idéal, chaque citoyen construit par ses préférences la culture. Charge aux artistes de convaincre et d'argumenter en vue d'influencer ces préférences)
3. un financement direct, je donne 10 euros, c'est 10 euros dans la poche de cette troupe de théâtre, ou pour tel groupe de rock : pas d'intermédiaire qui viendrait empocher des frais, ou les salaires des agents du ministère ou des collectivités locales, etc..
Dans la pratique, tu as tout à fait raison : il faut des messieurs madame LOYAL, en charge non pas de faire des choix en faveur de tel ou tel projet, mais en charge d'assurer par exemple que ce projet est bien mené à terme, ou que les sommes sont correctement employées, ou que les intérêts des uns et des autres soient bien encadrés par la loi (car il faut des lois bien sûr, inspirées sans doute des lois concernant les associations, les coopératives etc..)
J'imagine disséminées sur tout le territoire des microstructures qui réunissent des projets dans tous les arts, microstructures totalement indépendantes de l'État, donc d'initiative citoyenne, qui défendraient les projets auprès des habitants, seraient chargés de répartir les fonds collectés, et d'encadrer tout cela dans la loi. etc etc Et des sites internet qui listent les projets et recueillent les fonds etc..
Mais pour les écarts de classe, je ne vois pas d'autres solutions que l'amélioration considérable des revenus des plus défavorisés. Il n'est pas normal qu'un État se satisfasse que tant de personnes vivent en dessous ou dans les alentours du seuil de pauvreté, et l'inscrivent même dans la loi, l'assument, en décrétant des montants d'aide sociale aussi peu élevé (quand dans le même temps des fortunes hallucinantes s'accumulent etc..)