Bon je lu en diagonale, et plutot les derniers messages... :/
Je suis d'accord avec Koko, c'est du jamais vu un thread comme ça, je pense que c'est cool que les dogmaziens evitent d'être virulents, ça fait que la discussion avance, mais elle avance n'importe où et malgré le ton (j'imagine) volontairement rentre dedans de manocabut, il y a quand même pas mal de conneries qui sont dites. Et en plus maintenant ça parle de graphiste gratos oO... alors bon here I come.
Une partie des raisons pour lesquels dogmazic semble être un foutoir froid et sans ligne éditoriale, c'est principalement je pense parceque ce n'est pas un label mais un portail, contrairement à Jamenfouille qui se proclame label, et "guide" l'utilisateur comme il faut sur la base de commentaires gnagnan des utilisateurs.
On pourrait dire que Dogmazic est pas assez 2.0, et la plupart ici en sont relativement content, parceque du coup on évite un peu le maquillage des loups qui veulent marketiser internet. C'est un probleme que rencontre GNU/Linux, trop de liberté, trop de choix, ça fait peur aux utilisateurs. Mais hé mano on est au courant ! Et effectivement si tu pouvais lacher un big don pour payer les développeurs qui bossent actuellement dur et gratuitement pour pondre des trucs vraiment cool, et motiver les graphistes dont je suis qui aident ou peuvent aider, te gène pas. T'as connu je pense l'inertie des entreprise associatives, leur cruel manque de moyens (et pas d'ambition) ? Or le site est déjà assez incroyable de fonctionnalités, il tourne sans discontinuer depuis heuuu... (admin corrigez moi) 5 ou 6 ans, et sa popularité va, je crois, croissante. Je crois surtout qu'on a pas le choix et que notre allié le plus cher c'est le temps et la communauté, malgré l'inertie.
Bon comme la discut part dans tout les sens je vais pas parler de trucs spécifiques, mais deux trois idées qui mes sont arrivées au cortex.
Si on considère que dans TOUTES les industries du "marché" sont la sources systématiques d'un grand gaspillage (et c'est difficile de le nier), si la musique, le ciné, et les autres activités créatives doivent s'inscrire dans une Industrie pour se diversifier et s'épanouir, on peut donc penser que l'industrie de la culture produit elle aussi un immense gaspillage. Et c'est le cas. Combien de talents sur le carreau (et je ne pense pas que ce soit faute d'ambition) pour un élu qui en fera son métier... pendant un temps. Avant que ce reseau n'existe, les talents ignorés restaient effectivement dans leur village. C'est tristounet. Donc je trouve plutot sympa le gommage pro/amateur, parceque oui on peut vouloir avoir de l'echo avec ce que l'on fait et pas forcémment en vivre.
Et le fait qu'un artiste vive de sa musique (soit "reconnu") n'est pas un garant de qualité ou de richesse culturelle. La structure de l'industrie du disque est basé sur des garants, si untel qui sait de quoi il parle estime que tdBt c'est pas mal, il va convaincre untel d'en tirer des milliers d'ex (parcequ'il sait de quoi il parle), qui va lui plus ou moins convaincre untel de les distribuer (plus ou moins parceque finalement est-ce qu'il a le choix le distributeur ?). Caricaturalement, 4 mecs décident de commencer ou continuer la carrière de quelqu'un. Je vois pas pourquoi ce schéma ne pourrait pas se simplifier avec ce vieux modèle du bouche à oreille, finalement seul vrai système de "prescription" sur le net (quand il n'est pas phagocythé par un logo Myspace, Fessebook, etc).
Certains ont reniflé cette idée et lancé des trucs merdiques qui ont de l'écho dans les médias mainstream c'est nomajor machin, et un autre. Mais l'angle d'attaque c'est encore : Il faut injecter de la thune pour que la musique soit.
Injecter du talent se serais pas mal aussi. J'évoque même pas ici les émissions de télé-crochet si populaires. D'ailleurs globalement je pense pas qu'il faille faire cas de la "réceptivité du public" pour publier quelque chose, évidemment ça rends certains pans de la culture non-rentables, je pense au jazz là, c'est dingue y'a encore du jazz à l'heure d'internet, pensez-vous que ça va encore durer longtemps ?
On a rappellé ici combien la technologie avait effectivement permis la démocratisation et diversification (et la monétisation) de la culture, d'accord avec ça pour tout le 20eme siècle (sauf les années 90). Là on arrive à un point où il faut repenser le modèle de la galette, sans forcémment le faire disparaitre, mais il apparait clair que ce rond de polyéthylène de 12cm, malgré tout le graphisme du monde (sur 12cm de coté

) est tombé en désamour avec le public. Pas de quoi fouetter un épouvantail cependant, ils s'en vend toujours beaucoup, et il en est toujours beaucoup gaspillé. Je note en passant que tout le monde tape sur le mp3 qui est un format destructif certes, mais le CD pour un audiophile c'est pas la fête non plus, une dynamique codée sur 16Bits seulement ? bref...
Et je me dis que dans la tête de l'ado en survet' lacoste, qu'on aimerais tous ne pas voir devenir un abruti de première (on est sympas de s'en soucier), il n'y a AUCUNE distinction entre le gratuit qui n'est pas gratuit (sfr offre "musique illimités", deezer, et autres), le gratuit dis illégal (P2P, FTP, MEGAVIDEO), et le gratuit libre (la plupart du temps l'ado n'a pas connaissance de ce dernier). Pour lui ces 3 notions se regroupent en une : La musique c'est gratuit. Qu'il se fassent entuber par Orange avec son forfait et son minicatalogue rempli des bouses "des charts", qu'il prenne le risque de télécharger en p2p les trucs qu'il kiffe vraiment (y'en a qui ont vraiment peur) ou qu'il passe par ici, c'est la même.
Alors je dis pas que c'est cool ou que c'est pas cool, mais je dis que de toute façon, l'industrie JOUE la gratuité, et qu'il faut définitvement arreter de nous souler avec la gratuité. Oui ça coute de faire de la musique (souvent principalement du temps, faut pas déconner) et ce qui sort du Ipaud ne tombe pas de nulle part, mais sur un Ipaud c'est gratos. Point barre. Je crois pas qu'on puisse revenir en arrière, et je crois pas que ça "tuera" qui que se soit, pour reprendre la sémantique joyeuse de nos amis artistes pro-répression-pour-protéger-ma-famille-mon-boulot-ne-me-tuez-pas.
Donc oui on est effectivement en train de se gratter les racines des cheveux en se disant bon : comment on fait pour que ceux qui le veulent puissent vivre de leur arts ? Comment il faisaient avant, avant il n'y arrivais pas non plus sauf une poignée d'entre eux, ha mince. Bon on à qu'a se demerder pour que la propriété intellectuelle soit aussi fondamentalement défendu que la propriété physique. Interessant mais totalement contreproductif. Alors bon on met de la pub on essaie de récolter un max d'email, on vends des listings, on vends tout ce qu'on peut pour essayer de se maintenir, mais l'artiste (et les intervenants "actifs", techos, et cie) touchera toujours autant peanuts, voire vu qu'on va gagner un peu moins, on va encore lui rogner sa part. Bon Ok ayéééé on a : L'offre légale.
De notre coté, coté LLD en europe, pleins de voies différentes, qui vont de l'apparente anarchie (par exemple ici) aux loups 2.0 du Benelux (par exemple... ailleurs). Mais grosso modo l'idée c'est que les licences libres c'est bien pour se faire connaitre mais pour se professionaliser c'est pas possible (histoire de propriété et de clotures, bref de rareté). Heureusement de l'autre coté de l'atlantique un gars réfléchis plus vite et commence à entrainer des Gros dans son sillage. Je veux bien sur parler de NIN, mais aussi de Metallica (aussi fou que ça paraisse vu leur historique) qui se penchent sérieusement sur le trip de Trent Reznor. On sait évidemment que le truc qui les attire c'est plutot le million de dollar en une semaine que la liberté offerte à leur fans. Mais une fois que plus de ces groupes, et des plus jeunes, adopteront une stratégie basé sur les gens directement et offriront vraiment quelque chose, il paraitra à tous plus naturel de publier en LLD, et se sera enfin considéré comme une vraie option dans le déroulement d'une "carrière" et l'on entendra plus les ricanements des actuels "pros" qui seront eux même tiraillés par l'idée de peut-être obtenir le respect de leurs fans, en commençant par les respecter.
Pourquoi ne demandez vous pas au reste du monde artistique de vous rejojndre? Pourquoi vous arretez vous toujours au premier pas?
Réponse facile. Je crois que tu es le premier (admin corrigez moi) du "reste du monde artistique" qui viens causer de façon ouverte et "amicale" sur le forum. Je fais l'impasse sur PetitGirard qui je crois était venu causer, on parlais plutot de son institution.
Alors c'est simple le reste du monde artistique ne peux souffrir la licence la plus restrictive des licences ouvertes. Celle qui ne donne finalement que le droit de copier et diffuser la musique dans un cadre non-commercial. C'est pourtant pas énorme, et bien c'est totalement rédhibitoire, il ne veulent pas en entendre parler, il "protègent" leurs oeuvres, il les enregistre partout où ça pourra leur rapporter de la thune et gare à qui aurait l'audace de l'utiliser, ou de la partager, ou de la faire connaitre. Et pas question d'en parler, la simple évocation de creative commons crée le ricanement et la question : mais comment tu controle qui fait quoi ?
En réalité ce n'est pas nous qui nous arrétons au premier pas. Ce qui est hallucinant c'est que par contre aller publier gratuitement leur musique sur myspace qui se fait du fric sur leur dos sous leur controle, ça les dérange pas du tout, au contraire ils adorent ! Il n'ont même plus de site web indépendant qui soit techniquement, graphiquement et éditorialement honorable, il se contentent de kikoolol sur leur "add" et de la mise en page vomitive de myspace, là oui il manque de respect et d'ambition pour leur création. Consternant. Ne parlons pas du fait qu'il ne règne qu'un liberté d'expression limité sur ces sites, on dis ce qu'on a la droit de dire, et on ne fais pas un script pour enlever la publicité.
A contrario depuis 1996 (Soit 7/8 ans avant myspace) Monotonik publie de la musique, plus de 200 références aujourd'hui dont certaines pointures avant qu'il ne signassent chez warp. Sans pubs, avec la liberté, et le site n'est pas mort. C'est un netlabel parmi beaucoup beaucoup d'autres.
Donc malgré l'inexactitude de la phrase : Internet A produit beaucoup de chose.
Et pour être précis il a commencé à créer gratuitement et rendre disponible à tous, sa structure même, les plus grandes créations libres sont invisibles, elles font tourner pourtant le réseau tel qu'on le connais aujourd'hui. Oui les logiciels sous couverts par le droit d'auteur au même titre que la musique.
Peut-on comparer L'avancé de Trent Reznor dans un modèle ouvert (qui n'exclu certainement pas le commerce) à l'apparition de BIND et APACHE ? ...
vous le saurez dans un prochain épisode soliloquant... passque je dois bosser, et oué. Mais la réponse est évidemment non.
dF