J'en rajoute une couche au sujet de la paternité : à mon humble avis, tous les moyens numériques sont falsifiables. On peut graver un CD avec des dates de fichier antérieure très facilement, créer un mail avec entête de dates antérieure et le ré-intégrer dans sa mailbox encore plus facilement, et enfin changer les dates de fichier sur un serveur ouaibe.
Dans la parano la plus totale, on peux aussi mettre une fausse date sur un recommandé, mais là, il faut vraiment le vouloir.
Bref, si on fait un résumé :
-les license creatives commons ne protègent personne de rien : c'est juste un truc qui informe les gens que vos morceaux sont sous cette license et qu'ils doivent en respecter les termes. S'ils ne les respectent pas....hé ben il ne se passera rien, tant que l'auteur lui-même n'ira pas débusquer la fraude et attaquer le fraudeur en justice (vous m'arrêtez si je me trompe). Bref, c'est une règle communautaire Internet qui en appelle à l'honnêteté humaine, c'est très beau pour les gens comme moi qui comptent bien le respecter, mais ce n'est rien pour les méchants plagieurs qui comptent vous piquer votre oeuvre du siècle.
-la SACEM vous protège de tout, à savoir fait foi pour la paternité et surveille les play-list et autres diffusions ou plagiats à votre place. Par contre, vous perdez un peu la liberté d'utilisation et de diffusion de votre musique sur le ouaibe.
DONC : si vous faites de la musique pour le plaisir, si vous êtes un compositeur génial mais pas trop, et que vos oeuvres rencontrent un succès certain auprès de vos potes, utilisez creative commons. Par contre, si vous êtes le nouveau Beatles ou Michael Jackson, que vos titres s'arrachent dans plusieurs maisons de disques qui veulent toutes vous faire signer un contrat à vie, préférez la SACEM.

Simple, isn't it ?
El Manu