Re: débat sur une probable révision de la loi sur le spectacle
Publié : 31 août 2008, 17:34
Quelques mois plus tard, les flemmards (j'en suis), n'ont toujours pas bougé. Le wiki est toujours en ligne et j'essaierai de m'y replonger si je trouve le temps et le courage. C'est ouvert à tout le monde, bien sûr.taro a écrit :bon alors ce livre blanc démontant le mythe de l'amateur et du professionnel ?
le wiki n'a pas bougé
http://incaudavenenum.label.free.fr/wiki/
il n'y a toujours qu'une page et demi !
on n'est vraiment qu'une bande de flémards irrécupérables !
Le sujet lui même est toujours d'actualité. Je vous recopie un article d'un certain Daniel Conrod pêché dans Télérama n°3059 du 27/08/08 :
L'Etat envisage de donner un statut aux non-professionnels
Y a-t-il des amateurs ?
L'affaire remonte au temps où Jean-Jacques Aillagon était en charge de la culture (2002-2004), où la question de l'intermittence semblait à son paroxysme. On crut alors que la solution à ce problème complexe passerait par une réhabilitation de l'amateurisme. Des amateurs mieux reconnus (musique, théâtre, danse...), éventuellement rémunérés, leurs pratiques mieux réglementées allaient permettre de réduire mécaniquement le nombre des intermittents. C'était ne pas comprendre grand-chose à l'amateurisme, par nature attaché à la gratuité comme à l'indépendance.
Dans un pays où rien n'est simple, il s'est naturellement trouvé des associations d'amateurs pour exiger à leur tour un régime encadrant et protégeant leur place dans la société. De son côté, l'influent Syndicat national des artistes musiciens CGT (SNAM) pousse lui aussi depuis longtemps à la réglementation mais pour des raisons opposées : au nom de la concurrence déloyale que feraient aux musiciens professionnels les amateurs. La polémique a été relancée et orchestrée cet été par les bagadou et festivals bretons, tous, ou presque, hostiles à quelque projet de loi que ce soit. Dans un premier temps, le ministère de la Culture n'a pas démenti qu'il travaillait sur le dossier. Au nom de la concurrence déloyale que les amateurs feraient cette fois aux intermittents, et sans doute par manie du contrôle social. Vieille querelle, inextricable dossier. C'est sans doute la raison pour la quelle, dans un second temps, le même ministère semble avoir sonné la retraite. Il est vrai qu'avec des dossiers aussi complexes et urgents que la loi "Création et Internet", l'audiovisuel public, sans compter la traditionnelle épreuve budgétaire de l'automne, la ministre Albanel risque d'avoir d'autres chats à fouetter dans les mois prochains. Une chose ne laisse d'étonner cependant. Que l'Etat ne puisse une bonne fois pour toutes se contenter de laisser faire ce qui se fait sans lui, au nom de la paix civile, de la respiration démocratique. Ou tout simplement du plaisir des citoyens.