Moi je vote « Je sais pas ».dana a écrit :on aurait un peu de tout je crois
(et peut-être majoritairement des non et des ça dépend si j'ai bien suivi notre discussion)
Parce que je suis pas contre, mais je suis pas sûr d'être pour, ou même que ça dépende.
À noter aussi que la proportion de branding dans la publicité est devenue énorme (et dans certains domaines largement majoritaire) à partir des années 80 et surtout dans les années 90.tdBt a écrit :Pour ma part toute forme de marketing de "branding" (donc au service de l'amélioration de l'image d'une activité/société totalement cupide) est à bannir du net et du monde réel, elle compromet (comme dans la presse) l'indépendance des contenus publiés, et de fait (malheureusement ou parait-il) conditionne la présence même de ces contenus. Je parle pas de la polution et du déboussolement cérébral qu'elle engendre aujourd'hui dans une frange énorme de la population. Visuellement c'est pas beau et ça fait des dégats dans la tête des gens. (La cible favorite du branding c'est les enfant, en terme d'éthique ils ont comme qui dirait des stades de foot de retard)
Naomi Klein (No Logo, 2000) analysait ça avec force citations de chefs d'entreprises comme un fantasme de dématérialisation de l'entreprise :
– on dématérialise la production en la confiant à un sous-traitant (le plus souvent, les entreprises ne délocalisent pas mais ferment tout bonnement leurs usines pour sous-traiter en Chine ou aux Philippines) ;
– par conséquent, on se coupe de toute responsabilité par rapport à une masse salariale, vu que l'on est plus l'employeur mais le client !
– l'activité est concentrée sur 1) la conception des nouveaux produits et 2) leur promotion. R&D et Marketing, plus la gestion du tout ;
– mêmes ces tâches peuvent être confiées à d'autres, pour se recentrer sur le cœur de métier : la construction de la marque. L'entreprise c'est la marque et la marque c'est l'entreprise.
Dans cette histoire, on se retrouve avec du côté de l'entreprise une disparition du rôle traditionnel de créateur d'emplois et de la responsabilité qui va avec (mais ça c'est un autre sujet que celui qui nous occupe), et du point de vue du consommateur la disparition du produit au profit du « sens » de la marque. Nike ne veut pas des chaussures : Nike vend Nike, et c'est tout.
Bon, ça dérive un peu parce que je ne sais pas trop si ça s'applique aux industries culturelles, ou à la réflexion sur la publicité sur Jamendo ou ailleurs.
Quoique : publicité branding ou publicité produit peut être un critère dans le choix d'un annonceur.