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Re: LABEL CHERCHE GROUPES

Publié : 27 sept. 2011, 10:23
par shangril
Bon, j'ai fait un petit effort et j'ai un peu parcouru le site de fundisc.

Il y a au moins un bon coté : ce qu'ils vendent avec leurs packs, entre autre, c'est un service de conception des visuels des albums et produits dérivés : si j'ai bien compris, ils s'occupent de la mise en page du livret des CDs et de la création des visuels pour le merchandising, même si probablement ce sera à l'artiste de fournir la matière première (je veux parler des photos).

Ça peut être utile pour ceux et celles qui ne sont pas prêt à tout faire par eux-même et veulent que ça ressorte avec un aspect (plus ou moins) pro.

(de mon coté (ça n'engage que moi) je préfère de très loin les designs bricolés-faits-maison)

Il y a quand même un petit truc qui me gène dans leur démarche, ils annoncent qu'ils proposent la vente en ligne, mais leur boutique en ligne semble encore dans les limbes...

Sinon, ce serait pas mal qu'il y ait une mention 'déclaration CNIL : en cours' sur le site, enfin, je dis ça, je dis rien. Sinon, si on fait une recherche par numéro Siret, on peut voir que cet établissement n'est pas inscrit au registre national du commerce et des sociétés, qu'il désigne en fait une personne physique, donc ce serait un artisan ? Qui pratique la vente à distance sur catalogue ? C'est peut-être pas tant un problème que ça que la structure soit en fait super-lègère, mais je me pose des questions quand même, aura-t-elle les épaules assez large pour éditer un site de vente en ligne (ce qui demande quand même de gérer les retours produit, de fournir un support client réactif, etc, etc)... Mais il est possible que tout soit en fait sous-traité, je sais pas.

Re: LABEL CHERCHE GROUPES

Publié : 27 sept. 2011, 10:25
par Zeco
Edit : grillé par shangri-l :)
Equilibre a écrit : Pour terminer, il est vrai qu'esthétiquement, le site est assez « Kevin friendly » mais au moins c'est une alternative au schéma traditionnel, qui propose le pressage de CD, de réalisation graphique et d'autres choses mais sans en prendre l'exclusivité de la gestion des droits contrairement à la Sacem / Suisa.
.
Ce site c'est une alternative à rien du tout.
Si j'ai tout bien saisi (et je n'ai que trop peur d'avoir tout bien saisi) ce qu'ils proposent :
Fundisc est un
- presseur (enfin intermédiaire de presseur, qui j'imagine regroupe les commandes pour tirer un peu les marges)
- graphiste
- vendeur en ligne

Sur le côté presseur, les prix pratiqués ne sont pas exceptionnels, mais ils ne sont pas uniquement presseurs, puisqu'ils sont aussi graphistes.
Le prix des packs comprend une réalisation graphique, et si on regarde le prix que coute un graphiste + le prix que coute un presseur, il y a peut-être une affaire intéressante, qui vous coutera 40% de vos ventes ...

Sur le côté "on vous informe" (l'onglet contrat liberté), il y a énormément de lieux communs qui mélangent universal, les labels, la sacem, sans qu'on ai vraiment l'air qu'ils aient compris qui est quoi "Vous ne cédez plus vos droits, mais vous en partagez une partie avec Fundisc." bah voyons !

Sur le côté vente en ligne, aucune info, fundisc annonce vendre votre album, par quel moyen ? ils comptent monter une plateforme ? pas plus d'info dans leur contrat d'edition.

Au final :
L'artiste qui "signe" un contrat fundisc s'achète un pack graphisme/pressage (ça c'est le concret, pour le côté vente, va savoir comment ça marche) à un tarif qui à première vue à l'air meilleur que s'il se payait un graphiste seul + un pressage seul, par contre il fourgue 40% de ses ventes à fundisc, donc à faire rentrer dans le prix.

Qui a la propriété des disques pressés ? à première vue l'auteur, mais comment se repartit la quantité de CDs que l'edidteur va essayer de vendre en ligne par rapport à ceux que l'artiste va vendre au black sur ses concerts ?

tiens, un petit morceau choisi du contrat d'edition :
L’ÉDITEUR est autorisé, après en avoir informé l’auteur, à supprimer par pilonnage, solde ou tous autres moyens, une partie des formats en stocks, si l’exploitation ne justifie plus les réimpressions ou stockages, en gardant seulement un nombre suffisant d’exemplaires pour satisfaire aux demandes éventuelles et répondre à l’obligation prévue à l’article X ci-dessus.
Mais c'est l'editeur ou c'est l'artiste qui est propriétaire de disques que l'artiste a payé ?

Tiens, un autre morceau choisi
Les comptes seront arrêtés le 31 décembre de chaque année, et le règlement aura lieu dans le courant du trimestre qui suivra cette date
pour les ventes de l'années 2012, l'artiste touchera ses gains au 31 mars 2013 ... encore mieux que jamendo :D

Bref, je pense qu'il n'y a pas besoin de parler du graphisme du site pour flairer une mauvaise affaire.

Sur ce je m'en vais mettre un p'tit mail à fundisc pour voir s'ils veulent venir nous donner quelques précisions et se fighter avec des vieux cons d'internautes définitivement hermétiques à la kikoolol attitude :D

Re: LABEL CHERCHE GROUPES

Publié : 27 sept. 2011, 11:32
par Tumulte
Les forums de dogmazic n'ont pas perdu leur légendaire piquant....

Hé Hé!

Re: LABEL CHERCHE GROUPES

Publié : 27 sept. 2011, 13:01
par fundisc
Bonjou,
Je vois bien ce matin que les réactions sont diverses, parfois agressives, Parfois interrogatives. C’est bien. Bien qu’il y ait des réactions, des interrogations, des rejets même .Fundisc est une société qui démarre. Notre but est de réunir en une seule boite, tout ce dont un auteur à besoin Pour réussir à vivre de sa musique. Il aurait été plus simple de démarrer comme d’autres labels, en restant bien assis sur des principes de fonctionnement courants dans le métier.
Le problème est que nous ne sommes pas d’accord avec les pratiques courantes. Il suffit de chercher un peu pour découvrir ce que sont réellement les contrats d’édition musicale type, comme par exemple le « contrat type SACEM ».
Je suis le co-créateur du projet fundisc.
Jai été auteur et ait signé plusieurs contrats dans les années 80. J’ai encore ces contrats, bien rangés à la maison et je peux vous affirmer que ce que j’ai signé m’as privé de tous les droits sur mon œuvre à un tel point que la boite avec laquelle je travaillais en tant qu’indépendant a pris toutes les idées de ma création pour les faire réaliser sur un autre produit mis en avant à grand renfort de publicité pendant que le mien était mis en retrait.

Ce que nous avons créé ici est une nouvelle façon de voir les choses dans le monde de la musique, je m’explique :

LA PARTIE BOUTIQUE

Tout d’abord, nous avons commencé par créé une structure qui peux fournir ce que les indépendants ont besoin : Graphiste, designer, albums en quantités réduites, t-shirt, flyers, briquets pour jeter à la foule au début des concerts etc… Concernant les prix, si vous trouvez un graphiste que créera pour vous une pochette, un livret, un logo, un design d’album ainsi que des produits dérivés, des stikers personnalisés pour vos instruments ; tout cela sans une commande minimum de 500 exemplaires et tout cela pour le prix de nos packs…. J’aimerais connaitre car je sous-traiterais immédiatement pour augmenter notre marge bénéficiaire.
( Si dans les années 80 j’avais pu avec notre petit groupe de rock, avoir des albums à deux balles pour les vendre à la sortie de nos petits concerts de banlieux parisienne, j’aurais fait un bond de deux mêtre)

LA PARTIE EDITION ET PROD

Notre vision est un système ou nul n’est rejeté, ou tout un chacun à sa chance. Nous estimons que continuer dans la voie traditionnelle ou un label se fait gentiment envoyer des démos, et même parfois des albums entiers pour finalement, tel le dieu de la justice, décider qui il va soutenir ou pas est injuste.
Fundisc ne choisis pas, il édite et fait ce qu’il peut pour vendre les albums, les et les produits dérivés qui en découlent. ( Cela fonctionne pour le groupe ou pas) mais c’est surtout à ceux qui écoutent et vont acheter ces albums de choisir.
Bien évidemment, il ne faut pas non plus que n’importe quel invité d’un mariage quelconque sorte » bourré » et aille dans un karaoké, puis nous fasse signer un contrat d’édition.
Quelqu’un qui fait de musique et croit en lui est en principe prêt à investir un peu sur son projet. Il vend en principe des albums maison à la sortie de ses concerts, qui bien souvent sont fabriqués à l’arrache, mais il y arrive tout de même.
C’est en utilisant ce principe que nous effectuons un tri. Prendre un pack, c’est déjà croire en soi. C’est se permettre d’avoir un support correct à proposer à ses auditeurs. C’est une démarche qui montre un désir de professionnalisme.
Fundisc ne gagne rien sur les packs. Le contrat d’édition n’as rien avoir avec ces albums vendus dans les packs. Il ne concerne que les albums vendus par fundisc. Et ces albums, c’est fundisc qui les finances sans aucune participation du ou des auteurs.
Les Albums et produits dérivés vendus dans les packs ne rapportent qu’aux musiciens qui les vendent. Le calcul est vite fait : ( Un album acheté 2 euros et vendu 14, cela fait 12 euros par album pour les musiciens).
Le contrat Liberté cherche à rompre avec des pratiques que nous estimons malhonnêtes. Celles qui consistent à prendre tous vos droits en exiger des droits voisins à chaque fois que vous gagnez un peu d’argent avec votre musique lors de concerts etc… Vous ne devez rien à fundisc ; c’est fundisc qui vous doit tout lorsqu’il vends votre produit ou organise des manifestation pour vous produire. LE CONTRAT 60/40 ne concerne que ce qui est organisé ou vendu par fundisc.
Ainsi, lorsque vous organisez en vendez de votre côté c’est 100/0 ; 100% pour vous et 0% pour fundisc.
J’espère que cela est enfin clair, ainsi explique et je reconnais qu’il va falloir mieux développer sur ce thème dans notre miroir qu’est notre site internet.

CONCERNANT LA VENTE PAR FUNDISC

Nous avons développé une plateforme de vente en ligne, un magasin qui va réunir vos albums et leurs produits dérivés. Ainsi, les clients pourront acheter l’album et par exemple le t-shirt qui va avec ainsi qu’un poster du chanteur par exemple. Cette boutique est déjà créée, mais nous attendons d’avoir au moins 50 albums à proposer pour la lancer.
Une boutique vide, ce n’est pas très sèrieux.
( Je vous le demande : Ou est le risque pour un créateur quand une boite met son produit en vente sans contrat d’exclusivité ?)
Ce magasin en ligne n’est qu’une première base, pour ensuite démarcher auprès des grandes surfaces avec lesquelles nous avons déjà des contacts, qui sont séduites par l’idée mais qui attendent de voir ce que ce que nous proposons va donner.
Nous avons l’intention d’organiser des concerts pour la saison 2012, ainsi qu’un festival « Fundisc » Concernant les entrées nous avons décidé que le prix serait celui d’un album, qui serait remis à l’entrée, et cela pour deux raisons.
1- Aller à un concert, c’est pour écouter de la musique. Repartir avec un bout de papier (ticket d’entrée) ou un tampon sur la main, c’est pas terrible.
2- Chaque album qui circule est un moyen promotionnel pour les artistes.

CONCERNANT LE CONTRAT

En effet, notre contrat n’est pas encore parfait. Mais il n’est pas rigide, toutes les clauses sont discutables avant signature…
exemple : L’ÉDITEUR est autorisé, après en avoir informé l’auteur, à supprimer par pilonnage, solde ou tous autres moyens, une partie des formats en stocks, si l’exploitation ne justifie plus les réimpressions ou stockages, en gardant seulement un nombre suffisant d’exemplaires pour satisfaire aux demandes éventuelles et répondre à l’obligation prévue à l’article X ci-dessus.
QUESTION ? Comment faire quand il y a 2000 exemplaires d’un album en stock dans un hangar et qu’il ne se vend plus depuis un an ? Je vous le demande… Peut-être cette close n’as pas raison d’être et qu’il suffirait de rencontrer les auteurs pour un nouveau contrat ; c’est à voir.
Exemple 2 : Les comptes seront arrêtés le 31 décembre de chaque année, et le règlement aura lieu dans le courant du trimestre qui suivra cette date
Question : Comment croyez-vous que fonctionne la comptabilité d’une société ? Le comptable ne rend des comptes au fisc qu’une fois l’année révolue. Un patron de société ne peut pas toucher ses dividendes avant, tout simplement. Payer les auteurs peut se faire avant, mais cela doit fiscalement n’être que des avances sur droits et non les droits eux-mêmes. (Dans la gestion d’une société il y a des obligations et cela en est une)

ESTETIQUE DU SITE

Je vais terminer avec le look du site : Evidemment, quand on fait un travail créatif, cela ne plait pas à tout le monde. Je le sais bien, je suis moi-même un ancien graphiste de jeux vidéo. Je travaillais pour UBI-SOFT qui est devenu une gigantesque boite.
Nous sommes deux associés dans cette société. Tous deux graphistes, et lui, designer.
Comme tout créateur, nous auront des détracteurs, ce qui est normal. Tout comme parmi ceux qui vous écoutent diront qu’ils n’aiment pas tel arrangement ou tel ambiance musicale.
Peu importe, ce qui compte, c’est que ce que nous avons créé est de nous.
CELA ETANT DIT
Cordialement
Fundisc

Re: LABEL CHERCHE GROUPES

Publié : 27 sept. 2011, 13:24
par Zeco
Rahhhhh bah voilà, c'est plus clair :)

Si je comprend bien :
L'artiste achète un pack graphisme + CD (disons un pack 1er album 60 Cds), il devient bien propriétaire de ses 60 CDs et en fait ce qu'il en veut.
De son côté, Fundisc fait presser la quantité qu'il veut qu'il met en vente sur sa boutique en ligne et reverse 60% des ventes à l'artiste.
Fundisc est donc propriétaire des disques qu'il a fait presser lui même de son côté ? (auquel cas la clause pilonnage ne me choque plus, fundisc fait bien ce qu'il veut de son propre stock).

J'ai tout bon ?

Petite question parmi d'autres, si un artiste est sociétaire sacem, il paye de son côté la SDRM pour son pressage, mais qui la paye pour le pressage de fundisc ?

Et euh, fundisc ne serait pas plutôt un "distributeur/presseur/graphiste" qu'un "editeur" ?

Re: LABEL CHERCHE GROUPES

Publié : 27 sept. 2011, 13:56
par fundisc
Bien,

Bonjour
L’auteur protégé, a choisi la SACEM pour collecter ses droits voisins,
Devrais en principe récupérer ces sommes auprès de cet organisme.
Je ne vois pas pourquoi fundisc devrais les payer.

Re: LABEL CHERCHE GROUPES

Publié : 27 sept. 2011, 13:58
par fundisc
Bonjour
L’auteur protégé, a choisi la SACEM pour collecter ses droits voisins,
Devrais en principe récupérer ces sommes auprès de cet organisme.
Je ne vois pas pourquoi fundisc devrais les payer.

Re: LABEL CHERCHE GROUPES

Publié : 27 sept. 2011, 14:44
par incaudavenenum
Equilibre a écrit :Dernièrement j'ai visionné la conférence « Hadopi VS licence globale : Quels enjeux ? » organisée par Libre Accès
Libre Accès, c'est surtout le réseau mondain de Jérémie Nestel (pratique pour se poser en "représentant" du libre face à des politiques alors qu'on ne représente que soi-même). Fonctionnement incompréhensible, implication dans des trucs foireux ou louches (ex : SARD), confusionnisme idéologique... Bref, pas une référence sérieuse, je trouve.
Je m'étonne d'ailleurs de voir toujours Dogmazic figurer comme membre : je croyais que c'était révolu, ou alors j'ai raté un épisode.
Pas le temps de regarder la conférence, mais la liste des intervenants ne fait pas envie.
Equilibre a écrit : puis il y était dit à un certain moment que les artistes au lieu de se faire embaucher par des labels/majors devraient pouvoir plus facilement faire appel à des services. Je m'explique, un label s'occupe de la promotion, de la mise en bouteille d'un album pour qu'il soit ensuite fraîchement pressé, du coup cela donne lieu à un contrat entre le label et l'artiste en définissant les parts de chacun sur les ventes des copies de l'oeuvre. Ceci est une solution facile pour l'artiste, il lui suffit de signer en bas de la page mais peut-être cela est-il peu viable financièrement pour lui.

Ainsi, en référence à la conférence, un artiste désirant faire sa promotion lui-même peut faire appel à des services, par exemple il peut demander à ce que l'on lui fasse la pochette de son album, un graphiste passera peut-être deux à trois heures dessus puis l'enverra à un imprimeur, l'artiste prend en charge les frais (en espérant qu'il soit sûr de ses ventes) avec une tarification à l'heure ou par le biais d'un devis à contrario d'un contrat obligeant l'artiste à céder une partie de ses ventes au label. Cela pourrait aussi être un service d'enregistrement en studio pour son album auto-produit.
N'importe quoi ! Donc, au lieu de "se faire embaucher", il faut "faire appel à des services" ? Transposé à toute l'économie, ça serait le rêve de l'UMP : des travailleurs qui ne sont plus payés mais qui s'offrent des services. On n'en est d'ailleurs déjà pas loin avec le modèle de l'auto-entrepreneur, pauvre individu gérant individuellement les contrats individuels qu'il négocie individuellement avec ses clients et fournisseurs (qui eux, ne sont pas des individus, le plus souvent, mais des vraies entreprises, voire de très grosses boîtes), privé des protections sociales dont bénéficient encore un peu les salariés, n'ayant pas droit au chômage, dépendant de l'ignoble RSI (régime social des indépendants) qui va le mettre sur la paille sans lui accorder de droit à une retraite décente... etc.
C'est ça, le nouveau modèle défendu par le joli monde la musique libre ?
Sans moi.

Mais revenons à cette histoire de label.
Un label, classiquement, ça mise sur un artiste. Le bénéfice pour chaque partie dépend du type de contrat signé, du succès obtenu... Et effectivement, ça n'est pas forcément à l'avantage de l'artiste, surtout que depuis que les financiers ont pris le contrôle de la plupart des labels, ceux-ci n'ont tendance à investir que sur des succès planétaires garantis et donc à ne plus prendre aucun risque. C'est ainsi que des majors comme Univers sale signent parfois de simples contrats d'édition avec une avance concédée au groupe pour qu'il auto-produise un album, ce qui permet de palper des droits en cas de succès, sans avoir risqué un kopeck.
Il existe aussi des micro-labels, ou labels associatifs, voire labels virtuels, qui sont bien incapables d'investir autre chose que du temps et de la passion. Ceux-là ont le mérite d'exister et ne font assurément pas payer les artistes pour leurs "services".

Et puis il y a une foultitude d'artistes qui s'auto-produisent (la quasi-totalité des inscrits sur Dogmazic), qui se démerdent avec les moyens du bord, font un peu tout eux-mêmes, ou recourent aux aides bénévoles des copains voire des fans (mais le mécénat individuel est une utopie qui n'a jamais permis la production d'albums dignes de ce nom), voire se payent avec leurs économies les "services" de professionnels (studio d'enregistrement, graphistes...). Bon, l'auto-production est un fait, et les oeuvres réalisées peuvent avoir le charme et l'authenticité devenues si rares dans les grosses productions, voire une qualité rivalisant avec celle des "pros", notamment grâce à la démocratisation (cependant très relative) des techniques numériques de production. Ce bouillonnement que nous connaissons bien ici est la substance même de l'activité musicale dont l'industrie musicale ne présente que l'écume. Et les licences libres ou ouvertes sont précisément un utile outil de diffusion des oeuvres ainsi réalisées dans un cadre libre de toute contrainte commerciale. MAIS en aucun cas l'auto-production ne peut ni ne doit être un "nouveau modèle" pour l'industrie musicale dans une économie capitaliste. Produire un artiste, ce n'est pas lui faire payer un service ! Ceux qui prétendent le contraire sont au mieux des illuminés, au pire de vils escrocs.

Equilibre a écrit :Ce que propose ce label est une tarification au service, avec un prix pré-établi pour le côté promotionnel ainsi qu'un contrat sur les ventes en ligne, dommage qu'il n'y ai pas possibilité de seulement demander les articles de promotion mais bon, il faut bien faire vivre les gens qui sont derrière et ceci n'est pas gratuit, à moins que certains ici sont prêt à lancer un label dès demain en investissant des sommes relativement grandes sans vouloir de retour sur investissement.
Ce "label" n'en est pas un du tout. Il n'investit absolument rien sur les artistes. Les seuls qui investissent, ce sont les artistes pigeons eux-mêmes. Il n'y a pas "des gens qui sont derrière" à faire vivre. Il y sans doute, si ce n'est pas un gag, juste un mec qui veut tenter un coup (encore plus maladroit que celui tenté par Jamendo) pour attirer un capital-risqueur. Eh oui, pour lancer un label, un vrai, il faut une énorme capacité d'investissement et sans doute avoir déjà un pied dans l'industrie musicale : ça ne s'improvise pas du jour au lendemain au sortir d'une école de commerce. Et ça ne revient pas à vendre des briquets à la con à de jeunes pigeons.

Ceci n'est en rien "une alternative au schéma traditionnel, qui propose le pressage de CD, de réalisation graphique et d'autres choses mais sans en prendre l'exclusivité de la gestion des droits contrairement à la Sacem / Suisa." Il est d'ores et déjà tout à fait possible de faire presser des CD etc sans passer par la SACEM et sans se voir promettre par un escroc de pouvoir "vivre de sa musique".
Equilibre a écrit :Petite question, DaMDi, as-tu quelque chose contre les rappeurs ? Pourquoi s'en prendre aux gens qui font ce genre de musique et pas les autres ?
Sans vouloir répondre à la place de DaMDi : peut-être que beaucoup de jeunes rappeurs inexpérimentés et un peu poseurs, qui n'ont pas forcément connu la pratique besogneuse d'un instrument, par exemple, sont les proies idéales de tout ce qui promet de l'argent facile ?
Equilibre a écrit :Personnellement, je demanderai à l'éditeur de ce site qu'est-ce qu'il l'a poussé à monter cette plateforme, quelles sont ses valeurs, quels milieux il a rencontré (le libre, celui de la gestion individuel non-libre etc) juste pour m'en faire une meilleur opinion, bonne ou mauvaise.
Il n'y a sur lui aucun renseignement sur le site de Founedisc, ce qui est déjà louche.
Et strictement aucune référence aux licences libres.
Equilibre a écrit :Après si des artistes sont mous du cerveau, libre à eux.
On n'est pas "libre" d'être "mou du cerveau". Ce n'est absolument pas une question de liberté individuelle : ceux qui se laisseront pigeonner par ce type d'arnaque sont les victimes du marketing et de l'inculture ; leur choix n'est pas libre... mais il peut avoir des conséquences pour tout le monde si ce genre de machin prend de l'importance. Les renvoyer (avec les bisounours de Jamendo) à leur liberté individuelle est inconséquent, je trouve. Il vaudrait mieux réfléchir aux moyens de contrecarrer ce genre d'escroquerie et d'empêcher leurs initiateurs et leurs suiveurs de nuire.

Re: LABEL CHERCHE GROUPES

Publié : 27 sept. 2011, 14:57
par fundisc
Je constate qu'à présent, vous en êtes arrivés à vous disputer entres vous.

Tant de haine et d'amertume, de frustration aussi.

Ceux qui ont la chance.... Peut être un sur des milliers, de signer avec un major, ou un label connu qui mettra des milliers d'euros sur la table pour financer sa musique ne sont pas ici, dans ce forum.

Ce que nous tentons de créer est une opportunité pour tous. Certains le comprendront, d'autres resteront plantés dans leur frustrations et leur amertume. De cela j'en suis désolé.

Cordialement
Fundisc

Re: LABEL CHERCHE GROUPES

Publié : 27 sept. 2011, 15:32
par Zeco
fundisc a écrit :Je constate qu'à présent, vous en êtes arrivés à vous disputer entres vous.
ouais, on aime bien ça dans le coin :D

J'y reviens quand même parce que j'ai toujours pas compris les limites de l'offre fundisc.

Cas concret, je viens d'enregistrer mon album en studio, j'ai le master sous la main, mais je suis une quiche en graphisme.
Je viens chez fundisc, on me propose un pack premier album à 250€, on me fait mon graphisme, je repars avec mes 60 exemplaires, mes 3 T-shirt, ma casquette, mon affiche. Je peux aller vendre tout ça sur mon stand pour les concerts, je garde 100% des recettes.
Jusque là, fundisc m'a proposé une prestation de graphisme + pressage.

En parallèle, j'ai signé une autorisation donnant droit de reproduction et d'exploitation de mon oeuvre (mon disque) à fundisc.
Que se passe-t-il à ce moment là ? Fundisc va presser et payer lui-même les exemplaires qu'il va mettre sur son site ?
Auquel cas, on peut reconnaitre qu'il y a un investissement de fundisc dans l'artiste.