DBC a écrit :@dana
de plus il existe deux sortes d'artistes dans tout les domaines, ceux pour qui créer est un besoin comme celui de respirer et il ne peuvent faire aucune concessions même pas pour vivre et assumer leur quotidien, et d'autres qui peuvent travailler a coté pour aider a vivre leur passion
Etrange façon de penser.
Je m'explique :
Etant dans le premier cas exposé (et j'imagine comme beaucoup d'autres ici), je ne considère pas mon travail musical comme un hobby mais comme quelque chose faisant partie de moi, sorte de thérapie perso.
Je ne peux m'en passer, c'est très souvent semblable à de l'écriture automatique (c'est bien ça le terme ?), si je ne compose pas (ou que je ne jette pas quelques samples par-ci par-là) je ne vis pas (et généralement, je repère bien les passages intensifs de ma vie, à la grande ou inexistante production de mes compos).
Celà ne m'empêche pourtant pas de bosser à côté (à des endroits pas douillets du tout) pour pouvoir subvenir à mes besoins primaires "d'artiste".
Je ne vois pas en quoi et de quel droit un "artiste" devrait demander une rémunération minimum pour ce qu'il fait.
Demandons-nous une rémunération minimum pour expirer ? (ben ouais, si j'estime que j'expire plus de bonnes choses que mon ami le fumeur, je crée donc quelque chose de mieux selon moi que le voisin et j'estime qu'une rémunération me soit due)
Cette rémunération n'est qu'une histoire de subjectivité et c'est pour celà que ce système ne m'intérèsse pas, car ceux qui aiment diriger cette subjectivité, le font avec des billets verts.
Si je voulait créer et être sûr de recevoir pleins d'argent, j'irais me dépêcher de composer de la bouse electro-kéké à la David Guetta et compagnie et vite aller démarcher les Jamendo et compagnie, car eux ils kiffent ce qui plait au grand public.
D'ailleurs, si C'est grâce à Jamendo que le grand public a connu les licences libres, ça fait mal.
Aussi mal qu'un groupe underground se mettant à passer sur NRJ.
C'est d'ailleurs pour ce genre de transformation pour grand public que l'on commence à bouder ce groupe et qu'on passe à autre chose.
Voilà pour moi l'analogie qui me vient à l'esprit quand j'entends dire que ENFIN, le grand public sait ce que sont les licences libres.
Car vu le message véhiculé par Jamendo, elle va être belle notre réputation de libristes...