Re: je panique
Publié : 19 mai 2006, 18:25
ça va enrichir la section "textes de référence", et pas de prob, la licence sera mentionnée 
Forum de l'association Musique Libre, musique qui octroie d'emblée certains droits aux auditeurs. Ce forum n'est pas fait pour la musique non-libre
https://forum.musique-libre.org/
dixit mpop dans ce remarquable article !!Les défenseurs du logiciel libre ont peut-être raison lorsqu'ils luttent contre ces amalgames, quelles qu'en soient les motivations.[2] Par contre, ils oublient quelque chose d'essentiel : ils n'ont pas le monopole de l'adjectif libre.
Pour rappel, avant d'être massivement utilisé pour traduire en français la notion de free software, l'adjectif libre faisait déjà partie intégrante de la langue française, et disposait d'un ensemble de significations propres, faisant parfois l'objet de débats philosophiques acharnés. La notion de logiciel libre est venue rajouter une signification à l'ensemble de celles qui existaient auparavant, une signification codifiée de manière stricte et précise.
Qu'en est-il des autres œuvres de l'esprit ? Si l'on parle de musique libre ou de culture libre, que fait-on exactement ? On ne tente pas une récupération cynique des valeurs du logiciel libre ! Au contraire, en s'inspirant parfois de ces valeurs, et en s'en éloignant sur de nombreux points, on construit une nouvelle signification de l'adjectif libre. Il suffit alors, pour éviter les confusions, de définir autant que possible cette nouvelle notion, et de garder à l'esprit que libre comme musique et libre comme logiciel sont deux choses différentes.
Certains craindront malgré tout que des confusions s'installent. Bien sûr, on ne peut pas éviter que, ponctuellement, certains amalgames soient faits. Mais condamner à l'avance toute utilisation de l'adjectif libre dans le domaine de la diffusion des œuvres de l'esprit pour protéger la notion de logiciel libre, ce serait faire bien peu de cas des capacités humaines à jongler avec les subtilités linguistiques ! Ce serait oublier que l'on apprend aux enfants, dès les grandes classes de l'école primaire, que le sens des mots n'est pas monolithique, et qu'un même mot peut accepter plusieurs sens.
Condillac est vraiment un PD mou !! il se permet de parler de la liberté et même de comparer avec les bêtes, alors que tout le monde sait bien que les bêtes n'ont jamais utilisé de logiciels libres !"Je veux, ne signifie pas seulement qu'un chose m'est agréable, il signifie encore qu'elle est l'objet de mon choix: or on ne choisit que parmi les choses dont on dispose. On ne dispose de rien, quand on ne fait qu'obéir à ses habitudes: on suit seulement l'impulsion donnée par les circonstances. Le droit de choisir, la liberté, n'appartient donc qu'à la réflexion. Mais les circonstances commandent les bêtes, l'homme au contraire les juge: il s'y prête, il s'y refuse, il se conduit lui même, il veut, il est libre."
Quel gogolitos ce Kant ! Pff on voit pas quel est le rapport entre open office et la loi morale, il délire là !"La liberté est sans doute la raison d'être, la condition de la loi morale... la loi morale est ce qui nous fait connaître la liberté."
C'est bien ce que j'ai toujours pensé, Spinoza est un gros naze qui a toujours été contre logiciel libre, ça saute aux yeux !!"Telle est cette liberté humaine que tous se vantent de posséder et qui consiste en cela seul que les hommes ont conscience de leurs appétits et ignorent les causes qui les déterminent. Un enfant croit librement appéter le lait, un jeune garçon irrité vouloir se venger et, s'il est poltron, vouloir fuir"
Quelle tâche ce Rousseau ! Putain, on hallucine, ça se prétend philosophe et c'est même pas capable de lire la définition de la liberté dans la licence GNU !"Renoncer à sa liberté c'est renoncer à sa qualité d'homme, aux droits de l'humanité, même à ses devoirs. Il n'y a nul dédommagement possibles pour quiconque renonce à tout. Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l'homme, et c'est ôter toute moralité à ses actions que d'ôter cette liberté à sa volonté ."
Ça me semble encore être difficilement abordable pour quelqu'un qui ne serait pas familiarisé avec les logiciels libres ou la musique libre, mais j'ai fait des efforts. Ma version de travail (dont la moitié est passé à la trappe) était assez imbuvable. De l'utilité de se relire…eOLe a écrit :C'est clair, compréhensible par le commun des mortels !
Ah ben oui, sinon sur Framasoft ils vont croire que c'est une guerre de chapelle entre deux sites concurrentseOLe a écrit :Juste un truc, dans tes liens de référence il n'y a pas ML.O...
Ok, j'ai rajouté ça en note pour ne pas flinguer le rythme de l'argumentation 8)eOLe a écrit :Par contre je pense que tu pourrais rappeller ce que signifie le by nc nd un petit peu plus (tu insiste surtout sur le nc).
Simple, factuel, avec une petite pointe engagée (échange, partage…) mais discrète. Pour le coup je suis assez fier de moi.On appelle Musique Libre l'ensemble de la musique sous licence de libre diffusion, c'est à dire l'ensemble des morceaux, compositions et enregistrements pour lesquels les auteurs et interprètes ont accordé au public un droit d'échange, de partage et de rediffusion.
je ne suis pas sûr que le mot "morceaux" soit d'un usage non-ambigüOn appelle Musique Libre l'ensemble de la musique sous licence de libre diffusion, c'est à dire l'ensemble des morceaux, compositions et enregistrements pour lesquels les auteurs et interprètes ont accordé au public un droit d'échange, de partage et de rediffusion.
Art. L.112-2. Sont considérés notamment comme oeuvres de l'esprit au sens du présent code :
1° Les livres, brochures et autres écrits littéraires, artistiques et scientifiques ;
2° Les conférences, allocutions, sermons, plaidoiries et autres oeuvres de même nature ;
3° Les oeuvres dramatiques ou dramatico-musicales ;
4° Les oeuvres chorégraphiques, les numéros et tours de cirque, les pantomimes, dont la mise en oeuvre est fixée par écrit ou autrement ;
5° Les compositions musicales avec ou sans paroles ;
6° Les oeuvres cinématographiques et autres oeuvres consistant dans des séquences animées d'images, sonorisées ou non, dénommées ensemble oeuvres audiovisuelles ;
7° Les oeuvres de dessin, de peinture, d'architecture, de sculpture, de gravure, de lithographie ;
8° Les oeuvres graphiques et typographiques ;
9° Les oeuvres photographiques et celles réalisées à l'aide de techniques analogues à la photographie ;
10° Les oeuvres des arts appliqués ;
11° Les illustrations, les cartes géographiques ;
12° Les plans, croquis et ouvrages plastiques relatifs à la géographie, à la topographie, à l'architecture et aux sciences ;
13° Les logiciels, y compris le matériel de conception préparatoire ;
14° Les créations des industries saisonnières de l'habillement et de la parure. Sont réputées industries saisonnières de l'habillement et de la parure les industries qui, en raison des exigences de la mode, renouvellent fréquemment la forme de leurs produits, et notamment la couture, la fourrure, la lingerie, la broderie, la mode, la chaussure, la ganterie, la maroquinerie, la fabrique de tissus de haute nouveauté ou spéciaux à la haute couture, les productions des paruriers et des bottiers et les fabriques de tissus d'ameublement.